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EAN : 9782070623297
144 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (09/09/2010)
3.68/5   11 notes
Résumé :
"27e jour d'octobre 1 467. Après-demain, je quitte Strasbourg pour le royaume de France. Je ne sais plus si j'en ai encore le courage. Je suis fou. J'ai ici un abri, un oncle et une tante qui me traitent comme leur fils, un atelier où je pourrais continuer à apprendre le métier de typographe et je pars pour un pays inconnu à la recherche d'un homme que je ne retrouverai sans doute jamais. Parfois, quand je pense que je ne verrai plus la petite Isabelle, quelque chos... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
docidf
  08 novembre 2011

Martin, apprenti de Gutenberg :
Carnet de voyage d'un imprimeur : 1467 - 1468
HUMANN, Sophie
Gallimard Jeunesse - Août 2010- 138 p.
ISBN : 978-2-062329-7 Prix : 8,50 €
Résumé :
Martin, apprenti de Gutenberg alors à la fin de sa vie, quitte Mayence pour continuer son apprentissage d'imprimeur à Strasbourg, non sans avoir promis à son maître de retrouver un de ses anciens élèves, Nicolas Jenson. de Strasbourg Martin part à Paris, où il séjourne pendant le règne de Louis XI . Il découvrira à ses dépens que les imprimeurs ne sont alors pas les bienvenus dans cette ville. Il poursuivra à travers l'Europe son voyage en quête de Nicolas Jenson.
Mots- clé :
MOYEN AGE/ RENAISSANCE/ IMPRIMERIE/ FOIRES/ GUTENBERG / PARIS/ VENISE/ VOYAGES/ COPISTES/
Commentaires :
Un petit livre tout à fait à sa place dans un CDI
Comme dans tous les ouvrages de cette série, le lecteur découvre une époque à travers le journal d'un jeune héros. Ici à partir du carnet de voyage de Martin, apprenti imprimeur qui a fait ses débuts avec Gutenberg, on découvre les débuts de l'imprimerie et sa diffusion en Europe. Ce livre est facile et agréable à lire. Grâce à lui on se rend mieux compte de la difficulté de cette technique à être acceptée dans ses débuts en particulier par les corporations qui se sentaient menacées par sa diffusion. Même si sa forme n'est pas très originale, il retrace un évènement majeur du Moyen Âge étroitement lié à l'humanisme et à la diffusion progressive du savoir
La façon de voyager, d'échanger des nouvelles, le rôle des corporations et bien d'autres éléments de la vie quotidienne sont ici tout à fait bien montrés, sans pesanteur. La forme de journal cependant semble s'adresser davantage à un lectorat de fille.
Pistes de discussion :
• Qu'est-ce que l'imprimerie a changé dans le monde ?
• Pourquoi certaines corporations s'opposaient-elles au changement ?
• Est-ce que vous pensez à des découvertes qui ont eu lieu récemment et qui ont changé la façon de vivre et de travailler ? Parlez-en à vos parents et grands parents
• Qu'est-ce qui vous frappe le plus dans la manière de voyager et de se déplacer à cette époque ?
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emilielettres
  26 janvier 2018
Ce n'est pas le premier ouvrage que je lis dans cette collection et ce n'est pas mon préféré. Autant la forme d'écriture reste adaptée à la jeunesse et aux petits lecteurs (comme aux grands en fait!!!), autant je trouve l'écriture moins fluide, moins attrayante. Je trouve que certaines tournures reviennent trop souvent et rendent l'enchaînement des actions un peu "téléphoné".
