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EAN : 9782330096656
416 pages
Actes Sud (07/03/2018)
4.45/5   1952 notes
Résumé :
Ruth est sage-femme depuis plus de vingt ans. C'est une employée modèle. Une collègue appréciée et respectée de tous. La mère dévouée d'un adolescent qu'elle élève seule. En prenant son service par une belle journée d'octobre 2015, Ruth est loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer. Pour Turk et Brittany, un jeune couple de suprémacistes blancs, ce devait être le plus beau moment de leur vie : celui de la venue au monde de leur premier enfant. Le pet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (329) Voir plus Ajouter une critique
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Contrairement à la tristesse des éléphants qui rentrait plus dans le registre du fantastique, Mille petits riens est un roman beaucoup plus terre à terre, que j'ai préféré et adoré...

Ruth, elle a 44 ans, elle est infirmière obstétrique, elle est mère d'un grand ado de 17 ans, elle est américaine. Elle est noire...
Turk est un jeune homme marié à Brit, prêt à devenir père d'un instant à l'autre d'un petit garçon prénommé Davis, il est américain. Des tatouages longent son corps. Amour et haine. Sur son crâne, la croix gammée... Il est blanc. Il est raciste.
Kennedy est avocate. Habituée aux petits délits, elle s'occupe de la Défense publique. Elle ne voit pas la couleur de peau.

Lorsque Davis, le nouveau-né de Turk et Brit est pris en charge par Ruth, les parents s'offusquent et demandent à l'infirmière chef que leur bébé ne soit plus confié aux soins d'un personnel de couleur. Ruth est offusquée, elle pour qui la couleur de peau ne veut rien dire quant à la qualité des soins à prodiguer.
Lorsque le petit Davis décède brutalement, la haine et la colère des parents s'abattent sur l'infirmière noire.
La machine judiciaire est lancée. Ruth est écartée de son travail puis inculpée pour homicide volontaire. L'avocate Kennedy prend le dossier en main à la volée. Au-delà de la défense, Kennedy et Ruth vont tisser une relation d'amitié, permettant à Kennedy de s'apercevoir qui se cache derrière la couleur noire, ce que cela entraîne dans la vie de tous les jours d'être noire.

Sur fond de racisme et de relations inter-humaines, on est ici devant un roman à trois voix expliquant tour à tour l'opinion de Ruth, Turk et Kennedy. C'est un roman tout à fait passionnant et très bien construit. Mille petits riens peuvent conduire à détruire une vie tout comme l'amener à son apogée. Chaque petits riens a autant son importance que les rencontres, le regard qu'on pose sur les autres, sa capacité à voir au-delà, l'importance de s'exprimer et du droit de chacun à être libre. Beaucoup d'humanité parsème le roman avec des personnages dignes, exemplaires et attachants.
Mille petits riens, une histoire intemporelle du marasme de la haine et de l'amour où chaque sentiment proche de l'autre débordera, semant ses conséquences et ses milles petits riens...
A découvrir car c'est un très beau roman.
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Ruth Jefferson, Africaine-Américaine, comme elle se qualifie, travaille en tant qu'infirmière très expérimentée dans une maternité.
Elle a un grand fils Edison, très bon élève, inscrit dans un collège d'Américains blancs.
Étonnantes ces remarques d'ordre raciales à l'heure actuelle et on va voir que la différence entre personnes d'origine africaine et personnes blanches va encore prendre plus d'ampleur.
Ruth soigne un bébé nouveau-né d'un couple de suprémacistes blancs. Ils la prennent en grippe et interdisent qu'elle s'approche de leur enfant.
Malheureusement, cet enfant n'a pas besoin de querelles autour de lui car il présente une maladie génétique qui demande des attentions de toutes parts.
Un procès pour brutalités sur le nouveau-né est intenté contre Ruth qui pourra compter sur l'intelligence de son avocate commis d'office.
C'est un roman plein de surprises, où Jodi Picoult nous livre toutes les remarques que les personnes de couleur doivent encore subir aujourd'hui. Nous, Européens, ne soupçonnons pas que les haines raciales existent encore à ce point surtout après la venue du président Obama.
Un roman choral avec les points de vues de
- Ruth, l'infirmière accusée.
- de Turk, le père suprémaciste blanc, ancien délinquant, idiot et borné qui m'a bien agacée je l'avoue.
- de Kennedy McKenzie, avocate commise d'office, qui ne fait aucune différence entre les humains, à qui Ruth fait comprendre le quotidien des personnes de couleur.
Le livre est divisé en 5 parties dont chacune porte le nom d'une phase de l'accouchement.
Un roman très bien écrit par Jodi Picoult avec une traduction de grande qualité assurée par Marie Chabin.

