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EAN : 9782757863589
Éditeur : Points (10/11/2016)

Note moyenne : 3.51/5 (sur 41 notes)
Résumé :
Athènes, Katérina, la fille bien-aimée du commissaire Charitos, se fait tabasser par des nervis d’Aube dorée. Puis cinq meurtres se succèdent, tous revendiqués par un groupe qui se fait appeler « les Grecs des années 50 ».

Le commissaire a fort à faire. D’une part il lui faut pourchasser les néo-nazis, les empêcher de perpétrer leurs sinistres exploits et retrouver les agresseurs de sa fille; d’autre part il doit enquêter et remonter la piste embroui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Mimeko
  25 septembre 2018
Rien ne va plus pour le commissaire Charitos, sa fille Katerina, avocate défendant les immigrés, a été agressée à la sortie du tribunal, les flics en faction non loin n'auraient pas vu les assaillants qui se sont enfuis en moto, mais il s'agirait de membres de l'Aube dorée, un groupuscule nationaliste violent. Côté professionnel, on découvre un homme Makridis, dont il est difficile de déterminer s'il s'agit d'un suicide ou d'un meurtre, suivi pour le coup de plusieurs meurtres - un directeur d'école, un chômeur - qui grâce à son réseau était intermédiaire entre les entreprises et l'Administration et deux agriculteurs.....Des meurtres revendiqués par "Les Grecs des années 50", une organisation inconnue de la police et qui donne bien du fil à retordre à Charitos et son équipe.
Une nouvelle enquête où Charitos se retrouve perturbé et déboussolé face à cette série de meurtres sans point commun, où les suspects "des années 50" seraient âgés de plus de 80 ans, cela ne colle pas...Tout de même un indice indique que les pères de deux victimes étaient écoliers dans la même école dans les années 50 justement...Mais cette piste va tourner court..
Épilogue meurtrier est la dernière enquête de la trilogie de la crise, Pétros Márkaris y souligne les conséquences des options prises dans le passé : le clientélisme, une administration obtuse qui met des bâtons dans les roues des entrepreneurs, la corruption et l'affairisme, une situation de marasme qui fait émerger le nationalisme grec avec l'Aube dorée. Un épisode qui m'a paru plus intéressant pour son contexte économique que par la résolution de l'enquête elle-même, mais j'ai eu toujours autant de plaisir à retrouver le commissaire Charitos, son équipe, sa petite famille et surtout sa description tantôt fataliste tantôt désabusée de la société grecque mais toujours avec cet humour qui met à distance les conséquences désastreuses de la crise économique qui sévit en Grèce.
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Commenter  J’apprécie          280
morin
  31 octobre 2017
Je n'ai découvert Markaris qu'en août dernier. "épilogue meurtrier" est le quatrième ouvrage de cet auteur que je lis (et sans doute pas le dernier). Il apparaît comme le plus noir des quatre. Il y évoque des problèmes que traverse la Grèce (elle n'est pas le seul pays à connaître ces problèmes) : la crise économique, la montée de l'extrème-droite avec "aube dorée" et son influence sur certains membres de la police, le racisme et le rejet des étrangers, la corruption dans l'administration...
Les événements se déroulent alors que la canicule frappe Athènes.
Le roman commence par le tabassage, par des membres d'aube dorée, de Katerina, fille de Kostas Charitos et surtout avocate des migrants. Kostas reçoit un appel menaçant sur son portable émanant d'aube dorée. Question comment ce mouvement a pu avoir accès au numéro de portable ?
Kostas Charitos est appelé pour le suicide d'un allemand d'origine grec. Mais est-ce un suicide ? L'ambassade d'Allemagne a reçu un message signé "Grecs des années 50" indiquant "Andréas Makidis a été assassiné". Ce suicide sera suivi du meurtre de personnes n'ayant a priori aucun lien entre elles, tuées avec la même arme ancienne. Les meurtres sont également revendiqués par "Grecs des années 50".
Tout en suivant de près l'enquête traitée par ses collègues sur l'attaque dont sa fille a été victime, il mène l'enquête sur les meurtres en essayant de comprendre le lien avec le suicide. Il fouille dans la vie des victimes ? un lien existe-t-il entre elles ? En menant son enquête, il revient sur l'histoire de la Grèce en évoquant la guerre civile. La question des émigrés (Africains, Albanais..) est également abordée. Il se fait aider pas son ami le communiste Zissis.
Comme d'habitude l'enquête de Charitos aboutira.
Le lecteur se pose une question : alors qu'il semble être le meilleur de son commissariat, pourquoi ne bénéfice-t-il pas de promotion
Comme dans tous ses ouvrages, et ce pour la joie du lecteur, l'auteur nous fait partager la vie de famille de Kostas, nous invite aux repas cuisinés par Adriani pour la famille et les amis.



