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EAN : 9782354085452
Éditeur : Mnémos (16/03/2017)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 209 notes)
Résumé :
Merryvère Carmine est une monte-en-l'air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les moeurs sont plus que douteuses. On s'y trucide allègrement, surtout à l'heure du thé, et huit familles d'aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.
Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (112) Voir plus Ajouter une critique
florencem
  17 avril 2020
J'avais entendu beaucoup de bien des soeurs Carmines et ayant bien accroché au style d'Ariel Holzl avec Fingus Malister, il était temps de se lancer. Sans trop de suspens, j'ai tellement accroché que j'ai enchaîné avec le second tome, ce que je fais assez rarement de peur de faire une overdose. le fait que les trois soeurs se partagent la narration des différents tomes y aide beaucoup tant leurs personnalités sont différentes, et déjà, rien que pour cela, je tire mon chapeau à l'auteur.
Mais revenons au Complot des corbeaux. le roman est un mélange assez étrange de littérature de jeunesse et d'horreur. Vous savez que vous avez entre les mains une histoire pour un public jeune, mais il y a ce quelque chose de plus qui vous fait frissonner avec humour, si bien que même les événements tragiques ne le sont pas complètement. Si je devais faire une comparaison pour l'ambiance, Coraline de Neil Gaiman me vient tout de suite à l'esprit. Et j'adore ce décalage et l'humour noir qui s'en dégage. Et Ariel Holzl pousse le vice jusqu'au bout avec un univers et des noms qui vous font entrer dans Grisaille avec une facilité déconcertante.
Le complot des corbeaux met un peu de temps à se mettre en marche. C'est potentiellement le seul défaut que je pourrais lui "reprocher" mais en même temps, il faut bien planter le décor. Une fois ceci passé, c'est un régal de tourner les pages. L'intrigue est mystérieuse et prenante. On sent qu'il y a des ramifications et que les différents éléments que l'on découvre grâce à Merry et Dolorine sont intrinsèquement liés. du coup, on en vient à échafauder des théories, rien de bien compliqué, nous ne sommes pas dans une thriller psychologique, mais j'adore essayer de deviner ce qu'il va se passer. Et puis, il y a souvent un élément perturbateur qui arrive sans crier gare qui nous déstabilise, donnant du piment à l'ensemble. On ne s'ennuie absolument pas.
Il faut dire aussi qu'avec les trois soeurs Carmines, il faudrait être tout de même insensible à souhait pour ne pas être diverti. Avec trois caractères diamétralement opposés, c'est un trio explosif que nous offre l'auteur. Merry, tout d'abord, notre héroïne. Elle est ce que j'appellerai une héroïne badass classique. Ce n'est absolument pas péjoratif et je trouve que commencer par la cadette était une excellent idée. Elle est attachante, avec un côté anti-héros et débrouillard qui fait qu'on ne peut pas lui résister. J'ai apprécié la suivre et vivre les montagnes russes d'émotions qu'elle subit. Tristabelle est... un brin psychopathe. L'aînée n'a rien de sympathique et pourtant, je l'adore. C'est son côté totalement assumé et nonchalant, se défiant de tout qui est juste parfait. Il y a un dosage impeccable la concernant. Elle est borderline, mais juste ce qu'il faut. J'ai d'ailleurs hâte d'en découvrir plus sur elle. Et puis notre benjamine : Dolorine. Un amour. Ma préférée. Elle est adorable, naïve et trop mignonne, mais aussi avec son côté un peu particulier. Un autre savant mélange.
Et c'est là que la sauce prend parfaitement. Un univers un peu glauque, mais plein d'humour, un trio original et décapant, une intrigue prenante... Que demande le peuple, monseigneur ? Une révolution, semble-t-il, mais c'est déjà ce que nous offre ce roman tout à fait hors catégorie !
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Ogrimoire
  19 juin 2019
J'ai eu un début de lecture assez compliqué… L'envie de stopper ma lecture m'a effleuré… Je trouve que l'auteur nous projette trop rapidement dans un univers inconnu. Moi j'aime bien qu'on pose le cadre, qu'on défriche un peu le terrain avant de nous plonger dans un univers magiques et surréaliste.
