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Okko tome 1 sur 10
EAN : 9782847891645
48 pages
Delcourt (05/01/2005)
3.99/5   278 notes
Résumé :
Loin des champs de bataille, où les clans s'entredéchirent pour le pouvoir, Okko, le rônin, est à la tête d'un petit groupe de chasseurs de démons et arpente ainsi les terres de l'empire du Pajan.

Il est accompagné de Noburo, guerrier géant qui dissimule son visage derrière un masque rouge, et du moine Noshin, bonze fantasque grand amateur de saké. Tikku, jeune pêcheur, fera appel à eux pour retrouver sa soeur enlevée par une horde de pirates.
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
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Avec la reprise de la fac depuis deux semaines mes journées sont bien remplies mais parfois aussi composées de nombreuses heures de creux entre deux cours magistraux comme ce fut le cas ce mardi avec un trou de 4 heures de 13 heures à 17 heures. Avec les conditions sanitaires travailler à la bibliothèque universitaire est compliqué et je me suis donc réfugié dans une très chouette bibliothèque municipale à 15 minutes à pied de ma faculté.

Bien m'en a pris car en allant jeter par curiosité un oeil sur les mangas et BD disponible sans avoir l'intention de m'installer pour lire je suis tombé sur la série d'Okko dont j'avais déjà vu passer quelques critiques positives et après un rapide feuilletage du premier tome je n'ai pas pu résister et l'ai littéralement avalé sur place bien installé dans un fauteuil. J'ai vraiment bien apprécié cette lecture qui m'a emmené bien loin de mes cours de droit m'entrainant dans une sorte de Japon médiéval de fantaisie où l'on suit un chasseur de démons et son petit groupe fort sympathique dans une aventure tout de même assez sombre pour sauver la soeur ainée d'un jeune pêcheur enlevée par des pirates ce dernier s'étant engagé à vouer sa vie au service d'Okko chef et samouraï du petit groupe si ce dernier partait la sauver.

L'aventure est vraiment très plaisante à suivre, les personnages sont bien posés déjà dans ce premier tome et fort sympathique. le début de l'intrigue est quant à lui vraiment prometteur pour la suite de la série que j'ai hâte de découvrir. Par ailleurs les desseins de ce premier tome ne sont pas en reste, j'ai vraiment beaucoup aimé ces derniers entre les détails et arrière-plan soignés avec parfois de très beau paysage. J'ai donc passé vous l'aurez compris un excellent moment à la lecture de cette très chouette BD dont je lirai très probablement la suite dans le courant de l'année au gré de mes passages dans cette bibliothèque.
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La littérature est un voyage immobile dans un paysage sans limite. Au-delà de ce lieu commun-oxymore existe un paradoxe On pourrait croire que les contrées de l'imaginaire, ne subissant pas les contingences du monde vulgaire, transcendant espace, temps et lois de la physique ne connaissent aucune bornes . Or, ces terres semblent parfaitement topographiées parfois même très précisément donc limitées inconsciemment. le sujet est bien plus vaste à développer que l'oeuvre sur laquelle s'appuie cette chronique; Mais sa qualité narrative semble y conduire.

Dans un Japon de traditions, un vieux bonze, marqué au front du signe des voleurs, se remémore les épisodes marquants de son prodigieux passé. Un passé étrangement lié au destin d'un samouraï sans maître chasseur de démon et aux quatre éléments.
L'eau tout d'abord, dans un premier cycle où il évoque comment, jeune et pauvre pécheur, il a sacrifiée sa liberté pour qu'un illustre chasseur de démon daigne s'intéresser à l'enlèvement de sa soeur. Une aventure qui les conduira dans une île inhospitalière battue par les vents marins où règne un seigneur despote depuis son château suspendu dans les airs. le terre ensuite, car c'est dans les sommets enneigés que cette bande hétéroclite mène une quête absurde pour découvrir quelle mystérieuse force a pu terrasser le plus inébranlable acolyte de cette compagnie. Quête qui connaît son apothéose dans une immense bataille rangée à un contre dix contre une horde de morts-vivants s'extirpant des entrailles de la terre. Pour entamer le Cycle de l'air quoi de plus approprié que l'apparition d'un cerf-volant. Un cycle qui commence sous une fraîche bise qui se change en une tempête qui dévaste tout sur son passage, semblant calquer sa course sur le destin du héros...

