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ISBN : 2130542972
Éditeur : Presses Universitaires de France (20/12/2003)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.68/5 (sur 93 notes)
Résumé :
Les idées exposées dans cet ouvrage, publié pour la première fois en 1895, semblèrent alors fort paradoxales. Pourtant, ce texte qui n'a en rien été modifié dans les éditions successives, est devenu un classique, traduit dans de nombreuses langues. Sa lecture et son étude sont toujours d'actualité et font partie de la formation de toutes les nouvelles générations de jeunes sociologues.
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Sly
  14 mars 2013
Une lecture vraiment intéressante !
Ecrit en 1895, la première chose qui m'a frappé, est que l'étude qui y est faîte est totalement d'actualité. Au fil des pages et des réflexions de l'auteur, je me suis mis à vérifier ces idées en les transposant à ce qu'il ce passe actuellement. Et là, j'ai pris un claque. Incroyable, voilà qu'un livre nous montrant un grand nombre de nos erreurs commises et qui explique comment fonctionne la mutation des sociétés et qu'à priori personne n'a eu l'idée d'utiliser pour améliorer notre société.
La foule abaisse irrémédiablement le niveau intellectuel de ses membres, et les rapproches de leurs instincts primaires. C'est un fait, le contester au regard de l'histoire est inutile. de plus, il est très difficile de manipuler un homme, mais mettez le dans une foule, dans un contexte qui va permettre de l'associer à d'autres personnes et là il va se transformer en mouton et vous pourrez en faire ce que vous voulez, si vous contrôlez l'ensemble du groupe. Et voilà que nous faisons en sorte que les personnes qui dirigent les pays se regroupe en parlement, que ceux qui votes les lois se regroupe dans des sénats faisant fi de leur qualité intellectuel individuel pour aboutir une intelligence collective moindre.
Les révolutions sont utiles parce qu'elles préparent la société à évoluer, mais il faut bien comprendre que pour que la société évolue, il faut que les membres qui la compose aient fait évoluer leur mentalité. Les révolutions sont éphémères, leurs effets aussi si la société n'est pas prête. Inévitablement, la seule chose qui permette l'évolution des mentalités et des sociétés, c'est le temps.
Qui contrôle les foules, gouverne le monde ! Mais attention à la chute lorsque la foule ne croit plus en vous.
La lecture fut très intéressante et enrichissante, et reste très accessible dans ses termes. En refermant le livre, je me suis poser cette question « Pourquoi ce livre est si peu connu ? Existe-t-il beaucoup de livres comme celui-ci qui nous donnent des clés et que nous n'utilisons pas ? »
Un livre qu'un plus grand nombre devrait prendre le temps de lire, afin qu'il leur ouvre les yeux.
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Chrichrilecture
  08 février 2017
A oublier
De nos jours ce roman n'a pas d'intérêt, il est écrit dans un vieux français. Il n'y a aucune ponctuation. Encore un roman à ne pas faire lire aux jeunes pour ne pas les dégoutter de la lecture.
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kedrik
  07 septembre 2011
Au spectacle des syndicats convoquant le ban et l'arrière ban, de la masse lycéenne en vadrouille et des pancartes à slogan, je me suis senti appelé par La psychologie des foules, un livre fondateur de la psychologie sociale. À l'annonce des chiffres contradictoires sur la participation aux cortèges, j'ai eu envie de connaître les rouages d'une manif. Comment ça fonctionne, un rassemblement d'individus. Surtout que l'ouvrage de Gustave le Bon a la réputation d'avoir inspiré bien des dictateurs du siècle passé. Même Freud s'y réfère dans certaines publications, c'est dire.
Mais avant de parler du contenu du livre, il faut présenter son auteur. Ce bon Gustave est né en 1841 et est devenu un scientifique amateur. Il s'intéresse à un tas de sujets variés qui vont de la fumée de tabac à la luminescence invisible en passant par la civilisation des arabes. C'est un touche-à-tout. Il publie plus vite que son ombre. Et surtout, il est le produit de son temps, c'est à dire qu'il a une vision du monde bien tranchée où la race prédétermine bien des choses. Pour lui et ses semblables, l'homme occidental est supérieur aux autres, c'est tout. Il est également persuadé que l'éducation ne doit pas être imposée aux masses car elle produit des gens trop éduqués qui finissent par devenir anarchistes. Car s'il y a bien deux trucs que ce sacré Gustave ne peut pas blairer, ce sont les curetons et les socialistes.
