AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2902324022
Éditeur : Métropolis (29/05/2019)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Dans une France proche et obscure à la cité de La Solidarité, quartiers nord de Marseille : l'officier de PJ Simon Mardikian découvre le cadavre ravagé d'une jeune prostituée noire, Joy, alias Queen, sans identité définie. Son enquête sur les réseaux mêlant drogues, migrants et traite d'êtres humains ne fait que commencer.

Le lendemain, à Lagos, capitale du Nigéria, dans le bidonville flottant de Makoko, l'instituteur Sékou Williams tient tête au de... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  09 juin 2019
2031
3 unités de lieux, Paris – palais de l'Elysée, Marseille – ses cités chaudes , Lagos – ses bidonvilles.
Une semaine.
Une myriade de personnages : une prostituée mineure retrouvée déchiquetée à Marseille, un flic qui a tout perdu, un président français hors-norme à la Obama qui pourrait tout perdre, son fils rebelle converti à l'islam sans sombrer dans le radicalisme, un instituteur nigérian, des dealers en pagaille et 50.000 réfugiés climatiques.
Tu te dis qu'il faut être complètement cinglé pour imaginer une intrigue avec ces morceaux de cadavres exquis tellement hétéroclites qu'ils semblent irréductiblement inaccordables ... Si tu savais dans quel bouquin tu pénètres ... Frédéric Mars réussit un tour de force en signant LE thriller géopolitique de l'année ( je sais, il reste 6 mois encore mais bon ... ).
Ce qui réunit lieux – personnages – enjeux, c'est une seule et même lame qui déferle et emporte tout. Une lame comme leitmotiv protéiforme qui se fait tour à tour lame d'un couteau fétiche d'une famille en danger, lame de tarot d'une cartomancienne que consulte le président de la République française, lame d'une vague-submersion qui ravage le Nigéria, une seule lame de fond.
Le scénario est hallucinant, la puissance d'un bulldozer qui tabasse ton cerveau avec la finesse d'une ballerine étoile sur pointe. 2031, c'est comme si c'était aujourd'hui, c'est même pas demain. Dans ce récit d'anticipation, l'auteur imagine un futur proche glaçant à partir d'études et statistiques élaborées par les spécialistes des mouvements migratoires sur le boom démographique d'Afrique subsaharienne. Il pousse les hypothèses à leur paroxysme jusque dans leurs retranchements les plus romanesques. Il secoue le politiquement correct mais sans aucun parti pris idéologiques ( qui auraient pu vite virer au nauséabond type théorie du « grand remplacement » ou de « l'invasion »).
Et c'est ça qui est très très fort : j'ai eu le cerveau en ébullition, moi petite lectrice occidentale dans le confort de mon appart' qui voit à la télé des migrants fuyant la guerre ou la misère. Que ferions-nous si des réfugiés climatiques venus d'Afrique arrivaient par centaine de milliers en Europe ? Entre empathie poussant à la générosité et peur de l'autre, du chaos, de bouleversements culturels ?
Et ce ne sont pas les seuls thèmes que brassent cet incroyable roman d'une densité folle mais jamais roborative : trafics de drogue, prostitution de mineures, groupes identitaires, dérèglement climatiques, cynisme des multinationales, responsabilités des médias et réseaux sociaux, tensions géopolitiques entres grandes puissances planétaires, rôle du politique. Cocktail parfaitement maitrisé, tout s'emboîte dans une cohérence très rigoureuse jusqu'à un final de 100 pages absolument explosif.
Je sors de cette lecture abasourdie et heureuse de cette rencontre avec l'auteur.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          8013
lyoko
  17 juin 2019
Tout se passe en 2031, mais je tire mon chapeau a Frédéric Mars car au niveau du réalisme c'est un sans faute. On envisage pleinement le futur de cette façon.