De plus, j'estime avoir été trompée sur le thème développé, à cause du titre. Je m'attendais en effet à en découvrir davantage sur la naissance de l'imprimerie (d'un point de vue conceptuel ou technologique) et sur Gutenberg mais cela n'occupe en réalité qu'une faible part. Gutenberg n'apparaît que dans les toutes premières pages, et encore, si peu! L'apprentissage de Martin, le personnage principal, n'est que peu développé également, car il se retrouve rapidement seul, plus ou moins à son compte tout en parcourant les routes, et prend à sa charge un apprenti qu'on ne voit pas apprendre le métier d'imprimeur! La richesse du contenu se trouve ailleurs : le Moyen-Age, les conditions de voyage et de vie, la perception de l'arrivée de l'imprimerie par les scribes notamment... de ce point de vue, c'est très intéressant mais cela ne correspond pas à ce que j'en attendais.
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Lagagne
  09 octobre 2012
Une lecture facile et agréable qui dresse un bon portrait de l'époque.
On sent qu'il y a beaucoup de recherches historiques derrière cette écriture, pas mal de temps et de documentation. Cela rend le décor et le parcours de Martin particulièrement réalistes. Nous sommes bien transportés à la fin du moyen-âge, au début de l'imprimerie. Un regret, j'aurai aimé passer un peu plus de temps avec Gutenberg...
La forme du journal est pas mal pour une lecture par des jeunes qui peuvent ainsi la fractionner facilement. En plus l'emploi est totalement justifié par la profession de notre jeune héros. J'ai juste eu un peu de mal peut-être à m'attacher à Martin.
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MediathequeSaintPaulien
  26 juin 2014
J'ai bien aimé ce livre car il y avait du suspense et de l'action. Au début j'étais triste car il n'allait pas voir Liselle, mais je trouve son oncle et sa tante très gentils de s'occuper de lui. Martin est courageux de vouloir partir à Strasbourg.
Le titre ne m'a pas inspiré, mais après je l'ai trouvé bien. J'ai bien aimé ce livre car il voyage à Strasbourg, à Paris, à Venise pour son travail.
J e n'avais pas envie de lire ce livre, mais il y a de l'aventure, c'est ce que j'aime alors j'ai bien aimé ce livre.
J'ai adoré ce livre car c'était super, il y avait de l'action et du suspense. La fin est triste et à la fois joyeuse. Martin a rempli sa mission et il devient un grand imprimeur.
J'ai adoré car j'aime beaucoup l'aventure et il se passe beaucoup de choses.
Ce livre est bien, il m'a appris beaucoup de choses sur le métier d'imprimeur.
J'ai moyennement aimé ce livre car j'avais du mal à imaginer l'histoire.
Je n'ai pas beaucoup aimé cette histoire car elle est triste mais il y a beaucoup d'action.
Classe de CM - Lecture CM 2014
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Virgule-Magazine
  08 juin 2016
Le carnet de voyage du jeune Martin débute le jour de la Saint Philippe, 3e du mois de mai 1467. Martin s'apprête à quitter Mayence et son maître Gutenberg, pour se rendre à Strasbourg, afin d'y poursuivre quelques mois son apprentissage d'imprimeur. Mais le but du voyage de Martin est de retrouver Nicolas Jenson, le plus doué des anciens élèves de Gutenberg. Pour cela, il devra aller à Paris ; or là-bas, les copistes tentent d'empêcher l'essor de l'imprimerie…
L'avis de Catherine S., 12 ans : Il est très sympathique de voyager dans le temps, grâce à ce journal. On s'attache beaucoup aux personnages de Martin et d'Emery et on découvre avec eux le métier d'imprimeur. de l'aventure, de l'amitié… Un roman historique très bien raconté !
L'avis de la rédaction : En suivant Martin dans son périple, on découvre la grande aventure de l'imprimerie, à ses débuts, au XVe siècle. Un roman très instructif, complété par un petit dossier sur l'histoire de l'imprimerie.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
PATissotPATissot   29 mars 2020
Quelques extraits autour de Liselle, le petit elfe aux cheveux d’or :