Challenge pavés
Challenge plumes féminines
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Un nourrisson de quelques jours, jusqu'ici en bonne santé apparente, décède brutalement à la maternité de l'hôpital de New York où Ruth est infirmière obstétrique depuis vingt ans. Les parents sont de violents suprémacistes blancs, Ruth a la peau noire. Cela suffit pour que la malheureuse se retrouve aussitôt accusée de meurtre par le couple aveuglé par la douleur et la haine, licenciée avec interdiction d'exercer sa profession, et bientôt au centre d'un procès retentissant, où la défense est assurée par Kennedy, avocate commise d'office, ravie de tenir enfin la grande affaire de sa carrière. Pour l'avocate et pour la justice américaine, le tribunal doit statuer sur les raisons médicales du décès et une éventuelle responsabilité humaine, pas sur l'injustice, due au racisme le plus flagrant, qui a désigné d'office Ruth comme bouc émissaire.


Le thème central du roman est le racisme aux Etats-Unis et l'hypocrisie qui l'entoure : le racisme extrême et sans fard, aisément reconnaissable et condamnable, des suprémacistes blancs, skinheads néo-nazis et autres mouvances descendant en ligne droite du KKK, mais aussi celui, plus subtil et plus pernicieux, qui se cache au plus profond des perceptions et des préjugés, biaise les comportements parfois les mieux intentionnés, nourrissant un racisme institutionnel qui continue à structurer l'ordre social malgré les lois qui proclament l'égalité.


En alternant les points de vue, quitte à revivre les mêmes scènes sous plusieurs angles, blanc ou noir, Jodi Picoult réussit à faire entrer les lecteurs blancs, le temps du livre, dans la peau d'une femme noire, leur faisant vivre de l'intérieur les grandes injustices, mais aussi les mille détails du quotidien qui, insidieusement, stigmatisent en permanence l'existence des noirs américains.


Souvent dure et choquante, destinée à sensibiliser et à faire réfléchir, cette lecture s'avère addictive, portée par un vrai suspense, des personnages crédibles soigneusement campés à partir d'une documentation solide, et l'écriture fluide de Jodi Picoult. Si le dénouement est sans doute bien trop théâtral pour être totalement réaliste, il porte l'espoir que la prise de conscience et la mobilisation de chacun, par l'addition de mille petits riens, puissent finir par faire bouger les lignes. Coup de coeur.

Lien : https://leslecturesdecanneti..
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« La tristesse des éléphants » avait été un énorme coup de coeur et il en sera de même pour « Mille petits riens », roman intense qui traite du racisme aux États-Unis.

Sous forme de roman choral, Jodi Picoult prête sa voix à trois protagonistes que l'on suivra tour à tour au fil des chapitres. L'action se déroule courant 2014, à New Haven dans le Connecticut, et tourne autour du décès d'un nouveau-né. C'est avec Ruth, infirmière et sage-femme depuis vingt ans, que l'histoire démarre, au moment où sa supérieure lui interdit de s'occuper d'un bébé né la nuit précédente, parce qu'elle est... noire. Les parents sont en effet des suprémacistes blancs et ne tolèrent pas qu'une "négresse" puisse toucher leur fils. C'est là qu'entre en jeu Turk, le père du nouveau-né et deuxième voix du roman, jeune homme qui "casse du négro et du pédé" sans scrupule aucun. Kennedy, quant à elle, avocate de la défense publique, sera la troisième voix, elle fera son apparition au moment où elle sera commise d'office dans l'affaire qui concerne Ruth, accusée du meurtre d'un bébé...

Narration à la première personne, nous sommes propulsés dans la tête de trois personnalités différentes et vivont leur quotidien tel qu'elles le vivent elles-mêmes. Ainsi, l'on peut se rendre compte de comment un seul et même évènement peut être vécu et/ou perçu de manière différente selon notre niveau social, nos modes de vie, notre éducation, ... notre couleur de peau. J'ai aimé la manière dont l'autrice aborde les sujets de différents points de vue, on sent là un véritable travail de documentation. D'un chapitre à un autre, on suit le déroulé de l'histoire d'un regard à chaque fois différent, selon celui d'une personne de couleur, d'un skinhead, d'une personne "lambda", ou encore de la justice.

