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ISBN : 2330096658
Éditeur : Actes Sud (07/03/2018)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 149 notes)
Résumé :
Ruth est sage-femme depuis plus de vingt ans. C'est une employée modèle. Une collègue appréciée et respectée de tous. La mère dévouée d'un adolescent qu'elle élève seule. En prenant son service par une belle journée d'octobre 2015, Ruth est loin de se douter que sa vie est sur le point de basculer. Pour Turk et Brittany, un jeune couple de suprémacistes blancs, ce devait être le plus beau moment de leur vie : celui de la venue au monde de leur premier enfant. Le pet... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (69) Voir plus Ajouter une critique
tynn
  11 juillet 2018
Aujourd'hui c'est un anniversaire ! Avec beaucoup de bougies !
1000e critique, donc 1000 livres lus en près de 6 ans d'addiction «babéliote», faite de coups de coeur, de coups de gueules, de rencontres d'auteurs ou de lecteurs, de conseils et de découvertes grâce à la Communauté, que je salue et remercie. (Parenthèse refermée)
Il convenait donc de choisir un livre adapté et accepter pour une fois de sortir de mon confort littéraire en prenant sans apriori un titre symbolique.
(Je n'ai quand même pas pris trop de risques avec Actes Sud )
Ce fut une excellente pioche par une immersion oppressante dans la culture américaine contemporaine et ses vieux démons de racisme ordinaire. Une navrante fiction qui fait froid dans le dos pour une afro-américaine, infirmière piégée en bouc émissaire dans la responsabilité collective du décès d'un nourrisson, subissant les méthodes de cow-boy des institutions policière et judiciaire.
Jodi Picoult nous immerge dans une société où mille petits riens sont autant de petites agressions racistes, où il convient encore de savoir survivre dans un monde de blancs, faisant face aux bons sentiments bien intentionnés jusqu'à la cohabitation avec des idéologies suprématistes.
Une histoire sur le fil du rasoir, faite par plusieurs narrateurs, où chaque personnage, profondément humain pour le pire et le meilleur, fait face à des sentiments multiples de haine, de douleur, de révolte. Où le lecteur se projette avec effroi dans la peau d'une victime expiatoire et serre les dents pour tenter de voir le bout du tunnel. On peut chipoter sur quelques longueurs et une chute narrative un peu expéditive, mais l'ensemble est convainquant.
Et puis cette excellente jaquette de petite fille appuyée au mur en état de sidération, telle une fiche d'identification policière…
Un gros coup de coeur.
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Shan_Ze
  11 mai 2018
Ruth Jefferson est une sage-femme afro-américaine de 44 ans. Elle exerce depuis plus de vingt ans et pourtant, les parents d'un bébé l'accusent de la mort de celui-ci. Autour de cet évenement, c'est le racisme qui est mis en avant. Ruth raconte comment sa vie a changé, comment elle vit les remarques au quotidien. Kennedy, l'avocate qui prendra l'affaire en charge, a un autre point de vue en tant que Blanche. Enfin, il y a la voix de Turk et suprémaciste blanc et le père du bébé qui déverse tout sa haine pour les Noirs et autres minorités.
Dès que j'ai vu la couverture de ce roman et le titre, j'ai eu envie de le lire. Mais prudence, quand j'ai trop d'attentes, je suis parfois déçue. Heureusement pour moi, ce livre a été une fabuleuse découverte. Cette histoire à trois voix autour du racisme aux Etats-Unis est magnifiquement racontée par Jodi Picoult.
C'est une lecture très agréable, j'ai aimé suivre les vies de Ruth et Kennedy, connaitre leurs pensées sans filtre sur un sujet qui peut être tabou au Etats-Unis. J'ai eu plus de mal avec le personnage de Turk, sentir tout ce venin sortir d'une personne, c'est assez dur. Jodi Picoult a fait un excellent travail de recherche pour en faire ce roman très abouti et déceler les différences nuances entre racisme et considérations sur la couleur. Quand je tente de faire une comparaison avec la situation en France, je me dis qu'il y a des différences... La fin est bien amenée, comme un espoir sur notre futur même s'il est un peu utopique.
C'est un gros roman mais il se lit tout seul (presque 600 pages) ! Un vrai coup de coeur !
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deidamie
  12 août 2018
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, je vais vous parler d'un livre embarrassant intitulé Mille petits riens et signé par une autrice nord-américaine, Jodi Picoult.
-Quelle jolie petite fille ! Ca va parler de son enfance ?
-Non. Ou très peu de temps.