Le 11e jour de mai 1467

Pour la première fois depuis mon départ de Mayence, je me sens presque joyeux. Jamais je n’ai vu autant de verts différents. Comme je voudrais savoir les peindre ! D’abord, je poserais le vert vif du champ de blé, là-devant. Puis, dans le fond, j’étalerais les monts des Vosges, une masse d’un vert sombre, presque bleu. Enfin, je tracerais des traits d’un vert plus clair, bien alignés, que je distingue à leur pied.
– Ce sont les vignes, m’a expliqué Liselle.
– Bientôt, les fées viendront chez nous, a-t-elle ajouté avec le plus grand sérieux. L’été, elles soufflent une poudre d’or sur les blés et, à l’automne, elles enveloppent les raisins d’une robe de soleil.
Liselle ? Elle est assise à mes côtés, sur la mousse, bien droite dans sa robe grise et son bonnet blanc. Elle me regarde écrire, les sourcils froncés. Je crois qu’elle me prend pour un magicien.
J’ai rencontré cette fille et son frère Peter vers le milieu du jour.
(…)
J’allais l’aider. À nous deux, nous sommes parvenus à hisser le porc sur le chemin. Nous étions aussi rouges qu’essoufflés.
– Peter Barth, a annoncé le garçon, en me tendant la main. Je suis désolé, celui-là n’en fait qu’à sa tête, a-t-il précisé en montrant le porc du menton.
– Martin Grünbaum, de Mayence, me suis-je présenté à mon tour. Ce n’est pas grave.
– Où vas-tu comme cela ?
À Strasbourg, chez mon oncle Hans, orfèvre près de la cathédrale. Sais-tu combien d’heures de marche il me reste ?
– Guère plus de quatre heures. Mais il est tard, maintenant. Si tu entres en ville après la douzième heure du jour, les gardes du guet risquent de t’arrêter et de te jeter dans la tour du Bourreau.
Écoute, j’ai une idée. Veux-tu venir dormir chez nous ? Ma petite sœur Liselle est là-bas dans le bois de chênes avec notre deuxième cochon. Nous y resterons encore un peu, que les bêtes finissent de manger. Je dois aussi ramasser des glands pour la bouillie. Après, nous rentrerons au village. Tu partageras notre souper et le père te fera un lit dans l’étable… loin des porcs. Je te dois bien cela !
J’ai hésité un peu, puis j’ai accepté l’offre de Peter. Il me l’a proposée si gentiment. (…)


Le 12e jour de mai

Je suis à Strasbourg, place du Fronhof, chez mon oncle et ma tante, dans ma chambre, juste sous le toit. Par la lucarne, j’aperçois à droite la maison de Johannes Mentelin. Juste derrière se dresse la cathédrale, toute rose dans le soleil couchant. Demain, j’irai prier Notre-Dame et remercier Saint Christophe, qui m’a permis d’arriver sain et sauf.
J’ai sommeil ce soir. Je me suis levé à l’aube avec Peter pour aller chasser les crapauds et les hannetons dans le potager, avant de reprendre la route. C’est le travail de Liselle, mais la petite croit que les fées et les enchanteurs peuplent le jardin et elle refuse de toucher aux animaux. C’est une drôle de fille, cette Liselle, pourtant j’étais un peu triste de les quitter, elle et sa famille. Ils m’ont si bien accueilli… Et puis, j’étais heureux de parler avec un garçon de mon âge. À Mayence, les autres me tenaient à distance car ils avaient peur des représailles de mon ennemi, le Grand Ulrich.
Peter m’a promis qu’il viendrait à Strasbourg pour la grande foire de la Saint-Jean, en juin. Je lui ai expliqué où était l’atelier de Mentelin.
Je n’ai d’ailleurs eu moi-même aucun mal à le trouver : il suffit de suivre en direction de la cathédrale. J’irai m’y présenter demain.
Dès que j’ai vu mon oncle et ma tante, mes craintes se sont dissipées. Mon oncle Hans est le contraire de mon père. Il est rouge et fort et parle sans cesse. Ma tante Anne est moins bavarde, heureusement. Elle est maigre, avec des yeux clairs et une peau très pâle, un visage étrangement immobile. Elle a l’air triste. Mais elle m’a embrassé plusieurs fois et elle a seulement dit :
– Regarde, Hans, il a les cheveux de sa mère !
Puis elle a pris mon sac qu’elle a tenu à porter elle-même jusqu’à la petite pièce installée pour moi tout en haut de la maison : j’ai un lit en noyer recouvert d’un gros plumon et un coffre peint pour ranger mes affaires. Tante Anne se taisait toujours et n’arrêtait pas de me regarder. Je lui ai dit que j’allais sûrement me plaire dans cette chambre, et soudain. Elle a souri. Son visage en était transformé. Plus gai, les yeux brillants, les joues plus roses. Nous sommes redescendus dans la salle du premier étage, à côté de la cuisine. C’est là que mon oncle et ma tante vivent, quand ils ne sont pas en bas, lui, à l’atelier, et elle en train de tenir les comptes. La figure de tante Anne avait déjà reperdu son éclat mais elle m’a gavé de petits pains. Mon père m’avait prévenu qu’elle a perdu deux enfants avant de pouvoir les sevrer, et que la petite dernière est morte des fièvres à l’âge de six ans… C’est certainement pour cela qu’elle a l’air si malheureux, mais je crois qu’elle est vraiment contente de ma venue.


