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Claire Bonnefous (Traducteur)
EAN : 9782266101936
455 pages
Pocket (04/12/2003)
3.98/5   53 notes
Résumé :
Il meurt a 33 ans après avoir change le cours de l'histoire et réalise son rêve : conquérir le monde.

À vingt ans, Alexandre règne sans partage. Il s'est emparé des armes d'Achille, son héros légendaire. Il brûle les étapes de son rêve. Troie, Milet, Halicarnasse, Tyr se soumettent. Darius, le Perse, est une première fois vaincu, aux portes de la Syrie.
L'Égypte se livre sans combattre. Alexandrie est fondée, comme le seront plus de soixante vi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
BazaR
  20 février 2021
J'ai beau avoir lu pas mal de choses sur l'épopée d'Alexandre le Grand (hé c'est mon homonyme), Valerio Manfredi m'en apprend encore beaucoup, ou déterre des événements que j'avais oubliés.
Ce deuxième tome nous fait voyager entre les cités grecques d'Anatolie et l'Égypte. Ce voyage sous forme romancé apporte par rapport à un livre d'Histoire une sensation d'écoulement du temps plus lente, plus sensible. On ne fait pas des sauts de sièges en batailles ; on vit presque au jour le jour les déplacements qui nous font sentir les distances incroyables, les périodes où s'installe le doute, la longue durée de la maladie presque fatale d'Alexandre après qu'il s'est baigné dans le Cydnos. Une sensation plus nette au début, sur les côtes de l'Ionie, que vers la fin où l'auteur a dû sentir qu'il n'avait plus trop le temps de s'attarder.
Comme dans le premier tome, voire plus encore, Manfredi nous fait faire du tourisme. La description d'Halicarnasse donne envie d'aller la visiter, idem pour Tyr. J'ai été surpris de voir qu'un peu partout en Anatolie, la culture hellène est bien implantée, se mélangeant avec les cultures locales au fur et à mesure qu'on de déplace vers l'est. Alexandre est petit à petit confronté à la quasi-divination que les peuples octroient à leurs dirigeants. C'est le cas avec Ada la reine de Carie (Filfridi l'appelle « mamie gâteau », lol) ou de la découverte de la tente de Darius après la bataille d'Issos. Pour lui qui mange et dort à la dure, comme ses soldats, cela doit commencer à mijoter dans sa tête.
En termes de tourisme, l'auteur semble s'être donné pour tâche de mentionner les sept merveilles du monde. Cinq sont évoquées ici : le temple d'Artémis à Éphèse (déjà détruit), le mausolée d'Halicarnasse, le colosse de rhodes (pas encore construit), les pyramides et le phare d'Alexandrie (en rêve).
Le chemin n'est pas un long fleuve tranquille. Les batailles sont âpres, les sièges difficiles. Pour la première fois j'ai pris conscience qu'Alexandre avait eu un adversaire de taille en la personne du mercenaire Memnon de Rhodes. Eut-il vécu plus longtemps, je ne suis pas sûr que la conquête d'Alexandre aurait abouti.
Manfredi dédouane encore une fois Alexandre de la plupart des charges qui pèsent sur lui. J'ai du mal à saisir la raison de ce choix. Il montre cependant parfaitement bien la force de caractère extraordinaire de cet homme – qui dans le désert égyptien m'a rappelé celle de Lawrence d'Arabie – et son aura qui subjugue son entourage et ses soldats.
Manfredi réussit aussi à varier les effets au cours du roman. Il emploie souvent un humour potache (les mots de passe ridicules de l'espion d'Alexandre chez les Perses, par exemple), les batailles et les sièges ont une certaine puissance (Alexandre et ses Compagnons en armure chargeant sur une passerelle à l'assaut de Tyr, on croirait voir une scène des Chevaliers du Zodiaque, lol) et certaines scènes d'amour ou de mort sont vraiment poignantes. Il manque un peu de différenciation psychologique chez les compagnons d'Alexandre, hormis pour Eumène, Pandémion et Callisthène.
J'ai encore eu la joie de lire ce roman avec Fifrildi que je remercie vivement de m'avoir accompagné. Nos discussions et nos recherches annexes ont permis de donner plus de sel à ce que nous lisions.