Mais j'ai eu raison de m'accrocher ! Après une petite centaine de page, on rentre totalement dans l'univers et on se délecte des aventures farfelues des trois soeurs !
J'ai vraiment aimé la plume subtile d'Ariel Holzl, à la fois drôle et très tranchante. J'ai également adoré le ton de ce premier tome : on oscille entre cynisme et humour grinçant. Fan de Tim Burton, j'ai retrouvé quelques similitudes avec l'auteur, les personnages sont très charismatiques, je pense notamment à Tristabelle avec ce côté ultra-pénible qui énerve même le lecteur.
Il faut aussi saluer le talent de l'auteur : non seulement on ne se perd pas dans cette histoire, malgré la multitude de lieux, de personnages et de complots, mais on est même tenu en haleine et on enquête avec les soeurs Carmines. Personnellement, j'ai eu un coup de coeur pour la petite dernière, Dolorine, avec – le terrible et odieux – Monsieur Nyx, j'ai beaucoup ri en lisant quelques extraits du journal intime de celle-ci.
Bref, c'était un bon moment de rigolade, de fraîcheur – ça fait du bien – et je ne peux que vous inciter à commencer cette trilogie. En tout cas, moi, j'irai me procurer la suite !
Lien : https://ogrimoire.com/2019/0..
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Under_the_Moon
  10 mai 2018
" La vie était courte à Grisaille; on tuait les semaines en attendant qu'elles ne vous tuent."
Voilà un bon roman jeunesse plein de mystères et d'humour! Au programme : dentelles, lames de couteaux aiguisées et complot royal.
Dans ce monde brueux (et un peu sinistre) qu'est Grisaille vampires, nécromanciens, gorgones, vampires et autres créatures vivent en bonne intelligence jusqu'à ce que l'un décide de tuer l'autre - accidentellement bien sûr ! C'est aussi une société très hiérarchisée dominée par les Sépulcres , mais les autres aimeraient bien leur part aussi. Et c'est dans cet univers aussi délirant qu'intriguant qu'évoluent les 3 soeurs Carmines. Si Ariel Holzl fait la part belle à leurs rivalités - surtout celle des deux aînées, Tristabelle et Merry - on apprend néanmoins qu'elles ne sont pas des anges dans ce monde de fous : elles aussi vivent de leurs larcins, jusqu'au jour où l'un d'eux tourne mal... Et grâce au don de Dolorine, la cadette, qui est de communiquer avec les défunts, on comprend vite que l'affaire va prendre des proportions ... mortelles !
J'ai bien sûr beaucoup aimé le cadre de l'histoire qui mélange des éléments du XVIII° et du XIX° (bien que l'histoire se déroule à la fin du XIXème), l'humour de l'auteur avec son art de bien placer les mots au bon moment à la manière d'un duel (et à la fin de l'envoi, il touche !) mais aussi la réelle critique de l'opportunisme et de l'hypocrisie des dirigeants.
Une série à ne pas manquer !
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boudicca
  01 juin 2018
Les Carmines sont au nombre de trois. Trois soeurs, complètement différentes les unes des autres, qui peinent à joindre les deux bouts depuis la disparition de leur génitrice. Heureusement, Merryvère, la cadette, possède un talent certain pour s'introduire subrepticement dans les maisons les plus cossues où elle récupère de quoi faire vivre le reste de la famille. le problème, c'est que son dernier cambriolage a plutôt mal tourné. D'abord parce qu'elle est tombée sur un concurrent inattendu. Ensuite, parce que le butin récupéré n'est absolument pas à la hauteur des risques entrepris. Et enfin parce que, en dépit de son apparente absence de valeur, l'objet dérobé semble attiser la convoitise de pas mal de gens... Des gens dangereux, évidemment. Premier roman de Ariel Holzl, « Le complot des corbeaux » a depuis été suivi par deux autres tomes, tous parus dans la collection jeunesse de chez Mnémos (Naos). Séduite par la couverture et convaincue par l'avis d'un troll bien connu, c'est avec enthousiasme que je me suis lancée dans cette lecture que j'envisageais surtout comme une petite friandise à déguster entre deux plats plus conséquents. Pas de grosses attentes, donc. Or, si je m'y suis plutôt retrouvée en ce qui concerne le divertissement, je reste malgré tout un peu sur ma faim, déçue par un certain nombre d'éléments qui m'ont empêché de vraiment profiter de de ma lecture. Mais commençons d'abord par LE point positif de cette trilogie : son décor. On est maintenant habitué à ce que les éditeurs promeuvent leur nouveaux auteurs en les rapprochant de mastodontes du genre (ce qui n'est pas toujours un bon calcul), mais lorsque Mnémos cite en quatrième de couverture à la fois Tim Burton, Neil Gaiman ou encore Edgar Allan Poe, on se dit qu'ils n'y sont cette fois pas aller de main morte !
