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ISBN : 2354085451
Éditeur : Mnémos (16/03/2017)

Note moyenne : 4.27/5 (sur 125 notes)
Résumé :
Merryvère Carmine est une monte-en-l'air, un oiseau de nuit qui court les toits et cambriole les manoirs pour gagner sa vie. Avec ses soeurs, Tristabelle et Dolorine, la jeune fille tente de survivre à Grisaille, une sinistre cité gothique où les moeurs sont plus que douteuses. On s'y trucide allègrement, surtout à l'heure du thé, et huit familles d'aristocrates aux dons surnaturels conspirent pour le trône.
Après un vol désastreux, voilà que Merry se retrouv... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (81) Voir plus Ajouter une critique
Under_The_Moon
  10 mai 2018
" La vie était courte à Grisaille; on tuait les semaines en attendant qu'elles ne vous tuent."
Voilà un bon roman jeunesse plein de mystères et d'humour! Au programme : dentelles, lames de couteaux aiguisées et complot royal.
Dans ce monde brueux (et un peu sinistre) qu'est Grisaille vampires, nécromanciens, gorgones, vampires et autres créatures vivent en bonne intelligence jusqu'à ce que l'un décide de tuer l'autre - accidentellement bien sûr ! C'est aussi une société très hiérarchisée dominée par les Sépulcres , mais les autres aimeraient bien leur part aussi. Et c'est dans cet univers aussi délirant qu'intriguant qu'évoluent les 3 soeurs Carmines. Si Ariel Holzl fait la part belle à leurs rivalités - surtout celle des deux aînées, Tristabelle et Merry - on apprend néanmoins qu'elles ne sont pas des anges dans ce monde de fous : elles aussi vivent de leurs larcins, jusqu'au jour où l'un d'eux tourne mal... Et grâce au don de Dolorine, la cadette, qui est de communiquer avec les défunts, on comprend vite que l'affaire va prendre des proportions ... mortelles !
J'ai bien sûr beaucoup aimé le cadre de l'histoire qui mélange des éléments du XVIII° et du XIX° (bien que l'histoire se déroule à la fin du XIXème), l'humour de l'auteur avec son art de bien placer les mots au bon moment à la manière d'un duel (et à la fin de l'envoi, il touche !) mais aussi la réelle critique de l'opportunisme et de l'hypocrisie des dirigeants.
Une série à ne pas manquer !
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boudicca
  01 juin 2018
Les Carmines sont au nombre de trois. Trois soeurs, complètement différentes les unes des autres, qui peinent à joindre les deux bouts depuis la disparition de leur génitrice. Heureusement, Merryvère, la cadette, possède un talent certain pour s'introduire subrepticement dans les maisons les plus cossues où elle récupère de quoi faire vivre le reste de la famille. le problème, c'est que son dernier cambriolage a plutôt mal tourné. D'abord parce qu'elle est tombée sur un concurrent inattendu. Ensuite, parce que le butin récupéré n'est absolument pas à la hauteur des risques entrepris. Et enfin parce que, en dépit de son apparente absence de valeur, l'objet dérobé semble attiser la convoitise de pas mal de gens... Des gens dangereux, évidemment. Premier roman de Ariel Holzl, « Le complot des corbeaux » a depuis été suivi par deux autres tomes, tous parus dans la collection jeunesse de chez Mnémos (Naos). Séduite par la couverture et convaincue par l'avis d'un troll bien connu, c'est avec enthousiasme que je me suis lancée dans cette lecture que j'envisageais surtout comme une petite friandise à déguster entre deux plats plus conséquents. Pas de grosses attentes, donc. Or, si je m'y suis plutôt retrouvée en ce qui concerne le divertissement, je reste malgré tout un peu sur ma faim, déçue par un certain nombre d'éléments qui m'ont empêché de vraiment profiter de de ma lecture. Mais commençons d'abord par LE point positif de cette trilogie : son décor. On est maintenant habitué à ce que les éditeurs promeuvent leur nouveaux auteurs en les rapprochant de mastodontes du genre (ce qui n'est pas toujours un bon calcul), mais lorsque Mnémos cite en quatrième de couverture à la fois Tim Burton, Neil Gaiman ou encore Edgar Allan Poe, on se dit qu'ils n'y sont cette fois pas aller de main morte !
