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ISBN : B001C65326
Éditeur : F. Alcan (30/11/-1)

Note moyenne : 2.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Cet ouvrage a pour but de décrire les caractères psychologiques qui constituent l’âme des races et de montrer comment l’histoire d’un peuple et sa civilisation dérivent de ces caractères. Laissant de côté les détails, ou ne les envisageant que quand ils seront indispensables pour démontrer les principes exposés, nous examinerons la formation et la constitution mentale des races historiques, c’est-à-dire des races artificielles formées depuis les temps historiques pa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Luniver
  17 avril 2012
La première partie de cet essai pourrait être sous-titrée "introduction au racisme pour les nuls". le but de Gustave le Bon est de démontrer que l'égalité entre tous les hommes est une idée totalement farfelue et sans aucun fondement, et que les sciences démontrent le contraire. Il conteste dès le départ l'idée que tous les humains ont la même origine, mais qu'au contraire l'humanité comprend plusieurs espèces qui ont évolué séparément. Il y décrit quatre races : les races primitives (les papous australiens), les races inférieures (les noirs), les races moyennes (asiatiques et sémites) et les races supérieures (les indo-européens, bien que les hindous soient clairement inférieurs aux européens, puisqu'ils ne se sont élevés QUE dans les arts, les lettres et la philosophie, alors que les européens ont découvert la vapeur et l'électricité). À noter que ces différences ne valent que pour les hommes, les femmes sont par contre à peu égales quelles que soient les races, et situées entre les races inférieures et moyennes.
L'auteur voit avec effroi progresser le socialisme, qui prétend que tous les humains seront égaux s'ils reçoivent la même instruction et les mêmes institutions. Cette doctrine, "contraire au plus élémentaire bon sens", "ramenera la civilisation à des formes d'évolution tout à fait inférieures". L'instruction des races inférieures ne leur donnera qu'un vernis superficiel, sans que jamais ils n'accèdent au caractère des occidentaux. Quant à l'instruction des femmes, n'en parlons pas : "C'est [au nom de l'idée égalitaire] que la femme moderne, oubliant les différences mentales profondes qui la séparent de l'homme, réclame les mêmes droits, la même instruction que lui et finira, si elle triomphe, par faire de l'Européen un nomade sans foyer ni famille." le raisonnement est identique pour les institutions : "Quand les métis de blancs et de nègres ont hérité par hasard, comme à Saint-Domingue, d'une civilisation supérieure, cette civilisation est rapidement tombée dans une misérable décadence." Gustave le Bon met en garde contre le métissage, qui ne peut produire que des populations très inférieures.
On pourrait presque en rire si ce genre d'argumentation n'avait pas servi à justifier les colonisations et les politiques d'eugénisme, et n'avait pas contribué à constituer le nazisme, fascisme, et autres joyeusetés du vingtième siècle.
La deuxième partie porte sur l'évolution des éléments de civilisation. On y montre que la force d'inertie est très importante, et qu'une société passe très lentement d'une idée à l'autre, la clarté des preuves de la nouvelle idée ou des réfutations de l'ancienne n'a que peu d'importance. de la même manière, une idée se mélange toujours à la culture déjà présente. Ainsi, les démocraties aux quatres coins du globe auront des visages très différents et une religion qui supplante l'ancienne incorpore toujours les cultes qui existaient avant elle.
Lecture surprennante, et au contenu bien éloigné de ce que j'en attendais. Pas inintéressante cependant pour comprendre le climat de l'époque.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
LuniverLuniver   17 avril 2012
Sans doute, l’instruction permet, grâce à la mémoire que possèdent les êtres les plus inférieurs — et qui n’est nullement le privilège de l’homme, — de donner à un individu placé assez bas dans l’échelle humaine, l’ensemble des notions que possède un Européen. On fait aisément un bachelier ou un avocat d’un nègre ou d’un Japonais ; mais on ne lui donne qu’un simple vernis tout à fait superficiel, sans action sur sa constitution mentale. Ce que nulle instruction ne peut lui donner, parce que l’hérédité seule les crée, ce sont les formes de la pensée, la logique, et surtout le caractère des Occidentaux. Ce nègre ou ce Japonais accumulera tous les diplômes possibles sans arriver jamais au niveau d’un Européen ordinaire. En dix ans, on lui donnera aisément l’instruction d’un Anglais bien élevé. Pour en faire un véritable Anglais, c’est-à-dire un homme agissant comme un Anglais dans les diverses circonstances de la vie où il sera placé, mille ans suffiraient à peine.
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LuniverLuniver   14 avril 2012
Je crois d’ailleurs qu’il n’y a plus guère que dans l’obtuse cervelle des foules et dans l’étroite pensée de quelques fanatiques que puisse encore persister l’idée que des changements sociaux importants se font à coups de décrets. Le seul rôle utile des institutions est de donner une sanction légale aux changements que les mœurs et l’opinion ont fini par accepter. Elles suivent ces changements mais ne les précédent pas. Ce n’est pas avec des institutions qu’on modifie le caractère et la pensée des hommes.
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LuniverLuniver   17 avril 2012
La présence d’étrangers, même en petit nombre, suffit à altérer l’âme d’un peuple. Elle lui fait perdre son aptitude à défendre les caractères de sa race, les monuments de son histoire, les œuvres de ses aïeux.
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