Nous voguons ici en des terres inexplorées, aux limites de nos cartes des contrées imaginaires. Car le médiéval-fantastique est une question de point de vue.. Aux antipodes des chevaliers errants, dieux et démons qui nous semblent si familiers existent ronins, kamis et onis. : Un Japon des mythes et légendes. Effrayant voyage s'il en est, grand bond en avant dans les traditions asiatiques qui pour certains d'entre nous sont inconnues. Contrées inexistantes de notre imaginaire même si l'on a côtoyé le miroir quelque peu déformant du manga et du cinéma de Hong-Kong.
Alors est posée la question de savoir si l'exploration en terres déjà colonisées est plus plaisante qu'un voyage en terres inconnues. Et si tout comme il est bon de posséder un bon guide pour visiter de nouvelles contrées, il faut être versé dans le folklore nippon pour apprécier tout le sel de cette oeuvre ?
Mon conseil : peu importe, laissez-vous entraîner dans la narration de Hub. Car le terme qui la caractérise le plus n'est pas " original ", mais " juste ". Certes nous évoquons une histoire inscrite dan un contexte singulier : Évoquer Okko, c'est respirer un rythme entre lenteur de méditation contemplative et souffle saccadé d'un combat de sabre cher aux samouraïs. C'est observer une image emprunte de maîtrise entre dépaysement asiatique et codes familiers dés lors que l'on observe évoluer un étrange coterie face à ses doutes : le mystérieux passé du héros ténébreux, le sacrifice de l'enfant et son nouvel apprentissage, le monstre au service du bien... le tout rendu avec une précision de calligraphe, inscrite dés la couverture. Alors peu importe l'accent avec lequel vous est contée une histoire dés lors qu'elle vous parle. Cycle de deux albums, on ressent en lisant Okko que chaque dessin, chaque case, chaque dialogue est pensé en fonction du suivant pour produire un tout qui se suffis à lui-même. de plus, le dernier album en date apporte son lot de rebondissements extraordinairement bien placés dans l'ensemble de l'oeuvre de cinq existants.

La question d'un lecteur au combien casanier paraîtra peut-être simpliste mais : Vous sentez-vous prêts à sauter le pas, à franchir les océans qui bordent les côtes de votre imaginaire pour atteindre l'île, ou pour certains la presqu'île, qui mène à ce Japon médiéval-fantastique ?
Vous m'en feriez un grand honneur, une dignité de samouraï...
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J'ai enfin découvert Okko et grand bien m'en a pris, j'ai passé un bon moment !

Nous suivons ce Ronin dans l'empire du Pajan accompagné de Noshin et de Noburo, ces deux acolytes que j'ai beaucoup appréciés, le premier pour son côté burlesque, le second pour son exact opposé.

J'ai goûté aux couleurs chaudes tout au long de cet album ainsi qu'à l'architecture typique du Japon, le tout dans cette ambiance fantasy/médiévale. Je ne crois pas avoir déjà vu un tel cocktail (en tout cas s'il en exite, il faudra me rencarder !)

Ce tome faisant office d'introduction, j'espère pour ma part que nous découvrirons pour quelle raison l'ère Asagiri est qualifiée de tumultueuse, et voir d'un peu plus près de quelle manière les clans majeurs "s'entre-déchirent"... Je suis incorrigible quand on me promet de la baston.

En parlant de baston, si je devais peut-être ajouter un bémol, je dirais que les joutes au sabre m'ont un peu moins enthousiasmé. J'ai trouvé les chorégraphies un peu confuses, pas toujours de bon aloi. Cet avis n'engage que moi, évidemment.

BD découverte en musique avec quelques morceaux de la BO du Dernier Samouraï. Par moment, l'ambiance s'y prêtait plutôt bien.
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Okko est un rônin, un samurai sans maitre, et c'est un chasseur de démon. C'est ainsi qu'il croisera la route de Tikku, orphelin qui vient de voir sa soeur Petite Carpe enlevé par des pirates. le pauvre n'a que sa vie à donner en échange des services du redoutable Okko.