Sauf que le parallèle est ici plutôt bien vu. C'est notamment le cas pour ce qui est de Tim Burton dont on retrouve effectivement un certain nombre de caractéristiques : le même petit grain de folie, le même humour noir et surtout un décor que le réalisateur n'aurait sans doute pas renié. Car il ne fait pas bon vivre à Grisaille ! Une brume pesante plane du matin au soir sur la ville, des oiseaux de mauvais augure ont colonisé les toits, les cimetières pullulent dans tous les coins, quant aux habitants, ils passent leur temps à se trucider pour des broutilles ou finissent eux-mêmes par mettre fin à leur jour. On ne prend d'ailleurs même plus la peine d'ôter les suicidés de leur branche, on se contente « de vêtir les cadavres de couleurs vives et d'y épingler des guirlandes de lampions, pour leur donner un petit côté festif pendant les pique-niques ou les garden-parties ». Charmant, non ? Ajoutez à cela des familles nobles complotant à longueur de journée les unes contre les autres pour tenter de s'emparer du trône, et vous aurez un bon aperçu de ce à quoi peut ressembler la vie à Grisaille. Ce décor sordide dans lequel la mort est omniprésente mais traitée presque avec nonchalance est sans aucun doute le plus gros atout du roman. A mesure que l'on arpente Grisaille, l'auteur nous régale d'anecdotes ou de détails croustillants concernant l'histoire de la ville et le fonctionnement de ses différents quartiers, le tout avec un humour bien noir que j'ai personnellement beaucoup aimé (mention spéciale aux « bals de charité » organisés par certaines familles...). A noter d'ailleurs que l'esthétisme très particulier du roman est très bien rendu par la couverture et les illustrations intérieures de Melchior Ascaride (voir notamment la représentation de la petite Dolorine et de Tristabelle sur les rabats : superbe !)
Je serais en revanche plus nuancée en ce qui concerne l'intrigue et les personnages auxquels j'ai beaucoup moins accrochés. D'après ce que j'ai cru comprendre, chacun des trois tomes de la trilogie devrait se focaliser sur une des soeurs, la première à se retrouver sous les projecteurs étant Merryvère, la cadette. Pour ce qui est de la jeune fille, pas de problème particulier : débrouillarde et dotée d'un bon sens des responsabilités, le personnage ne tarde pas à gagner la sympathie du lecteur. Il en va d'ailleurs de même de la benjamine, Dolorine, qu'on ne peut s'empêcher de trouver à la fois très craquante et très flippante (je suis par contre moins fan des extraits de ses journaux intimes qui font certes ressortir sa candeur mais qui finissent par devenir un peu lourds). Pour ce qui est de l'aînée, en revanche, c'est une autre paire de manches ! La jeune femme est la caricature parfaite de la petite peste qu'on rêve d'étrangler : aussi belle que superficielle, elle ne pense qu'à elle-même au point de ne jamais mesurer l'importance du danger qui pèse sur son entourage. Cela pourrait tout à fait être le genre de personnage amusant, celui qu'on adore détester, mais en ce qui me concerne je l'ai juste trouvé extrêmement agaçante (il faut dire que la demoiselle a la fâcheuse manie de parler en coupant les mots ou en les allongeant pour bien insister dessus : « ab-so-lu-ment », « j'en meuuurs d'envie ! », ce qui est juste insupportable à lire). L'intrigue est pour sa part loin d'être inintéressante mais reste un peu brouillonne, l'auteur nous laissant volontairement dans le flou une bonne partie du roman, ce qui nous empêche de bien saisir les enjeux et donc l'intérêt de l'histoire. le récit est en tout cas bourré d'un humour que j'ai trouvé assez savoureux, le seul problème étant que cette constante ironie limite inévitablement l'impact émotionnel des scènes sensées êtres dramatiques mais qui ne nous font finalement ni chaud ni froid.
Ariel Holzl signe avec ce premier tome des « Soeurs Carmines » un roman divertissant qui séduit surtout par l'originalité de son décor, celui-ci rappelant par bien des aspects les plus célèbres réalisations de Tim Burton. Bourré d'humour et d'idées farfelues, le récit pâtit malgré tout de quelques bémols tels que la construction de l'intrigue et surtout le personnage de Tristabelle auquel je n'ai pas du tout accroché. Mais peut-être le second tome, justement consacrée à l'aînée des Carmines, la présentera sous un jour plus intéressant...
