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EAN : 9782266080552
495 pages
Éditeur : Pocket (10/09/1998)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 263 notes)
Résumé :
Ce roman commence au printemps 1779, lorsqu'un enfant de dix ans à l'accent étranger, maigre et mal peigné, entre à l'école militaire de Brienne. Quinze ans plus tard, cet enfant entre dans la légende. Bonaparte est nommé général en chef des armées d'Italie par le Directoire. La suite, c'est Vendémiaire, Lodi, Arcole, la campagne d'Égypte. Cet homme de génie, despotique et visionnaire, s'apprête à conquérir la France, l'Europe et le monde. Son destin impérial est tr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Sea
  16 février 2020
Avec mon plaisir toujours renouvelé, je fais un bond d'un peu plus de deux cent ans en arrière. Grâce à Max Gallo je me surprends à aimer les hommes illustres, dont Napoléon Bonaparte. J'aime leur histoire, avec leurs actions ils ont fait de la France une partie de ce qu'elle est encore aujourd'hui.
Je suis, je découvre, je comprends l'aventure Napoléonienne, avec comme accompagnement Dvorak, Chilly Gonzales, Claude Debussy ou le silence.
Ce tome débute un peu avant la révolution française il se finit avec le coup d'Etat que Napoléon Bonaparte provoque avec d'autres hommes politiques et avocats comme Emmanuel Joseph Sieyès. le consulat est alors né sous la république. Les consuls prêtent serment de fidélité « à la souveraineté du peuple, à la République française une et indivisible, à l'Egalité, à la Liberté, et au système représentatif ».
Max Gallo raconte l'ascension Napoléonienne mais aussi les moments ou le futur Empereur doute, les périodes pendant lesquels il est malade de jalousie parce que Joséphine va voir ailleurs, elle couche avec d'autres membres du Directoire. Lui va conquérir en Italie puis en Egypte, il va combattre les Mamelouks entre autres. A son retour en France il déjoue un complot qui vise le retour de la Monarchie. Il pense à son intérêt, formé très jeune par des militaires il est un grand Général aux nombreuses victoires maintenant, il se fixe, cela le rend un peu mélancolique.
Il est reconnu par le pouvoir en place mais ce pouvoir l'éloigne. le pouvoir le met à l'écart. Déjà, à trente ans, Napoléon ne mange pas beaucoup, il craint d'être empoisonné.
C'est aussi un homme qui aime être seul qui se cultive, il aime ce qui est beau, il a du panache. Son ambition grandit petit à petit. Joséphine de Beauharnais ne lui est pas fidèle, tant pis il divorcera.
Les politiques du Directoire, il n'est pas comme eux. Lui est un homme d'action, de terrain, de conquêtes, il est un soldat de l'infanterie avant tout. Il n'hésite pas à dormir avec ses troupes de trente milles hommes et à les encourager. Il leur promet des arpents de Terre en échange de leur engagement, en échange de leur mort probable.
Les hommes politiques du Directoire sont la corruption, le confort moelleux de Paris avec ses femmes, ils forment la luxure.
Le coup d'état s'impose pour rétablir l'ordre, c'est ce qu'il aime avant tout, il dirige sa famille et la met à l'abri du besoin. Après il s'occupe de la France, cette catin qui pendant ces années change sans cesse de sorte de gouvernement. Il faut d'abord s'entourer d'alliés politiques surs, Talleyrand, Sieyès, par exemple. Ils l'aident à comprendre les enjeux, ils changent de nature.
La conquête du pouvoir et une sorte de paix, à cette époque la France vie à la fois des guerres internes et externes, les Chouans veulent le retour de la monarchie, les frontières sont mouvantes, certains posent leurs pions pour le retour des rois en France. Les Jacobins résistent ils défendent la République, elle persiste. L'empire patiente.
Je connais mieux ce personnage violent, maladif, attachant, courageux, téméraire, plein d'abnégation pendant son combat en d'Egypte, Corse, à qui la France doit ce qu'elle est.
Tout ce symbole renait en lisant ces lignes.
Je vous donne mon avis sur les trois autres tomes dans les années à venir, je pense, parce que je ne les lirais pas à la suite. Je vais donner ce tome à une dame de nationalité Roumaine qui travaille avec moi, elle vient du pays de Dracula, des Carpates, ce partage me réjouis. le partage de la culture et de l'histoire sans frontière j'aime ça. Quelqu'un, sans doute un membre de ma famille ou un amis m'ont offert ces quatre tomes, il y a vingt ans, il était temps que je commence à les lire.
J'ai ajouté une citation (page trois cents quarante-huit du tome), pour illustrer une conception du pouvoir qui s'exerçait lors d'un temps ancien, lors d'un temps ou nos politiques mouillaient la chemise, lors d'un temps où les politiques en avait dans le pantalon, mais ils doutaient et s'excusaient aussi, lors d'un temps où ils faisaient partie du peuple, le peuple exprimait en retour toute sa considération.
Le mépris était d'un autre ordre. Ce temps a fondé notre République.
Ce temps est dissolu, le peuple s'abstient pour élire, pour choisir, il ne considère plus ses êtres de pouvoir qui se pensent supérieurs.
A bientôt pour la suite des aventures d'un guerrier héroïque, mégalo, sensible.