Sauf que le parallèle est ici plutôt bien vu. C'est notamment le cas pour ce qui est de Tim Burton dont on retrouve effectivement un certain nombre de caractéristiques : le même petit grain de folie, le même humour noir et surtout un décor que le réalisateur n'aurait sans doute pas renié. Car il ne fait pas bon vivre à Grisaille ! Une brume pesante plane du matin au soir sur la ville, des oiseaux de mauvais augure ont colonisé les toits, les cimetières pullulent dans tous les coins, quant aux habitants, ils passent leur temps à se trucider pour des broutilles ou finissent eux-mêmes par mettre fin à leur jour. On ne prend d'ailleurs même plus la peine d'ôter les suicidés de leur branche, on se contente « de vêtir les cadavres de couleurs vives et d'y épingler des guirlandes de lampions, pour leur donner un petit côté festif pendant les pique-niques ou les garden-parties ». Charmant, non ? Ajoutez à cela des familles nobles complotant à longueur de journée les unes contre les autres pour tenter de s'emparer du trône, et vous aurez un bon aperçu de ce à quoi peut ressembler la vie à Grisaille. Ce décor sordide dans lequel la mort est omniprésente mais traitée presque avec nonchalance est sans aucun doute le plus gros atout du roman. A mesure que l'on arpente Grisaille, l'auteur nous régale d'anecdotes ou de détails croustillants concernant l'histoire de la ville et le fonctionnement de ses différents quartiers, le tout avec un humour bien noir que j'ai personnellement beaucoup aimé (mention spéciale aux « bals de charité » organisés par certaines familles...). A noter d'ailleurs que l'esthétisme très particulier du roman est très bien rendu par la couverture et les illustrations intérieures de Melchior Ascaride (voir notamment la représentation de la petite Dolorine et de Tristabelle sur les rabats : superbe !)
Je serais en revanche plus nuancée en ce qui concerne l'intrigue et les personnages auxquels j'ai beaucoup moins accrochés. D'après ce que j'ai cru comprendre, chacun des trois tomes de la trilogie devrait se focaliser sur une des soeurs, la première à se retrouver sous les projecteurs étant Merryvère, la cadette. Pour ce qui est de la jeune fille, pas de problème particulier : débrouillarde et dotée d'un bon sens des responsabilités, le personnage ne tarde pas à gagner la sympathie du lecteur. Il en va d'ailleurs de même de la benjamine, Dolorine, qu'on ne peut s'empêcher de trouver à la fois très craquante et très flippante (je suis par contre moins fan des extraits de ses journaux intimes qui font certes ressortir sa candeur mais qui finissent par devenir un peu lourds). Pour ce qui est de l'aînée, en revanche, c'est une autre paire de manches ! La jeune femme est la caricature parfaite de la petite peste qu'on rêve d'étrangler : aussi belle que superficielle, elle ne pense qu'à elle-même au point de ne jamais mesurer l'importance du danger qui pèse sur son entourage. Cela pourrait tout à fait être le genre de personnage amusant, celui qu'on adore détester, mais en ce qui me concerne je l'ai juste trouvé extrêmement agaçante (il faut dire que la demoiselle a la fâcheuse manie de parler en coupant les mots ou en les allongeant pour bien insister dessus : « ab-so-lu-ment », « j'en meuuurs d'envie ! », ce qui est juste insupportable à lire). L'intrigue est pour sa part loin d'être inintéressante mais reste un peu brouillonne, l'auteur nous laissant volontairement dans le flou une bonne partie du roman, ce qui nous empêche de bien saisir les enjeux et donc l'intérêt de l'histoire. le récit est en tout cas bourré d'un humour que j'ai trouvé assez savoureux, le seul problème étant que cette constante ironie limite inévitablement l'impact émotionnel des scènes sensées êtres dramatiques mais qui ne nous font finalement ni chaud ni froid.