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Amaranth
  05 juin 2017
J'ai adoré. Et pourtant, ce n'était pas gagné d'avance. Si j'aimais beaucoup la fantasy urbaine il y a encore quelques années, elle m'a lassée et rares sont les livres de ce genre qui parviennent désormais à m'emballer. le côté léger et humoristique qui m'avait séduite au départ a un inconvénient majeur : on ne ressent pas le danger des personnages, on n'y croit pas. C'est vite lu, mais vite oublié. Sympathique, quoi. Alors, je l'avoue, j'ai commencé ma lecture avec quelques doutes, qui ont rapidement été balayés. Cette fantasy urbaine a peu en commun avec celles que j'ai lues jusqu'à maintenant. L'histoire ne se déroule pas dans notre monde, mais dans une ville où meurtres, violence et pauvreté sont lieux communs et où le fantastique s'inscrit dans la vie de tous. L'humour est noir et décalé, mais ne rend pas le récit « léger » pour autant. Il y a un petit quelque chose de Gail Carriger, surtout avec le personnage de Tristabelle, avec un humour presque « british », mais en plus incisif. Je ne me suis pas ennuyée une seconde, le rythme est soutenu, mais sans rendre le roman « survolé ». L'intrigue est intéressante et bien menée : j'aime ce type d'histoire où une action entraîne des conséquences qui s'accumulent et s'aggravent… et le style est fluide et parfaitement ciselé : les jeux de mots sont toujours intelligemment amenés, les phrases coulent toutes seules, sans anicroche. Pour un premier livre, il y a vraiment une qualité d'écriture qui m'impressionne.
On pourrait comparer ce récit à certains auteurs ou réalisateurs, Tim Burton notamment, avec l'univers particulier et l'humour noir. Mais je trouve qu'Ariel Holzl a réussi à créer un univers bien à lui et à nous livrer un roman très personnel et singulier, et c'est quelque chose de très fort lorsqu'on pense qu'il s'agit de son premier. Je suis très curieuse de voir ce qu'il nous réserve par la suite, autant avec Grisaille que pour d'autres projets.
Le dernier point fort du roman, et pas des moindres, est ses personnages hauts en couleur. J'ai apprécié les trois soeurs, très différentes mais complémentaires. Étonnamment, je crois que ma préférée est Tristabelle, avec son caractère bien trempé et un flegme à toute épreuve, qui peut sembler frivole de prime abord, mais qui est indépendante et plus maligne qu'elle ne le laisse paraître. Merry est également un personnage très attachant, une jeune femme courageuse qui tente de faire au mieux pour sa famille mais parfois maladroite. Elle a de bonnes intentions mais se laisse parfois dépasser par les événements, ce qui la rend beaucoup plus humaine que la plupart des héroïnes de fantasy urbaine. Quant à Dolorine, j'ai été très surprise d'adorer les passages de son journal intime. Pourquoi surprise ? Je ne suis pas très « enfant » et je m'attendais à quelque chose d'un peu plus… bateau. Mais non seulement ces extraits permettent de faire avancer l'histoire et ont un réel intérêt pour l'intrigue, mais en plus ils sont très crédibles. Dolorine est un personnage débrouillard, à l'esprit vif, mais parfois un peu naïf. Son journal est souvent très drôle, car elle a une vision encore différente des événements de ses grandes soeurs.
Donc trois personnages féminins complètement différents mais tous forts et indépendants, sans toutefois les « super-héroïniser ». C'est très rafraîchissant.
Puis il y a les personnages secondaires, moins développés mais qui ne manquent pas de panache et de personnalité non plus. L'auteur parvient à les caractériser rapidement et à leur donner un réel intérêt, ce qui n'est pas forcément évident dans un format au final assez court.
En résumé, avec le complot des corbeaux, nous avons un roman fantastique à l'univers singulier, à la fois sombre et humoristique, mais d'un humour noir et décalé, porté par des personnages forts, attachants et bien dessinés et par une écriture ciselée. J'ai été très emballée par ma lecture et j'attends avec impatience de pouvoir découvrir la suite des aventures des soeurs carmines.
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Aelynah
  18 décembre 2017
Que dire de ce roman ?
Que je l'ai acheté aux Imaginales en mai. Sur un coup de tête. Choisi en deux secondes pour sa couverture. Adopté juste après pour son synopsis. J'en ai aussi profité pour le faire dédicacé.
Qui sont les soeurs Carmines?
Elles sont trois.
Toutes trois aussi différentes que le sont les flocons de neige.