Il faut donc lire La psychologie des foules en remettant le texte dans son contexte. le livre parait en 1895, donc Le Bon analyse les foules à l'aune de son expérience historique : révolution française, Commune de Paris, Napoléon au pouvoir... Et sa grille de lecture est limitée par les idées de son temps : sans surprise, il compare le QI d'une foule à celui d'un sauvage ou d'un enfant et prétend que les foules sont aussi hystériques que des femmes. Et comme il est persuadé que la race décide de beaucoup de choses, on a très souvent plus l'impression de lire des brèves de comptoir qu'un livre scientifique. Avec nos yeux modernes, son discours pourrait facilement passer pour raciste mais en fait, Le Bon utilise le mot race dans un sens plus historique que biologique. Ça n'excuse pas tout, mais ça explique sa logique interne.
Et donc, que dit-il sur la foule ? En gros, qu'il y a un nivellement par le bas de l'intelligence dès que les hommes se rassemblent. En se fondant dans la masse, l'individu met de côté son sens critique et sa logique. Pire, la foule est hypnotisable, c'est à dire qu'elle se laisse facilement mener en bateau par certains grands idéaux et mots-clés qu'elle acceptent alors aussi facilement que des dogmes religieux. Pour peu qu'un tribun pas manchot lui dise ce qu'elle veut entendre, la foule est prête à se laisser massacrer pour une idée bien vendue. Selon le Bon, la foule est même parfois victime d'hallucinations collectives, d'où une conclusion simple de Gustave : plus un évènement est attesté par un grand nombre de témoins moins cet évènement a des chances d'être véridique. Ensuite l'auteur explique à quel point les idées empruntent beaucoup à la foi religieuse : croire au socialisme demande autant de religiosité que de croire en dieu. S'en suivent quelques considérations sur certaines foules spécifiques comme les jurés d'assises, les électeurs et les parlementaires. Il en ressort principalement l'idée que ces assemblées en arrivent collectivement à des décisions que les personnes qui la composent n'aurait jamais acceptées à un niveau individuel.
Au final, c'est un drôle de livre car Gustave le Bon est un drôle de penseur. Il a effectivement mis le doigt à l'époque sur quelque chose de nouveau en parlant de la soumission de la foule à un meneur et de la possibilité d'influencer la masse en choisissant des messages simples qui puissent être véhiculées par des images facilement assimilables par les gens. Ça reste totalement d'actualité : un slogan vide de sens vaut mieux qu'une démonstration intelligente. Là où ça pêche, c'est quand Le Bon s'embarque dans des considérations très personnelles. Il est ainsi persuadé que le Royaume-Uni est le meilleur pays car il fait changer ses institutions par d'infimes mesures plutôt qu'en proposant une refonte révolutionnaire qui consiste le plus généralement à mettre une couche de peinture neuve sur de vieilles institutions.
Gustave le Bon est définitivement un drôle d'oiseau. Son style un brin paternaliste et colonialiste nuit énormément à ses concepts, mais il faut bien avouer qu'il a balisé un chemin nouveau à son époque.
Les possesseurs de liseuse numérique peuvent accéder au texte sur Wikisource et s'embellir l'âme tout en regardant défiler les cortèges et en se cogitant à ce paradoxe : même si tous les individus d'une foule avaient lu La psychologie des foules et compris les mécanismes collectifs qui l'assujettissent, cette foule n'en serait pas moins moutonnière.
Et inutile de chercher dans ce billet une quelconque apologie manifestatoire ou au contraire un appui réformiste (encore que, à titre personnel, Brassens a tout dit dans le pluriel). D'ailleurs, les amateurs de Steampunk devraient lire les écrits de Gustave le Bon car les pistons rouillés et la vapeur n'ont de sens que s'ils mettent en scène les enjeux sociaux de leur temps.
Lien : http://hu-mu.blogspot.com/20..
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Luniver
  08 février 2012
Bien que se présentant comme une étude scientifique, l'écrit de Gustave le Bon est bien plus proche de l'essai que de la démonstration rigoureuse : ses affirmations sont présentées sans preuve, il ne fait référence qu'à d'autres livres qu'il a lui-même écrit. Il se permet également des petits détours par d'autres thèmes, l'enseignement en France et le meilleur (ou le moins pire) mode de scrutin par exemple. Même s'il prétend avoir laissé de côté les dogmes de son époque, ses idées sont aussi biens de son siècle ("[...]l'impulsivité, l'irritabilité, l'incapacité de raisonner, l'absence de jugement et d'esprit critique, l'exagération des sentiments, et d'autres encore, que l'on observe également chez les êtres appartenant à des formes inférieures d'évolution, tels que la femme, le sauvage et l'enfant[...]"). Il parle fréquemment de "races", même si j'ai eu le sentiment que ce terme n'était pas spécialement péjoratif, et a la même signification que le mot "culture" à l'heure actuelle. Ses opinions personnelles transparaissent aussi nettement: le socialisme est une dangereuse utopie basée sur du vent, les foules anglaises sont bien plus posées et réfléchies que les foules latines, notamment.
