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Steve Yeowell (Illustrateur)Richard Case (Illustrateur)Mike Dringenberg (Illustrateur)
ISBN : 1401209998
Éditeur : Vertigo (30/08/2006)

Note moyenne : 5/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Originally conceived in the 1960s, a reinvigorated Doom Patrol burst out of the utterly unique imagination of writer Grant Morrison and heralded a new direction for American comics in the 1990s.
Since then, the World's Strangest Heroes have left behind almost every vestige of normality. Though they are super-powered beings, and their foes are bent on world domination, all that is conventional ends there. Shunned as freaks and outcasts, and tempered by loss an... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Presence
  28 mars 2015
Ce tome comprend les épisodes 42 à 50, parus en 1991/1992.
Épisode 42 (dessins de Mike Dringerberg, encrage Doug Hazlewood) - Cet épisode raconte comment Flex Mentallo (héros de la plage) s'est retrouvé SDF dans Danny the Street. Grant Morrison est déchaîné : il parodie une série de publicités ventant la méthode de Charles Atlas pour devenir un gros balèze. Un homme épais comme un sandwich SNCF est la risée d'une grosse brute sur la plage. Il décide de commander le livre expliquant la méthode et devient de fait le héros de la plage. Il décide d'utiliser sa force (physique et psychique) pour faire le bien. Une rencontre fortuite le plonge au coeur d'un complot complexe dans le Pentagone. Les dessins de Dringenberg sont noirs comme il faut, le scénario est second degré tout en étant agréable au premier degré. Morrison développera Flex Mentallo dans une minisérie dessinée par Frank Quitely (Flex Mentallo : man of muscle mystery) que DC Comics aura bien du mal à rééditer à cause de la trop grande similarité entre Mentallo et Charles Atlas. 5 étoiles.
Épisodes 44 & 45 (illustrations de Steve Yowell, puis Richard Case) - Pourquoi le Pentagone a-t-il cette forme ? Qui gouverne réellement les États-Unis ? Qu'est-ce que la ferme des fourmis ? Flex Mentallo retrouvera-t-il ses pouvoirs ? Morrison continue sur sa lancée en s'inspirant des théories de la conspiration pour jouer sur l'idée d'individus utilisant le gouvernement américain pour arriver à leurs propres fins. le voyage est palpitant et Morrison utilise des légendes urbaines auxquelles il donne une substance hypnotisante telles les conversations téléphoniques qui se perdent. Les illustrations de Yeowell et de Richard Case capturent l'atmosphère de ce complot en sous-sol et conjurent des images de créatures improbables et inquiétantes. 5 étoiles.
Épisode 46 (dessins de Vince Giarrano, encrage de Malcom Jones III) - Cet épisode commence par une parodie déviante du Punisher : le journal de guerre d'Ernest Franklin explique que cet homme pourchasse et abat les individus portant une barbe, puis il fait subir les derniers outrages à leur cadavre en les rasant. Cet homme est obsédé par la musculation et les armes à feu, au point que ce culte du corps viril et de la puissance armée n'exprime plus que son homosexualité refoulée. Giarrano utilise un style sec et un peu dépouillé qui fait merveille dans ce récit très pince-sans-rire. Morrison utilise le stéréotype du Punisher pour un récit qui joue à la fois sur le premier degré (comment Niles Caulder peut-il échapper à ce tueur efficace ?) et à la fois sur le registre de l'absurde. 5 étoiles.
Épisodes 47 & 48 (Dessins de Richard Case, encrages de Scott Hanna et Mark Badger) - La Doom Patrol lutte contre Mister Evans, une entité qui souhaite libérer l'humanité du refoulement de ses pulsions sexuelles. La scène d'ouverture de l'épisode 48 défie l'entendement : dans une rue tranquille apparaissent trois vaisseaux en forme de pyramides poilues. Il s'agit des Sex Men qui viennent pour exterminer des pulsions sexuelles hors de contrôle. L'imagination de Morrison continue de fonctionner à plein régime et de produire séquence ahurissante sur séquence délirante, dans un flot continu et intarissable. Alors que le lecteur peine à se remettre des concepts passés à la sauce superhéros de l'histoire précédente, Morrison a déjà énoncé les 3 concepts suivants, tous présentant une forme graphique inoubliable. Richard Case continue d'assurer une mise en image qui commence un peu à se lâcher. Il ne cherche plus du tout à faire joli, il cherche à offrir une vision cohérente et bien amalgamée de tous les éléments du scénario et il y parvient avec aise.
Épisodes 49 & 50 (illustrations de Richard Case, plus des invités pour quelques pages) - La Confrérie de Dada est de retour, avec Mister Nobody et de nouveaux membres encore plus délirants que les précédents. Ils mettent la réalité sens dessus dessous, et la Doom Patrol n'arrive pas à suivre. En fin d'histoire, Des artistes invités illustrent chacun une pleine page correspondant à une idée de scénario de Morrison (c'est cadeau, il avait tellement d'idées qu'il ne pouvait pas toutes les développer).
Avec ce tome, Morrison prouve qu'il est une machine à idées, perpétuellement en train d'inventer. Il n'y a pas de redites, mêmes les membres de la Confrérie de Dada ont été renouvelés. Chaque histoire suit une trame linéaire facilement compréhensible. Sur ces trames, Morrison greffe de nombreux concepts, il joue avec les formes de récits, il développe plusieurs personnages dont Flex Mentallo, Rebis et Crazy Jane (une nouvelle personnalité fait son apparition et elle déborde de sex-appeal). Il aborde le thème de la libido sans que les images ne deviennent pornographiques, mais malgré tout sans concession. le défi pour le lecteur est de pouvoir absorber autant d'idées, aussi concentrées. Les dessinateurs font preuve d'un grand talent pour mettre en images ce foisonnement d'idées, tout en restant lisibles et en les rendant suffisamment crédibles. Mon cerveau exige une pause avant de passer au tome suivant.
VOUS ÊTES ICI. - Les épisodes écrits par Grant Morrison ont été regroupés en 6 tomes : (1) Crawling from the Wreckage, (2) The Painting That Ate Paris, (3) Down Paradise Way, (4) Musclebound, (5) Magic Bus et (6) Planet Love.
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