Il reprend l'actualité pour la mener au bout.. au bout d'un raisonnement sans faille, percutant et incisif. Il faut avouer que ce roman est extrêmement bien travaillé. le vocabulaire utilisé montre bien la tension et la violence. Je pense entre autre au moment ou les immigrés sont dans le camion et la violence se ressent justement par ce vocabulaire…. qui ici est plus marquant et plus fort qu'un acte physique.
Je trouve l'auteur courageux (en fait bien plus que ça en vrai.. je le trouve couillu) avec le thème qu'il aborde. C'est un sujet brulant , difficile a traiter sans se bruler les ailes… et Je crois que Frédéric Mars a réussi l'exercice .
Il est franc et direct, sans concession pour l'actualité, pour notre avenir, pour ses personnages, pour nous les lecteurs.
Ce roman est pour moi comme un uppercut, il frappe juste, avec précision là ou ça fait mal.
Pour moi il a quand même un défaut malgré tout c'est le rythme imposé a la lecture qui m'a semblé un peu lent. du coup il perd un peu de sa splendeur, mais en contre partie cela permet de digérer pleinement les informations reçues.
Un grand thriller et un grand auteur : je suis conquise par l'écriture et par le scénario
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          580
audelagandre
  12 juin 2019
2031, 3 lieux, Marseille, Paris, Lagos. La France a un nouveau président Bako Jackson candidat à sa propre réélection. À Marseille, Simon Mardikian découvre le cadavre atrocement mutilé d'une prostituée. Parallèlement à Lagos, une vague-submersion s'abat sur le pays provoquant la fuite de milliers de réfugiés. Trois lieux pour trois histoires qui vont se rassembler autour de problématiques migratoires étrangement d'actualité, mais susceptibles de prendre encore de l'ampleur dans les années à venir. Impossible de résumer avec plus de précision ce nouveau roman de Frédéric Mars. Après « Les Marcheurs », l'auteur s'essaie au thriller géopolitique et le moins que l'on puisse dire c'est que très réussi. Il semblerait que ce garçon ait tous les talents, capable de raconter n'importe quelle histoire avec brio, s'essayer à tous les genres comme si c'était chose facile, ou naturelle.
Son prologue s'ouvre par la fin, puis le récit commence 8 jours avant les faits qui sont décrits dans celui-ci. le chapitre 1 donne la température : nous ne sommes pas dans un conte pour enfants ! La violence de la scène d'entrée devrait vous faire passer l'envie de mélange des corps pour un petit moment. Certaines pratiques bien explicites dans le livre sont susceptibles de vous faire tourner légèrement de l'oeil. Nous sommes bien en présence de la lie de l'humanité, du corps-marchandise, d'hommes qui se rapprochent plus d'animaux (et encore, c'est une insulte pour les animaux). Cependant, la violence n'est pas gratuite. Elle sert une colère sourde : celle de la violence de notre monde actuel. « La Lame », titre du roman renvoie à plusieurs significations. Partie tranchant d'un couteau, elle tue, mais donne aussi la vie. Elle représente également la plaquette de verre que l'on pose sous un microscope sur laquelle on pose des objets à observer, ici notre monde. Au sens figuré elle est aussi un événement violent et soudain qui ravage tout sur son passage, à l'instar d'une vague-submersion.
Deux mots me viennent à l'esprit pour décrire ce roman : réalisme et crédibilité. le premier, moteur, permet le second. Frédéric Mars se sert de la situation actuelle, dans le domaine politique, économique, écologique, sociétal et de ses problématiques pour dérouler une histoire qui commence en 2031. Ainsi, après la présidence Macron, les crises électorales, les mouvements civiques comme les gilets jaunes, les problématiques des migrants qui fuient leurs pays en masse, il imagine ce que sera notre monde de demain. En s'appuyant sur des faits extrêmement précis, il envisage le futur de notre pays. Je vous préviens : il y a de quoi frémir ! le travail effectué par l'auteur est énorme et colle au plus près de notre réalité pour imaginer la suite des événements.