Malgré ces petits défauts, la lecture est saisissante : le livre fourmille d'idées, le style clair et concis nous entraîne tout au long de l'exposé. Les réflexions sont sensées, les exemples pertinants. On ne peut pas s'empêcher de faire des parallèles avec ce qu'il se passe actuellement. le livre est d'ailleurs tellement d'actualité qu'il faut croiser des mots ou des idées qui n'ont plus cours aujourd'hui pour se rappeler qu'il a été écrit il y a plus d'un siècle.
Les idées qu'expose l'auteur commencent à être bien connues (même si les connaître ne nous empêche pas d'en être toujours victimes) : le comportement des individus dans une foule est totalement différent de celui qu'aurait chaque personne qui ferait face seul à la situation ; la foule suit aveuglément les meneurs charismatiques ; des slogans frappant, même vides de sens, séduisent bien plus qu'un long discours raisonné ; la foule est conservative et ne se débarasse que très lentement des idées pourtant prouvées fausses ; à l'inverse, une fois qu'une nouvelle idée s'est imposée, elle est défendue avec rage et fanatisme par les nouveaux convertis.
Gustave le Bon parait un peu cynique par moment, notamment dans la dernière partie du livre où il analyse quelques foules particulières. Pour lui, tous les scrutins se valent plus ou moins, la constitution d'assemblées, de parlement, de sénat, n'apportent rien de plus à la démocratie puisque ses participants restent soumis aux mêmes lois que les foules ordinaires : nivellement par le bas, obéissance aux meneurs. Il conseille également aux politiciens de faire toutes les promesses possibles même en sachant qu'il ne pourra pas les tenir, puisque personne ne s'en souviendra et ne lui en tiendra rigueur (ce qui, malheureusement, se vérifie souvent).
Un ouvrage fondateur dans son domaine, qui nous bouscule dans nos convictions. Cerise sur le gâteau, il est libre de droit et disponible gratuitement en version numérique. Par exemple sur ce site :
Lien : http://classiques.uqac.ca/cl..
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enkidu_
  07 juillet 2014
Gustave le Bon, connu et reconnu comme éminent "intellectuel" (au sens noble du terme) à l'époque et qui, malheureusement, n'est même plus un lointain écho parmi nos contemporains, fait une anatomie du phénomène social de la "foule" : celle-ci n'est pas une simple agglomération d'individus, nous précise-t-il, mais soudée par un ordre transcendant "animal" - idéal, religion, ... - et revêt aussi bien la forme grégaire d'une masse enragée lors d'une révolution populaire que la réunion de jurés de Cours d'assises ou, encore, les assemblées parlementaires.
L'important est qu'il nous montre comme l'individu, alors que quand il est possesseur de son "moi" reste un être social et donc moral, perd toute relation avec l'éthique quand il s'étiole dans le "nous" de la "foule" ; ce qui explique le caractère "bestial" de celle-ci, sans jugement de valeur d'ailleurs car la foule peut aussi être "brutale" dans "l'héroïsme".
Il nous décrit aussi "l'hygiène du bon autoritaire", ou comment manipuler la foule : exclamations liminaires, répétitions lapidaires, ... sont tout autant des ingrédients, pour le "dictateur en herbe", qui voudrait cuisiner les espérances populaires - bien sûr, il faut aussi un "prestige" (nous dirions plutôt charisme aujourd'hui) antérieur à l'action politique (on nous parle alors de Bouddha, Mohammed, Napoléon, ... admirés avant même leur "succès") mais, disons, ces méthodes de la topographie mentale des masses viennent rendre "en acte" le potentiel manipulateur de certains génies qui reste "en puissance", génies que la foule collective - féminine, réceptive, mystique - accueille comme un "sauveur".
Bien sûr, ce qui apparaît en filigrane tout au long de ce travail, c'est une répudiation catégorique du fait "démocratique", qui - toujours selon l'auteur - est le thermomètre politique de la mort prochaine d'une civilisation, là où celle-ci a été façonnée et nourrie par une "aristocratie" (autant politique que culturelle, ou intellectuelle, plus précisément.)
Un cri d'actualité, donc.
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Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
AlexeinAlexein   10 novembre 2018
Si nous envisageons dans leurs grandes lignes la genèse de la grandeur et de la décadence des civilisations qui ont précédé la nôtre, que voyons-nous ?

