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Critiques sur Le justicier d'Athènes (26)
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polacrit
  05 avril 2019
Dans un contexte social morose: "ça chauffe partout dans Athènes (...)Les immigrés qui se castagnent avec les gars de l'Aube dorée tous les soirs. Les types qui tabassent les politiciens. Les affiches qui ridiculisent les journalistes, et pas un meurtre pour nous éviter la corvée? Quelle poisse!", le commissaire recourt aux grands moyens pour occuper son équipe qui souffre de désoeuvrement: "J'ai dit à mes adjoints que c'était l'occasion de mettre un peu d'ordre dans le service. de virer le superflu et d'envoyer aux archives centrales tous les dossiers des affaires classées." (Page 16). Seul le suicide quatre femmes retraitées vient "égayer" leur quotidien bien morne.
C'est alors qu'un cadavre est découvert dans le musée archéologique le Céramique de la capitale grecque; il s'agit de Athanassios Korassidis, chirurgien, tué par une injection de ciguë. Visiblement, le site où le cadavre a été découvert n'est pas la scène du crime. Alors, où le tueur a-t-il opéré? Et comment l'a-t-il amené jusqu'au Céramique? En l'absence de témoins et d'indices probants, l'enquête s'avère compliquée, d'autant que celui qui se fait appeler "Le percepteur national" s'en prend à de riches fraudeurs fiscaux, très mal perçus en cette période de profonde crise économique. le commissaire Charitos est en proie à un dilemme qu'il ne sait comment résoudre: l'arrêter serait en faire un martyr et du coup un héros national; le laisser libre serait prendre le risque de voir s'accumuler les cadavres.
De quel côté penchera la balance: du côté du flic intègre ou du citoyen indigné?

Une vision de la Grèce loin des clichés et des a-priori...Pour en savoir plus cliquez sur le lien ci-dessous...
Lien : https://legereimaginarepereg..
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jfponge
  13 janvier 2019
En pleine crise économique, un justicier anonyme, qui signe ses crimes "le percepteur national", assassine des personnalités diverses ayant dissimulé des sommes énormes au fisc. Il va rapidement devenir un héros populaire, déclenchant des mouvements de foule venant s'ajouter aux manifestations quotidiennes qui paralysent la ville d'Athènes, dans une Grèce rongée par la crise économique et croulant sous les diktats de la "troïka". le commissaire Charistos s'englue dans son enquête, lui qui peut prédire chacun des crimes de la série mais s'avère incapable d'avoir la moindre piste, jusqu'au jour bénit où il accepte l'aide d'une profileuse. Un polar sociologique, qui va nous amener à mieux comprendre le quotidien vécu par une population prête à préférer le crime à la corruption. Hélas, l'auteur nous lasse un peu avec la description minutieuse des encombrements de la capitale et des moyens de les éviter. Des indications sans doute très utiles à un conducteur de taxis débutant, mais guère au lecteur impatient de connaître le nom de l'assassin…
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pchion
  07 septembre 2017
Deuxième ouvrage que je lis de cet auteur et je ne suis pas déçu même si l'intrigue policière est un peu tirée par les cheveux. Ce qui est intéressant c'est qu'à travers l'enquête que mène le commissaire Charitos on découvre la vie quotidienne des Grecs frappés de plein fouet par une crise économique démesurée et impitoyable. Une fois de plus seuls les politiques, les hommes d'affaires et les financiers les plus vénaux et les plus corrompus ont su tirer leur épingle du jeu. Les autres se partagent les miettes et n'ont parfois que leur vie à mettre dans la balance face aux injustices sociales. J'apprécie le style simple et direct de Markaris ; pas de fioritures pour conter les événements, ce qui n'empêche pas, de temps à autre, de belles figures littéraires.
Je continue à lire la trilogie de la crise à reculons, il ne me reste plus qu'à passer au tome 1 "liquidations à la Grecque" ; démarche involontairement désordonnée mais qui ne nuit pas à la découverte de la série.
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sandrine57
  17 mai 2017
Athènes, 2011. La Grèce n'en a pas fini avec la crise qui l'a touchée de plein fouet en 2008. Salaires réduits, retraites rognées, primes supprimées, les grecs manifestent chaque jour dans les rues de la capitale pour crier leur indignation et leur désespoir. D'autres baissent les bras et le suicide devient leur dernier acte de rébellion. Pour le commissaire Charitos, la source d'inquiétude est sa fille Katérina. Il s'est saigné aux quatre veines pour payer ses études de droit et là voilà travaillant presque à titre gratuit à la défense des migrants. Entretenue par son mari, soutenue financièrement par ses parents, la jeune fille envisage l'exil pour enfin pouvoir subvenir à ses besoin par elle-même. Une décision difficile qui met en émoi son mari, ses parents et ses beaux-parents. Miné par l'éventuel départ de sa fille, le commissaire doit aussi retrouver le Percepteur National. Un homme insaisissable qui menace les fraudeurs fiscaux par mail, leur ordonne de payer leurs impôts et les empoisonne à la ciguë s'ils désobéissent. Grâce à lui, ce sont presque 2 millions d'euros qui sont déjà venus renflouer les caisses de l'Etat. Les athéniens en ont fait leur héros, les ministres s'énervent et Charitos marche sur des oeufs. Au moindre faux pas, son avancement lui passera sous le nez.