Hub nous plonge dans un univers mélangeant le Japon médiéval et fantasy. A travers le récit nous comprenons que nous nous situons dans un Japon imaginaire, l'empire de Pajan, où de grandes familles se déchirent pour le pouvoir. le fantastique est bien présent par de petites touches qui se mêlent parfaitement bien à l'histoire : les kamis, les monstres originaires du folklore asiatique, les pouvoirs de certains personnages...
Les personnages sont bien mis en place dans ce premier tome : Nous avons Okko bien sur, le rônin a la maitrise du katana redoutable mais libéré des codes d'honneur. Il a un coté froid et intransigeant, voir autoritaire. Il y a Noburo, colosse énigmatique se cachant derrière un masque rouge et semblant doté de pouvoirs surnaturels. le moine Noshin, grand amateur de saké, apporte quand a lui humour et capacité de faire apparaitre les kamis, ces petites divinités de la nature.
Avec ce premier tome s'ouvre donc le premier cycle, celui de l'eau. Élément qui sera d'ailleurs très présent au fil de la lecture, véritable voyage sur les mers et les villages portuaires.

Le dessin possède un trait fin et énergique avec une bonne maitrise des arrières plans. Les détails nous font rêver à cet empire du Pajan, à ces monstres et à ces personnages.
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Avis sur la série:

C'est l'un des rares achats que j'ai effectués impulsivement grâce à un coup d'oeil sur une couverture réellement magnifique. Et puis, lorsqu'on feuillette ces pages de grandes qualités, on ne peut être que sublimé par un dessin grandiose car précis dans le trait accompagné d'une colorisation sans faille. Bref, la forme est parfaitement maîtrisée. C'est un nouveau venu qui fait ses entrées dans le monde de la bd en nous proposant d'emblée une oeuvre de qualité.

Sur le fond, on suit le parcours d'Okko, un rônin sans maître qui est à la tête d'un petit groupe de chasseurs de démons sous l'ère Asagiri troublée par des luttes intestines. le cadre est totalement dépaysant même si cela rappelle étrangement le Japon. D'ailleurs, l'anagramme de Pajan ne laisse planer aucun doute. L'auteur a voulu vraisemblablement s'affranchir d'un cadre historique contraignant pour laisser libre court à son imagination.

Les personnages sont intéressants, voire charismatiques à l'exception de ce Okko justement dont on ne saura vraiment pas grand chose. Il y a tout d'abord ce guerrier gigantesque qui se cache derrière un masque soulevant ainsi de nombreuses interrogations sur son passé. Nous faisons également la connaissance de ce moine un peu fantasque qui a la faculté de communiquer avec les forces de la nature. Et puis, un quatrième membre est admis dans ce petit groupe pas très hétéroclite pour notre plus grand bonheur. Nous allons justement suivre la quête initiatique de ce petit garçon.

Cette bd possède l'originalité de se composer de divers cycles comme l'eau, le feu, la terre, l'air et le vide. Chacun des éléments compose un diptyque. Les aventures sur deux tomes créent une dynamique assez cohérente. Voyons ce que cela donne dans le détail des cycles :

Le cycle de l'eau :
On relèvera d'emblée une mention spéciale pour la narration assez fluide et qui nous fait vite pénétrer dans cet univers. La lecture demeure très agréable avec une belle clarté des plans et du cadrage. Fantastique et magie seront au rendez-vous sur fond de parfum asiatique. On fait ainsi la connaissance des personnages dans un univers asiatique médiéval totalement imaginaire. Les deux premiers tomes semblent augurer de belles aventures en perspective. Cependant, la dernière partie du tome 2 semble donner quelques signes de faiblesse au niveau du scénario un peu trop conventionnel. On aurait aimé un final un peu plus marquant.

Le cycle de la terre :
Le succès de la série va aller en grandissant. Les lecteurs vont néanmoins rester sur leur faim avec une légère déception en ce qui concerne l'intrigue que compensera des planches d'une qualité indéniable. En effet, le scénario va se montrer assez répétitif. La crainte sera celle que l'auteur ne se ressaisisse pas et fasse ainsi sombrer cette série dans une odyssée désincarnée. C'est déjà arrivé avec des séries qui ont démarré en fanfare avec une barre placée très haut. Bref, ce cycle sera celui de l'incertitude.