Quels que soient les thèmes évoqués, ils sont toujours minutieusement traités. Ils peuvent paraître nombreux mais se rejoignent tous autour d'un seul : le racisme, abordé selon différentes perspectives. Ainsi, il est question de discrimination et préjugés raciaux, de suprémacisme blanc et de haine raciale, de relations interraciales, mais aussi du système judiciaire et de justice sociale, de maternité, de deuil et de famille. Jodi Picoult a fait un travail de recherche remarquable, tout y est subtilement décortiqué : le contexte, les points de vue de chacun, leurs ressentis, le déroulement des événements. Les personnages, qu'on ne peut évidemment pas tous aimer, sont tous parfaitement fouillés.

Deux nuits, c'est le temps qu'il m'a fallu pour engloutir ces presque 700 pages intenses, prenantes, saisissantes, captivantes. Tantôt horrifiée ou mal à l'aise, tantôt pleine de compassion, tout m'a touché d'une manière ou d'une autre.
La plume est superbe, toute en sensibilité et délicatesse.
C'est un roman puissant, profond, marquant, sombre et lumineux tout à la fois.

C'est le genre de lecture qui ouvre les yeux et fait réfléchir. le racisme existera sans aucun doute toujours (et pas uniquement aux États-Unis), qu'il soit actif ou passif, d'où l'importance de ce genre d'ouvrages, aussi fictifs soient-ils (et pourtant bien ancrés dans notre réalité).

Même si j'aurais préféré un happy end un peu moins happy, pour le rendre un peu plus crédible, ce fut une lecture fabuleuse.
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Aujourd'hui c'est un anniversaire ! Avec beaucoup de bougies !

1000e critique, donc 1000 livres lus en près de 6 ans d'addiction «babéliote», faite de coups de coeur, de coups de gueule, de rencontres d'auteurs ou de lecteurs, de conseils et de découvertes grâce à la Communauté, que je salue et remercie. (Parenthèse refermée)

Il convenait donc de choisir un livre adapté et accepter pour une fois de sortir de mon confort littéraire en prenant sans apriori un titre symbolique.
(Je n'ai quand même pas pris trop de risques avec Actes Sud )

Ce fut une excellente pioche par une immersion oppressante dans la culture américaine contemporaine et ses vieux démons de racisme ordinaire. Une navrante fiction qui fait froid dans le dos pour une afro-américaine, infirmière piégée en bouc émissaire dans la responsabilité collective du décès d'un nourrisson, subissant les méthodes de cow-boy des institutions policière et judiciaire.

Jodi Picoult nous immerge dans une société où mille petits riens sont autant de petites agressions racistes, où il convient encore de savoir survivre dans un monde de blancs, faisant face aux bons sentiments bien intentionnés jusqu'à la cohabitation avec des idéologies suprématistes.
Une histoire sur le fil du rasoir, faite par plusieurs narrateurs, où chaque personnage, profondément humain pour le pire et le meilleur, fait face à des sentiments multiples de haine, de douleur, de révolte. Où le lecteur se projette avec effroi dans la peau d'une victime expiatoire et serre les dents pour tenter de voir le bout du tunnel. On peut chipoter sur quelques longueurs et une chute narrative un peu expéditive, mais l'ensemble est convainquant.

