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ISBN : 2070510409
Éditeur : Gallimard (21/04/2005)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 157 notes)
Résumé :
Pour tous les Citoyens de Grande Europe, le bonheur est un droit et un devoir. Il est garant d'une société harmonieuse et policée. A la demande du ministre de la Sûreté intérieure, le lieutenant Alexis Dekcked enquête sur une affaire de la plus haute importance. Des parumains, conçus pour servir les humains se sont révoltés et se sont enfuis dans les enclaves de Felicidad. Leur disparition est-elle liée au meurtre de leur créateur, Choelcher, le généticien génial ? ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
gruz
  28 décembre 2012
Felicidad, ou un hommage assumé à Blade Runner.
En effet, les ressemblances sont beaucoup trop troublantes pour être un hasard, et beaucoup trop marquées pour n'en faire qu'une simple copie.
On y retrouve les même ingrédients :
- une enquête policière ayant pour cadre un futur où des êtres créés par des biologistes sont les nouveaux esclaves. Ces « parumains » vont rapidement faire preuve d'une véritable conscience,
- un flic désabusé qui va vite se détourner de son enquête,
- un univers régi par les castes...
- un monde où le bonheur « obligatoire » n'est qu'une façade,
Ça donne une oeuvre peu originale, mais qui tient correctement la route. Un livre qui pourra convenir à un large public.
Commenter  J’apprécie          330
Hanana
  21 mai 2012
Ce roman entre polar et science-fiction montre l'être humain dans quelques-uns de ses pires excès et donne une idée de notre société telle qu'elle pourrait être dans quelques siècles.
Certes, l'idée de départ n'est finalement pas d'une grande originalité, avec la création de "parumains", qui ne sont rien de moins que des clones, et qui se révoltent contre leur condition d'esclaves.
On déplore aussi le point de vue un peu trop détaché du narrateur ; en effet on a du mal à s'attacher au héros, sur la personnalité duquel, mis à part tout ce qui est lié à son métier d'enquêteur, on sait finalement peu de chose.
Cependant, le récit est bien mis en place, on apprécie notamment la façon dont l'histoire et les sentiments du héros se mêlent à son enquête, faisant de celle-ci une sorte de quête personnelle, et l'épilogue qui apporte l'espoir tout en restant crédible dans le contexte de l'histoire.
Finalement, le récit est court, mais complet, avec un environnement, à la fois proche et différent du notre, bien mis en place, et des personnages aux caractères définis, qui ont tous quelque chose à apporter à l'évolution de l'histoire. En outre, le concept du Bonheur est subtilement décortiqué tout au long du récit, au fil des reflexion du héros au sujet d'une "société parfaite" et des moyens déployés par les politiciens pour controler les Citoyens (surveillance permanente, propagande,...), ce qui donne matière à reflechir, même dans le contexte de notre société actuelle.
De plus, la société "parfaite" qui nous est présentée dans ce roman semble pleine de failles, avec une classe d'humains privilégiés, des parumains soumis, mais en plus des humains "enclavés" vivant dans la débauche et la misère, considéré comme indigne du droit au bonheur obligatoire. Cela pose la question de l'égalité; certes, les citoyens considèrent que les parumains n'ont pas de sentiments, mais ils ne ressentent que de l'indifférence, voir du mépris à l'égard des humains défavorisés, bien que ce ne soit pas le sujet principal du roman.
En conclusion, ce roman donne matière à reflechir dans beaucoup de domaines, à travers une enquête prenante et bien racontée, mais les émotions sont présentes et la révélation finale apporte la réponse à une question qui se pose tout le long du livre.
Comme le dit l'auteur, «Felicidad n'est en définitive que le miroir déformant de notre société. Il ne reste à espérer que ce que j'y décris restera de l'ordre de la fiction»
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Moisycat
  11 janvier 2013
Au premier abord, j'étais plutôt septique en voyant la couverture qui m'évoquait “ le meilleur des monde” d'Aldous Huxley. Je n'avais pas totalement tord! La comparaison ne s'arrête pas là, dans le bon comme le meilleur! Pour les deux romans, le début n'est pas immédiatement prenant, j'ai trouvé le premier quart de Felicidad peu encourageant, on nous décrit (comme dans "Le meilleur des mondes") le monde où va se dérouler l'action et ses mécanismes, ce qui est certes indispensable pour bien saisir toute l'intrigue du roman, mais qui reste assez lassant de mon point de vu. Il n'y a, de prime abord, pas de personnage au quel s'attacher vraiment, on nous montre des ministres hautains, et tous antipathiques en plus d'être un soupçons caricaturaux tout cela sans qu'il ne se passe d'événements captivants, l'assassina du ministre du bonheur étant connu dès la lecture du résumé.