Après le ''Robin des banques'' qui, dans Liquidations à la grecque, semait la mort à Athènes tout en incitant la population à ne plus rembourser ses prêts, voici le ''Percepteur national'' qui s'attaque aux fraudeurs fiscaux qui magouillent en toute légalité pour prospérer sans payer les impôts dus à un Etat complice des plus riches. Encore une fois, Petros Markaris sonde l'étendue de la crise qui touche son pays. Les retraités se suicident, suivis par les jeunes diplômés sans emplois et les petits commerçants ruinés. Les manifestants n'en finissent pas de bloquer les rues d'une capitale dirigée par des politiciens sommés par l'Europe d'améliorer la gestion économique du pays mais peu enclins au changement. Dans ce contexte où la fracture sociale devient un gouffre, les classes moyennes tentent de survivre, inquiètes de voir leur situation se détériorer à tout moment. le ''Percepteur national'' dont le mobile n'est certainement pas d'aider l'Etat à collecter l'impôt fait office de héros tout droit sorti de l'Antiquité pour rappeler aux grecs qu'une mauvaise action doit être immédiatement punie sans état d'âme. Charitos, quant à lui, cherche avant tout un meurtrier, ce qui n'est jamais chose aisée quand on s'attaque au pouvoir en place. Ménager les susceptibilités, être diplomate, obtenir des résultats rapides, préserver ses chances de promotion...un véritable casse-tête pour le policier qui voit sa fille, avocate, contrainte à l'exil comme les ouvriers des années 70 qui partait en Allemagne pour nourrir leurs enfants.
Enquête policière et étude sociologique se mêlent dans cet opus qui nous mène au coeur des mécanismes d'une fraude fiscale généralisée, lourde en conséquences sur la société. Passionnant et instructif.
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argali
  09 mars 2017
Athènes 2013. La Grèce est plongée en plein marasme suite à une dépression qui dure depuis 2008. Les finances publiques sont au plus bas (le pays a perdu plus d'un quart de son PIB), l'Europe presse le gouvernement de trouver des solutions, les lignes de crédit lui sont coupées et toute une génération voit ses attentes, ses revenus et sa qualité de vie rétrogradés. Cette même génération qui avait pris l'habitude d'accéder à des crédits pas chers après l'entrée de la Grèce dans la zone euro en 2001. C'est ce contexte qui a donné à Petros Markaris l'idée de son intrigue.
Déjà, dans Liquidation à la grecque, tout allait mal. Ici, c'est pire.
le commissaire Charitos, un homme bougon et un peu rétrograde, tente de démasquer un justicier qui sème les cadavres derrière lui dans des lieux antiques chargés d'Histoire. Ses victimes se sont enrichies sur le dos du pays, en ne payant pas leurs impôts et en trompant le fisc depuis des décennies. Il a décidé de les faire payer, au sens propre, en leur envoyant un courrier détaillé des sommes dues et un ultimatum : payez... ou vous mourrez.