« La Lame » met d'abord en lumière un monde politique complètement gangrené, pourri, corrompu, mais aussi paradoxal. Oui un président noir, d'origine nigérienne peut se montrer plus intransigeant qu'un Donald Trump quand il est question d'immigration. « Le mensonge à ce niveau, “droit dans les yeux” si l'on pouvait dire, relevait du sport de haut niveau. »
À cette ambiance malsaine s'ajoute une catastrophe humanitaire sans précédent. « Les envahisseurs étaient là, à nos portes, prêts aux pires exactions pour nous chasser de nos propres terres. » Tristement, tout gouvernement se retrouve alors devant un choix cornélien « Entre le devoir humanitaire et la peur du spectre migratoire, comment le chef de l'État et le gouvernement vont-ils gérer cette crise ? » Frédéric Mars prouve avec lucidité que le choix est impossible : maintenir l'État régalien tout en conservant une opinion publique favorable. « L'opinion était un être contradictoire et volatile, et il lui fallait composer avec cette complexité-là. Marcher avec elle sur ce fil si étroit entre peur honteuse et générosité affichée. » L'auteur va jusqu'au bout du raisonnement en démontrant qu'au vu l'état de notre planète, il est pertinent de s'inquiéter des futures catastrophes écologiques qui vont obliger des populations à décamper de leur pays. « Un magma humain prêt à déferler. »
Enfin, j'ai particulièrement aimé les passages concernant la manipulation des masses par une grande chaîne d'information, mais aussi par les fakes news savamment distillées sur les réseaux sociaux. L'opinion publique est à ce point malléable. « Le texte associé à la vidéo versait dans la grandiloquence anxiogène. S'y entrechoquaient des expressions aussi propices à l'exacerbation des peurs et des haines que “péril absolu”, “sauvagerie sans limite” ou même “fin des temps”. Mais il déployait surtout une rhétorique très efficace, rendue populaire depuis une quinzaine d'années par les diatribes de l'ultra-droite mondialisée, en particulier celles d'un Donald Trump. »
Alors ? Est-ce un roman noir d'anticipation ? Un thriller sociétal ? Un thriller politique ? Un thriller géopolitique ?
Pour moi, « La Lame » est un roman d'anticipation engagé, le récit imaginaire d'un auteur inquiet, à raison, le souffle prophétique d'un monde qui s'autodétruit, d'hommes qui n'ont plus rien d'humain, de violence intrinsèque, de jalousie, d'intolérance, un monde dans lequel la femme perd son statut à force de vouloir le gagner par tous les moyens, un univers écologiquement atteint qui ne peut renaître des ses cendres.
J'aimerais regarder le texte avec un oeil de jeune adulte qui parviendrait à la trentaine dans les années 2030, comme nous avons regardé les films de science-fiction des années 80 en nous disant « ça n'arrivera jamais ». Nos congénères diront-ils alors qu'un auteur assez fou avait tout vu venir ? Ce bouquin sera-t-il posé à côté de « 1984 » de Georges Orwell ou du « Meilleur des mondes » de Aldous Huxley ? Pourra-t-il faire office de référence ?
J'aime l'engagement de nos auteurs du noir, leur façon de soulever de vrais problèmes sociétaux, d'être des citoyens engagés. Frédéric Mars n'échappe pas à mon petit classement personnel des auteurs qui en ont sous le pied. Même si la lecture est dérangeante de par ses sujets, elle est nécessaire. Tant que des auteurs nous feront réfléchir sur nos contradictions, nous avons encore un peu d'espoir d'échapper à l'abrutissement de masse.
Merci aux éditions Métropolis pour leur confiance renouvelée et à Giuliano tout particulièrement.

Lien : https://aude-bouquine.com/20..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
Anaislectrice
  03 juin 2019
Un auteur m'a dit un jour que les lecteurs n'aiment pas trop les livres inclassables.
C'est vrai pour certains.