Il ne faut pourtant pas s'arrêter là!
Passées ces premières pages, on rencontre celui qui sera le héros du livre, et c'est la que j'ai vraiment commencé à apprécier ma lecture, au fil des pages, on suit son enquête, qui, loin d'être classique, dévie des directives bien pensantes des supérieurs, on est tout de suite amené à se poser des questions sur les « dessous » du monde décrit au début du roman. Notre curiosité augmente au fur et à mesure et on finit par devenir réellement inquiet pour Dekcked lorsqu'on comprend se qui se joue. Petit à petit un lien se tisse entre les personnage et le lecteur. On rencontre également certaines de ses connaissances qui sans être forcément attachantes, ont une vraie personnalité et qui pimentent agréablement la lecture par leurs interventions. Et l'auteur a gardé le meilleur pour la fin, avec un bon nombre de rebondissements et de révélations qui font vite oublier les débuts peu encouragement de l'ouvrage!
Personnellement, je regrette un peu que l'enquête elle-même ne prenne pas plus de place dans le récit, j'ai trouvé que la vraie intrigue était un peu longue à démarrer et que le dénouement aurait mérité qu'on s'y attarde un peu plus longuement.
Mais au final, un bon roman policier, original et plaisant à lire.
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melina1965
  10 septembre 2013
Pour tous les Citoyens de Grande Europe, le bonheur est un droit et un devoir. Il est le garant d'une société harmonieuse et policée. A la demande du ministre de la Sûreté intérieure, le lieutenant Alexis Dekcked, un enquêteur hors pair, est chargé de retrouvée trois Deltas 5 qui on échappé à tout contrôle. Ces parumains, conçus pour servir les humains, se sont révoltés et se sont enfuis dans les enclaves de Felicidad. Leur disparition est-elle liée au meurtre de leur créateur, Choelcher, le généticien génial ? Pourquoi le ministre du Bonheur obligatoire est-il sauvagement assassiné ? Dekcked peut-il avoir confiance en Majhina, la belle parumaine dont il est amoureux ? Son enquête va le conduire à des vérités qu'il n'aurait jamais dû mettre au jour.
Un portrait effroyable du futur. Il n'y a plus que trois grosses puissances : la Grande Europe, les Etats-Unis d'Australamérique et la Chinasie, qui sont en très grande concurence. Un monde horrible, un monde avec des esclaves de métal (les "parumains"), des différences entre les zones (de la zone 1 à la zone 98, suivit des enclaves) qui sont remarquablement atroces. Autant dans la zone 1 on est en sécurité mais dans les enclaves le mal nous attend...
Jean Molla rend hommage aux adaptations cinématographiques des textes de K. Dick comme « Blade Runner », « Total Recall » ou « Minority Report ». Ainsi, on peut noter que les Nexus-6 deviennent les Deltas 5, Deckard en Dekcked, la boîte de nuit où se rend l'enquêteur se nomme aussi Ubik... et plein d'autres références. Parmi les titres de romans dont Jean Molla s'est servi, on trouve le classique « 1984 » de G. Orwell.
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paikanne
  29 mai 2008
Je ne suis pas particulièrement friande de science-fiction mais les renseignements glânés sur ce récit de Jean Molla, Felicidad, m'avaient intéressée.
Jean Molla est un nom à retenir, j'en avais déjà parlé lorsque j'avais lu l'excellent Sobibor ; le propos de Felicidad est tout autre puisque l'on se retrouve propulsé dans un futur (peut-être pas si lointain ?) où le Bonheur est obligatoire, il est un "droit et un devoir pour tous les Citoyens de la Grande Europe. Il est le garant d'une société harmonieuse et policée".
Le récit commence par l'assassinat du ministre du Bonheur alors que des parumains, conçus pour être au service des humains, ont réussi à se libérer et à s'enfuir dans les zones de "non-droit" de Felicidad, éliminant les parumains des Sections Spéciales pourtant réputés indestructibles.
Le lieutenant Alexis Dekcked est chargé par le ministre de la Sûreté Intérieure d'enquêter et de retrouver ces parumains dissidents. Il met rapidement le nez dans un nid de vipères et pressent que la vérité n'est probablement pas celle qu'il escomptait.
Un récit qui donne à réfléchir sur une société "idéale" pour qui a la "chance" d'être Citoyen, un Citoyen qui ne se contente plus que de vivre avec ce que l'on a choisi de lui imposer, un Citoyen consommateur avant tout ; mais une société qui repose, encore une fois, sur des exclus, à savoir les parumains et tous ceux, marginaux, pauvres, chômeurs, assassins, escrocs, qui vivent dans les enclaves de Felicidad... la ville nommée Bonheur...
