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ISBN : 2354171536
Éditeur : Editions du Moment (10/05/2012)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 16 notes)
Résumé :
"On est foutus, on mange trop." Vous vous souvenez de cette chanson d'Alain Souchon ? Aujourd'hui, il faudrait en actualiser les paroles : on est foutus, on consomme trop. On achète de tout, tout le temps, et n'importe comment. On CONsomme, on dépense, on accumule, sans jamais se demander ce que ces objets supplémentaires nous apportent réellement.

Pendant une année, l'auteur a tenu un pari avec sa famille : deux adultes et un enfant qui ont tenté de ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  22 décembre 2012
Frédéric Mars, auteur de fiction hétéroclite, un touche à tout le plus souvent avec grand talent, rajoute une corde à son arc : un essai sur la dé-consommation, sous forme de journal.
Un an de sa vie, raconté mois par mois, fourmillant d'exemples et d'anecdotes, suite à sa décision (un peu par hasard) de consommer moins et mieux.
Un récit, jamais donneur de leçon, empli d'humanité, raconté avec les contradictions au quotidien d'une telle décision et les failles de l'auteur lui même face à ce défi et ses 40 ans d'habitudes.
C'est drôle, sans prise de tête, écrit avec verve et auto-dérision, tout en restant pratique. On est intrigué, étonné, attendri devant les subterfuges déployés par cette petite famille et les conséquences d'un tel changement de vie.
Une lecture qui fait réfléchir sur notre façon de dépenser, nous les esclaves des marques et des contraintes sociétales.
Un livre utile, lorsque l'on se pose des questions sur notre façon de consommer. L'auteur nous éclaire avec brio : un Mars et ça repart (oups...)
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Commenter  J’apprécie          321
liliba
  25 août 2012
Voici un essai que je vous conseille, tant il est facile à lire, et surtout passionnant ! Frédéric Mars, auteur de nombreux romans à succès (Non Stop, Les Ecriveurs, et d'autres que je n'ai pas (encore) lus), a fait un jour un triste constat. A l'issue d'une braderie où une amie du couple leur avait octroyé quelques mètres linéaires d'un stand, après avoir commencé à vider sa cave, l'auteur a été effaré par le nombre d'objets entreposés, cadavres tout frais ou moisissant depuis des années, mais tous issus de la société de consommation. Magnétoscope ou appareil photo devenus obsolètes, imprimantes en plusieurs exemplaires, matériel hifi de toute sorte, jouets d'enfants, vêtements… tout ce barda amoncelé s'est retrouvé prêt à être vendu. Mais Frédéric Mars a été pris d'une sorte de honte à devoir vendre des biens qu'il jugeait invendables, et surtout en réalisant qu'il était un pur produit de la société de consommation, entassant et jetant plus vite que nécessaire, sans trop se poser de questions.

« Au sens étymologique – consommer = faire la somme de -, la première acception est attendue : « action d'amener quelque chose à son plein accomplissement ». C'est la seconde qui me file une claque : « action de faire des choses un usage qui les détruit et les rend ensuite inutilisables ».

« Consommer = détruire. L'équation parait simpliste, mais elle me laisse néanmoins sans voix. Ce qui me perturbe par-dessus tout là-dedans, c'est que la consommation telle que nous la pratiquons me semble moins abîmer nos objets accumulés… que nous-mêmes. »

Il faut dire qu'il n'est pas aisé, voire impossible d'échapper à notre société de consommation. Tout nous incite à consommer, à commencer par le matraquage à outrance des pubs dans les médias, quel que soit le support : presse papier, affichage, télévision, radio, emballages des produits… et par la profusion de l'offre proposée, de plus en plus énorme au fil des années. de plus, les progrès technologiques de ces dernières décennies font qu'un appareil a de nos jours une durée de vie programmée et réduite, puisqu'il devient vieux à peine est-il sorti de l'entrepôt, et que notre société actuelle est devenue celle du tout/tout de suite et de l'accession à la possession rapide, au grand bonheur des industriels.

