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EAN : 9791028112486
352 pages
Éditeur : Bragelonne (18/08/2021)
3.63/5   46 notes
Résumé :
Un manoir isolé. Un aristocrate dangereusement séduisant. Et une jeune mondaine poussée à dévoiler leurs atroces secrets. Après avoir reçu un mystérieux appel à l'aide de sa cousine récemment mariée, Noemí Taboada se rend à High Place, un manoir isolé dans la campagne mexicaine. Elle ignore ce qu'elle va y trouver, ne connaissant ni la région ni le compagnon de sa cousine, un séduisant Anglais. Avec ses robes chic et son rouge à lèvre, Noemí semble plus à sa place a... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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JustAWord
  09 septembre 2021
Encore inconnue en France, la canadienne d'origine mexicaine Silvia Moreno-Garcia s'est déjà taillée une belle réputation Outre-Atlantique. C'est avec l'un de ses dernier romans, Mexican Gothic, qu'elle a remporté le prestigieux Bram Stoker Award et le prix Locus du meilleur roman.
Encensée par la presse américaine, Mexican Gothic sort aujourd'hui chez Bragelonne dans une traduction signée Claude Mamier.
L'occasion pour le lecteur de s'aventurer dans High Place dans une atmosphère gothique qui donne la chair de poule.
You're my only hope…
Tout commence par une étrange lettre dans laquelle Catalina, épouse de Virgil Doyle, explique à sa cousine Noemi Taboada qu'on essaye de l'empoisonner et que les fantômes rodent au manoir de High Place.
Envoyée par son père pour tirer la situation au clair, Noemi débarque donc dans l'imposante demeure de la famille Doyle au coeur de la campagne mexicaine, bien loin de l'effervescence mondaine du Mexico des années 50.
Elle y découvre une demeure impressionnante mais qui semble bien loin de sa gloire passée. Les mines d'argent qui ont fait la fortune de la famille Doyle sont désormais fermées et le vieux patriarche, Howard, semble particulièrement diminué.
Quelques jours après son arrivée, Noemi commence à faire des rêves étranges qui tournent de plus en plus aux cauchemars tandis que l'ambiance qui règne à High Place pèse comme une chappe de plomb sur l'enquête de la jeune femme à propos de l'état de santé de sa cousine Catalina qui serait atteinte d'une forme bien étrange de tuberculose…
Tout en atmosphère, Mexican Gothic nous convoque à un voyage aux portes de l'horreur dans un endroit à la fois exotique — la campagne mexicaine — et familier — le manoir hanté anglais. Se revendiquant ouvertement des Hauts de Hurlevent ou de Rebecca, le roman offre une place particulièrement importante à l'impressionnante High Place, un lieu à la fois inquiétant et fascinant pour le lecteur où les secrets s'accumulent.
Des secrets étroitement liés à la famille Doyle et à son histoire, une famille anglaise qui a fait fortune en exploitant les pauvres paysans et miniers mexicains des alentours et qui vit désormais recluse dans un lieu figé où il est interdit de parler pendant les repas, où partir en ville ne semble jamais raisonnable et où le cimetière tout proche rappelle les multiples drames subis/causés par la famille.
Dans ce cadre brumeux, Noemi va affronter un mal qu'elle n'avait jamais imaginé rencontrer un jour.
Le pouvoir change de mains
Brillamment rythmée et construit de façon à distiller de façon très progressivement les indices quant à la véritable nature des lieux et de la famille Doyle, Mexican Gothic est aussi, et peut-être même avant tout, une chronique de femmes.
Des femmes qui prennent conscience de leur propre force et de leur propre détermination pour tenir tête au destin…et aux hommes qui les entourent.
Ce sera le cas de Noemi qui affronte non seulement la glacialité cordiale de Florence mais aussi la violence de plus en plus évidente de Virgil Doyle.
Silvia Moreno-Garcia nous parle d'une époque où la femme n'avait même pas le droit de vote au Mexique, et où elle sert encore « d'objets à marier ».
Noemi est la parfaite incarnation de la jeune femme mondaine qui refuse le jeu qu'on lui impose et se retrouve donc cataloguée comme vulgaire ou insolente. La place de la femme ne se limite plus à osciller entre la docilité et l'hystérie mais bien à prendre les choses en mains, à résister. Que ce soit Noemi, moteur de l'histoire et héroïne du roman, ou sa cousine Catalina qui résiste envers et contre tout malgré sa solitude et son isolement…ou encore Ruth lorsqu'elle décide de prendre les armes pour se libérer de la famille Doyle.