Si l'intrigue est classique (un commissaire recherche un tueur en série), Petros Markaris multiplie une fois encore les péripéties, les personnages et les scènes de tension. Outre ces meurtres, Kostas Charitos est confronté à une série de suicides en lien avec la crise financière du pays et l'exil imminent de sa fille unique Katérina. Avec humour, souvent caustique, Markaris en profite pour dénoncer la politique grecque, les coulisses du pouvoir faits de corruption, de collusions et de fraudes et nous les faire comprendre.
Un roman noir, habile, intelligent et fort qui nous permet d'appréhender un peu mieux cette Grande Dépression qu'a traversée la Grèce et dont elle n'est pas encore totalement sortie.
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ErnestLONDON
  01 mars 2017
Où un tueur en série, autoproclamé le percepteur national, tue les fraudeurs fiscaux qui n'obéissent pas à son injonction de payer leur strict dû au fisc, tandis que les retraités et les jeunes, désespérés par la crise, se suicident.
Lecture plaisante.

Article complet en suivant le lien.
Lien : http://bibliothequefahrenhei..
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Mimeko
  15 octobre 2016
Athènes 2011, la Grèce s'enlise dans la crise, salaires rognés, retraites amputées, c'est dans cette ambiance plus que morose que des personnalités sont assassinées, elles ont en commun d'avoir fraudé ou d'avoir bénéficié de montages fiscaux afin de se soustraire au maximum à l'impôt et par là même, à leur devoir de solidarité dans la crise....le mystérieux justicier utilise un moyen pour le moins surprenant et fortement connoté : la cigüe, référence évidente à Socrate, victime lui même d'une démocratie dévoyée...

Une deuxième enquête qui s'installe dans cette crise qui plombe la Grèce et écrase les petits alors que les mieux nantis esquivent leurs obligations vis à vis de la société...Entre suicides de retraités qui ne peuvent plus se payer leur traitements médicaux, manifestations qui paralysent la ville, ou sa fille qui pense à s'expatrier pour survivre, le commissaire Charitos tentent de démêler ces meurtres avec un humour qui lui permet de garder la tête hors de l'eau et ne pas céder à la morosité ambiante...
Le justicier d'Athènes est de nouveau une analyse sociologique sous couvert d'enquête policière, où Petros Markaris décrypte les mécanismes de la fraude en nous en donnant les clés et dénonçant les conséquences dramatiques sur la société grecque.
Instructif...
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Aline1102
  25 août 2016
Seconde enquête de Kostas Charitos en ce qui me concerne, et le personnage me plaît de plus en plus.

Charitos et son équipe sont confrontés à un tueur qui s'en prend en fraudeurs fiscaux. Autant dire que, puisque la crise économique bat toujours son plein dans le pays au moment du récit, le Percepteur national (comme le tueur s'est lui-même baptisé) rencontre un franc succès populaire !
Les citoyens vont jusqu'à organiser des manifestations de soutien, tellement ils sont heureux de l'aide providentielle de cet homme qui, en quelques jours à peine, fait rentrer près de 8 millions d'euros dans les caisses de l'Etat grec...

Du coup, la police, qui cherche à arrêter le tueur, n'est pas spécialement en odeur de sainteté auprès de la population.
Mais il en faut plus pour inquiéter Charitos, qui reste toujours très calme et fait son petit bonhomme de chemin. Car le commissaire travaille lentement, mais il est assez tenace et ne se décourage pas.

Contrairement à ce qui s'est passé lors de ma lecture de Liquidations à la grecque, je ne suis pas parvenue à identifier le coupable. Mais il faut dire Petros Markaris ne nous donne pas vraiment d'indice, si ce n'est à la toute fin du roman.

