AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2277227854
Éditeur : J'ai Lu (04/01/1999)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 156 notes)
Résumé :
Des histoires qui racontent le blues des amours déçues ou ignorées.
Et des hommes qui souffrent " l'ennui, le désespoir, le mépris, et l'infinie désillusion " que leur inspire la vie... Mais c'est parce que l'amour qui les hante se refuse à eux que les personnages de Djian se cuirassent d'indifférence ou de certitudes. Au fond d'eux-mêmes, ils sont comme les crocodiles, " des animaux sensibles sous leur peau dure ". L'univers de Djian, fait de rudesse, de vio... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
marion_b
  12 août 2013
A 16,18 ans j'avais lu tout Djan. J'étais une fan absolue.
Et puis en grandissant, petit à petit je me suis détachée de lui, comme on se détacherai de son premier amour. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je crois que quelques titres m'avaient un peu déçus. Avec le temps, j'ai tout simplement arrêté d'acheter ses livres.
(Sur babelio je n'ai pas rentré tous les bouquins que j'ai lu de lui, tout bonnement parce que je ne m'en souviens pratiquement plus .A part deux de ses titres phares, a l'époque je les avais vu en film des dizaines de fois).
Aujourd'hui plusieurs de ses ouvrages sont là dans ma bibliothèque et j'ai envie de les relire, comme on relirait de vieilles lettres d'amour.
Ces nouvelles de Crocodiles sont à l'image de ma relation à l'auteur. Les premières mon éclaté et j'ai retrouvé avec plaisir la verve aiguisé de cet écrivain de génie, les dernières m'ont un peu moins plu. En tous cas largement assez pour m'avoir donné envie de le redécouvrir.
Commenter  J’apprécie          102
myriampele
  26 avril 2013
Ces cinq nouvelles m'ont rappelé à quel point j'ai follement aimé lire Philippe Djian, auteur que j'ai depuis un peu délaissé à la suite d'une déception! Mais j'ai retrouvé cette écriture pragmatique, cinglante, à l'ironie féroce. Derrière chaque personnage se cache un être angoissé, manquant de confiance mais dans l'attente d'amour. Et ça se termine souvent de façon tragique!
Commenter  J’apprécie          90
HORUSFONCK
  18 novembre 2016
J'avais lu "Assassin", de cet auteur.
Longtemps est passé.
Et puis j'ai lu Crocodiles, comme on mange les chocolats d'une (petite) boîte.
L'ensemble m' a plu, et je lirai d'autres Djian, dans pas trop longtemps.
Commenter  J’apprécie          100
araucaria
  08 juin 2012
Un recueil de nouvelles que je n'ai pas trouvé d'un très grand intérêt. Assez vite lu et aussi vite oublié, donc. Je ne connaissais pas Philippe Djian, je n'ai pas été emballée par son style, je n'ai pas envie de poursuivre l'aventure avec cet auteur.
Lien : http://araucaria.20six.fr/
Commenter  J’apprécie          140
Epictete
  13 février 2014
Philippe Djian a un style d'écriture bien particulier : serré, dense, parfois un peu ampoulé malgré les nombreux dialogues intégrés au texte. Mais ce qui est le plus particulier ici, ce sont les personnages, toujours un peu paumés , torturés, mis face à des situations qui vont bousculer leur vie.
Ces cinq nouvelles n'échappent pas à la règle.
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   24 octobre 2010
La rivière était haute et nerveuse. Les berges sifflaient et de petits tourbillons glougloutaient éperdument à la surface avant d'être balayés et ramenés dans les rangs. Je sentais la terre trembler sous mes pieds, je sentais l'euphorie du courant et j'en étais tout réjoui et comme paralysé d'émotion. J'aimais cette rivière. Je sentais mon coeur battre chaque fois que je l'approchais. Je comptais parmi les plus belles choses de ma vie le simple fait de m'asseoir à ses côtés, la regarder, l'écouter, sous le soleil, sous la pluie, qu'elle fût calme ou exaspérée, limpide ou noire comme de l'encre, je connaissais ses humeurs, ses chants, ses sortilèges, elle me parlait, me réconfortait ou me plongeait dans de sombres états d'âme, elle dansait comme un ange ou se dandinait comme une infâme putain, j'avais passé des heures et des heures avec elle, les yeux fixés dans ses reflets, alanguis ou rougis de larmes ou fiévreusement écarquillés lorsque le jour tombait et qu'un dernier rayon déclenchait la plus étonnante et hiératique symphonie que je pouvais imaginer, certainement oui j'éprouvais à son égard un amour véritable.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          120
art-bsurdeart-bsurde   26 août 2014
Noé riait. Nous avions les cheveux au vent. Je lui jetai quelques coups d’œil consécutifs tandis qu'une rangée d'arbre zébrait le soleil et stroboscopait ma vision. "Au fond, lui dis-je, ça m'arrange que tu ne parles pas." Je ne savais pas si il m'écoutait mais ça n'avait pas une réelle importance. Mes paroles s'envolaient, des lambeaux de paysage se superposaient indifféremment. "Et je te trouve très bien comme tu es. Tu sais, la plupart des gens ne disent pas ce qu'ils pensent, alors à quoi bon ... ?" Aussitôt descendus en ville, il me donna la main.
Je ne me souvenais pas qu'un enfant m'eût approché de près ou de loin, au cours de ma vie. Je n'avais pas d'avis très particulier sur eux, sinon qu'il fallait leur consacrer du temps et pour moi, cela réglait immédiatement la question.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
araucariaaraucaria   20 mars 2014
La solitude m'avait toujours semblé être un fardeau naturel et finalement bien moins terrible qu'on se l'imaginait. Je n'attendais plus rien de la vie. La mort ne m'effrayait pas. Il me restait encore quelques bons livres sous la main et il y avait encore de beaux saumons en perspective, mais rien qui ne me retenait vraiment. Cette idée que ma dernière heure approchait n'éveillait aucune amertume en moi. Je n'étais pas pressé mais je ne souhaitais aucun sursis. Je n'aurais pas su qu'en faire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
art-bsurdeart-bsurde   27 août 2014
Je devais donc agir avec précaution et maitriser la violence des sentiments qui me harcelaient. Car ils me harcelaient, me tourmentaient véritablement et la vie ne m'avait pas préparé pour un tel combat. J'étais désarmé, je ne connaissais pas de riposte à ces coups dont me lardait un démon invisible, je brandissais une garde pathétique et dérisoire à travers quoi le moindre assaut passait. La seule victoire que jusqu'à présent j'avais heureusement remporté était celle du silence. Mes affres ne m'avaient pas arraché un seul mot, pas une grimace que je n'eusse étranglés si ils étaient dans les parages. Et je souriais et plaisantais comme à l'accoutumée, m'enjouais de leur simple compagnie, malgré quelques éclairs de lucidité.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
raynald66raynald66   21 février 2015
Vieillir veut dire aussi perdre de plus en plus ce qui nous était promis quand nous étions jeunes, surtout l'inconnu

(John Cassavetes)
Commenter  J’apprécie          100
Videos de Philippe Djian (53) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philippe Djian
26.04.18 - INTEGRALE - S. Tesson, P. Djian, É. Faye, N. Van Moerkerkenland et C. Gras.
autres livres classés : nouvellesVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Philippe Djian - méli-mélo de titres

Avant d'attaquer ses titres, on commence par son année de naissance.

1939
1949
1959
1969

12 questions
74 lecteurs ont répondu
Thème : Philippe DjianCréer un quiz sur ce livre