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EAN : 978B005Q2FD7W
Éditeur : (27/09/2011)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 68 notes)
Résumé :
"La Maison de la sorcière" (The Dreams in the Witch-House) est l'un des grands textes de l'écrivain américain H. P. Lovecraft. Il s'agit d'une nouvelle d'horreur fantastique d'une quarantaine de pages rédigée entre janvier et février 1932 et publiée dans le Weird Tales de juillet 1933. Elle est éditée en français dans le recueil de nouvelles Dans l'abîme du temps et s'inscrit dans le cycle du mythe de Cthulhu.

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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
Dionysos89
  09 avril 2013
Avec cette Maison de la Sorcière, je me suis sûrement lancé un défi trop ardu pour ma faible connaissance de l'univers concerné. En effet, cette nouvelle devient vite difficile à suivre quand on ne connaît absolument rien à la mythologie des oeuvres de Howard P. Lovecraft, et surtout celle de son fameux mythe de Cthulhu.
Bien sûr, j'ai bien compris que l'Homme Noir, la vieille sorcière, son rat de compagnie et le Necronomicon étaient des éléments essentiels de cet univers, mais pour le reste, j'en garderai sûrement des souvenirs bien bien vagues. L'auteur joue sur l'ambigüité fantastique de la situation qu'il crée : ce que le héros lit dans le fameux livre Necronomicon peut-il être réel ou non ? Je comprends bien le fait de devoir suivre la recherche du héros qui étaye des hypothèses pour savoir si ce qu'il vit est réel ou non, si cela est vraiment lié à ses rêves, etc. Mais, qu'est-ce que ça dure vraiment en longueur ! Peut-être qu'à force de lire des récits de fantasy ou de science-fiction, je trouve le fantastique trop tendre et surtout trop lent, car pour moi ici, le scénario s'attarde beaucoup trop sur cette recherche de la part du héros, ça « semble » (mettons tous les guillemets nécessaires) « évident » (oui, ici aussi) de faire le lien entre le rêve et la réalité, même si au premier abord, on est déjà dans une ambiance fantastique et non contemporaine.
Dans le même ordre d'idées, l'intérêt de certaines ficelles scénaristiques me laisse franchement dubitatif : j'ai beau les adorer, que viennent faire ici les mathématiques dans cette façon d'aborder les rêves ? Et à quoi sert la capacité auditive du héros, si ce n'est là aussi à avoir une ficelle scénaristique incroyablement pratique ? Attention, loin de moi l'idée de tout dénigrer, car, pour autant, quel style ! Je n'ai pas de point de comparaison avec d'autres oeuvres de Howard Lovecraft, pour l'instant, mais il faut avouer que certains passages sont magnifiques du point de vue de la construction et de l'utilisation d'un vocabulaire particulièrement riche et soutenu. Je finirai donc sur cette note positive dans ma lecture et c'est d'ailleurs ce qui m'a fait passer de deux à trois étoiles sur la notation.
Pour l'instant donc, je pense pouvoir conclure que je préfère largement les récits de science-fiction et de fantasy, car le point de départ assumé est déjà hors de notre époque, de notre réalité, de notre univers, à l'inverse du fantastique qui doit se baser sur le monde réel et ensuite le rendre différent, par petites touches. Peut-être est-ce trop subtil pour moi finalement.
Une erreur de ma part donc que cette nouvelle, une erreur de débutant même, que j'espère tout de même apprécier davantage un autre jour, au gré de mes autres lectures fantastiques. Cthulhu n'aura pas raison de moi aussi rapidement !...
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alberthenri
  06 novembre 2020
En 1927, à Arkham, Walter Gilman jeune étudiant en physique et mathématiques, loue une chambre dans une très ancienne demeure.
Il est vite intrigué par la curieuse manière dont la pièce est conçue, et surtout les angles anormaux d'un mur, ce qu'il va découvrir, le mènera dans un cauchemar épouvantable…
Nouvelle emblématique de l'oeuvre de H.P. Lovecraft, "La maison de la sorcière", fut déjà adapté en Bd, et en téléfilm.
Cette version, fidèle à la nouvelle originale, est une adaptation réussie sous forme de BD d'inspiration assez classique, façon ligne claire, servie par des couleurs sombres donnant à l'ensemble une atmosphère nocturne.
Si le texte est respecté, l'auteur s'offre une discrète "suite" de quelques cases en toute fin d'album sorte de conclusion alternative au récit original.
Un album sympathique qui doit pouvoir plaire aux amateurs du Mythe Lovecraftien et qui mérite une plus grande audience.
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Mladoria
  25 juin 2015
Une nouvelle d'une quarantaine de pages à vous glacer les sangs. Etant particulièrement trouillarde lorsqu'il s'agit de paranormal et d'esprits en tout genre, c'est avec quelques frissons dans le dos que je termine cette nouvelle.