Or donc Ruth Jefferson, infirmière en néonatalogie expérimentée et compétente, reçoit l'ordre de ne plus s'occuper du nouveau-né d'un couple de suprémacistes. Hélas, le bébé fait un malaise en présence de Ruth et meurt. Les jeunes parents déposent plainte pour se venger de Ruth tandis que l'hôpital abandonne son employée modèle. Ruth va-t-elle gagner son procès ?
-Oh, une histoire pleine d'injustice et de combat contre les forces du mal comme dans Erin Brockovich !
-Oui, on peut dire ça…
-Mais pourquoi tu dis que le livre est embarrassant ?
-Parce que je suis allée lire les critiques sur Goodreads pour savoir ce que nos amis anglo-saxons en pensaient. J'y reviendrai.
Trois voix narrent l'intrigue, chacune avec son ton, ses mots : celle de Ruth, l'infirmière dévouée qui a passé sa vie à ne pas faire de vagues, celle de Kennedy, qui a passé la sienne à ne pas bien savoir ce qu'est le racisme, celle de Turk, enfant blessé devenu un adulte violent et haineux. L'exercice m'a captivée : la plongée dans l'esprit d'un skin n'est pas de tout repos, ce n'en fut pas moins une expérience intéressante. C'était troublant de lire comment il pouvait se montrer éperdu d'amour, capable de tendresse, tout en commettant des actes de violence affreuse.
Entre les pages consacrées à Turk, répugnant de bête cruauté, et celles de Ruth, touchante de volonté, se trouvent celles de Kennedy, l'avocate : elle représente une Blanche qui ne se croit pas raciste et qui va prendre conscience de ses failles et se remettre en question.
-Mouais. Moi, j'aimerais quand même dire que les répétitions m'ont bien grave ennuyée. Quel intérêt de répéter deux ou trois fois le même bout d'histoire ?
-Ah, ça t'a ennuyée, toi ? Moi, j'ai trouvé que c'était l'une des trouvailles les plus brillantes du roman.
-Ah bon ?
-Mais oui ! J'ai trouvé admirable le travail du point de vue ; il démontre que les faits et la réalité ne se rejoignent pas forcément, loin de là, et que ce qu'on a dans la tête pervertit la perception.
-Et la partie embarrassante ?
-J'ai adoré ce bouquin.
-Ben pourquoi ça t'embarrasse ?
-Parce que je crains d'être victime du phénomène Mille femmes blanches, encensé alors que je l'ai détesté. J'ai cherché une critique négative : je n'en ai pas trouvé. Alors, je suis allée visiter Goodreads, où les avis sont plus nuancés. Certains lecteurs étaient trop choqués par ce qu'ils lisaient et abandonnaient, d'autres pestaient contre ce texte rempli de clichés et de stéréotypes.
Et cela m'a inquiétée : je ne suis pas capable de détecter lesdits stéréotypes, si vraiment il y en a. Tout au plus puis-je reconnaître une patine hollywoodienne dans le déroulement de la narration, une sensation vague de déjà-vu.
Je suis tombée sur une critique qui parlait d'un livre écrit « par une Blanche pour les Blancs ». Je suis assez d'accord : ce roman est rédigé avec un soin tout particulier accordé à la pédagogie, il dit « voilà comment les choses marchent, voilà pourquoi ce n'est pas normal ni sain ». Mais ce livre peut-il être considéré comme un élément de lutte contre le racisme par les Noirs ? Je ne sais pas.
J'ai également éprouvé des difficultés avec le personnage d'Adisa. Son franc-parler m'a plu, mais j'ai eu du mal à comprendre ses choix de vie. Ruth souhaite s'élever dans la société et offrir une vie meilleure à son fils. Adisa ne semble pas encourager le travail chez ses enfants et vivote comme elle peut. Est-ce « blanc » que de vouloir étudier, se sortir de la pauvreté et exercer un métier valorisant ? Ou refuse-t-elle de le faire pour ne pas intégrer une société trop blanche, justement ? Lui accorder plus de parole à ce propos aurait livré un autre point de vue intéressant et instructif sur la question du racisme et des façons d'y résister.
-Moi, ce qui m'a gênée, c'est le coup de théâtre.
-Oui, nous sommes d'accord, il n'était ni subtil, ni crédible, il est vrai. Juste cathartique.
Quoi qu'il en soit, Mille petits riens représente un splendide jeu d'écriture engendrant des émotions variées et complexes. Cette fiction pousse à s'interroger sur soi et sur la réalité. Il est bien parti pour devenir mon roman préféré de l'année. »
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LucileMM
  28 avril 2018
Ruth afro-américaine de 44 ans, s'applique depuis toujours à être une citoyenne parfaite. Infirmière dans une maternité, dévouée et compétente, elle est une professionnelle appréciée de tous.
