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ISBN : 2810703531
Éditeur : Presses universitaires du Midi (22/10/2015)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Ce livre se présente comme un voyage à Christiania (ancien nom d’Oslo), dans les méandres de la vie culturelle norvégienne au XIXe siècle. Pour en traiter les différents aspects dans leur globalité, et afin de familiariser le lecteur francophone avec le climat historique de cette petite ville brumeuse, il pose d’abord le cadre général des pratiques intellectuelles dans la nouvelle capitale d’un pays qui recouvre opportunément son autonomie en 1815, en examinant nota... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
TREMAOUEZAN
  28 février 2016
De tous les ouvrages proposés lors de la dernière "Masse Critique", celui-ci attira en priorité mon attention en raison de l'énoncé du sous-titre : "Littérature, nation et religion dans la Norvège des années romantiques". Ne connaissant rien à l'Histoire de ce pays, et - Henrik Ibsen mis à part - vraiment très peu à ses aspects culturels, je me trouvais dans la peau d'une exploratrice sur un territoire inconnu.
L'étude est composée de trois parties : l'auteur commence par poser les jalons historiques en insistant sur la place occupée par la jeune université et par la religion dans la capitale. Puis, dans la seconde partie (la moins captivante à mes yeux), il analyse, statistiques à l'appui, l'évolution du corps social auquel appartiennent les "littérateurs" ayant publié, décennie par décennie.
Lorsque le lecteur aborde la dernière partie ("Transferts de sacralité dans l'espace littéraire (1819-1868)"), il est suffisamment armé pour appréhender au plus près les antagonismes en jeu. Car ce qui est en jeu, ce n'est rien de moins que la construction d'une identité culturelle norvégienne : cernée par des voisins "encombrants" (Danemark - Suède), la Norvège marche en effet vers sa maturité politique - en 1905, Christiana deviendra la capitale d'une nation souveraine et indépendante.
Cette dernière partie est captivante, et l'auteur parvient à donner vie aux débats, aux oppositions (violentes ou feutrées) qui s'élèvent dans ce microcosme qu'est alors Christiana [ 10 000 habitants en 1805; 225 000 en 1900].
Le milieu académique, littéraire, la communauté religieuse dans son ensemble, s'interrogent - consciemment ou non, partiellement ou en totalité - sur ce que signifie être norvégien au XIXè siècle.
Au fil des pages, nous assistons à la mobilisation des linguistes, historiens, scientifiques, théologiens, écrivains et, sur ce territoire perméable aux idées ayant alors cours dans le monde occidental (Lumières, Romantisme, Positivisme, ...), nous voyons émerger les ramifications de courants de pensée qui permettraient de véhiculer l'âme de tout un peuple, son identité. Loin d'être figé, muséifié, le destin du peuple norvégien se doit d'être résolument tourné vers l'avenir.
Il parlera et rédigera dans sa langue (langue qu'il fallut (re-)créer. Deux linguistes s'y emploieront, de leur propre chef, et de leurs travaux respectifs deux langues naîtront, qui aujourd'hui cohabitent avec la langue Same comme les trois langues officielles du pays); il connaîtra son histoire, ses mythes fondateurs (fussent-ils abusivement retranscrits au profit de la nation nouvelle...); il se défera progressivement de l'emprise du luthérianisme dans chaque aspect de sa vie - et l'initiative d'élaborer un programme scolaire commun à toutes les écoles primaires sur l'ensemble du territoire y contribuera grandement.
Bien entendu, deux lecteurs ne trouveront pas nécessairement dans un même ouvrage les mêmes sources d'intérêt; j'ai exposé ici les points ayant attiré mon attention. Les sujets de réflexion sont vastes, et d'autres yeux que les miens souhaiteront à n'en pas douter mettre l'accent sur différents autres aspects traités par l'auteur. J'entends quant-à moi tirer profit de la très abondante bibliographie présentée en fin d'ouvrage pour développer plus avant certaines problématiques.
Il me reste à signaler la qualité de l'édition (une très belle couverture; une présentation globale rendant la lecture agréable). Il me reste également à remercier Babelio, ainsi que les "Presses Universitaires du Midi". Merci d'avoir mis en place "Masse Critique", à laquelle je participe pour la première fois; merci de m'avoir fait connaître cette recherche universitaire signée Aladin Larguèche, car elle m'a apporté beaucoup, en connaissance et en plaisir de lecture.
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alanfre
  14 mars 2016
Merci à Babelio et aux éditions PUM pour cette lecture fort édifiante. Passionnée depuis de nombreuses années par la littérature scandinave, qu'elle soit policière ou littéraire, contemporaine ou bien plus ancienne, je ne pouvais que postuler pour recevoir cet ouvrage dans une masse critique. J'avais oublié que la lecture d'un tel livre ne se faisait pas aussi rapidement que mes romans habituels.....Et pourtant, quel plaisir de se plonger dans un livre d'histoire, rédigé par un Historien et non un romancier ou un journaliste. La maîtrise de la langue rend aisée la lecture de données pourtant "ardues" au 1er abord (livre d'histoire tout de même) et l'on voit poindre une volonté d'indépendance littéraire, dans la possession aussi d'oeuvres, d'une intelligentsia norvégienne, par rapport au Danemark. le poids de l'Eglise est aussi très présent, et pourtant, nous sommes dans la ville : Christiana (le nom est clair!) et non dans l'immense étendue hostile de la Norvège.
Bref, une lecture intéressante mais pour un public avisé
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Raleigh
  12 mai 2016
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
RaleighRaleigh   12 mai 2016
Officiellement promue capitale en 1814, Christiania est pourtant moins prospère qu'au siècle précédent, et conserve longtemps les particularités d'une petite ville, une "tragicomédie que l'on appelle capitale du Royaume de Norvège."
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