Et puis cette excellente jaquette de petite fille appuyée au mur en état de sidération, telle une fiche d'identification policière…
Un gros coup de coeur.
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critiques presse (3)
Chatelaine
06 août 2018
Cette histoire en est d’abord et avant tout une de bonté et de compassion. Vibrant d’une humanité profonde, il présente le récit d’une histoire infiniment triste avec tant de tendresse et de bienveillance qu’il redonne foi en la beauté du monde.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LeMonde
07 mai 2018
Un long travail d’écoute de ses concitoyennes noires a permis à l’écrivaine de rendre compte, dans « Mille petits riens », du racisme institutionnel aux Etats-Unis.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte
03 mai 2018
Avec profondeur et justesse, ce roman social pointe du doigt ces mille petits riens qui, derrière les non-dits, en disent long pour beaucoup d'entre nous.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (202) Voir plus Ajouter une citation
Quand je raconte cette histoire, tout le monde pense que la naissance du bébé est le miracle auquel je fais allusion en cette lointaine journée de blizzard. C'était époustouflant, certes. Mais j'ai assisté ce jour-là à une chose encore plus merveilleuse. Pendant que Christina me tenait la main et que Mme Mina serrait celle de maman, il y a eu un moment – un souffle, un battement de cœur – où toutes les différences d'éducation, de niveau social et de couleur de peau se sont évaporées, tels des mirages dans le désert. Un moment où nous étions tous égaux et où il n'y avait plus qu'une femme qui en aidait une autre.
Ce miracle-là, cela fait trente-neuf ans que j'attends qu'il se reproduise.
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Elle lève les yeux de la rubrique locale du journal.
- J'ai encore vu le nom d'Edison là-dedans, ajoute-t-elle.
Mon fils a raflé la première place de tous les classements semestriels depuis son entrée au lycée. Mais, comme je me plais à lui répéter, ce n'est pas une raison pour se vanter.
- Il y a beaucoup de gamins brillants dans cette ville, dis-je avec modestie.
- Peut-être, mais avoir de si bons résultats, pour un garçon comme Edison... ce que je veux dire, c'est que tu devrais être fière. J'espère seulement qu'Ella sera aussi bonne élève que lui.
"Un garçon comme Edison". Je sais ce qu'elle veut dire, même si elle prend soin de pas le formuler clairement. Il n'y a pas beaucoup d'élèves noirs au lycée et, à ma connaissance, Edison est le seul à figurer en tête du palmarès de l'établissement. Ce genre de commentaires me fait l'effet d'un coup de lame de rasoir, mais comme je travaille avec Marie depuis plus de dix ans maintenant je m'efforce d'ignorer la morsure. Je sais qu'elle ne pense pas à mal en disant ça.
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Je me suis souvent demandé si une mère pouvait détecter le moment où son enfant devenait adulte. Est-ce qu'il y avait des signes cliniques comme pour le déclenchement de la puberté, ou émotionnels comme pour le premier chagrin d'amour, ou temporels comme le jour de son mariage. Je me suis demandé si cela se résumait à un certain volume d'expériences de vie - l'obtention d'un diplôme universitaire, le premier travail, le premier bébé -, autant d'événements qui feraient pencher la balance. Si c'était le genre de chose qu'on remarquait aussitôt comme une tache de vin sur la peau ou si, au contraire, cela s'installait lentement, comme les marques du temps dans le reflet du miroir.

Aujourd'hui, je sais: le passage à l'âge adulte est une ligne tracée dans le sable. À un moment donné, votre enfant se tiendra de l'autre côté.

Je croyais qu'il traînerait des pieds. Que la ligne reculerait.

Je n'aurais jamais imaginé, en tout cas, qu'une de mes actions le précipiterait de l'autre côté.
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On fait tous ça, vous savez. On cherche tous des distractions pour éviter de remarquer le temps qui passe. On s'absorbe dans le travail. On se concentre sur nos pieds de tomate qu'il faut préserver du mildiou. On remplit nos réservoirs d'essence, on recharge nos cartes de transport et on fait les courses au supermarché, de sorte que les semaines se suivent et se ressemblent toutes, en apparence. Et puis, un jour, vous vous retournez et votre bébé est un homme. Un jour, vous vous regardez dans la glace et vous voyez des cheveux gris. Un jour, vous vous rendez compte qu'il vous reste moins de temps à vivre que ce que vous avez déjà vécu. (...)
Certains d'entre nous se laissent guider par cette prise de conscience, je suppose. On part visiter le Tibet, on prend des cours de sculpture, on saute en parachute. On s'efforce de faire comme si ce n'était pas déjà terminé.
Et puis d'autres se contentent de remplir leur réservoirs, de recharger leurs cartes de transport et de faire leurs courses au supermarché parce que, si on garde les yeux rivés sur le chemin qui se déroule à nos pieds, on n'est pas obsédé par le moment où il plongera à pic du haut de la falaise.
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- Je n'ai pas besoin de votre pitié.
Vous avez raison, fais-je en hochant la tête. Ce que vous voulez, c'est l'équité.
Ruth s'immobilise mais ne se retourne pas.
- Vous voulez dire l'égalité, corrige-t-elle.
- Non, je parle bien d'équité. L'égalité consiste à traiter tout le monde de la même manière. Alors que l'équité implique de savoir tenir compte des différences de chacun afin que tout le monde ait une chance de réussir.
Je fixe son dos.
- La première option semble juste. La deuxième l'est réellement. L'égalité, c'est distribuer le même sujet d'examen à deux élèves. Mais si l'un d'entre eux est aveugle alors que l'autre n' a pas de problème de vue, ça ne sert à rien. Il s'agit alors de donner un sujet en braille et l'autre imprimé, contenant tous les deux les mêmes questions.
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11 avr. 2023 #litterature #jodipicoult L'auteure de *Mille petits riens* revient avec un roman qui donne littéralement une bouffée d'oxygène ! 📘 **J'aimerais tant que tu sois là**, en librairie le 3 mai !
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