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PiertyM
  17 juin 2017
Max Gallo, dans une écriture fluide et précise d'un historien, nous raconte la jeunesse du grand génie de la guerre, qui, déjà, très jeune croit porter très haut l'honneur de la Corse et de sa famille. Quand il faut choisir le camp des gagnants ou celui des perdants, lui, il choisit celui des gagnants. Tout jeune, Napoléon souffre déjà la fièvre de la victoire, toujours et toujours, si bien qu'à seulement une vingtaine d'années, le voilà général. L'auteur nous livre tout cru Napoléon, autrement dit, on retrouve dans ce livre toutes les étapes de la vie de ce génie telles mentionnées dans les œuvres d'histoire sans qu'il y ait vraiment d'évasion imaginative d'auteur qui vient brouiller un peu les pistes. N'empêche que le livre soit un régal!
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benhur23
  11 octobre 2014
Max Gallo est très précis, mais simple à lire. Ces connaissances en histoire et son style nous permettent de plonger avec bonheur dans la biographie des plus grand. Et que dire de la grandeur d'un "Napoléon".
Cependant ce tome 1 est un peu longuet voire parfois ennuyeux car la vie de notre Bonaparte national est peu passionnante à ses début. La politique corse étant un peu nébuleuse, s'apparente plus à des intrigues, des copinages, des jeux d'influence qu'à de la grande diplomatie, ou à de la politique d'envergure. Résultat, ça démarre lentement. On aurait pu penser que ce tome allait alors servir à planter les relations familiales profondes, mais pas vraiment.
Heureusement les tomes suivants sont tout simplement haletant, à l'exception du dernier, qui, on s'en doute baisse de rythme, comme son "héros" qui s'éteint petit à petit.
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Baluzo
  15 mai 2020
Moi qui voulais me remettre en tête ce bout d'histoire de France dont on ne sait pas s'il faut le voir glorieux et fécond ou noir et sinistre , j'en ai pris plein les yeux . Max Gallo a le talent de donner du rythme aux enchainements de faits, en gardant une proximité au personnage dont il est question. On a l'impression de vivre avec Bonaparte...à se demander comment autant de matières ont pu bien être trouvées! je fais un break avant de reprendre avec le tome 2!
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stefmet
  09 juin 2014
Un Max Gallo fidèle à lui même, à défaut d'être toujours très fidèle à L Histoire. La volonté de faire une biographie "romancée" implique de remplir quelques trous ou de faire de la légende un fait réel.
Toutefois la lecture reste agréable et l'ouvrage permet une introduction plus aisée à la vie de Napoléon.
De l'histoire pour tous, avec ses qualités et ses défauts.
Pour ceux qui veulent plus de rigueur on peut toujours lire Jean Tulard.
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Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
SeaSea   16 février 2020
Il faut, pour gouverner, unir les forces, les hommes, les idées, et tenir tout cela serré dans une poigne de fer.
Cette pensée a dû être celle de tous les conquérants, de tous les empereurs, de tous ceux qui ont voulu imposer leur marque dans l’histoire des peuples.
Il est de ceux-là. Il en est sûr maintenant, en voyant ces soldats qui défilent sur la piste du cirque, puis ces cavaliers qui s’élancent pour une course, comme celle qui jadis ont dû se dérouler ici, au temps des civilisations aujourd’hui mortes.
Il s’avance vers un autel sur lequel ont été déposés la table des droits de l’Homme et le Coran. Il va s’adresser aux soldats, célébrer leurs exploits et exalter la République.
Il parle. Il sent que ses paroles ne rencontrent aucun écho. Personne ne crie : « Vive la République ! ».
Ces hommes sont las, inquiets de la guerre qu’ils sentent venir avec la Turquie, angoissés à l’idée d’être prisonniers de leur conquête.
Il lève le bras. L’artillerie lance une salve, puis le feu d’artifice illumine le ciel.
L’enthousiasme des hommes est comme une montgolfière qui se dégonfle. Il faut à chaque instant le ranimer. Sinon rien n’est possible.

Page trois cent quarante-huit.
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SeaSea   23 janvier 2020
Parfois, la nuit, enjambant les corps, il se souvient des heures passées dans les chambres d'Auxonne ou de Valence, lorsqu'il annotait les oeuvres de Rousseau ou de Monstesquieu. Le combat politique obéit décidément à d'autres règles. Il faut constamment être sur ses gardes. Cela excite comme une femme. C'est un alcool dont Napoléon découvre qu'il grise. Il aime cette tension. C'est un duel où le coup d'oeil, la rapidité de jugement, le corps autant que l'esprit sont mobilisés. Et la décision est une libération, comme une jouissance.
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stefmetstefmet   18 mai 2014
«Après des siècles, les Français, abrutis par les rois et leurs ministres, les nobles et leurs préjugés, les prêtres et leurs impostures, se sont tout à coup réveillés et ont tracé les droits de l'homme».
Napoléon écrit comme pour une harangue révolutionnaire. Il prône la liberté et l'égalité.
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stefmetstefmet   14 mai 2014
Dans des accès fébriles, il crie que l'épée de Napoléon fera trembler les rois, que son fils changera la face du monde. S'il était présent, «il me défendrait de mes ennemis», lance-t-il.
Il tente de se redresser, il répète : «Napoléon, Napoléon» , puis retombe.
Il meurt ce 25 février 1785.
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SeaSea   01 février 2020
A chaque instant, Napoléon découvre ce plaisir intense, brûlant. Et pour cela ne pas se baisser quand arrive le boulet, dormir dans son manteau à même le sol au milieu de ses soldats, charger à la tête de la troupe sous la grêle des balles, se relever quand le cheval est abattu sous soi, affirmer quand les hommes s'élancent, braves, emportés, même s'ils ont tort : "Le vin est tiré, il faut le boire", et si un général apeuré ordonne le repli, le traiter de "Jean-foutre". Jamais encore Napoléon n'a éprouvé une telle plénitude.
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Radioscopie : Max Gallo (1974)
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