Mexican Gothic est à la fois l'histoire d'une femme qui mûrit dans sa façon de percevoir et de jouer avec les hommes mais aussi celle d'une femme qui refuse l'autorité et l'emprise de l'homme sur sa façon de penser et d'aborder le monde.
Le riche parasite
Au milieu de ça, Silvia Moreno-Garcia délivre un message sur la lutte des classes et l'exploitation des pauvres par les riches, sur l'anonymisation de la souffrance et du sacrifice de ceux qui n'ont rien comparés aux riches qui auront droit au cimetière et aux pierres tombales, pas aux fosses communes.
Dans Mexican Gothic, le riche est un parasite qui se nourrit de l'autre, et l'autrice parvient, littéralement, à le faire paraître comme tel.
C'est aussi une histoire sur une certaine vision de la pureté familiale, sur l'eugénisme et ce qu'engendre l'enfermement sur soi-même, à savoir la cruauté et la haine de l'autre. Sans parler des nombreuses autres déviances de la famille Doyle qu'on laissera aux lecteur le plaisir de découvrir.
Résister à l'ordre établi, qu'il soit patriarcal ou social, c'est finalement le mot d'ordre de ce récit où le mal, insidieux et roublard, ne sera combattu que par la force de caractère de quelques femmes bien décidées à brûler l'ancien monde.
Très bon roman gothico-horrifique, Mexican Gothic est autant une histoire malicieuse sur le contrôle et sur le libre-arbitre qu'une réflexion sur le rôle de la femme et sur ses possibilités. Silvia Moreno-Garcia captive et donne la chair de poule à qui osera faire un détour par High Place…
Lien : https://justaword.fr/mexican..
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missmolko1
  28 septembre 2021
Mexique, dans les années 50. Noemí est envoyée à High Place par son père qui a reçu une lettre maladroite et suspecte de sa cousine Catalina, récemment mariée. La lettre impliquait qu'elle souffrait d'une maladie mentale et que quelque chose n'allait pas dans le manoir ou elle s'est installée avec son mari Virgil. Noemí s'y rend donc pour vérifier l'état de santé de sa cousine et découvrir la vérité cachée derrière sa lettre. Mais quand elle découvre la maison, elle sent qu'il s'y passe des choses anormales : elle est présentée à la famille de Virgil qui nous ressemble un peu à la famille Addams. Ils sont tous plus bizarres les uns que les autres, vivent selon des règles très strictes, se marient uniquement entre membres de la famille, couvrent les murs de la maison de mariées décédées… Mais il y a aussi une grande tragédie qui affecte encore l'âme de la maison : l'histoire de cette jeune fille qui a tué tous les membres de sa famille avant de se suicider.
Ce récit est captivant, bouleversant, glaçant et effrayant. Il contient énormément d'éléments étranges qui nous alerte : notamment des fantômes, des crises de somnambulisme, de la violence, des effusions de sang, une tension sexuelle. C'est une aventure gothique sombre qui fait froid dans le dos heureusement un soupçon de romance rééquilibre le tout et apporte un peu de légèreté.
J'ai trouvé Noemí extrêmement courageuse puisqu'elle devrait crier à l'aide, s'enfuir à la première occasion, lorsqu'elle rencontre tous ces gens bizarres ou lors de la scène d'agression sexuelle de Virgil mais pourtant elle reste pour sa cousine. C'est un personnage féminin extrêmement forte, têtue et déterminée à être une femme libre et indépendante. Je l'ai trouvé tellement attachante que je suis triste de devoir lui dire au revoir.
Le récit a malheureusement un petit défaut : son rythme. Il ne se passe pas grand-chose dans les 3/4 du roman puis soudain la fin arrive et est très vite bâclée. Tout le début est basé sur le fait que Noemí se morfond dans ce manoir a l'atmosphère étrange et tout s'accélère dans les cinquante dernières pages.
En tout cas j'ai adoré le contexte historique : les années 50 sont vraiment intéressante, on sent que les femmes ont envie d'émancipation mais la société est encore très masculine. Et puis, la façon dont l'auteure a intégré les discussions sur le colonialisme ou le racisme dans l'intrigue est vraiment bien habile. C'est intéressant de découvrir un autre visage du pays car aujourd'hui quand on parle du Mexique, c'est forcément synonyme de drogues et de cartels.

Lien : https://missmolko1.blogspot...
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Dervla3012
  25 juillet 2021
De quoi ça parle ?
À Mexico City, Noemí Taboada est adulée de tous : belle, séduisante, intelligente mais surtout indépendante. La jeune fille mène une vie confortable faite de soirées mondaines, de nouveaux achats, d'études mais aussi d'un tourbillon de petits amis. En somme Noemí est heureuse (n'eût été la mentalité arriérée de son père qui refuse de la laisser intégrer une université).