Ariel Holzl signe avec ce premier tome des « Soeurs Carmines » un roman divertissant qui séduit surtout par l'originalité de son décor, celui-ci rappelant par bien des aspects les plus célèbres réalisations de Tim Burton. Bourré d'humour et d'idées farfelues, le récit pâtit malgré tout de quelques bémols tels que la construction de l'intrigue et surtout le personnage de Tristabelle auquel je n'ai pas du tout accroché. Mais peut-être le second tome, justement consacrée à l'aînée des Carmines, la présentera sous un jour plus intéressant...
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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Amaranth
  05 juin 2017
J'ai adoré. Et pourtant, ce n'était pas gagné d'avance. Si j'aimais beaucoup la fantasy urbaine il y a encore quelques années, elle m'a lassée et rares sont les livres de ce genre qui parviennent désormais à m'emballer. le côté léger et humoristique qui m'avait séduite au départ a un inconvénient majeur : on ne ressent pas le danger des personnages, on n'y croit pas. C'est vite lu, mais vite oublié. Sympathique, quoi. Alors, je l'avoue, j'ai commencé ma lecture avec quelques doutes, qui ont rapidement été balayés. Cette fantasy urbaine a peu en commun avec celles que j'ai lues jusqu'à maintenant. L'histoire ne se déroule pas dans notre monde, mais dans une ville où meurtres, violence et pauvreté sont lieux communs et où le fantastique s'inscrit dans la vie de tous. L'humour est noir et décalé, mais ne rend pas le récit « léger » pour autant. Il y a un petit quelque chose de Gail Carriger, surtout avec le personnage de Tristabelle, avec un humour presque « british », mais en plus incisif. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, le rythme est soutenu, mais sans rendre le roman « survolé ». L'intrigue est intéressante et bien menée : j'aime ce type d'histoire où une action entraîne des conséquences qui s'accumulent et s'aggravent… et le style est fluide et parfaitement ciselé : les jeux de mots sont toujours intelligemment amenés, les phrases coulent toutes seules, sans anicroche. Pour un premier livre, il y a vraiment une qualité d'écriture qui m'impressionne.
On pourrait comparer ce récit à certains auteurs ou réalisateurs, Tim Burton notamment, avec l'univers particulier et l'humour noir. Mais je trouve qu'Ariel Holzl a réussi à créer un univers bien à lui et à nous livrer un roman très personnel et singulier, et c'est quelque chose de très fort lorsqu'on pense qu'il s'agit de son premier. Je suis très curieuse de voir ce qu'il nous réserve par la suite, autant avec Grisaille que pour d'autres projets.
Le dernier point fort du roman, et pas des moindres, est ses personnages hauts en couleur. J'ai apprécié les trois soeurs, très différentes mais complémentaires. Étonnamment, je crois que ma préférée est Tristabelle, avec son caractère bien trempé et un flegme à toute épreuve, qui peut sembler frivole de prime abord, mais qui est indépendante et plus maligne qu'elle ne le laisse paraître. Merry est également un personnage très attachant, une jeune femme courageuse qui tente de faire au mieux pour sa famille mais parfois maladroite. Elle a de bonnes intentions mais se laisse parfois dépasser par les événements, ce qui la rend beaucoup plus humaine que la plupart des héroïnes de fantasy urbaine. Quant à Dolorine, j'ai été très surprise d'adorer les passages de son journal intime. Pourquoi surprise ? Je ne suis pas très « enfant » et je m'attendais à quelque chose d'un peu plus… bateau. Mais non seulement ces extraits permettent de faire avancer l'histoire et ont un réel intérêt pour l'intrigue, mais en plus ils sont très crédibles. Dolorine est un personnage débrouillard, à l'esprit vif, mais parfois un peu naïf. Son journal est souvent très drôle, car elle a une vision encore différente des événements de ses grandes soeurs.