Et puis il y a les autres, ceux qui ont envie de sortir de leur routine de lecture, qui ont envie de lire autre chose que l'éternelle et classique enquête qui respecte systématiquement les mêmes codes du polar, qui ont envie aussi de sortir du politiquement correct, qui ont envie qu'un auteur les prenne par la main pour les amener dans les bas-fonds du pire de l'être humain et de la société.
Frédéric Mars est l'un de ces auteurs, et si j'avais eu un coup de coeur pour Les marcheurs, lu à la même époque l'an dernier, ça va aujourd'hui bien au-delà, avec son nouvel ouvrage, La lame. Pour résumer un peu mon ressenti, je dirais qu'il me laisse dans le même état que le manufacturier de Mattias Köping l'an dernier.
Je dégaine la catégorie « coup de foudre » et vous parle aujourd'hui de la lame, de Frédéric Mars, publié le 29 mai chez Metropolis.

[ Frédéric Mars, t'es un grand malade en fait ! ]
Le roman démarre de manière explosive grâce à un prologue aussi court que condensé en action, et grâce aussi à une bonne scène de meurtre qui tabasse comme je les aime dans le premier chapitre. La prostituée qui est abattue prend cher, on assiste à ce massacre en qualité de témoin gênant, et je dois vous avouer que ce passage effroyable a titillé mes plus bas instincts d'amatrice de lectures qui tabassent. (à ce sujet, je me pose de sérieuses questions sur ma santé mentale de ressentir, en plus de l'effarement, une sorte de jouissance malsaine à la lecture d'un extrait si dérangeant). Avec un démarrage comme ça, forcément, je suis direct dedans !
L'auteur aurait pu tomber dans la facilité en brodant autour de ce meurtre une intrigue violente avec des litres de sang et des kilos de viscères à l'air, mais c'est mal connaître Frédéric Mars que de croire qu'il va simplement verser dans le dégueulasse gratuitement… La lame est bien plus qu'un thriller violent, bien plus qu'un thriller tout court d'ailleurs !
Je ne sais pas dans quel genre le classer tant les intrigues sont foisonnantes, les thèmes abordés multiples, les personnages nombreux (j't'en parle même pas, j'ai failli faire un malaise en voyant la liste des personnages qui fait trois pages au début du bouquin ! ), les époques et lieux variés. Thriller d'anticipation, sans doute, thriller politique, assurément, le tout teinté de polar et même d'écologique… Dit comme ça, ça peut faire peur oui, mais ne te sauve pas, mon cher lecteur, et lis jusqu'au bout ce que j'ai à te dire ! Je ne vais pas te le cacher, tu vas avoir l'impression de naviguer en plein brouillard par moment quand tu liras ce bouquin, avec le sentiment d'être perdu dans plusieurs intrigues aussi riches qu'ombrageuses. Mais au fond, tu sais que t'aimes ça et que tu vas prendre ton pied, quand tout va s'éclairer, converger vers un même point, tu sais ce final que tu n'auras jamais envisagé !
Une partie de l'intrigue se déroule en 2031 – autant dire demain – et c'est en ça qu'il est terrifiant ce bouquin car comme à son habitude, l'auteur s'est largement documenté sur les sujets abordés, dans un soucis d'être au plus près de la réalité. Loin d'être un ouvrage moralisateur ou prônant une quelconque prophétie, l'auteur s'appuie néanmoins sur des éléments factuels, des études et statistiques démographiques publiées récemment. Sans aucun parti pris idéologique ni aucune surenchère dans la terreur, l'auteur s'est attaché à rester neutre et objectif, il imagine juste ce que pourrait être le monde de demain, et il y propulse ses lecteurs.
Et sinon Anaïs concrètement, pourquoi tu as aimé La lame ?
Parce qu'il me sort de ma zone de confort, que j'en ai marre de lire les éternels polars gentillets avec le même schéma : un meurtre/un duo de flics/un flic qui traîne des casseroles/son équipière qui est canon/ils s'envoient en l'air ensemble/résolvent leur enquête/et ils vécurent heureux et blablablabla !!! Non mais sérieusement, j'ai besoin de quelque chose de plus profond et de moins simple que ça moi, après des années à lire du polar classique.