Enfin, elle était heureuse jusqu'à l'arrivée d'une lettre de sa cousine Catalina : déjantée, hystérique et parfois incompréhensible, la missive est inquiétante. Une chose cependant est claire – Catalina lance un appel au secours à sa cousine, la supplie de venir l'aider car elle se pense en grave danger.
Bien que réticente à l'idée de quitter sa bulle de sécurité, Noemí finit par répondre à la demande et se rend dans la maison de sa cousine – qui est en fait la demeure familiale des Doyle, la famille de son mari. Perchée dans les montagnes mexicaines, à l'écart même du dernier village d'altitude, la propriété émerge à peine des couvertures de brumes qui l'entourent.
Entre ses parois, Noemí devra bien vite faire face à une situation étrange. Pour commencer, Catalina dit entendre des voix à travers les murs, affirmations mises sur le compte d'une prétendue tuberculose par tous les autres habitants des lieux. Ensuite, les hôtes eux-mêmes, les Doyle : une famille de snobs anglais qui considèrent les Mexicains comme leurs serviteurs par nature et les femmes comme des objets à marier.
La tension monte très vite au sein du petit groupe isolé. Noemí est dégoûtée par les idéologies fascisantes de ses hôtes mais elle ne peut abandonner sa cousine malade – d'autant plus que son état semble s'empirer et qu'on limite de plus en plus ses visites au chevet de Catalina.
Que cache cette famille dans son grand manoir ? Bien vite Noemí va se rendre compte que plus son besoin de quitter ces lieux oppressants devient pressant, moins son départ est possible. Avec les cauchemars qui commenceront à hanter ses nuits, se pourrait-il que la jeune fille se mette à son tour à entendre des voix lui susurrer à l'oreille à travers les murs ?
Mon avis :
Tout d'abord, une petite mise en contexte : en général je suis plutôt une lectrice de classiques et de thrillers/romans à suspens. Ainsi Mexican Gothic était l'un, voire le premier véritable roman d'horreur que je lisais. On dit généralement que lorsqu'on essaie un nouveau genre littéraire, on est dupe de tous les artifices narratifs et autres ruses de l'auteur qui affligeraient par leur banalité des lecteurs plus aguerris. C'est peut-être mon cas ici, n'empêche que ce roman m'a efficacement emportée dans son univers malsain et terrifiant.
Pour commencer, l'un des éléments qui m'a le plus marqué, c'est l'atmosphère du livre. Elle est envoutante et fascinante d'une façon très particulière, qui donne au récit un aspect de rêve ou de mirage. Bon, pris séparément, les éléments du récit ont déjà été vus et revus (une demeure qui tombe en décrépitude, incarnation d'une splendeur d'antan, isolée au plus profond d'une forêt de montagne ; des nappes de brume qui viennent lécher et dévorer quiconque s'aventure trop près ; un vieux cimetière, théâtre d'apparitions horrifiques ; une belle-famille odieuse suspectée de tentative d'empoisonnement…), pourtant, peut-être en raison du contexte mexicain que, pour le coup je ne connaissais pas du tout, tous ces éléments fonctionnent.
L'auteure saisit certains détails du contexte horrifique et les dépeint avec une vitalité qui pique le lecteur au vif : un train qui ascensionne avec difficulté le flanc d'une montagne, ou encore un hameau étouffé par la misère qui tente malgré tout de conserver les vestiges d'une apogée passée et révolue.
De même, Mexican Gothic contient beaucoup de scènes clichés du genre (visions horrifiques, histoire d'amour interdite, etc.), mais la résolution et les explications, elles, sont toutes sauf déjà vues ! Certes, elles sont un peu (voire beaucoup) tirées par les cheveux, mais si loufoques et si gothiques que c'en est plaisant. le lecteur aura droit à un vaste étalage de descriptions, toutes plus répugnantes et repoussantes les unes que les autres, mais étrangement captivantes… Autant prévenir le lecteur d'emblée, il y a de nombreuses récurrences d'éléments gores : des murs qui suintent de pus, des incestes, et j'en passe.
Quant aux personnages, s'ils ne sont pas particulièrement originaux, ils réussissent tout de même à retenir assez le lecteur pour qu'il ait envie de connaître leur destinée : une demoiselle bornée et courageuse (peut-être un peu trop cliché sur certains points, certes) ; un vieux patriarche vicieux ; un jeune descendant soumis et dévoué…
En conclusion, Mexican Gothic est un livre qui répond vraiment à ce qu'on attend d'un roman du genre : une plume fluide, des actions et des rebondissements captivants et une atmosphère en or ! Ce serait peut-être mieux si Silvia Moreno Garcia se détachait des trames narratives déjà vues, mais c'est un roman qui m'a laissée avec beaucoup d'images saisissantes en tête.
https://lirelandoulerevedunemontmartroise.wordpress.com/2021/07/25/mexican-gothic-de-silvia-moreno-garcia/
Lien : https://lirelandoulerevedune..