Donc trois personnages féminins complètement différents mais tous forts et indépendants, sans toutefois les « super-héroïniser ». C'est très rafraîchissant.
Puis il y a les personnages secondaires, moins développés mais qui ne manquent pas de panache et de personnalité non plus. L'auteur parvient à les caractériser rapidement et à leur donner un réel intérêt, ce qui n'est pas forcément évident dans un format au final assez court.
En résumé, avec le complot des corbeaux, nous avons un roman fantastique à l'univers singulier, à la fois sombre et humoristique, mais d'un humour noir et décalé, porté par des personnages forts, attachants et bien dessinés et par une écriture ciselée. J'ai été très emballée par ma lecture et j'attends avec impatience de pouvoir découvrir la suite des aventures des soeurs carmines.
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critiques presse (2)
Elbakin.net   18 janvier 2018
Le récit ne souffre pas d’écueils majeurs, les personnages sont plutôt sympathiques, l’univers tient la route, et si l’on ne rit pas à gorge déployée, on se prend régulièrement à sourire.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
SciFiUniverse   21 avril 2017
Ne vous laissez pas abuser par ces airs de young adult car derrière se cache un roman sans compromis à l'univers bien ficelé.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
florencemflorencem   15 avril 2020
- Vous êtes MES filles. JE vous ai portées, JE vous ai nourries, JE vous ai donné tout mon amour. Cela fait de vous des sœurs ! Pas des demi-sœurs, pas des quarts de sœurs, pas des cousines… Des sœurs !
En voyant ses filles recroquevillées l’une contre l’autre, la voix de Lady Carmine s’était adoucie :
- Il en sera toujours ainsi, mes belles. Alors, battez-vous, disputez-vous, criez-vous dessus ; faites-vous tout le mal du monde… Mais n’oubliez jamais que vous êtes des sœurs, et qu’il n’y a que deux choses sur lesquelles vous pourrez toujours compter : la grisaille du ciel, et votre famille. Compris ?
+ Lire la suite
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   30 avril 2018
D'autres soutenaient que la Reine avait trouvé le taux de mortalité de ses sujets préoccupant...pour les finances du royaume. Elle souhaitait donc qu'ils restent vivants un peu plus longtemps pour payer un peu plus d'impôts.
En revanche, tout le monde connaissait les méthodes de ses agents avec précision. Et pour cause : nobles, bourgeois ou gueux des bas-fonds, le meurtre était le passe-temps favori à Grisaille.
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Under_the_MoonUnder_the_Moon   01 mai 2018
La Basse-Ville concentrait dans ses ruelles toute l'insalubrité de Grisaille. Il y grouillait aussi des fléaux qui n'avaient pas grand-chose à voir avec l'hygiène : es cas fulgurants de couteau-dans-l'oeil, des épidémies de garrottages, des éviscérations éclair, des migraines très contagieuses à soigner au gourdin...
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florencemflorencem   16 avril 2020
S’ensuivit une échauffourée inscrite sous le matricule « Incident 4752 » dans les archives administratives de la police royale. Les survivants, quant à eux, préféraient s’en souvenir comme « Quinze minutes d’un foutoir sans nom ».
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OgrimoireOgrimoire   19 juin 2019
Aujourd’hui, j’ai aidé l’Homme Bleu à retrouver sa famille. Enfin, juste sa femme. Mais ce n’était pas vraiment sa femme. Sa femme, c’est la Reine. Elle, il ne voulait pas la voir.
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Video de Ariel Holzl (1) Voir plusAjouter une vidéo
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