Rien n'est en trop dans ces 500 pages, il faut un talent de dingue pour réussir à écrire trois intrigues tellement différentes que pendant 80% de ta lecture, tu te demanderas quel peut bien être le lien entre elles, en te prenant finalement en pleine tête le dénouement.
L'auteur, lui aussi, sort de sa zone de confort, parce que certains passages sont d'une violence que je ne lui connaissais pas, avec des passages crus et qui tabassent grave, que je n'avais encore jamais lus venant de lui. Et pourtant il ne tombe jamais dans la surenchère, jamais dans la violence gratuite juste pour faire du buzz. Ce n'est pas qu'il avait une écriture gentillette Frédéric Mars, avant La lame, non non ce n'est pas ce que je suis en train de vous dire, mais c'était différent. Ici, il y va, quitte à bousculer, choquer, c'est vif, percutant, tranchant comme une lame acérée. Ça te lacère tes émotions, ça t'embarque pendant 500 pages d'ultra noir et ça te laisse avec le sentiment d'avoir terminé un grand bouquin.
[ le mot de la fin ]
Je ne peux pas ne pas faire de parallèle avec La manufacturier de Mattias Köping. Attention, les deux bouquins n'ont strictement rien à voir entre eux, là où j'ai envie de faire un parallèle, c'est qu'ils marquent tous les deux une rupture totale avec le genre bien codifié du thriller. La lame fait, assurément, partie de ces romans qui bousculent le genre, donnant un sérieux coup de vieux aux autres thrillers plus classiques et plus « pantouflards ».
Mon cher lecteur, tu sais qu'il te faudra un peu de temps pour digérer ta lecture, pour passer à une autre plus conventionnelle, et que tu ressentiras comme un vide immense en toi, une fois que tu auras tourné la dernière page. Tu t'en souviendras longtemps, de cet inclassable, tant sa singularité est forte et qu'il sort de ton ordinaire.
Véritable agitateur du genre, Frédéric Mars signe ici un remarquable thriller, qui ne fait que confirmer une fois de plus son immense talent !
Partager :
Lien : https://anaisseriallectrice...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50
BooksnPics
  10 juin 2019
« La Lame » est un thriller puissant, addictif, imaginatif, sans tabous, ni langue de bois. Un mélange de genres sans temps mort, ni confusion.
« La Lame » se présente à nous sous toutes ses déclinaisons pour un récit d'une noirceur et d'un réalisme à vous faire froid dans le dos.
Débutant sur le modèle d'un triptyque, « La Lame » nous emmène simultanément à Marseille, Lagos et Paris. Et pour ajouter au réalisme de ce thriller d'anticipation politico-environnemental, l'auteur nous fait faire un bond dans le temps, somme toute dérisoire, puisque nous nous retrouvons en 2031.
Alors que l'officier de PJ Simon Mardikian découvre dans les quartiers nord de Marseille, le cadavre d'une prostituée noire et qu'une immense vague-submersion déferle sur le bidonville de Makoko au Nigéria, le président de la République française Bako Jackson, qui avait fait de la migration son cheval de bataille lors de sa première campagne présidentielle, annonce sa candidature à sa propre réélection.
Ces trois histoires pourtant si éloignées l'une de l'autre vont se rejoindre sans que vous ne l'ayez vu venir… car cette lame effrayante, si improbable pour certains, se répand sans que rien n'y fasse…
S'il est acquis que les catastrophes naturelles sont un des vecteurs de la migration (beaucoup plus d'ailleurs que les conflits ou la violence), s'il est également désormais acquis que le changement climatique, au-delà de ses effets environnementaux, aura également des conséquences sur le plan sécuritaire, il est difficile de prédire avec exactitude quelle sera l'ampleur du mouvement migratoire qui y sera directement lié.