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kathel
  05 avril 2018
C'est le troisième roman de Petros Markaris que je lis après le Che s'est suicidé, qui se déroule à l'époque où Athènes préparait les Jeux Olympiques, et Liquidations à la grecque (non chroniqué), évoquant le début de la crise grecque. Cette fois, le pays s'est enfoncé au plus profond dans les problèmes économiques, et l'auteur ne manque pas de le noter, à chaque fois qu'il fait parcourir les rues d'Athènes à son personnage principal, ou même lorsqu'il décrit les repas familiaux. C'est un plaisir pour le lecteur de retrouver une ancienne connaissance, le commissaire Charitos. C'est beaucoup moins agréable pour lui qui subit dès les premières lignes une situation très angoissante. Sa fille Katerina, avocate défendant les sans-papiers, se fait agresser devant le palais de Justice par des militants fascistes de l'Aube Dorée, et doit être conduite à l'hôpital.
Parallèlement, Charitos est confronté à un assassinat puis un autre, revendiqués par un mystérieux groupe, « les Grecs des années 50 »… S'agit-il de papys tueurs ou de nostalgiques des années passées de la Grèce ? Est-ce que Charitos doit chercher l'origine de ses meurtres à l'époque des Colonels, et donc dans l'histoire des pères des victimes ? Il lui faudra bien du flair et une certaine intuition pour savoir dans quelle direction faire porter ses recherches.
Comme les précédents, ce roman se lit avec facilité, et passionne plus pour le portrait de la Grèce contemporaine que pour l'enquête. Elle ne manque pas du tout d'intérêt, mais c'est dans la description d'une ville à bout de souffle, rongée par la crise, la pauvreté galopante, et pourtant animée toujours par un esprit de débrouillardise et de d'entraide, que l'auteur excelle. le commissaire Charitos doit maintenant circuler en bus pour économiser l'essence, les fameux repas concoctés par Adriani, son épouse, se composent plus souvent de légumes que de viande, mais il règne toujours une atmosphère conviviale et chaleureuse.
Une lecture parfaite pour qui aime les romans policiers qui dépaysent, et restent bien ancrés dans la réalité sociale d'un pays.
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AlombreDesNenuphars
  20 octobre 2017
Comme toute bonne série, il faut un héros : c'est le commissaire Kostas Charitos, marié à la vaillante Adriani, et père de la formidable avocate Katerina. On mène l'enquête avec Kostas, pas un Sherlock Holmes mais un fameux lecteur de l'âme humaine et fin connaisseur des rouages et travers de la société (et de l'administration !) grecque contemporaine. le pacte avec le lecteur de polar est respecté : meurtres, indices, interrogatoires, résolution.
Toutefois, il me semble que l'attrait principal de cette série tient davantage au talent de Markaris pour décrypter ses contemporains. Les premiers titres ont été écrits au cours de la décennie dorée des années 90 ; le dernier est paru en 2016 en grec (non encore traduit). Avec les sept tomes parus chez Points, si on prend le temps de lire attentivement, on balaie donc l'histoire récente d'Athènes et de ses habitants. Dans ses premières enquêtes, Kostas roule en voiture, Adriani prépare à manger pour douze lorsqu'ils sont deux et leur fille est étudiante, alors que la Grèce croule sous les subventions européennes et que les banques sollicitent les Grecs jusqu'au harcèlement pour accepter des crédits. Dans le dernier titre, la crise s'est installée (bel oxymore économique !), Kostas galère dans les transports en commun et sa fille qui défend des immigrés a maille à partir avec Aube dorée.
Il y a également un côté pédagogique : chaque enquête est le prétexte à décrypter le fonctionnement de la corruption et des malversations, et à illustrer les travers de la bureaucratie comme de l'Union européenne. L'auteur s'est même amusé en 2012 à imaginer les conséquences de la sortie de l'euro dans son Pain, éducation, liberté, qui se déroule en 2014 avec le retour à la drachme (on flirte donc avec une branche de la science-fiction : la « fiction spéculative » !)…
Tous les grands moments de l'après-Seconde Guerre mondiale sont illustrés au cours de ces enquêtes mêlant situation économique contemporaine et personnages marqués par la guerre civile, la junte militaire ou l'émigration. Mon coeur va bien sûr au superbe personnage de Lambros Zissis, un communiste survivant de la torture pendant la Junte militaire, contrepoint nécessaire au flic qu'est Kostas avec son regard un peu détaché et lucide, mais malgré tout porteur d'espoir. Et de pas mal d'humour et d'humanité.
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Delphine-Olympe
  02 mars 2016
Après la lecture envoûtante d'Il est avantageux d'avoir où aller, il m'a été très difficile de sortir de l'univers de Carrère. J'ai d'ailleurs jeté l'éponge aux trois quarts d'un roman mal écrit et mal traduit dont la médiocrité m'apparaissait certainement avec d'autant plus d'éclat. Un polar s'imposait finalement comme le meilleur choix, et cela tombait bien puisque Markaris m'attendait patiemment à la bibliothèque où j'avais réservé son dernier opus, afin de poursuivre la découverte de la littérature grecque initiée par Yueyin et Crissilda.