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LesMotsMagiques
  09 septembre 2021
Ce roman se passe dans le Mexique des années 1950, et on y suit Noemí, une jeune fille de bonne famille dont la vie est rythmée par les soirées mondaines. Jusqu'au jour où un courrier inquiétant de sa cousine Catalina va l'amener à partir rejoindre le manoir que celle-ci partage avec son nouvel époux et sa famille. Arrivée sur place, Noemí va découvrir l'ambiance inquiétante dans laquelle vit sa cousine depuis son mariage.

Je savais très peu de choses sur ce roman avant de le commencer et je ne savais vraiment pas à quoi m'attendre. Pourtant, j'ai tout de suite été embarqué dans cette histoire. J'ai eu quelques inquiétudes quant au personnage de Noemí dans les tout premiers chapitres, mais je me suis vite rendu compte qu'elle était loin d'être aussi superficielle que je l'imaginais.

L'énorme point fort de cette histoire, c'est avant tout son ambiance. Très vite, on découvre ce manoir à l'atmosphère assez pesante et malsaine, ainsi que ses habitants plutôt inquiétants. Que ce soit Virgil, l'époux de Catalina, assez froid et directif, Howard, le patriarche conservateur avec un intérêt prononcé pour l'eugénisme, ou encore Florence qui cherche à contrôler absolument tous les faits et gestes de Noemí, on a le droit à une belle brochette de personnages antipathiques (à une exception près).

Bien que je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de roman, je n'ai pas forcément eu l'impression que l'histoire était très originale de prime abord : ce genre d'ambiance, de manoir inquiétant et de famille étrange vivant en autarcie me semblait même un peu convenu. Pour autant, ça ne m'a pas gêné dans la mesure où je lis peu de romans similaires et que je trouvais le tout quand même bien fait.

Arrivé à la moitié du roman, on commence à avoir une bonne idée de ce qu'il se passe et c'est là que j'ai trouvé que le roman gagnait en originalité. Les explications sur le passé de la famille et sur leur comportement douteux m'a semblé cohérent et m'a bien plu, malgré des thématiques difficiles qui ne plairont pas à tout le monde. Ceci étant dit, ces thématiques sont justement très intéressantes puisqu'elle vienne renforcer le sentiment de malaise du lecteur.

En tout cas, je peux dire que ce roman aura été une réussite en ce qui me concerne. Est-ce qu'il vaut le coup pour les amateurs du genre qui ont l'habitude de ce type d'histoires ? Je ne saurais pas le dire, mais pour ma part, je l'ai vraiment adoré. Je suis bien motivé pour lire plus de romans horrifico-fantastiques, ainsi que pour découvrir d'autres romans de l'autrice.
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Quiachoisicelivre
  15 octobre 2021
Mexican Gothic de Silvia Moreno-García.
Ce qui m'a attiré de ce livre c'était le titre, c'est juste pour ça que j'ai été poussée à le lire, alors après, j'ai découvert que cet roman a gagné le prix locus comme meilleur roman de terreur 2021, comme vous savez, je ne suis pas fan des livres de terreur, mais pas du tout, je n'aime pas avoir peur, et malgré ça, je me suis lancé.
J'ai entrepris mon voyage littéraire dans cet univers, le Mexique des années cinquante, je n'avais jamais lu un roman de cette époque alors, déjà lancé, je me suis dit, c'est le moment, fonce !
Je ne sort pas indemne, j'ai fait des petits cauchemars je dois avouer, mais qu'est-ce que j'ai aimé cette lecture.
C'est une plongée en apnée dans un abîme obscure et ténébreux qui va se dévoiler petit à petit.
On ressent justement l'angoisse de cette descente et l'impuissance de ne pouvoir rien faire.
On trouve un personnage principal très bien développé, elle évolue parfaitement au cours du récit sans perdre son essence.
Nous trouvons aussi des personnages tellement sombres qui arrivent bien à nous troubler, les genre des personnages que certainement nous n'aimerions pas rencontrer.
L'autrice met en avant un côté mexicain mystique avec un personnage très folklore que j'ai adoré, une vieille dame mi-sorcière mi-guérisseuse qui donne un énorme charme à l'histoire.