Je ne connais pas du tout l'univers de Lovecraft hormis le nom de Cthulhu qui m'évoque vaguement une monstruosité tentaculaire démoniaque. J'ai trouvé le style très ampoulé à la limite du verbeux, avec beaucoup de circonvolutions et d'emphase, des phrases qui n'en finissent pas et des descriptions où l'on se perd.
Toute la faune décrite par l'auteur m'a vraiment donné des sueurs froides mais le style traîne un peu la patte, surtout dans la première moitié.
Je tenterai un roman la prochaine fois peut-être que le style passera mieux. Une bonne lecture néanmoins. Si vous aimez avoir peur et que vous êtes sujet au somnambulisme, poussez la porte de la maison de la sorcière, entrez et tremblez !
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Yumiko
  01 mars 2015
Je vous avais bien dit que j'allais me lancer rapidement dans la lecture des écrits de Lovecraft. J'ai commencé par celui-ci car il m'a été conseillé par une copine et je n'ai pas été déçue par ce voyage. L'auteur a vraiment un style particulier qui fait mouche si nous arrivons à nous plonger dans son univers si personnel et si étrange.
Le mélange de fantastique et de thriller psychologique est prenant et fascinant. Il est bien difficile de résister à la peur et à la folie qui augmentent au fil des pages. Sans nous proposer des scènes horrifiques ou gores, l'auteur réussit à nous angoisser et à nous faire trembler. Il a clairement un don pour cela, car déjà les nouvelles que j'avais lues de lui m'avaient fait le même effet. Cela rend ses textes passionnants, troublants, obsessionnels et flippants.
L'histoire de sorcière m'a beaucoup plu, tout comme les secrets qui entourent la maison où habite notre héros. Toutefois, l'auteur se perd dans des théories mathématiques qui alourdissent le récit, le rendent bien indigeste par moment et s'avèrent franchement ennuyantes si ce domaine ne nous intéresse pas, ce qui est pleinement mon cas. Malgré tout, cela ne m'a pas empêchée d'avoir beaucoup de plaisir à lire ce roman, surtout que j'ai beaucoup aimé les personnages.
La fin quant à elle clôt très bien l'histoire et amène le récit à son paroxysme! L'auteur a vraiment une plume incroyable et des idées qui le sont tout autant et surtout il n'a pas peur de les amener jusqu'au bout coûte que coûte. J'aime les auteurs qui osent aller jusqu'à de telles extrêmes et qui réussissent à chaque fois à surprendre leurs lecteurs.
En bref, je vais renouveler très rapidement cet expérience et je compte bien lire les autres romans de l'auteur! Avis aux amateurs, c'est un auteur à découvrir absolument.
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philippemarlin
  05 avril 2018
Dans la famille « Rêves et Visions Cosmiques », une autre belle pièce lovecraftienne est sans conteste La Maison de la Sorcière (1932, 1933 in Weird Tales). Bien que décriée par les proches de Lovecraft, cette longue nouvelle est tout à fait remarquable dans la mesure où elle nous plonge dans d'étonnantes visions cosmiques, au sein d'un hyper-espace cohérent qui s'inscrit parfaitement dans les canons de la physique moderne. L'auteur n'hésite pas du reste à évoquer les travaux des fondateurs de cette dernière que furent Planck et Heisenberg. Il est vrai que le héros du récit, Walter Gilman, est un étudiant en mathématiques non-euclidiennes et en physique quantique, tout en s'intéressant au folklore. Une démarche qui le conduit, dans le cadre de l'université d'Arkham, à chercher à associer les mathématiques de l'impossible aux fantastiques arcanes de la magie. le Pr Upham goûta particulièrement sa démonstration de la parenté des mathématiques supérieures avec certains moments du savoir magique transmis à travers les âges depuis une indicible antiquité humaine ou préhumaine où la connaissance du cosmos et de ses lois était plus vaste que la nôtre.
Tout cela pour dire qu'il est un familier des « Livres Maudits » conservés à la Bibliothèque de ladite université. Peu fortuné, il vit dans un appartement quasi délabré, dont les murs présentent des angles anormaux, et qui de surcroît a été la demeure de la sorcière Keziah Mason. Une sorcière qui a défrayé la chronique en s'évadant en 1692 de la prison de Salem où elle était détenue.
Le jeune étudiant est la proie de rêves étranges et fantastiques : Les rêves de Gilman étaient en général des plongées à travers des abîmes infinis de crépuscule indiciblement coloré et de sons au déconcertant désordre ; des abîmes dont les propriétés physiques et gravitationnelles, comme les relations avec sa propre essence, échappaient à toute tentative d'explication. Il ne marchait ni ne grimpait, ne volait ni ne nageait, sans non plus ramper ni se tortiller ; mais il faisait toujours l'expérience d'un mode de déplacement mi- volontaire et mi- involontaire.