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Dans la Grande Europe, dirigée par un président à vie, le bonheur est un droit et un devoir pour tous… en théorie. Le lieutenant Alexis Decked est mandaté par le ministre de la Sécurité intérieure pour retrouver trois «parumains» (des humains génétiquement modifiés) rebelles. Ce qui commence comme une banale affaire d'espionnage industriel se transforme à coups de révélations semées de cadavres en un complot politique des plus complexes. Si les premières pages rendent un hommage très appuyé à Blade Runner et 1984, Molla entraîne rapidement le lecteur dans un univers imaginaire bien campé et une enquête menée tambour battant par un lieutenant attachant, qui cultive le doute et invite le lecteur à avoir une lecture critique de la société dans laquelle il navigue. Ainsi, Felicidad est-elle une projection intéressante de ce que nos sociétés occidentales pourraient bientôt devenir : un monde où le bonheur des honnêtes citoyens repose sur le plaisir et la consommation, et s'obtient au détriment des plus faibles, dans un climat de surveillance omniprésente. La question essentielle est celle de la liberté, à travers notamment la rébellion des parumains, esclaves des temps futurs, délivrés par leur créateur, Julien Choelcher. Le roman est à ce propos truffé de références cachées, propices à des discussions avec les lycéens (feront-ils le lien entre le personnage d'Arouet et notre Voltaire national, dont la fortune s'est construite sur l'esclavage?). Si l'écriture reste accessible, l'intrigue demande une lecture soutenue, notamment pour le dénouement qui fait apparaître des manipulations politiciennes retorses. Avec Felicidad, Jean Molla (Sobibor) se lance avec succès dans un genre nouveau pour lui. Amateurs de polars, de SF, de pamphlets philosophiques ou sociétaux, chacun y trouvera son bonheur… c'est un devoir ! Isabelle Debouvère
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Maxime12Maxime12   22 décembre 2014
- L'espoir est une forme de tromperie ! Il conduit à l'attente, à la résignation. Les choses changeront, que je l'espère ou non ! Sais-tu ce qu'un de vos plus brillants esprits, un physicien qui vivait au siècle dernier, a dit du bonheur, ce bonheur qui vous obsède tant et auquel vous ne comprenez plus rien ?
- Non.
- "Le bonheur est l'idéal des porcs." Conclus toi-même sur ce que vous êtes devenus.
+ Lire la suite
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Bruno1Bruno1   03 octobre 2014
- L'espoir est une forme de tromperie ! Il conduit à l'attente, à la résignation. Les choses changeront, que je l'espère ou non ! Sais-tu ce qu'un de vos plus brillants esprits, un physicien qui vivait au siècle dernier, a dit du bonheur, ce bonheur qui vous obsède tant et auquel vous ne comprenez plus rien ?
- Non.
- "Le bonheur est l'idéal des porcs." Conclus toi-même sur ce que vous êtes devenus.
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Commenter  J’apprécie          120
ALEXIAAALEXIAA   24 juillet 2014
- L'espoir est une forme de tromperie ! Il conduit à l'attente, à la résignation. Les choses changeront, que je l'espère ou non ! Sais-tu ce qu'un de vos plus brillants esprits, un physicien qui vivait au siècle dernier, a dit du bonheur, ce bonheur qui vous obsède tant et auquel vous ne comprenez plus rien ?
- Non.
- "Le bonheur est l'idéal des porcs." Conclus toi-même sur ce que vous êtes devenus.
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bibliophagebibliophage   13 décembre 2010
Des siècles de réflexion nous ont conduits à cette évidence : la violence est une donnée anthropologique. Elle est fondatrice, donc nécessaire au fonctionnement des sociétés humaines. Elle doit, à ce titre, faire l'objet d'un encadrement et d'une régulation stricte de la part des Etats.
En conséquence, les beaux esprits qui contestent l'existence des enclaves ou des guerres délocalisées ont choisi de s'inscrire à rebours du sens de l'Histoire. Qu'ils gardent en mémoire que celle-ci les jugera.
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bibliophagebibliophage   13 décembre 2010
Dans les formes de gouvernement archaïques, les chefs d'Etat élus pour un mandat de quelques années ne disposaient pas de cette vision à long terme qui permet d'envisager un projet politique et économique cohérent.
Depuis l'instauration de la présidence à vie, l'utopie est devenue réalité. Désormais, seuls prévalent l'intérêt et le bonheur des Citoyens !
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Vidéo de Jean Molla
Jean Molla - "Plus tard" .Portrait de l'écrivain Jean Molla, Prix du livre en Poitou-Charentes, réalisé par les Yeux d'IZO.© Centre du livre et de la lecture en Poitou-Charentes - 2011
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