L'aînée, Tristabelle est la voluptueuse, la noble jusqu'au bout des ongles malgré leur pauvreté avérée. Elle est exaspérante, frustrante, grinçante et pimpante à toutes heures du jour ou de la nuit. A vrai dire je la déteste furieusement.
Merrywere est la monte-en-l'air. Plus discrète, plus timide, elle sait se fourrer dans les plans foireux. C'est d'ailleurs comme ça que va commencer notre rencontre en sa compagnie. En voulant assurer une soirée fructueuse, elle se retrouve avec toutes les grandes familles au train. Et pas un lys d'or en dédommagement. Mais une cuillère en argent maudite. VDM pourrait être son credo.
Et enfin la petite dernière : Dolorine. La plus délirante. Elle voit les spectres, leur parle. Elle a aussi une peluche appelée Nyx très porté sur le politiquement correct. du coup entre Nyx et ses soeurs l'ambiance passe moyen. Je la trouve géniale et je l'adore.
Nous allons pour ce tome suivre plus attentivement les aventures de Merry. Même si nous allons aussi découvrir le quotidien de Dolorine au travers des quelques pages illustrées de son journal qui parsèment le récit.
Donc, outre le quotidien de Merry pour trouver un moyen de subsistance et leur assurer un peu de sérénité, sa rencontre avec le propriétaire de la cuillère en argent va chambouler l'avenir de beaucoup de personne à commencer par elle-même.
La voici meurtrière sans le faire exprès, par malchance. Pour continuer dans cette poisse, elle se retrouve endettée face à un brigand de la pire espèce. Et recherchée par les deux plus grandes familles de Grisaille. L'une pour la mort de son patriarche. L'autre pour le vol de la petite cuillère.
Ironique, non!!
Et dans tout ça c'est Dolorine qui va nous en apprendre le plus. A la suivre partout et surtout à lire son journal nous allons découvrir les complots les plus sordides du royaume et dans quel pétrin abominable ce sont fourrées les soeurs, enfin « surtout Merry » comme dirait Tristabelle.
Elles ont beau être différentes, pas totalement soeurs de par leurs pères, la famille pour elle c'est sacrée.
Tout cela enrubanné dans l'ambiance et la plume d'Ariel... Cela nous donne un moment décapant de lecture. Les indices que découvre le lecteur attisent la curiosité sur l'avenir des soeurs mais aussi sur celui du royaume.
On se prend à rêver à un Happy End. Reste à savoir à quelle soeur on le destine en particulier vu comme les évènements se déroulent.
C'est piquant, plein d'humour et de dérision. C'est empli d'action, de cavalcades, de malheurs aussi. Les sentiments sont présents et nous emportent parfois.
Tout ça pour dire que cet achat impulsif est une réussite totale. J'adore et j'adhère complètement à la plume de l'auteur, à son style, à son humour, à sa façon de nous présenter les choses.
Un superbe moment de lecture pour soirées auprès du feu ou non.
Alors direction Grisaille, allez-vous y perdre et rencontrer les Soeurs Carmines.
J'ai d'autant plus hâte de lire le tome 2 que cette fois nous suivrons les pas d'une autre des Soeurs et ce, après ce final tendu et qui nous laisse complètement hagard sur le sort d'une autre d'entre elles.
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Allison
  20 décembre 2017
Les soeurs Carmines vivent à Grisaille, une ville sinistre qui porte parfaitement son nom et où il n'est pas plus surprenant de croiser un noble vampire qu'un zombie en plein travail. Pourtant, c'est bien un récit délicieusement drôle que ce roman teinté de gothique et de steampunk nous offre. L'humour noir et les bons mots de l'auteur viennent constamment atténuer la noirceur de la ville et des moeurs de ses habitants, qui prennent la mort (d'autrui !) avec désinvolture… pour peu qu'ils s'en préoccupent.
C'est dans cet environnement très sain que nous découvrons Merryvère, soeur cadette de la fratrie des trois Carmines, jeune monte-en-l'air taciturne et quelque peu à contre-courant de la légèreté ambiante de Grisaille. Aussi adroite que malchanceuse, la jeune femme rate plus souvent ses coups qu'elle ne parvient à ramener de quoi nourrir ses soeurs, ce que lui reproche assez son ainée Tristabelle. Cette dernière est aussi insupportable qu'agréable à suivre, car on ne peut qu'adorer détester cette pimbêche hautaine qui cache bien son jeu. Mais c'est la petite Dolorine qui a définitivement gagné mon coeur, avec sa façon toute enfantine de décrire les pires horreurs de son quotidien dans son journal intime. Grâce à ses conversations avec les fantômes et son ami Monsieur Nyx, elle a toujours trois coups d'avance sur ses soeurs, et l'intrigue qui met Merry dans de beaux draps trouve un parfait écho dans les pages farfelues du journal intime de la benjamine.