Le duo se reformera pour le dernier tome.
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Fifrildi
  20 février 2021
Le premier tome finissait sur ces mots : « La hampe pointue décrivit dans le ciel une large courbe en scintillant sous le soleil comme un météore, puis, reprenant de la vitesse, elle se précipita vers le sol avant de se planter en vibrant sur le sol asiatique. » Une invitation à suivre Alexandre dans sa conquête de l'Asie.
Quand c'est Valerio Manfredi qui invite, cela ne se refuse pas. Je ne vais plus revenir sur les qualités de ses romans  : c'est du petit lait.
Pour ce long voyage, j'ai eu la chance d'être accompagnée par BazaR avec qui c'est toujours un plaisir de partager une lecture. Il a l'art d'attirer l'attention sur certains détails et de m'apprendre des choses en parallèle de mes petites recherches. Merci :)
Ce qui m'a le plus marquée dans ce tome est la rencontre avec Memnon de Rhodes. Ce mercenaire est à la tête de l'armée de Darius et un ennemi dont Alexandre admire les qualités. J'ai d'ailleurs lu dans un ouvrage sur l'histoire militaire grecque qu'Alexandre avait tenté de le faire changer de camp « par des voies de l'honneur. »
Il s'est avéré être un ennemi de taille lors du siège d'Halicarnasse. J'ai beaucoup aimé son style. J'ai trouvé un roman le concernant écrit par Scott Oden. Il n'est pas traduit mais j'ai trop envie de le connaître davantage.
Les scènes de batailles et les sièges sont décrits avec beaucoup de réalisme et de détails. Les sièges d'Halicarnasse et de Tyr sont impressionnants. Manfredi a réalisé un travail méticuleux, il a même été faire des reconnaissances sur le terrain. Il cite bien entendu ses principales sources à la fin.
Au passage, j'ai appris un nouveau mot : la poliorcétique ou la technique du siège des villes. L'invention la plus terrible est le jet (au moyen de balistes) de boucliers d'airain rougis dans la fournaise, et remplis de sable ardent (siège de Tyr).
«… à peine le sable avait atteint de défaut de la cuirasse, qu'il pénétrait jusqu'aux os, et que le soldat, accablé par la douleur, était obligé d'abandonner ses vêtements et ses armes. »
Alexandre est un personnage complexe, c'est difficile de prévoir à l'avance ses réactions. Il peut se montrer raisonnable à certains moments et puis donner l'impression d'être un dément.
Ce tome n'est pas dénué d'humour dans certaines répliques ou situations. Je pense à certaines conversations entre les compagnons d'arme d'Alexandre ou le passage avec Ada de Carie (la mère adoptive d'Alexandre) et il y a aussi Eumolpos de Soles, l'espion aux mots de passe stupides…
En conclusion, un bon équilibre entre les faits historiques et romancés.
Je réjouis à l'avance de partir aux confins du monde avec le tome 3 et toujours en bonne compagnie.

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Derwijes
  13 juin 2015
Des biographies sur Alexandre, qu'elles soient littéraires, cinématographique ou en BD, il en existe un bon paquet.
La plupart des livres partent sur une biographie académique, classique, quoique un peu ennuyeuse et peu imaginative. le parti pris de Valerio Manfredi est plus original, et est très similaire à celui d'Oliver Stone pour son film: raconter une histoire épique, digne d'Homère, et en même temps, se concentrer sur les conflits intérieurs des personnages, leurs sentiments, leurs peurs...
Deuxième point commun entre Manfredi et Stone: les deux ont ratés leur coup.
Ici, je ne parlerai que du livre de Valerio Manfredi, évidemment, donc commençons.
Les Sables d'Ammon est la suite du Fils du Songe. On y retrouve Alexandre, ce coup-ci en pleine conquête. le livre reprend aussi les défauts de son aîné. Dont un, impardonnable: il est ennuyeux. Vraiment.