Le 25e jour de juin

Ça y est, cette fois j’ai revu Peter et Liselle. Hier, ils sont retournés à la foire avec leur père et sont passés chez l’oncle Hans. Tante Anne leur a indiqué où se trouvait l’atelier de Mentelin. J’ai montré à Peter comment on choisit dans la casse les caractères de plomb, comment on les place patiemment ligne après ligne dans la forme, et comment on enduit d’encre les balles de tissu avant de les frotter sur les lettres. Il a vite compris.
Je crois que, si son père le laissait quitter son village, Peter ferait un bon ouvrier typographe…
Pendant ce temps-là, Liselle est restée adossée contre le mur, sans bouger, les bras croisés sur son petit panier rempli de feuilles de chicorée. On aurait dit un petit elfe, avec ses cheveux d’or qui dépassaient du bonnet, son air grave et ses yeux bleus tachetés de points blancs.
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PATissotPATissot   29 mars 2020


Suite des extraits :

Le 1er jour de septembre

Nous avons eu hier la visite de Liselle et Peter. Ils voulaient m’inviter à vendanger un clos près de chez eux, le troisième dimanche de septembre. Tante Anne était justement en train de confectionner des rôties avec la cuisinière. Elle a proposé à Liselle de l’aider pendant que Peter et moi allions voir des courses de chevaux. Lorsque nous sommes revenus tous les deux, j’ai entendu des rires depuis la porte d’entrée et la voix de tante Anna qui disait :
– Qu’elles sont drôles ! De toute ma vie, je n’en ai pas vu de si drôles !
Je n’en croyais pas mes oreilles ! Tante Anna riait. Elle s’esclaffait à en perdre le souffle devant la tête déconfite de Liselle, barbouillée de farine, qui venait de sortir du feu les rôties tordues qu’elle avait confectionnées. Elles étaient aussi rouge l’une que l’autre d’être restées devant l’âtre. Cela m’a fait plaisir de voir ma tante aussi joyeuse. Nous avons mangé les rôties de la petite, excellentes malgré leurs formes curieuses…

Le 21e jour de septembre

Quel beau dimanche ! Je suis sorti de la ville dès la première heure du jour pour rejoindre le village de Peter et Liselle. J’y ai entendu la messe avec eux, puis nous sommes tous allés vendanger un clos de vigne qui appartient à leurs parents à une lieue de là.
Liselle a raison. Toute la campagne a pris une couleur dorée, féerique sous le soleil. Les hommes cueillaient les grappes et les posaient délicatement dans de grosses hottes accrochées dans leur dos. Pendant ce temps-là, les femmes et les filles, robes retroussées jusqu’aux genoux, foulaient le raisin avec leurs pieds dans de larges bassines.
Quand tout le raisin fut ramassé, nous sommes rentrés chez Peter et Liselle. Leur mère était restée à la maison pour préparer un repas de fête : une oie rôtie à la broche, un pâté de lapin aux herbes et aux oignons, le tout arrosé de bière. J’ai dormi à côté des porcs, comme le jour de mon arrivée à Strasbourg. Je suis parti ce matin, dès prime, et suis arrivé presque à l’heure à l’atelier.