Ma lecture arrive après celle de plusieurs blogueuses, aussi avais-je l'impression d'être déjà un peu familière du commissaire Charitos. C'est que la littérature grecque contemporaine semble être un territoire bien peu exploré par les Français, et les lecteurs avides de culture héllénique voient donc leur appétit de découverte bien mal satisfait. Avis aux éditeurs ! Je suis certaine que de talentueux auteurs n'attendent que d'être traduits. Ils nous offriraient en outre un regard tout à fait intéressant sur la situation de leur pays, bien souvent et parfois bien mal commentée.
Mais revenons-en à notre commissaire Charitos. Dans une Grèce en pleine tourmente, il voit sa fille avocate se faire rouer de coups par des militants d'extrême-droite appartenant à Aube dorée sous l'oeil bienveillant d'un représentant de l'ordre, tandis qu'il doit faire face à une vague de meurtres revendiqués par de mystérieux «Grecs des années 50». Son enquête va le ramener au temps de la guerre civile et de la dictature des colonels, dont les stigmates restent manifestement encore bien perceptibles au sein du peuple grec.
Ce qui est particulièrement réussi dans ce roman, c'est le rendu de l'atmosphère qui règne actuellement dans ce pays. On y voit tout à la fois un rejet féroce des étrangers, un racisme ordinaire de plus en plus présent, la corruption de l'administration, les difficultés de la population à subvenir à ses besoins les plus élémentaires... Ce dernier point est tout à fait savamment distillé au travers de la vie quotidienne du commissaire que Markaris ne manque pas de nous raconter, rendant le propos extrêmement efficace car dépourvu de toute visée lourdement démonstrative. Plus que l'intrigue elle-même, c'est ce que j'ai apprécié dans ce livre. Markaris brosse un tableau très vivant et sans concession de son pays. Il évoque également son passé récent dont je ne connais que les grandes lignes. Un bon point de départ pour approfondir ma connaissance de l'histoire contemporaine de la Grèce...

Lien : http://delphine-olympe.blogs..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
MimekoMimeko   26 septembre 2018
- Qu'est-ce qu'on a eu après la Guerre civile ? demanda t-il au lieu de commenter.
- Tu le sais. La pauvreté, la misère, vous d'un côté, nous de l'autre, et la haine partout.
- On avait aussi autre chose.
- Quoi?
- L’État parallèle. Et voilà qu'il revient, Kostas. Sauf que l'Etat parallèle aujourd'hui n'est pas installé par les politiques, pour terroriser les gens comme nous qui ne sont pas de leur bord. Il sort des entrailles de la crise. Ta fille est l'une de ses victimes et certains de tes confrères le soutiennent, comme autrefois.
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littleonelittleone   18 mars 2016
- Dans ce pays les politiques punissent les citoyens pour les fautes commises par eux-mêmes.
- Ce qui veut dire ? demande Phanis.
- Pendant des années ils ont jeté l'argent par les fenêtres et maintenant ils punissent les gens d'avoir profité de leur gaspillage. Pendant des années ils ont entassé les immigrés dans Athènes et maintenant ils les punissent alors qu'eux-mêmes les ont amenés. Nous payons toutes les fautes des politiques et ils disent qu'ils agissent ainsi pour nous sauver.
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MimekoMimeko   27 septembre 2018
- Le projet était avancé ?
Elle hausse les épaules.
- Oui, mais il rencontrait de nombreux obstacles.
En Grèce, les grands projets ont du mal à se réaliser. Au début, on vous dit avec enthousiasme : "Viens, tu auras tout à tes pieds. Mais quand vous venez, vos pieds collectionnent les crocs-en-jambe."
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MimekoMimeko   25 septembre 2018
Depuis l'arrivée des ordinateurs, les documents écrits ont pratiquement disparu. Autrefois la police feuilletait des papiers, aujourd’hui on contemple des surfaces vides. Ce qui facilite le travail sans doute, mais les papiers nous donnaient du premier coup d’œil des informations que l'on met du temps à trouver dans la machine.
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kathelkathel   05 avril 2018
On a beau dire, quand votre fille soutient des immigrés, même légaux, vous ne vous faites pas que des amis dans la Maison. Non que tous les policiers soient membres de l’Aube Dorée, mais en raison de la crise, ils courent de manifs en rassemblements, débordés, et la chasse aux sans-papiers ajoute un poids supplémentaire.
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Vidéo de Pétros Márkaris
Pétros Márkaris - Liquidations à la grecque .À l'occasion du Festival International Quai du Polar, Pétros Márkaris vous présente "Liquidations à la grecque" aux éditions Seuil. Traduit du grec par Michel Volkovitch. Lauréat du prix le Point du Polar européen 2013. http://www.mollat.com/livres/petros-m%C3%A1rkaris-liquidations-grecque-9782021053517.html Notes de Musique : "Morning Emerges From Night" by Ergo Phizmiz (http://www.ergophizmiz.net)
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