Cela tiens dans le fait qu'Alexandre y est traité comme un dieu. Il n'échoue jamais, réussit tout ce qu'il entreprend, et quand il se trompe, c'est la faute de quelqu'un d'autre. Et en même temps, l'auteur veut nous faire croire qu'Alexandre est sensible et profondément humain. Dur d'y croire ! Pendant tout le livre, il enchaîne conquête sur conquête, toujours bien portant, avec toujours de jolis phrases à la bouche...Quand aux autres personnages, ce n'est même la peine d'en parler. Ils n'ont aucune consistance, et leurs sous-intrigues ne servent à rien.
Bon. Certes, les personnages sont mal écrit. Mais avant d'être un écrivain, Manfredi est d'abord un historien ! Alors, Les Sables d'Ammon nous apprend t-il beaucoup sur le us et coutumes de l'époque ?
Non. Il n'y a rien dans ce livre qui laisse penser que l'auteur est un historien. En fait, à part quelques mentions ci et là, il n'y a rien de précis. Franchement, ça donne l'impression que Manfredi a écrit sa trilogie avec la page Wikipédia d'Alexandre le Grand sous les yeux. Et encore, la page Wikipédia contient plus de détails que ce livre...
De nouveau, il n'y a pas grand chose à sauver. On s'ennuie à mourir ans ce livre. Un comble, pour la biographie d'un personnage aussi fascinant qu'Alexandre ! C'est un coup raté. Ne perdez pas de temps et allez voir ailleurs.
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AuroraM
  19 juin 2021
Bon, je suis tombée sur ce livre et je l'ai embarqué. Comme il était en langue anglaise je voulais ne pas perdre la main.
Seulement je me suis rendue compte à la fin de ma lecture qu'il s'agit du tome 2 d'une saga. Quelle cruche sur ce coup.
Rien de grave cependant, c'est l'histoire d'Alexandre Legrand que tout le monde connait, donc dans ce tome on en découvre une partie.
J'ai adoré! le récit est bien écrit, avec de l'action, (oui c'est une épopée, un péplum littéraire) mais aussi de la romance avec le(s) amant(s) d'Alexandre.
Dommage que je n'ai pas les 2 autres tomes.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   14 février 2021
— Les Perses n'enterrent pas leurs morts.
— Quoi ?
— Je ne le savais pas non plus : c'est un prisonnier qui me l'a expliqué hier. Les Perses considèrent que la terre et le feu sont sacrés, ils jugent les cadavres immondes. Voilà pourquoi ils pensent qu'en les ensevelissant, ils contamineraient la terre, et qu'en les brûlant, comme nous le faisons, ils contamineraient le feu, qui est un dieu pour eux.
— Mais... alors ?
— Ils placent les cadavres sur des hauteurs, ou au sommet de tours, dans les montagnes, où ils sont dévorés par les rapaces et lentement consumés par les intempéries. Ces constructions se nomment "tours du silence".
+ Lire la suite
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BazaRBazaR   15 février 2021
— Sire, je crois que le moment est venu de te représenter ainsi que tu le mérites : avec les attributs divins.
Alexandre eut grand mal à étouffer un éclat de rire.
— Tu crois ?
— Cela ne fait aucun doute... Tes sujets asiatiques sont habitués à être gouvernés par des êtres supérieurs, par des souverains semblables à des dieux, et qui se font représenter comme tels. Voilà pourquoi j'ai eu l'idée de te peindre avec les attributs de Zeus : l'aigle aux pieds et la foudre dans la main droite.
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FifrildiFifrildi   16 février 2021
- Et toi? Tu n'es pas roi, tu n'es même pas perse. Pourquoi tant d'obstination?
- Parce que je déteste la guerre. Et je déteste les jeunes fous qui, comme toi, veulent se couvrir de gloire en ensanglantant le monde. Je te ferai mordre la poussière, Alexandre. Je te refoulerai en Macédoine où tu mourras d'un coup de poignard, comme ton père.
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FifrildiFifrildi   16 février 2021
De deux choses l'une. Soit il y a une solution au problème, et il est inutile de s'inquiéter. Soit il n'y a pas de solution au problème, et il est inutile de s'inquiéter. (Aristote)
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FifrildiFifrildi   16 février 2021
Soudain, Alexandre se dressa devant lui, comme s'il avait été enfanté par la nuit : la lumière des torches jetait sur son visage des reflets sanglants et ses cheveux ondoyaient dans le vent comme la crinière d'un lion.
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