Jusqu'au jour où son chemin croise celui d'un jeune couple de suprémacistes blancs qui refusent qu'elle s'occupe de leur bébé. Sa hiérarchie accède à la requête du couple et lui interdit de s'approcher du nourrisson. Quand le drame survient et que l'enfant fait un arrêt respiratoire, Ruth est seule avec lui…
Partant de ce drame, Jodi Picoult tresse un récit à trois voix.
La voix de Ruth, forte et digne, qui affronte sa descente aux enfers et se voit obligée de remettre en question tout ce sur quoi elle a basé son existence.
La voix de Kennedy, jeune avocate de la partie civile pour qui ce procès va tout changer.
La voix de Turk, jeune père aimant, homme haïssant.
580 pages qui se lisent toutes seules même si le propos est dense car les rebondissements sont nombreux et les réflexions percutantes…
Challenge Muli-défis 2018
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Biblioroz
  13 février 2018
Avec ce nouveau roman, Jodi Picoult nous plonge dans un véritable bouillon de sentiments et d'émotions contradictoires. de ce bouillon émanent des effluves de professionnalisme, d'efforts d'intégration, de persévérance, de compassion et de tendresse. Mais de ce chaudron bouillonnant ressortent aussi des relents de haine, de colère, de violence, d'aveuglement et d'injustice.
Écoutons la voix de Ruth, africaine-américaine. Elle se souvient de cet instant où sa mère a aidé à mettre au monde le bébé de sa patronne. Cet instant, si fugitif, pendant lequel elle a perçu l'abolition des différences sociales et raciales. Ruth était alors âgée de cinq ans et c'est ce miracle, en suspens, qui l'a conduite à devenir infirmière sage-femme. Pour se donner toutes ses chances, elle choisit d'étudier, de vivre et d'exercer ensuite son métier parmi les blancs. Attachée uniquement au bien-être de ses patientes, elle ne peut envisager les limites de l'intégration qui sont pourtant encore bien réelles aux États-Unis. Ses relations avec sa soeur, plus aigrie ou alors simplement plus réaliste face aux difficultés raciales, sont très conflictuelles tout en étant très fraternelles : une ambigüité que j'ai trouvée très intéressante et très bien exploitée par l'auteure.
Écoutons la voix de Turk, un suprémaciste blanc convaincu. Avec sa femme qui vient d'accoucher dans l'hôpital où exerce Ruth, tous deux refusent que cette infirmière noire touche leur bébé. Il nous relate ce parcours qui l'a fait basculer vers ces groupes extrémistes et leurs idéologies racistes. Lorsque son bébé décède, ce n'est que par la violence et la haine qu'il peut extérioriser sa douleur en accusant Ruth du meurtre de son petit Davis.
Écoutons la voix de Kennedy, jeune avocate de la défense publique. Elle n'a encore jamais plaidé une affaire de meurtre mais va entamer ce procès comme il est de bon ton de le faire dans les tribunaux américains, sans soulever le problème racial alors qu'il semble bien que c'est uniquement lui qui est au coeur de cette tragédie.
Ces trois voix nous chuchotent, nous disent ou nous crient leur propre ressenti. Elles nous submergent, nous révoltent, nous bousculent dans nos propres convictions.
C'est rythmé et profond même si quelques passages dans le procès sont parfois redondants.
Jodi Picoult révèle la part cachée du racisme, les innombrables préjugés raciaux qui hantent encore l'Amérique, mais aussi tous ces petits riens qui font avancer vers une prise de conscience de la justice ou plutôt de l'injustice sociale liée à la couleur de peau.
Pour coller à la réalité, l'auteure s'est appuyée sur une solide documentation qui donne beaucoup de crédibilité à tous les thèmes abordés.
J'ai eu un coup de coeur pour le passage dans lequel Ruth compare la problématique raciale, niée par tous, à l'énormité d'un éléphant qui se promènerait dans le tribunal !
Je remercie Actes Sud et Masse Critique pour l'offre de ces belles heures de lecture.
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critiques presse (3)
Chatelaine   06 août 2018
Cette histoire en est d’abord et avant tout une de bonté et de compassion. Vibrant d’une humanité profonde, il présente le récit d’une histoire infiniment triste avec tant de tendresse et de bienveillance qu’il redonne foi en la beauté du monde.