Le cycle de l'air:
Le renouveau va fort heureusement arriver avec le 5ème tome qui marque un véritable tournant dans la série avec un rebondissement étonnant. C'est de loin la meilleure histoire avec un suspense et une intensité dramatique dignes de ce nom. Action et suspense seront au rendez-vous. Ce cycle nous réconcilie avec Okko.

Le cycle du feu :
Le quatrième cycle, à savoir celui du feu, est également très réussi avec un scénario fort original qui dévoile un peu plus l'organisation politique de ce pays imaginaire avec les 4 familles. Je ne m'attendais pas à un scénario aussi bien travaillé où il va falloir jongler entre les jeux politiques des 4 familles. C'est le cycle de la maturité. Je me dis qu'il va être très difficile de faire mieux. J'ai l'impression d'un nouveau départ avec une richesse de l'univers très impressionnante.

Le cycle du vide :
C'est rare les séries qui se bonifient avec le temps. Okko, c'est de mieux en mieux et on sent que le final sera grandiose. le scénariste a su conserver des secrets concernant certains personnages ce qui nous procure désormais du plaisir à les découvrir. C'est également le cycle le plus sombre de la série dans une ambiance noire et sanglante. On découvre un héros qui peut se tromper dans ses choix et qui le fait payer cruellement autour de lui. Est-ce que cela casse le mythe ? Au contraire, cela le renforce magistralement en ce qui me concerne. L'auteur est véritablement au sommet de son art en propulsant Okko dans la légende. Il a beaucoup progressé d'un point de vue scénaristique et cela se ressent à la lecture. Nous avons là le meilleur.

Pour la petite anecdote personnelle, j'ai eu le plaisir de rencontrer Hub lors d'un festival. Ce dernier m'a dessiné le personnage masqué de Noburo à l'aquarelle sur mon premier tome. Généralement, je ne suis pas fan de demander des dédicaces de ce type. J'ai réalisé une exception. Merci Hub pour ce talent et pour ces bons moments de lecture !

Cette série a eu du succès et c'est amplement mérité. Je pense qu'il s'agit même de l'une des meilleures de la décennie qui s'est écoulée et je pèse mes mots.

Note Dessin : 4.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.5/5
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critiques presse (1)
Elbakin.net
02 novembre 2018
Le récit est dans son ensemble bien rythmé, avec des scènes d’action qui viennent régulièrement ponctuer le déroulé de l’histoire et quelques moments de tension bien rendus. Le tout est servi par un dessin efficace et dynamique, rehaussé de cases au traitement très cinématographique.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
- Moine ! Tu sens le poisson pourri !... Qui donc as-tu invoqué dans cette ruine ?
- Tsu ! Une fortune de l'eau, maître... Je lui ai offert ma réserve de saké !
- Du saké ?!! Un esprit de l'eau qui boit du saké ?... Mais... C'est contre nature !!!
- Euh... Pas pour moi !!!
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- Voici donc le démon qui m'importunait...
- C'est bien lui...
- Votre efficacité vous honore, maître Okko... Vous n'usurpez pas votre réputation légendaire... Ce monstre est vraiment impressionnant... Comment avez-vous fait ?
- C'est assez simple, Akachi sana... Quand cette créature m'a aperçu, elle en a perdu la tête !
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- Viens plutôt méditer et réciter quelques sutras à mes côtés, ils ont la vertu de calmer les esprits... Tsu !
*Hic*
- Ah oui ??? Et le saké... C'est pour prier aussi ?
- Tsu ! Ça aide, parfois...
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-Noshin! J'ai l'impression que cette route n'est pas celle que nous avons prise pour venir...
-Hihihi... Qui reprend deux fois le même chemin n'avance jamais...
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C'est assez simple, Akachi sana... Quand cette créature m'a aperçu... Elle en a perdue la tête!
Je trouve cette citation drôle car le personnage pour cacher comment il a décapité la créature utilise une métaphore.
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