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EAN : 9782715807204
174 pages
Éditeur : Balland (01/01/1988)

Note moyenne : 4/5 (sur 7 notes)
Résumé :

Résumé :

Lire le résumé du livre d'occasion Portrait de l'artiste au nez rouge de Philippe Léotard « Je suis devenu vieux sans être adulte et je remercie les dieux qui n'ont pas encore voulu ma perte. Je n'ai pas de métier. Je ne travaille pas, mais je ne fais rien d'autre. Je suis un comédien ou un acteur, car l'un et l'autre s'écrient. C'est "à la criée" que je prends ma vie, jouée à la perte, à l'écroulement, à la saignée. Je me suis reprod... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Labyrinthiques
  05 avril 2012
On parle peu de poé­sie en ce siècle. Pour­tant ce ne sont pas les poètes qui manquent… peut-être les lec­teurs de poé­sie. Ce poète, Ange-Philippe Léo­tard Tomasi, a le nez rouge. Ce même nez qui trône au milieu de la face du clown, appen­dice fac­tice et joyeux qui sert de façade bur­lesque, mais qui est en réa­lité n'est qu'un mirage qui cache le visage et la gau­che­rie d'un ivrogne dont la folie désa­bu­sée fait rire.
Auto­por­trait du “je” par Léo­tard qui se consi­dé­rait avant tout comme un comé­dien de la vie (« Je suis bailli par une ombre plus pro­fonde en moi que moi-même, pour exer­cer cette magie d'être plus lumi­neux, voire plus brillant que les innom­brables soleils qui m'éclairent. A d'autres le soin de me sor­tir des souillures qui ne viennent que d'eux, à d'autres de me “déta­cher” s'ils veulent s'approprier. », p. 107)… Un comé­dien, un clown, un poète, quelle dif­fé­rence ? Tout cela ne sert à rien. Irré­sis­ti­ble­ment roman­tique, né sans doute un siècle trop tard, ce Léo­tard est un croi­se­ment anar­chique et assumé entre Rim­baud et Pré­vert, entre Jim Mor­ri­son et Léo Ferré, un sal­tim­banque de l'infortune, aux vers brû­lés, à l'haleine lourde et au regard lucide et inquiet (« Je suis comme tous les hommes, mais comme je suis plus inquiet, tous les hommes en moi prennent des pro­por­tions plus ter­ribles. Et inver­se­ment. Dans tous les sens. », p.155). Ce livre, s'il est plein de verve et de phrases qu'on retien­drait volon­tiers, ne révo­lu­tionne pas la forme poé­tique, certes non! Mais il offre un lyrisme de fin de siècle (de fin de par­tie dirait Beckett) sai­sis­sant, où le “je”, plein de hargne et d'amour, de « demis-mots amers », déborde du car­can qui l'emprisonne (« Si j'ai donc écrit au lieu de pro­fé­rer ou de hur­ler, c'est par las­si­tude. Oui, c'est par fatigue, c'est par… c'est parce que chaque fois que j'ai voulu par­ler sin­cè­re­ment, on m'a pris fer­me­ment, ami­ca­le­ment, par le bras et on m'a dit ‘Ne vous éner­vez pas, s'il vous plaît, calmez-vous!…' » pré­face de l'auteur). On y croise les fan­tômes, des « amis par­tis » trop tôt qui hantent la mémoire et le verbe du poète, on y ren­contre l'amour, le cinéma…
Lien : http://www.labyrinthiques.ne..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
EffeLouEffeLou   23 octobre 2014
" Mes amis partis, je me mange les mains.
C'est comme un mois de mai qui tue avant sa fin
celui qui portait les fleurs

On connaît le temps à son air;
il n'efface pas ce qu'il cache.
Je vous tiendrai lieu de chair.

Je vous embrasse sous les lèvres,
comme un amant rêve,
fuyant le front du bout du coeur.

Vous savez, rien ne me blesse,
jamais je ne caresse
les mots obscurs.
Je suis sûr comme on dure.

Qu'on ne frappe plus à mon coeur
ce n'est que de mes coups qu'il bat.
La porte était ouverte,
mais mon sang vous mentira.
Mon âme n'est même pas à moi,
et si ma vie vous est offerte,
elle est sous les pierres.
Entrez: vous ne trouverez pas la lumière,
cachée derrière.

La vie ment au songe.
Mes amis partis,
je me moque de moi.

p 80
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LabyrinthiquesLabyrinthiques   05 avril 2012
Si j’ai donc écrit au lieu de pro­fé­rer ou de hur­ler, c’est par las­si­tude. Oui, c’est par fatigue, c’est par… c’est parce que chaque fois que j’ai voulu par­ler sin­cè­re­ment, on m’a pris fer­me­ment, ami­ca­le­ment, par le bras et on m’a dit ‘Ne vous éner­vez pas, s’il vous plaît, calmez-vous!…
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EffeLouEffeLou   23 octobre 2014
" Je vous vois,
je ne sais plus quoi faire
du besoin de me cacher."

p 140
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LabyrinthiquesLabyrinthiques   05 avril 2012
Je suis bailli par une ombre plus pro­fonde en moi que moi-même, pour exer­cer cette magie d’être plus lumi­neux, voire plus brillant que les innom­brables soleils qui m’éclairent. A d’autres le soin de me sor­tir des souillures qui ne viennent que d’eux, à d’autres de me “déta­cher” s’ils veulent s’approprier.
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LabyrinthiquesLabyrinthiques   05 avril 2012
Je suis comme tous les hommes, mais comme je suis plus inquiet, tous les hommes en moi prennent des pro­por­tions plus ter­ribles. Et inver­se­ment. Dans tous les sens.
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Video de Philippe Léotard (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Léotard
Une chanson de Léo Ferré interprété par l'acteur et écrivain Philippe Léotard.
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