Ces rêves se font de plus en plus inquiétants : le hurlant abîme crépusculaire étincela devant lui, il se sentit impuissant dans l'étreinte informe du conglomérat de bulles irisées. En avant, le petit polyèdre kaléidoscopique filait à vive allure, et dans le vide bouillonnant, un développement et une accélération du vague système tonal semblèrent annoncer un paroxysme indescriptible et insoutenable. Il pressentait ce qui allait arriver – l'explosion monstrueuse des chants walpurgiens, qui concentraient dans leur sonorité cosmique toute l'effervescence primitive, fondamentale, de l'espace-temps qui couve derrière les sphères de matière amoncelées, et jaillit toutefois en réverbérations rythmiques qui pénètrent atténuées tous les niveaux d'être et confèrent partout dans les mondes une terrible signification à certaines époques redoutées. Mais tout cela disparut en un instant.
Ils se transforment en véritables cauchemars au fur et à mesure qu'approche la nuit de Walpurgis, de sinistre réputation à Arkham où il réside. La sorcière, accompagnée de son familier, Brown Jenkin, un énorme rat au faciès humain, hantent ses nuits. Il sombre dans une dépression paralysante, séchant de plus en plus ses cours à l'Université. Mais lors de ses rares apparitions, il séduit ses professeurs, par l'audace de ses intuitions : Un après-midi, il y eut une discussion sur l'existence possible de courbures insolites de l'espace, et de points théoriques d'approche ou même de contact entre notre partie du cosmos et diverses autres régions aussi éloignées que les étoiles les plus lointaines ou les abîmes transgalactiques eux- mêmes – ou même aussi fabuleusement distantes que les unités cosmiques expérimentalement concevables au-delà du continuum espace-temps einsteinien. Gilman traita ce thème avec une aisance qui remplit d'admiration toute l'assistance, même si certaines de ses hypothèses proposées à titre d'exemple ne firent qu'encourager les perpétuels bavardages sur la bizarrerie de sa nervosité et de sa solitude.
Gilman se réfugie chez un jeune étudiant, l'un de ces voisins dans la maison maudite. Mais rien n'y fait, et il se réveille le matin le corps couvert de griffes et les pieds boueux. Un enfant disparaît à Arkham, qu'il retrouve dans ses rêves alors que la sorcière brandit un couteau. On retrouvera Gilman mort dans son lit, éventré et le coeur dévoré par une sorte de rongeur.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   15 avril 2013
Le hurlant abîme crépusculaire étincela devant lui, il se sentit impuissant dans l’étreinte informe du conglomérat de bulles irisées. En avant, le petit polyèdre kaléidoscopique filait à vive allure, et dans le vide bouillonnant, un développement et une accélération du vague système tonal semblèrent annoncer un paroxysme indescriptible et insoutenable. Il pressentait ce qui allait arriver – l’explosion monstrueuse des chants walpurgiens, qui concentraient dans leur sonorité cosmique toute l’effervescence primitive, fondamentale, de l’espace-temps qui couve derrière les sphères de matière amoncelées, et jaillit toutefois en réverbérations rythmiques qui pénètrent atténuées tous les niveaux d’être et confèrent partout dans les mondes une terrible signification à certaines époques redoutées.
Mais tout cela disparut en un instant.

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Dionysos89Dionysos89   04 avril 2013
Les rêves de Gilman étaient en général des plongées à travers des abîmes infinis de crépuscule indiciblement coloré et de sons au déconcertant désordre ; des abîmes dont les propriétés physiques et gravitationnelles, comme les relations avec sa propre essence, échappaient à toute tentative d’explication. Il ne marchait ni ne grimpait, ne volait ni ne nageait, sans non plus ramper ni se tortiller ; mais il faisait toujours l’expérience d’un mode de déplacement mi-volontaire et mi-involontaire.

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alberthenrialberthenri   07 novembre 2020
La sorcière appela son avorton à quatre pattes.
L'hideux Brown Jenkin, qui d'après la croyance populaire était le messager du diable. Cette créature ressemblait en tout point à un gros rat. A l'exception de sa tête et de ses pattes...Qui avaient des caractéristiques bien humaine !
Les premiers témoignages remontent à 1692, date à laquelle Keziah fut condamnée à mort…
Onze personnes auraient aperçu l'horrible bestiole lors de la disparition inexpliquée de la sorcière. Toutes seraient devenues folles, hantées par la présence de ce démon.
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ChrichrilectureChrichrilecture   11 août 2016
Il se félicita de n’avoir pas consulté le médecin de l’université, plus curieux encore. Le vieux Waldron, qui avait déjà fait réduire ses activités, l’aurait mis au repos _ et c’était impossible alors qu’il sentait si proche les extraordinaires solutions de ces équations, il était certainement tout près de la frontière entre l’univers connu et la quatrième dimension, et qui sait jusqu’où il irait ?
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MladoriaMladoria   24 juin 2015
La tradition souligne la vanité des barrières matérielles pour arrêter les déplacements d'une sorcière ; et qui sait d'où viennent les vieilles histoires de chauvachées nocturnes sur un manche à balai ?
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