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EAN : 9782277227854
160 pages
J'ai Lu (04/01/1999)
3.23/5   191 notes
Résumé :
Des histoires qui racontent le blues des amours déçues ou ignorées.
Et des hommes qui souffrent " l'ennui, le désespoir, le mépris, et l'infinie désillusion " que leur inspire la vie... Mais c'est parce que l'amour qui les hante se refuse à eux que les personnages de Djian se cuirassent d'indifférence ou de certitudes. Au fond d'eux-mêmes, ils sont comme les crocodiles, " des animaux sensibles sous leur peau dure ". L'univers de Djian, fait de rudesse, de vio... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (18) Voir plus Ajouter une critique
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Roggy
  02 juillet 2022
Philippe Djian est un auteur hors normes, qui ose souvent sortir de la règle pour dédramatiser certaines situations.
Ce recueil de nouvelles est une sorte de livre à tiroirs, avec de courtes tranches de vie grinçantes et guignolesques, articulées autour de l'impossibilité de certaines relations et nourri d'une atmosphère singulière, un peu empoisonnée par le déni et la mesquinerie.
Philippe Djian passe au vitriol les clichés de l'amour romantique pour révéler l'angoisse qui sous-tend les rapports humains, avec flegme et ironie, passant les émotions au shaker.
Son écriture provoque toujours des chocs en moi.
Choc de la puissance des personnages dépecés par leurs traumas, entraînés malgré eux dans la précipitation d'événements qui les dépassent.
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Laurent81
  22 janvier 2023
Je retrouve Djian comme une vieille connaissance un peu perdue de vue depuis quelques décennies. J'étais un inconditionnel dans les années 80 et 90 et 37°2 le matin reste toujours dans mon top 6 pour une île déserte. Mais c'est pour moi souvent difficile de chroniquer un recueil de nouvelles, ausi, je vais être bref. C'est loin d'être mon préféré mais j'y ai retrouvé la verve et l'ironie de l'auteur, les tourments de ses personnages et quelques fulgurances qui le caractérisent comme par exemple : "J'avais embarqué cinquante paquets de tabac dans mes valises, mais pas de papier à rouler. Bien sûr, le malheur frappe toujours là où vous ne l'attendez pas".
Djian, c'est mon vieux pote !
Challenge Riquiqui 2023.
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Herve39
  12 août 2021
Je ne connaissais le travail de Philippe Djian que par les très belles chansons qu'il a écrites pour Stephan Eicher. J'ai emmené ce livre à la plage et me suis alors aperçu qu'il s'agissait d'un recueil de nouvelles, ce qui n'est pas mon genre de prédilection.
Pourtant, ici c'est plutôt bien passé et j'ai même trouvé que la qualité était d'un niveau égal entre les nouvelles ce qui est assez rare. Il y en a bien sûr que j'ai préféré comme "Six cents pages" mais elles sont toutes intéressantes, bien écrites. le thème est universel puisqu'il parle d'amour mais également plus légèrement de l'écriture. Je reviendrai donc vers cet auteur sans problème.
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marion_b
  12 août 2013
A 16,18 ans j'avais lu tout Djan. J'étais une fan absolue.
Et puis en grandissant, petit à petit je me suis détachée de lui, comme on se détacherai de son premier amour. Je ne sais pas vraiment pourquoi, je crois que quelques titres m'avaient un peu déçus. Avec le temps, j'ai tout simplement arrêté d'acheter ses livres.
(Sur babelio je n'ai pas rentré tous les bouquins que j'ai lu de lui, tout bonnement parce que je ne m'en souviens pratiquement plus .A part deux de ses titres phares, a l'époque je les avais vu en film des dizaines de fois).
Aujourd'hui plusieurs de ses ouvrages sont là dans ma bibliothèque et j'ai envie de les relire, comme on relirait de vieilles lettres d'amour.
Ces nouvelles de Crocodiles sont à l'image de ma relation à l'auteur. Les premières mon éclaté et j'ai retrouvé avec plaisir la verve aiguisé de cet écrivain de génie, les dernières m'ont un peu moins plu. En tous cas largement assez pour m'avoir donné envie de le redécouvrir.
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HORUSFONCK
  18 novembre 2016
J'avais lu "Assassin", de cet auteur.
Longtemps est passé.
Et puis j'ai lu Crocodiles, comme on mange les chocolats d'une (petite) boîte.
L'ensemble m' a plu, et je lirai d'autres Djian, dans pas trop longtemps.
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   24 octobre 2010
La rivière était haute et nerveuse. Les berges sifflaient et de petits tourbillons glougloutaient éperdument à la surface avant d'être balayés et ramenés dans les rangs. Je sentais la terre trembler sous mes pieds, je sentais l'euphorie du courant et j'en étais tout réjoui et comme paralysé d'émotion. J'aimais cette rivière. Je sentais mon coeur battre chaque fois que je l'approchais. Je comptais parmi les plus belles choses de ma vie le simple fait de m'asseoir à ses côtés, la regarder, l'écouter, sous le soleil, sous la pluie, qu'elle fût calme ou exaspérée, limpide ou noire comme de l'encre, je connaissais ses humeurs, ses chants, ses sortilèges, elle me parlait, me réconfortait ou me plongeait dans de sombres états d'âme, elle dansait comme un ange ou se dandinait comme une infâme putain, j'avais passé des heures et des heures avec elle, les yeux fixés dans ses reflets, alanguis ou rougis de larmes ou fiévreusement écarquillés lorsque le jour tombait et qu'un dernier rayon déclenchait la plus étonnante et hiératique symphonie que je pouvais imaginer, certainement oui j'éprouvais à son égard un amour véritable.