« … Je me suis interrogé moi aussi sur le plaisir que ces divers gadgets avaient pu m'offrir par le passé. Comment le mesurer ? Comment l'évaluer avec justesse, sans confondre la griserie de la nouveauté, la montée d'adrénaline au moment de l'achat, la satisfaction que l'on ressent en constatant l'utilité ou l'efficacité avérée de l'article ? L'un de ces objets m'a-t-il déjà procuré, par son usage, un véritable instant de joie, pur, parfait, même fugace ? »

Bien que souvent conscients que nos besoins à assouvir (il me faut cette tablette, mon ordinateur est trop ancien, je n'ai pas le dernier Iphone, la télé n'a pas un assez grand écran, je veux un home cinéma, une voiture plus puissante…) sont suscités par le marketing outrancier, nous nous laissons manipuler, souvent avec délices, tombant tous plus ou moins dans ce travers de surconsommation que dénonce l'auteur.
Suite et interview de l'auteur sur Les lectures de Liliba
Lien : http://liliba.canalblog.com/..
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ennapapillon
  06 janvier 2013
Frédéric Mars réalise un jour au hasard d'un vide grenier qu'il accumule beaucoup de possessions inutiles, qu'il jette beaucoup de choses qui fonctionnent et qu'il consomme trop et mal : en un mot qu'il "CONsomme". Il décide alors de mener une expérience : tout faire pour dépenser moins, ou plutôt consommer moins, en n'achetant que ce qui est nécessaire et se détacher petit à petit de la société d'hyper consommation. Il entraîne sa femme est son fils de 7 ans dans ce qui va se révéler être aventure à plusieurs niveaux. Une aventure "commerciale/consumériste" puisqu'il change sa façon d'acheter mais aussi « intellectuelle » car il faut réviser tout son mode de pensée, « sociale » car il va se marginaliser auprès de sa banque et de la société de consommation mais aussi « humaine » puisqu'il n'est pas si simple d'expliquer ce nouveau mode de vie à ses amis.
J'ai beaucoup aimé ce récit mois après mois de cette année d'une nouvelle vie. L'expérience de Frédéric Mars est un peu extrême et tend parfois à ressembler à de la "radinerie" par moment et semble aussi parfois occulter la notion de plaisir et de cadeaux. Mais j'ai beaucoup apprécié ce qu'il explique ici et j'espère réussir à reprendre quelques idées... même si j'avoue que je n'ai pas bien compris son tableau de calcul de points pour décider si un objet mérite d'être acheter ou non, mais le principe qui veut qu'on se pose la question avant un achat semble essentielle.
C'est un document dans l'air du temps tant au niveau économique qu'écologique. Et moi qui ne suis pas fan des essais, je dois dire que j'ai trouvé cela bien écrit et que je l'ai lu comme un roman.
(...)
Lien : http://ennalit.canalblog.com..
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catsci
  18 juillet 2012
Une révélation à la fois drôle et touchante, beaucoup de bon sens, quelques zestes de folies anti-consommation, mélangez bien ces ingrédients... Et vous obtenez ce petit bouquin fort sympathique, et qui, somme toute, fait largement réfléchir... Je le conseille sans modération! =^_^=
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gargamel00
  30 décembre 2015
Cela faisait un moment que je recherchais des informations sur la déconsommation, et voilà que je tombe sur ce livre en librairie. Un signe? Acheter pour apprendre à mois consommer, trouver l'erreur, mais soit, je me lance. Ce livre nous raconte la fabuleuse et courageuse aventure de l'auteur qui décide, après quelques mois de cogitation, de changer radicalement sa façon d'acheter, de consommer, et cela à tous les niveaux pendant un an. Un défi audacieux surtout lorsque l'on a femme et enfant. Mois par mois nous découvrons donc les trucs, astuces, outils et bon conseils que l'auteur a développés pour s'en sortir sans trop de heurts et problèmes conjugaux.
Même si j'ai beaucoup apprécié les fins de chapitre qui résument les grands points d'attention et conseils mis en oeuvre tout au long du mois, je ne suis pas sûre que ce livre va révolutionner ma façon de (sur)consommer. Je vais tout de même tester je crois le fameux indice MBA, nous verrons bien...