Le 29e jour d’octobre

J’ai quitté la place du Fronhof ce matin, ma presse coincée dans le dos entre les lanières de cuir de mon sac. Une petite besace accrochée à la ceinture me battait les cuisses à chaque pas. Elle était remplie de pains tout chauds que tante Anne avait passé la nuit à faire cuire. L’oncle Hans m’a offert en cadeau d’adieu un petit gobelet – «pour ne pas trop te charger !» – en or, avec mes initiales gravées au-dessus d’une ceinture de minuscules perles. Il était si ému qu’il s’est contenté de me serrer dans ses bras. J’ai cru que j’allais étouffer ! Je m’en veux un peu de les abandonner tous les deux mais oncle Hans m’a promis qu’il viendrait me voir à Paris. Et puis maintenant que Liselle lui rend souvent visite, tante Anne a vraiment changé. Elle parle, elle rit, elle chante même parfois. Aussi est-ce moins difficile pour moi de les quitter.

Le jour de fête de Pâques, 2e du mois d’avril 1468

Des cas de peste ont été déclarés, derrière l’ancienne enceinte, dans le coin de la rue Vieille-du-Temple. (…)
Heureusement qu’Emery est là. Il sait déjà presque lire et ne cède jamais au découragement. Il est plus opiniâtre que moi. Sans doute est-ce parce que la vie a été si dure pour lui jusqu’à présent.
Hier soir, nous avions de la peine à nous endormir sur notre paillasse et nous avons discuté. Emery aime me poser des questions sur ma vie à Mayence. Ce qu’il préfère, c’est m’interroger sur le Grand Ulrich :
– Alors, comme cela, il se moquait de tes cheveux ? C’est vrai qu’il te traitait de couard parce que tu savais lire ? Et pourquoi tu ne battais pas avec lui ? C’est vrai qu’à cause de lui, tu n’avais pas beaucoup d’amis ?
Emery conclut toujours la conversation par cette phrase :
– En tous cas, maintenant, tu as moi comme ami.
Parfois, il me demande aussi de lui mimer oncle Hans et de lui décrire Liselle qu’il prend vraiment pour une fée. Les premiers jours, j’ai essayé moi aussi de le questionner. Mais il s’abstenait toujours de me répondre, s’en tirait avec une pirouette et parlait d’autre chose.
(…)

Épilogue, septembre 1492, Venise.

Emery et Martin ont travaillé pendant plusieurs années avec Nicolas Jenson et participé à l’invention d’un nouveau caractère, le romain. Ils ont contribué au lancement de la grande société commerciale imaginée par l’imprimeur. Leurs agents vendent désormais leurs livres dans toutes les villes d’Italie.
Nicolas Jenson est mort très riche, en 1481, après avoir été fait comte palatin par le pape Sixte IV. Venise est aujourd’hui un centre typographique très important.
Martin Grünbaum, devenu lui aussi maître imprimeur, a ouvert son propre atelier après la disparition de Nicolas Jenson. Son épouse, Liselle, s’occupe des comptes et des commandes ; son associé, Emery, surveille les presses. Ses deux fils sont aujourd’hui apprentis imprimeurs.
(…)
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MediathequeSaintPaulienMediathequeSaintPaulien   26 juin 2014
- C'est vrai, j'avais oublié que tu es encore si jeune. Ton père a raison, Martin. Tu as appris beaucoup de choses chaque dimanche chez moi et tu es déjà un habile compositeur, mais tu as encore du travail avant de manier une presse correctement.
Strasbourg ! J'y ai vécu longtemps et j'ai bien souffert là-bas. C'est en regardant les vignerons alsaciens que j'ai eu l'idée d'adapter leur presse pour imprégner le papier d'encre. Mais il m'a fallu des années pour y arriver. Mes caractères mobiles étaient trop durs ou trop mous. Je me réveillais en pleine nuit pour essayer de nouveaux alliages de métaux. Mais tout cela est loin, très loin...
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yoannbabelyoannbabel   03 mai 2015
La vieillesse a eu raison de son esprit.
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