Le côté "social" est toujours aussi développé. La crise grecque est toujours bien exploitée par l'auteur, qui cette fois illustre le désastre vécu par la population en mêlant quelques suicides aux meurtres commis par le Percepteur national.
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Aifelle
  15 février 2016
J'ai enfin fait la connaissance du commissaire Kostas Charitos. Ce roman est le deuxième d'une trilogie, ne pas avoir lu le précédent ne m'a pas gênée. L'affaire qui préoccupe le commissaire commence par le meurtre d'un célèbre chirurgien, retrouvé dans un site archéologique. Il s'avère qu'il a été tué avec de la cigüe, ce qui épaissit le mystère.

Ce sera le premier mort d'une série de personnalités ayant en commun de frauder largement le fisc. le meurtrier leur ordonne de payer les sommes dues rapidement, faute de quoi ils seront éliminés. Evidemment, la hiérarchie de Charitos est sur la brèche, le milieu politique s'affole. La population s'émeut et soutient le justicier, accusant l'Etat de ne pas faire depuis plusieurs années ce que le tueur réussit en quelques jours : faire rentrer l'argent dans les caisses.

Lien : http://legoutdeslivres.canal..
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Sachenka
  19 décembre 2015
Je viens tout juste de découvrir les enquêtes de Kostas Charitos. Je me dois de souligner la grande force de l’auteur Petros Markaris qui est de se coller à la réalité, à l’actualité, en particulier avec tout ce qui touche la crise économique de 2008. Elle a frappé durement la Grèce et les individus corrompus n’ont qu’à bien se tenir car des meurtriers s’en prennent aux éléments de la société qui ont causé se perte : banquiers, fraudeurs… Dans « Le justicier d’Athènes », un homme qui s’est fait floué décide de se venger, lui et son pays, en tuant des fraudeurs fiscaux et en sommant plusieurs à rembourser à l’État ce qu’ils ont omis de déclarer.

L’intrigue est intéressante. D’autant plus qu’on plonge directement dans l’action avec le suicide de quatre retraitées. Début prometteur. Et l’action continue. Malheureusement, je ne sens pas assez l’élément grec. Oui, Charitos se promène dans une Athènes congestionnée par les voitures et paralysée par les manifestants mais, bien décrire une ville, c’est davantage que nommer toutes les rues et tous les quartiers traversés. Il y manque cette ambiance, qui va de la bouffe aux endroits préférés des personnages. Quand il n’est pas à la maison, au poste de police ou sur les lieux de ses enquêtes, ne va-t-il donc nulle part ? Bien sur, je ne m’attends pas à ce que ça devienne un guide touristique mais un peu plus d’efforts en ce sens aurait été bénéfique.

Charitos est un bon commissaire comme peuvent l’être tous les héros de romans policiers. Alors pourquoi suivre ses enquêtes plutôt que celles d’autres auteurs à la mode ? Je ne sais pas trop. Son point de vue (assez critique) sur l’état des choses en Grèce est une bonne raison - quoique j’aimerais qu’il l’explicite plus, qu’on sente davantage son déchirement face à la situation dans laquelle est plongée son pays. Ce vieux râbleur qui en a vu d’autres (il travaillait déjà l’époque de la dictature des colonels) finit par devenir attachant. C’est qu’il est aussi très humain, et on le découvre grâce à sa relation avec sa fille Katerina, qui représente la jeunesse du pays, et sa manie de lire son dictionnaire, le DImitrakos, le rend plus humain. Et un enquêteur vieillissant a toujours un regard un peu différent (pour ne pas dire désabusé) par rapport à celui de jeunes officiers.

Justement, le reste de l’équipe de Charitos laisse un peu à désirer. Koula, Vlassopoulos, Dermitkazis et aussi le chef Guikas sont mal décrits, on en sait vraiment trop peu sur eux et il devient difficile de les visualiser. Il en va de même pour plusieurs lieux. Pas tous, hereusement ! Dans tous les cas, j’ai retrouvé dans « Le justicier d’Athènes » suffisamment d’éléments positifs pour m’encourager à suivre ses autres aventures.
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