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André Lagarde (Éditeur scientifique)Laurent Michard (Éditeur scientifique)
EAN : 9782040000400
416 pages
Éditeur : Bordas (13/04/1992)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 15 notes)
Résumé :
Le plus grand choix d'extraits d'œuvres littéraires.
Un classement chronologique offrant une vue d'ensemble de chaque siècle.
Une collection de référence.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Gwen21
  24 novembre 2014
Que ce soit pour le plaisir de se replonger avec nostalgie dans une ambiance de cours de français ou pour découvrir un panel non-exhaustif mais très représentatif de la littérature des Lumières, ce manuel, bien qu'ancien, est une vraie mine d'or.
Personnellement, c'est une période que j'aime (re)parcourir car elle correspond à une vraie mutation de la pensée, avec des courants propres qui au fil des décennies et des événements deviennent des vagues rompant les digues.
Un voyage initiatique alléchant dans l'univers en perpétuel mouvement des auteurs français du XVIIIème siècle : philosophes, écrivains, dramaturges... tous contribuent à éclairer le lecteur sur la société, la politique et la pensée française d'avant 1789.
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raynald66
  31 août 2014
Je continue à relire la collection des Lagarde et Michard, avec toujours autant de plaisir
Au programme = Pierre Bayle, Fontenelle, Regnard, Lesage, Marivaux,
l'abbé Prevost, Montesquieu, Voltaire, Diderot, Sedaine, Buffon, Vauvenargues, Rousseau, Bernardin de Saint Pierre, Delille, Gilbert, Lebrun, André Chenier et Beaumarchais,
Parmi tous ces auteurs, un coup de coeur pour Voltaire =
Né à Paris en 1694, François-Marie Arouet, fils d'un notaire, gardera de ses origines le sens des affaires et l'ambition d'égaler les nobles.
...
Devenu clerc d'un procureur, Arouet s'initie au droit et se lie avec Thieriot, l'ami de toute sa vie. Ses écrits satiriques contre le poète La Motte, puis contre le Régent, le font exiler deux fois en province (1716).
A peine rentré, il écrit contre le Régent une épigramme en latin :
cette fois, il est enfermé à la Bastille pour onze mois (1717-1718).
Le jeune écervelé y lit Homère et Virgile, termine sa tragédie d'Oedipe et commence le poème de la Ligue.
Sorti de prison, il prend le nom de Voltaire et devient célèbre à 24 ans grâce au succès d'Oedipe (1718) et de la Ligue (1723).
Il hérite d'une jolie fortune et l'arrondit par d'habiles placements.
En 1725, le voici à Fontainebleau, où il donne trois pièces de théâtre pour le mariage du roi. Faveurs, pensions, tout vient combler ses désirs.
Une dispute l'oppose au chevalier de Rohan, plein de mépris pour ce bourgeois "qui n'a même pas un nom", Voltaire lui lance cette réplique :
"Mon nom, je le commence, et vous finissez le vôtre !"
En réponse, il subit une bastonnade. Abandonné par ses nobles protecteurs, plein d'amertume, Voltaire voudrait une réparation par les armes, mais une lettre de cachet l'envoie de nouveau à la Bastille, méditer sur ce qu'il en coûte à un roturier de s'attaquer à un gentilhomme.
Peu après, il est autorisé à s'exiler en Angleterre (1726)
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
raynald66raynald66   01 septembre 2014
Poésie sur le désastre de Lisbonne de 1755 (Extrait)

...
Au sein de l'infini, nous élançons notre être
Sans pouvoir un moment nous voir et nous connaître.
Ce monde, ce théâtre d'orgueil et d'erreur,
Est plein d'infortunés qui parlent de bonheur.
Tout se plaint, tout gémit en cherchant le bien-être ;
Nul ne voudrait mourir, nul ne voudrait renaître.
Quelquefois, dans nos jours consacrés aux douleurs,
Par la main du plaisir nous essuyons nos pleurs ;
Mais le plaisir s'envole et passe comme une ombre :
Nos chagrins, nos regrets, nos pertes sont sans nombre.
Le passé n'est pour nous qu'un triste souvenir ;
Le présent est affreux s'il n'est point d'avenir,
Si la nuit du tombeau détruit l'être qui pense.
Un jour tout sera bien, voilà notre espérance :
Tout est bien aujourd'hui, voilà l'illusion.
Les sages me trompaient, et Dieu seul a raison.
Humble dans mes soupirs, soumis dans ma souffrance,
Je ne m'élève point contre la Providence.
Sur un ton moins lugubre, on me vit autrefois
Chanter des doux plaisirs les séduisantes lois ;
D'autres temps, d'autres moeurs : instruit par la vieillesse,
Des humains égarés partageant la faiblesse,
Dans une épaisse nuit cherchant à m'éclairer,
Je ne sais que souffrir, et non pas murmurer.
...
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Gwen21Gwen21   23 novembre 2014
En dépit des courants divers qui le traversent, le XVIIème siècle chrétien, monarchique et classique, laisse une impression générale de stabilité. Le XVIIIème siècle au contraire est une période de mouvement aboutissant à une crise violente qui anéantit un système politique et social séculaire et instaure un ordre nouveau. De la Régence au coup d'Etat du 18 Brumaire, que de chemin parcouru !
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raynald66raynald66   01 septembre 2014
...
Ainsi je déplorais la perte
Des erreurs de mes premiers ans,
Et mon âme, aux désirs ouverte,
Regrettait ses égarements.

Du ciel alors daignant descendre,
L'Amitié vint à mon secours :
Elle était peut-être aussi tendre,
Mais moins vive que les Amours.

Touché de sa beauté nouvelle,
Et de sa lumière éclairé,
Je la suivis ; mais je pleurai
De ne pouvoir plus suivre qu'elle.

Hé quoi ! vous êtes étonnée
Qu'au bout de quatre-vingt hivers,
Ma muse faible et surannée
Puisse encor fredonner des vers ?


(VOLTAIRE : L'amour et l'amitié)
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raynald66raynald66   31 août 2014
Vous vous moquez, dit le Roi ; voilà une plaisante façon de choisir un receveur de mes finances ! Quoi ! Vous prétendez que celui qui fera mieux un entrechat sera le financier les plus intègre et le plus habile !

(Voltaire : Zadig)
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raynald66raynald66   31 août 2014
Voltaire admire Shakespeare mais est déconcerté, dans son goût classique, par les bizarerie d'Othello et d'Hamlet :
"Il créa le théâtre ; il avait un génie plein de force et de fécondité, de naturel et de sublime, sans la moindre étincelle de bon goût et sans la moindre connaissance des règles...
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