À l’aurore de ces civilisations, une poussière d’hommes, d’origines variées, réunie par les hasards des migrations, des invasions et des conquêtes. De sangs divers, de langues et de croyances également diverses, ces hommes n’ont de lien commun que la loi à demi reconnue d’un chef. Dans leurs agglomérations confuses se retrouvent au plus haut degré les caractères psychologiques des foules. Elles en ont la cohésion momentanée, les héroïsmes, les faiblesses, les impulsions et les violences. Rien de stable en elles. Ce sont des barbares.

Puis le temps accomplit son œuvre. L’identité de milieux, la répétition des croisements, les nécessités d’une vie commune agissent lentement. L’agglomération d’unités dissemblables commence à se fusionner et à former une race, c’est-à-dire un agrégat possédant des caractères et des sentiments communs, que l’hérédité fixera progressivement. La foule est devenue un peuple, et ce peuple va pouvoir sortir de la barbarie.

Il n’en sortira tout à fait pourtant que lorsque, après de longs efforts, des luttes sans cesse répétées et d’innombrables recommencements, il aura acquis un idéal. Peu importe la nature de cet idéal. Que ce soit le culte de Rome, la puissance d’Athènes ou le triomphe d’Allah, il suffira pour doter tous les individus de la race en voie de formation d’une parfaite unité de sentiments et de pensées.

C’est alors que peut naître une civilisation nouvelle avec ses institutions, ses croyances et ses arts. Entraînée par son rêve, la race acquerra successivement tout ce qui donne l’éclat, la force et la grandeur. Elle sera foule encore sans doute à certaines heures, mais, derrière les caractères mobiles et changeants des foules, se trouvera ce substratum solide, l’âme de la race, qui limite étroitement les oscillations d’un peuple et règle le hasard.

Mais, après avoir exercé son action créatrice, le temps commence son œuvre de destruction à laquelle n’échappent ni les dieux ni les hommes. Arrivée à un certain niveau de puissance et de complexité, la civilisation cesse de grandir, et, dès qu’elle ne grandit plus, elle est condamnée à décliner rapidement. L’heure de la vieillesse va sonner bientôt.

Cette heure inévitable est toujours marquée par l’affaiblissement de l’idéal qui soutenait l’âme de la race. À mesure que cet idéal pâlit, tous les édifices religieux, politiques ou sociaux dont il était l’inspirateur commencent à s’ébranler.

Avec l’évanouissement progressif de son idéal, la race perd de plus en plus ce qui faisait sa cohésion, son unité et sa force. L’individu peut croître en personnalité et en intelligence, mais en même temps aussi l’égoïsme collectif de la race est remplacé par un développement excessif de l’égoïsme individuel accompagné de l’affaissement du caractère et de l’amoindrissement des aptitudes à l’action. Ce qui formait un peuple, une unité, un bloc, finit par devenir une agglomération d’individus sans cohésion et que maintiennent artificiellement pour quelque temps encore les traditions et les institutions. C’est alors que, divisés par leurs intérêts et leurs aspirations, ne sachant plus se gouverner, les hommes demandent à être dirigés dans leurs moindres actes, et que l’État exerce son influence absorbante.