J'ai été conquise par absolument tous les points de l'histoire, à commencer par le décor, bien sûr, avec cette ville que l'on ne peut s'imaginer qu'avec un filtre brumeux et oppressant tout au long de la lecture. Je n'aime pas les comparaisons, mais il est vrai que l'atmosphère rappelle fortement les ambiances des films de Tim Burton, tout à la fois loufoques et sombres. Les personnages ne sont pas en reste, avec trois héroïnes aussi différentes que des soeurs peuvent l'être, aussi intrigantes les unes que les autres et terriblement agréables à suivre. Si ce premier tome suit principalement les pas de Merry, il laisse Dolorine sur le devant de la scène assez souvent et ouvre parfaitement la voie au deuxième, dans lequel Tristabelle prendra les rênes. Mais ce que je retiens surtout c'est que j'ai ri et souri du malheur des autres, que j'ai gloussé devant le malaise et la honte, que je me suis délectée de la malchance de certains. Parce que c'est drôle et bien rythmé, parce que le style de l'auteur est incisif et parce que l'humour noir, quand c'est bien fait, c'est délicieux.
Ce premier tome des soeurs Carmines est sorti chez Naos, label jeunesse des Indés de l'Imaginaire (Mnémos, les Moutons Électriques et ActuSF) mais, s'il est vrai que les jeunes peuvent clairement prendre plaisir à découvrir les aventures de Merry et de ses soeurs, n'oubliez pas qu'à Grisaille, la mort est aussi banale que divertissante. Je ne peux que vous recommander fortement d'avoir la suite sous la main avant de dévorer ce roman, parce que j'exige que vous le lisiez : c'est pour votre bien.
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critiques presse (2)
Elbakin.net   18 janvier 2018
Le récit ne souffre pas d’écueils majeurs, les personnages sont plutôt sympathiques, l’univers tient la route, et si l’on ne rit pas à gorge déployée, on se prend régulièrement à sourire.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
SciFiUniverse   21 avril 2017
Ne vous laissez pas abuser par ces airs de young adult car derrière se cache un roman sans compromis à l'univers bien ficelé.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
wentworth23wentworth23   12 février 2019
À la mode chez les jeunes filles de la noblesse, les cours de hurlements avaient progressivement remplacé les cours de maintien en réponse à la montée des agressions. Ne pouvant leur enseigner le pugilat ou l’escrime des messieurs, par souci des convenances, les notables avaient fini par trouver LA solution : il suffisait d’apprendre à leur progéniture du beau sexe à se battre comme des filles. Et quand on se bat comme une fille… on ne s’encombre pas d’honneur ou de panache. On donne des coups pour casser, perforer, réduire en bouillie. On frappe là où ça fait le plus mal. Et on hurle. Joliment.
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wentworth23wentworth23   12 février 2019
Les employés royaux ne décrochaient même plus les pendus des arbres. Ils se contentaient de vêtir les cadavres de couleurs vives et d'y épingler des guirlandes de lampions, pour leur donner un petit côté festif pendant les piques niques ou les garden parties.
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wentworth23wentworth23   12 février 2019
Bon, naturellement, les « âmes charitables » de Grisaille venaient rarement jusqu’à la source d’un hurlement pour donner un coup de main… Plutôt pour faire méticuleusement les poches des cadavres ou achever les survivants.
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wentworth23wentworth23   12 février 2019
La devise de Grisaille lui revient alors en mémoire : « Quid non occiderem occidisti primum », « Ce qui ne vous tue pas est ce que vous avez tué en premier »
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wentworth23wentworth23   12 février 2019
- Mais tu as dit que c'était un bal de charité !

- Oui, un bal de charité CONTRE les miséreux. Pas POUR les miséreux. Tu ne m'écoutes jamais ou quoi ?
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Video de Ariel Holzl (1) Voir plusAjouter une vidéo
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Vidéo sur les sœurs Carmines d'Ariel Holzl
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