J'ai vraiment apprécié le côté "réaliste" de ce livre. A la fin de sa folle année d'expérience l'auteur ne se veut pas donneur de leçons, il nous avoue que même s'il a gardé quelques bonnes habitudes de consommation, il en a aussi repris de mauvaises, c'est dire la difficulté de la tâche.
Un petit livre sans prétention donc, bien écrit, très accessible, pas moralisateur pour un sou mis riche de bons conseils et qui nous amène à nous interroger sur nos modes de vie de plus en plus centrés sur les biens matériels.
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critiques presse (1)
LeMonde   20 juin 2012
Les péripéties de cette lutte "contre l'enfer marchand" racontées par Frédéric Mars sur un ton décalé et drôle suscitent une véritable remise en question de la bêtise d'un grand nombre de nos comportements d'achat.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
gruzgruz   20 décembre 2012
Je SUIS un consommateur, je ne peux y échapper, pas plus que vous.
Tout ce que je veux, c'est ne plus être un Playmobil aux prises avec le marketing, cet "instrument du contrôle social" comme disait Deleuze.
Je veux être capable de définir ce que sont mes désirs à MOI, en dehors de ceux que les objets de consommation cherchent à me mettre de force en tête, comme autant de dealers de bonheur artificiel et éphémère.
(extrait du prologue)
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lilibaliliba   25 août 2012
Nos artistes qui se produisent gratuitement n’intéressent personne. Ce ne sont pas eux qui alimentent les conversations. Pas eux qu’on vante, le lundi matin devant la machine à café, d’avoir « adorrrrré » sur scène le samedi précédent. Nous mode de consommation alternatif ne fait pas juste de nous des parasites, il nous détache progressivement du groupe social auquel nous appartenons depuis que nous sommes actifs et en âge de faire nos propres choix. C’est-à-dire depuis une bonne vingtaine d’années. Nous n’affichons plus les mêmes signes, nous ne partageons plus les mêmes goûts, nous ne parlons plus le même langage. Nous avons perdu une famille, sans en trouver réellement une autre à lui substituer. Nous faisons partie désormais d’un club sans étiquette, sans gloire et sans blason : celui des assistés et des nouveaux pauvres. Nous sommes isolés.
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lilibaliliba   25 août 2012
… Je comprends que si les marques sont si nuisibles à notre existence, si elles nous asservissent tant, c’est parce qu’elles se sont emparées de véhicule le plus efficace donc le plus pernicieux qui soit : le langage. C’est par les mots de tous les jours qu’elles s’imposent à nous. Par les mots que, à notre tour, nous resservons à d’autres, et ainsi de suite, jusqu’à ne plus laisser quiconque indemne, y compris dans le village le plus reculé ou le foyer sans télé […] C’est par leur entrée, lente et insidieuse, dans notre lexique courant et avant de se faire sanctifier par les dictionnaires, qu’elles contaminent tous les pans de notre existence. On ne s’exprime plus, on relaie un message publicitaire. On ne se rend plus compte d’un fait, on expose les qualités d’un produit.
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lilibaliliba   25 août 2012
Dépenser, symboliquement, c’est donner de soi, prouver son attachement. Et qui suis-je pour prétendre faire évoluer cela ? Je songe alors qu’il faudrait ajouter une ligne à la liste des besoins, conscients ou inconscients, exprimés par nos actes d’achats, liste établie à l’issue de ce fameux barbecue : besoin de prouver son affection et d’entretenir le lien social.
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lilibaliliba   25 août 2012
… Je me suis interrogé moi aussi sur le plaisir que ces divers gadgets avaient pu m’offrir par le passé. Comment le mesurer ? Comment l’évaluer avec justesse, sans confondre la griserie de la nouveauté, la montée d’adrénaline au moment de l’achat, la satisfaction que l’on ressent en constatant l’utilité ou l’efficacité avérée de l’article ? L’un de ces objets m’a-t-il déjà procuré, par son usage, un véritable instant de joie, pur, parfait, même fugace ?
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