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Herve39Herve39   12 août 2021
Je n'y connaissais pas grand-chose en matière de beauté féminine, pourtant je me rendais bien compte que ma sœur était mal foutue. Je n'étais pas sûr de m'en être aperçu auparavant. À présent qu'elle n'avait plus de seins - ou peu s'en fallait, elle en avait eu pour son argent - son bassin paraissait encore plus large et ses épaules plus étroites et l'on songeait immédiatement à une bouteille d'eau de Vichy. Mais c'était sa maigreur qui frappait par-dessus tout. On aurait dit un corps de vieille femme desséché alors qu'elle n'avait que deux ans de plus que moi. Je découvrais qu'elle n'avait pas de cou, pas de fesses, pas de chevilles. On ne voyait plus que ses défauts, ses formes décourageantes, sa silhouette redoutable. Ma sœur n'avait certes jamais été une créature appétissante. Cependant, le mauvais sort avait épargné son visage et d'aucuns auraient pu la trouver à leur goût. Mais plus maintenant, à moins d'un miracle, ou d'un manchot cérébral ou d'un pasteur non voyant.
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art-bsurdeart-bsurde   26 août 2014
Noé riait. Nous avions les cheveux au vent. Je lui jetai quelques coups d’œil consécutifs tandis qu'une rangée d'arbre zébrait le soleil et stroboscopait ma vision. "Au fond, lui dis-je, ça m'arrange que tu ne parles pas." Je ne savais pas si il m'écoutait mais ça n'avait pas une réelle importance. Mes paroles s'envolaient, des lambeaux de paysage se superposaient indifféremment. "Et je te trouve très bien comme tu es. Tu sais, la plupart des gens ne disent pas ce qu'ils pensent, alors à quoi bon ... ?" Aussitôt descendus en ville, il me donna la main.
Je ne me souvenais pas qu'un enfant m'eût approché de près ou de loin, au cours de ma vie. Je n'avais pas d'avis très particulier sur eux, sinon qu'il fallait leur consacrer du temps et pour moi, cela réglait immédiatement la question.
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ChedevCChedevC   26 avril 2022
[...] le pardon est comme le grain d'encens embaumant le feu qui le consume.
(Crocodiles (Hier était un grand jour), p.43
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RoggyRoggy   06 juillet 2022
Tu sais, mes conseils ne te serviraient pas à grand-chose… Mais sois prudente. Et rappelle-toi quand même ceci : « Quand il pleuvrait toute une année, est-ce que l’eau de mer deviendrait douce… ? »
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Vidéo de Philippe Djian
Découvrez l'émission intégrale ici : https://www.web-tv-culture.com/emission/delphine-saada-celle-qui-criait-au-loup-53274.html Quel lien peut-il y avoir entre la médecine et l'écriture. Delphine Saada ne se pose pas la question même si elle reconnait que le lien à l'autre, la volonté d'interroger et le souhait d'apaiser les maux sont peut-être des points communs. Delphine Saada s'est toujours rêvée médecin, elle s'est aujourd'hui spécialisée en dermatologie. Mais grande lectrice depuis l'adolescence, elle a répondu à une envie d'écriture il y a quelques années, s'essayant à des textes courts, pour le plaisir. Pourtant, l'idée de ce qui allait devenir son premier roman était déjà là. Il faudra la participation à un atelier d'écriture animé par l'écrivain Philippe Djian pour que Delphine Saada franchisse le pas et s'autorise à proposer son texte à un éditeur. Voilà comment nait ce livre, « Celle qui criait au loup » publié chez Plon. Anabelle a tout pour être heureuse. Une profession qu'elle aime et exerce avec rigueur, elle est infirmière dans un hôpital parisien, un mari attentionné, Sebastian, deux beaux enfants, Arthur et Emma, un appartement confortable. Pourtant dans cette vie réglée comme du papier à musique, Anabelle cache des failles. Au fil de quelques semaines, tout semble vaciller, des souvenirs resurgissent. Et bientôt, sa fille de 6 ans devient comme une ennemie. Son coeur de mère se dessèche face à cet enfant qui semble toute l'opposée d'elle-même. Sur le thème du désamour maternel, Delphine Saada nous offre un premier roman saisissant, violent, qui se lit comme un thriller psychologique tout en abordant des thèmes sociétaux universels. L'écriture, très maitrisée et littéraire, est intense et glaçante. L'intrigue est parfaitement menée et le malaise s'installe sournoisement dans cette famille bien sous tous rapports. Mais au-delà du plaisir de lecture avec ce roman à rebondissements où le suspense est habilement construit, le roman aborde des sujets sur la famille, l'éducation, les souvenirs, auxquels chacun pourra coller sa propre expérience. Ce premier roman est une vraie réussite. « Celle qui criait au loup » de Delphine Saada est publié aux éditions Plon.
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