Lire la critique sur le site : Chatelaine
LeMonde   07 mai 2018
Un long travail d’écoute de ses concitoyennes noires a permis à l’écrivaine de rendre compte, dans « Mille petits riens », du racisme institutionnel aux Etats-Unis.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   03 mai 2018
Avec profondeur et justesse, ce roman social pointe du doigt ces mille petits riens qui, derrière les non-dits, en disent long pour beaucoup d'entre nous.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   26 juillet 2018
On fait tous ça, vous savez. On cherche tous des distractions pour éviter de remarquer le temps qui passe. On s'absorbe dans le travail. On se concentre sur nos pieds de tomate qu'il faut préserver du mildiou. On remplit nos réservoirs d'essence, on recharge nos cartes de transport et on fait les courses au supermarché, de sorte que les semaines se suivent et se ressemblent toutes, en apparence. Et puis, un jour, vous vous retournez et votre bébé est un homme. Un jour, vous vous regardez dans la glace et vous voyez des cheveux gris. Un jour, vous vous rendez compte qu'il vous reste moins de temps à vivre que ce que vous avez déjà vécu. (...)
Certains d'entre nous se laissent guider par cette prise de conscience, je suppose. On part visiter le Tibet, on prend des cours de sculpture, on saute en parachute. On s'efforce de faire comme si ce n'était pas déjà terminé.
Et puis d'autres se contentent de remplir leur réservoirs, de recharger leurs cartes de transport et de faire leurs courses au supermarché parce que, si on garde les yeux rivés sur le chemin qui se déroule à nos pieds, on n'est pas obsédé par le moment où il plongera à pic du haut de la falaise.
+ Lire la suite
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ladesiderienneladesiderienne   27 juillet 2018
- Je n'ai pas besoin de votre pitié.
Vous avez raison, fais-je en hochant la tête. Ce que vous voulez, c'est l'équité.
Ruth s'immobilise mais ne se retourne pas.
- Vous voulez dire l'égalité, corrige-t-elle.
- Non, je parle bien d'équité. L'égalité consiste à traiter tout le monde de la même manière. Alors que l'équité implique de savoir tenir compte des différences de chacun afin que tout le monde ait une chance de réussir.
Je fixe son dos.
- La première option semble juste. La deuxième l'est réellement. L'égalité, c'est distribuer le même sujet d'examen à deux élèves. Mais si l'un d'entre eux est aveugle alors que l'autre n' a pas de problème de vue, ça ne sert à rien. Il s'agit alors de donner un sujet en braille et l'autre imprimé, contenant tous les deux les mêmes questions.
+ Lire la suite
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ladesiderienneladesiderienne   27 juillet 2018
Toujours assise à la table de la cuisine, j'entends la clé tourner dans la serrure. Edison se glisse à l'intérieur. Ses yeux mettent quelques instants à s'habituer à l'obscurité ; il marche à pas de loup parce qu'il me croit endormie. D'une voix claire, je dis son prénom.
- Pourquoi tu ne dors pas ? demande-t-il.
- Pourquoi tu n'es pas rentré plus tôt ?
Je distingue nettement sa silhouette, une ombre parmi les ombres.
- J'avais besoin de marcher. Seul.
- Pendant six heures ?
- Oui. Pendant six heures, répond Edison avec une pointe de défi dans la voix. T'as qu'à m'implanter une puce GPS si tu ne me fais pas confiance.
- Je te fais confiance, à toi, dis-je prudemment. C'est le reste du monde qui m'inspire moins.
Je me lève et nous nous retrouvons face à face, séparés par quelques centimètres. Toutes les mères se font du souci mais, par la force des choses, on s'en fait un peu plus que les autres, nous, les mères noires.
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ladesiderienneladesiderienne   23 juillet 2018
Je me suis souvent demandé si une mère pouvait détecter le moment où son enfant devenait adulte. Est-ce qu'il y avait des signes cliniques comme pour le déclenchement de la puberté, ou émotionnels comme le premier chagrin d'amour, ou temporels comme le jour de son mariage. Je me suis demandé si cela se résumait à un certain volume d'expériences de vie - l'obtention d'un diplôme universitaire, le premier travail, le premier bébé -, autant d'évènements qui feraient pencher la balance. Si c'était ce genre de chose qu'on remarquait aussitôt comme une tache de vin sur la peau ou si, au contraire cela s'installait lentement, comme les marques du temps dans le reflet du miroir.
Aujourd'hui, je sais : le passage à l'âge adulte est une ligne tracée dans le sable. A un moment donné, votre enfant se tiendra de l'autre côté.
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DuzboDuzbo   08 février 2018
Les bébés sont comme des ardoises vierges. Ils ne viennent pas au monde déjà chargés des engagements pris par leurs parents, des promesses formulées par leur église, de cette capacité qu'ont certains à ranger les êtres humains dans deux groupes distincts : ceux qu'ils aiment et ceux qu'ils n'aiment pas. En réalité, ils arrivent sans rien, à part un besoin immense d'être rassurés. Et ce besoin peut être comblé par n'importe qui : ils ne jugeront pas la personne qui les prendra dans ses bras.
Une question me traverse l'esprit : combien de temps faut-il pour que ce vernis naturel s'écaille au contact de l'éducation reçue ?
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