Avec la perte définitive de l’idéal ancien, la race finit par perdre aussi son âme. Elle n’est plus qu’une poussière d’individus isolés et redevient ce qu’elle était à son point de départ - une foule. Elle en présente tous les caractères transitoires sans consistance et sans lendemain. La civilisation n’a plus aucune fixité et tombe à la merci de tous les hasards. La plèbe est reine et les barbares avancent. La civilisation peut sembler brillante encore parce qu’elle conserve la façade extérieure créée par un long passé, mais c’est en réalité un édifice vermoulu que rien ne soutient plus et qui s’effondrera au premier orage.

Passer de la barbarie à la civilisation en poursuivant un rêve, puis décliner et mourir dès que ce rêve a perdu sa force, tel est le cycle de la vie d’un peuple.
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BVIALLETBVIALLET   28 avril 2012
Les foules ont des opinions imposées, jamais des opinions raisonnées. »
« La puissance des foules est la seule force que rien ne menace et dont le prestige ne fasse que grandir. L'âge où nous rentrons sera véritablement l'ère des foules. »
« Le droit divin des foules va remplacer le droit divin des rois. »
« Les foules n'ont de puissance que pour détruire. »
« Les foules sont incapables d'avoir des opinions quelconques en dehors de celles qui leur sont imposées. »
« On conduit les foules en cherchant ce qui peut les impressionner et les séduire. »
« Dans les foules, c'est la bêtise et non l'esprit qui s'accumule. »
« La foule ne peut qu'être d'une crédulité excessive. »
« Les Jacobins de la Terreur étaient aussi foncièrement religieux que les Catholiques de l'Inquisition et leur cruelle ardeur dérivait de la même source. »
« Les foules ont une telle soif d'obéir qu'elles se soumettent d'instinct à qui se déclare leur maître. »
« La foule est toujours intellectuellement inférieure à l'homme isolé. »
« C'est l'intelligence qui guide le monde, mais elle le guide de fort loin.»
« L'homme moderne est de plus en plus envahi par l'indifférence. 
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YgrecYgrec   12 décembre 2012
Les grands bouleversements qui précèdent les changements de civilisations, tels que la chute de l'Empire romain et la fondation de l'Empire arabe par exemple semblent, au premier abord, déterminés surtout par des transformations politiques considérables : invasions de peuples ou renversements de dynasties. Mais une étude plus attentive de ces événements montre que, derrière leurs causes apparentes, se trouve le plus souvent, comme cause réelle, une modification profonde dans les idées des peuples. Les véritables bouleversements historiques ne sont pas ceux qui nous étonnent par leur grandeur et leur violence. Les seuls changements importants, ceux d'où le renouvellement des civilisations découle, s'opèrent dans les idées, les conceptions et les croyances. Les événements mémorables de l'histoire sont les effets visibles des invisibles changements de la pensée des hommes.
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LuniverLuniver   01 février 2012
[...]l'individu en foule acquiert, par le fait seul du nombre, un sentiment de puissance invincible qui lui permet de céder à des instincts que, seul, il eût forcément refrénés. Il sera d'autant moins porté à les refréner que, la foule étant anonyme, et par conséquent irresponsable, le sentiment de la responsabilité, qui retient toujours les individus, disparaît entièrement.
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LuniverLuniver   03 février 2012
Il n'est même pas besoin que les siècles aient passé sur les héros pour que leur légende soit transformée par l'imagination des foules. La transformation se fait parfois en quelques années. Nous avons vu de nos jours la légende de l'un des plus grands héros de l'histoire se modifier plusieurs fois en moins de cinquante ans. Sous les Bourbons, Napoléon devint une sorte de personnage idyllique philanthrope et libéral, ami des humbles, qui, au dire des poètes, devaient conserver son souvenir sous le chaume pendant bien longtemps. Trente ans après, le héros débonnaire était devenu un despote sanguinaire qui, après avoir usurpé le pouvoir et la liberté, fit périr trois millions d'hommes uniquement pour satisfaire son ambition.
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