Se basant sur les prévisions de spécialistes du domaine, l'auteur les extrapole pour nous plonger au coeur d'un thriller politique puissant où la fiction se teinte de réalité…
En s'attaquant à ce sujet sensible, à une époque où le changement climatique et la crise migratoire s'invitent au coeur de tous les débats, Frédéric Mars prend un pari risqué mais réussi la transformation avec succès!
Ici pas de temps morts, l'auteur nous plonge dès les premières pages au coeur d'une réalité violente, écoeurante où les trafiquants règnent en maîtres. Alternant les lieux et les personnages, impossible de s'ennuyer une seconde tellement le rythme et la structure sont maîtrisés. Frédéric Mars jongle avec ceux-ci à la perfection et nous livre un récit très bien ficelé et fort d'une solide documentation.
J'avais adoré « Les Marcheurs » (publié à La Mécanique Générale en avril 2018), « La Lame » monte encore un cran au-dessus! Chapeau!
Lien : https://booksnpics.wordpress..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
Citations et extraits (5) Ajouter une citation
lyokolyoko   02 juin 2019
Sur l'écran du salon, le journal continu de BFMTV creusait jusqu'à la nausée ce qui, en quelques heures seulement, était devenu le "scandale Bako Jackson".
A les entendre, il s'agissait presque d'une affaire d'Etat. Les habituels chroniqueurs politiques parlaient au mieux d'un mensonge par omission gravissime, au pire d'un motif pur et simple de démission. Etrangement aucun ne parut surpris de la coincidence malheureuse - opportune pour les adversaires de Jackson - entre l'annonce de sa candidature et la révélation de cette affaire. Sans doute avaient-ils été briefés avant leur entrée en plateau, afin que personne derrière son écran ne soupçonne Fabienne Muller et BFMTV de collusion avec les ennemis du président.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          270
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   27 mai 2019
Le problème n’est pas de trahir ou non .D’une manière ou d’une autre , on finit toujours par le faire . Tout le monde . La seule question valable, Ismael , c’est quand trahir.Et au service de quel intérêt supérieur.Voilà ce que tu dois te demander.
Commenter  J’apprécie          00
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   25 mai 2019
Ce couteau , c’était leurs espoirs assassinés , leurs misères qui tranchent, la vie qu’on taille comme on peut.
Ce couteau c’était lui , c’ était eux.
Ce couteau avait une lame. Ce couteau avait une âme.
Commenter  J’apprécie          00
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   25 mai 2019
Il n’y a plus de dominant ou de dominé. Il n’y a plus que leurs panses , l’une plus creuse que l’autre, certes , mais toutes deux affamées de paix .
Commenter  J’apprécie          00
RomansNoirsEtPlusRomansNoirsEtPlus   26 mai 2019
La vague avait élagué tout ce qui dépassait.La lame rasait la vie de si près qu’il n’en restait plus rien.
Commenter  J’apprécie          00
Videos de Frédéric Mars (8) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Frédéric Mars
Mardi soir dernier s'est déroulée la soirée de lancement des livres "Haut les c?urs !" et "Castelletto" tome 1, en présence de Caroline Noel et Emma Mars (pseudonyme de l'auteur Frédéric Mars).
Retour en vidéo sur la soirée !
Plus d'infos sur Haut les c?urs ! : http://www.editionsleduc.com/produit/1535/9782368123720/
Plus d'infos sur Castelletto : http://www.editionsleduc.com/produit/1541/9782368123775/
Retrouvez-nous sur Facebook : https://www.facebook.com/Editions.charleston/
autres livres classés : thrillerVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr





Quiz Voir plus

Les plus grands classiques de la science-fiction

Qui a écrit 1984

George Orwell
Aldous Huxley
H.G. Wells
Pierre Boulle

10 questions
2745 lecteurs ont répondu
Thèmes : science-fictionCréer un quiz sur ce livre