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EAN : 9782810705078
208 pages
Éditeur : Presses universitaires du Midi (17/08/2017)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
(BEAU LIVRE)

Les ossements animaux sont les principaux documents sur lesquels s'appuie cet ouvrage. Une multitude de fragments provenant de sites archéologiques allant du nord au sud de l'Afrique et couvrant les dix derniers millénaires, ossements issus de régions dispersées, de périodes différentes, dans des états de conservation différents, mais racontant tous la même histoire : celle des relations de l'homme et de l'animal à travers la Préhistoire ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Apikrus
  14 janvier 2018
L'auteure a travaillé sur de nombreux sites archéologiques africains, notamment en Egypte. Les traces examinées datent de 13 000 ans pour les plus anciennes. le simple recensement des espèces animales dont les ossements sont découverts, révèle les modes d'alimentation des populations humaines ayant vécu sur les sites explorés. Sur certains d'entre eux, des couches successives montrent que les conditions climatiques ont fortement varié, et avec elles les faunes et flores locales. Il en est de même des relations entre l'homme et les animaux. La domestication de certains d'entre eux n'est qu'un des aspects de ces liens, puisque l'animal sauvage n'est pas seulement une proie mais est aussi porteur d'une symbolique forte. En Afrique, le passage de sociétés de chasseurs-cueilleurs à des sociétés d'éleveurs s'est étalées sur plus de 5 000 ans d'un bout à l'autre du continent.
Malgré l'intérêt de cet ouvrage et de ses thématiques, je l'ai rapidement trouvé fastidieux à lire en dépit des nombreux schémas et photographies qui l'illustrent. En effet, il s'adresse d'abord à des spécialistes ou à des étudiants en archéologie, ce que je ne suis pas.
Publié par les Presses Universitaires du Midi, ce n'est de fait pas l'ouvrage de vulgarisation que j'attendais, ce qui n'ôte bien sûr rien à ses qualités.
Ma 'note' de 3 étoiles ne reflète que ma déception, non la qualité du travail de l'auteure.
• Merci à Babelio et aux Presses Universitaires du Midi.
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MurielT
  15 janvier 2018
Et la gazelle devint chèvre - Joséphine Lesur
Pré-histoires africaines d'hommes et d'animaux
Voilà un livre tout à fait passionnant
L'auteur Joséphine Lesur, archéozoologue, nous entraîne à sa suite, en Afrique de l'est principalement, à la poursuite de la domestication des animaux.
C'est assez technique et je ne sais pas si je retiendrai tout ce que j'ai lu dans cet ouvrage, mais le voyage a été passionnant et très instructif.
On y apprend que les relations entre les animaux et les humains en Afrique sont très fortes, que ce soit les animaux sauvages ou domestiques et que posséder des animaux ne sert pas seulement à se nourrir mais aussi à asseoir ou à montrer son pouvoir.
En outre ce livre est illustré par ne splendides photos souvent prises par l'auteur et chaque chapitres est introduit par des illustrations magnifiques de Michèle Ballinger
Je remercie beaucoup Babelio et Masse critique ainsi que les presses universitaires du Midi
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nathalie_MarketMarcel
  03 janvier 2018
Pour moi, parfaite néophyte, le premier mérite de ce livre est de nous sortir de l'Europe et du Croissant fertile où tout aurait été inventé. La révolution néolithique a eu lieu dans plusieurs endroits du monde presque en même temps et le continent africain ne s'est pas contenté d'être le berceau de l'humanité avant de disparaître de l'horizon. Et même si Joséphine Lesur pense que le terme de néolithique n'est en l'occurrence pas adapté, elle passe en revue toutes les hypothèses et débats sur le sujet. C'est passionnant. Je me contenterai donc de relever quelques-unes des questions qu'elle pose :
Les animaux ont-ils été domestiqués en Afrique ? Ou bien au Moyen-Orient ? Et dans ce cas comment sont-ils parvenus en Afrique ?
Si sur un site archéologique, on trouve des ossements de bovins, comment savoir s'il s'agit d'animaux sauvages chassés ou d'animaux domestiques ? le distinguo entre les différentes espèces est tout simplement vertigineux.
L'élevage ne s'accompagne pas automatiquement de l'agriculture. Mieux, l'élevage ne signifie pas toujours sédentarisation (la richesse des modes de vie des humains est infinie). Des groupes humains se déplacent avec leurs troupeaux et peuvent continuer à chasser, mais dans ce cas les animaux domestiqués sont choisis pour leur mobilité (ce qui exclut le cochon).
L'élevage ne signifie pas forcément consommation de viande, mais plutôt consommation de lait et de sang. Et même si le lait ne laisse pas d'ossements, les archéologues peuvent quand trouver des traces de sa consommation. Ils sont forts !
Le choix d'avoir des troupeaux mixtes bovins-caprins-ovins pour faire face à toutes les péripéties climatiques.
Le rôle de la chasse une fois que l'être humain s'est mis à consommer majoritairement des animaux domestiques et notamment de la chasse aux hippopotames.
Des sépultures avec plein d'animaux (et là j'avoue qu'il y a des chiffres vertigineux !).
D'ailleurs, la diversité des techniques mises en oeuvre pour analyser le passé laisse songeur : génétique des humains et des animaux, analyse du climat, de la faune et de la flore à diverses époques, ethnologie, techniques de sioux pour savoir à quelle époque de l'année un campement pouvait-il bien être habité il y a 8 000 ans, etc. C'est tout à fait remarquable.
Un livre qui complexifie l'esprit, on ne va pas dire non.
Lien : https://chezmarketmarcel.blo..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MurielTMurielT   15 janvier 2018
Ainsi, la chasse des espèces dangereuses chez les égyptiens du Prédynastique ou les Konsos éthiopiens actuels est un symbole de force et de pouvoir réservé à une élite sociale. La consommation de gibier à poils ou à plumes est un privilège pour les élites politiques et religieuses du royaume chrétien d’Éthiopie.
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