La plume de l'autrice est addictive, comme si une force nous poussait à le lire sans arrêt, puissante et délicate, elle rend son récit subtil mais brumeux et mystérieux.
J'ai eu un énorme coup de coeur pour ce livre et cette autrice et j'en suis persuadée que cet livre, ne sera pas le dernier que je vais lire d'elle, puisqu'elle en a déjà plusieurs à son acompte.
Alors oui, il fait un petit peu peur mais ça vaut le coup de tenter l'expérience.


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critiques presse (2)
Elbakin.net   11 octobre 2021
Ironiquement, c’est par son héroïne lumineuse que le roman séduit lorsque tout le reste garde ce goût de classique. Une intrigue intéressante, un mystère à résoudre à la fois simple et complexe et finalement, une histoire presque trop sage qui ne prend pas tant de risques que cela jusqu’à un dernier acte des plus précipités. Une lecture rapide, capable d’être agréable de par son cadre et quelques-uns de ses personnages, qui se lit comme un petit plaisir entre deux ouvrages plus exigeants. Et c’est presque dommage, car le genre horrifique mérite plus que des histoires toujours dites et redites même si certaines font mouche de par leur maîtrise.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Syfantasy   07 septembre 2021
Mexican Gothic est une belle découverte en horreur. Dracula, Lovecraft et les sœurs Brontë se sont donnés rendez-vous au cœur du Mexique pour accompagner la plume de Silvia Moreno-Garcia et proposer une roman lugubre et prenant. N’ayez pas peur (ou peut-être que si en fait…) et foncez !
Lire la critique sur le site : Syfantasy
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   16 septembre 2021
la réalité du mariage soutenait difficilement la comparaison avec les belles histoires d'amour des livres. Noemí pensait même qu'il s'agissait d'un jeu de dupes. Les hommes se montraient polis et attentionnés lorsqu'ils courtisaient une femme, l'invitant à des fêtes, lui offrant des fleurs, sauf qu’après les noces, les fleurs fanaient vite. Un homme marié n'envoyait pas de lettres d'amour à sa femme. Voila pourquoi Noemí passait d'un soupirant à l'autre : elle craignait toujours que son admirateur du moment finisse par se lasser d'elle. De plus, elle appréciait les plaisirs de la chasse, la joie qui coulait dans ses veines lorsque son numéro de charme fonctionnait. Mais, au final, elle trouvait les garçons de son age sans intérêt, ne sachant parler que de leurs fêtes de la semaine précédente et de celles prévues la semaine suivante. Des hommes trop simples, trop ennuyeux. 'pourtant, la perspective de s'attacher à quelqu'un de plus solide la rendait nerveuse. Elle se sentait prise entre deux feux, le désir d'une relation perenne et l'envie de ne jamais changer, de vivre une jeunesse éternelle.
+ Lire la suite
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missmolko1missmolko1   30 août 2021
Lorsque Noemí était encore petite fille et que Catalina lui lisait des contes de fées, cette dernière évoquait souvent « la forêt », l’endroit où Hansel et Gretel jetaient leurs morceaux de pain, ou le Petit Chaperon rouge croisait la route du loup. Enfant de la ville, Noemí avait compris sur le tard que les forets existaient réellement et pouvaient être placées sur une carte. Sa famille passait les vacances dans l’Etat de Veracruz, en bord de mer, sans l’ombre d’un grand arbre en vue. Même après toutes ces années, la forêt restait associée dans son esprit aux images des livres pour enfants, avec lignes au fusain et à-plats de couleur.
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missmolko1missmolko1   27 août 2021
Noemí gardait un très mauvais souvenir de sa dernière conversation avec Virgil. Surtout des allégations sur la manière dont elle menait les hommes par le bout du nez. Cela la gênait d’être si mal perçue ; au contraire, elle voulait qu’on l’apprécie. Ce qui expliquait peut-être toutes ces fêtes, le rire cristallin, les belles coiffures, le sourire travaillé. Elle pensait que les hommes avaient le droit de se montrer sévères, comme son père, ou froids, comme Virgil, mais que les femmes devaient savoir se faire apprécier pour éviter les ennuis. Une femme mal perçue devenait une salope, or toutes les portes se fermaient devant les salopes.
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missmolko1missmolko1   25 août 2021
Comme toute bonne mondaine, Noemí faisait ses emplettes au Palacio de Hierro, portait du rouge à lèvres Elizabeth Arden, possédait deux jolis manteaux de fourrure, parlait un excellent anglais grâce aux bonnes sœurs de Monserrat – établissement privé, bien sûr – et était censé dévouer ses heures a deux occupations principales : les loisirs et la traque de son futur époux.
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