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ISBN : 2842612426
Éditeur : Le Serpent à plumes (30/11/2000)

Note moyenne : 3.8/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le Printemps de la liberté est le récit d'une nouvelle génération africaine.
A l'image de son héroïne, Wonouplet, cette génération aspire à se relever et à réclamer ses droits légitimes. Rencontré au hasard d'un voyage, entre la ville et le village, Wonouplet aimera avec passion Pessa, l'opposant politique, fou de poésie et de jazz. Par lui, elle prendra conscience de ses forces et osera à son tour affronter l'injustice et le pouvoir des hommes. Ce roman de l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
le_Bison
  19 septembre 2012
Wonouplet, jeune étudiante en anglais, appartient à une nouvelle génération de femmes africaines. Elle aspire tout naturellement à plus de libertés, de choix et d'actions. Loin d'être une douce utopie, ses aspirations ne semblent guider que par l'obtention simple de droits purement légitimes, dont le plus grand : celui de choisir son homme et de l'aimer sans subir les pressions masculines et sociales d'un monde africain dont les traditions misogynes sont encore trop lourdement ancrées dans les esprits des anciens et surtout des profiteurs.
De retour chez elle, pendant les vacances scolaires, elle croise dans un taxi brousse, un homme au regard taciturne et à la barbe hypnotisante, Pessa, poète et passionné de jazz. D'ailleurs ne serait-ce pas une de ses oeuvres, considérée comme subversive par le pouvoir en place, qui circule clandestinement dans les chambres du campus universitaire ? Une passion va lentement naître de cette rencontre, et l'univers de Wonouplet va basculer vers un activisme de plus en plus engagé.
« le printemps de la liberté » sera le roman destiné aux amoureux de l'Afrique, à celles et ceux qui veulent plonger dans les pistes rouges de latérite, qui veulent voyager en dehors des sentiers battus de l'Afrique noire, loin des grands hôtels 5 étoiles destinés aux touristes ou aux nombreuses maitresses des gouvernants et autres potentats du pouvoir. le roman se veut engagé et dénonce sèchement la corruption (oups lapsus de mon clavier), je voulais dire les erreurs malencontreuses de gestion (c'est ainsi qu'est appelée la chose dans ce pays). Sous l'histoire d'amour qui au fil des pages va unir nos deux protagonistes Pessa et Wonouplet, le roman deviendra le parfait manifeste d'une jeunesse en devenir. La poésie, le jazz et la liberté se rencontrent pour refaire ce monde imparfait qu'ont créé les puissants despotes et leurs sbires à leurs gloires éphémères. le message est clair : la jeunesse a trop souffert de ces oppresseurs qui les « gouvernent » et les méprisent. Il est temps de relever fièrement la tête et d'arrêter tout compris avec ceux qui détruisent à petits feux leur si beau pays, pur joyau naturel qui doit, tout en conservant certaines de ses traditions ancestrales, poursuivre la marche en avant d'un avenir libre, pour le bien de la patrie et de l'humanité.
[...]
Lien : http://leranchsansnom.free.f..
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sylvie2
  23 novembre 2014
Wonouplet tombe éperdument amoureuse de l'énigmatique Pesa. A ses côtés, elle apprend à se battre contre l'injustice. Elle apprend à ne pas accepter que le pouvoir de quelques nantis maintienne tout un peuple dans l'oppression.
C'est un livre tout en nuance. On y pleure avec le Jazz, on y rêve avec les mots, on se bat avec les étudiants.
Certaines harangues sont un peu longues, mais sinon, je me suis tout de suite sentie vibrer avec cette jeune fille qui apprend à se connaître et à se révolter. Toutes les barrières culturelles sont tombées et je me sui sentie dans sa peau.
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baple
  26 août 2014
c'est le meilleure roman qui dit mieux
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   14 septembre 2012
Un air musical – qui convie au recueillement – flotte au salon. Les haut-parleurs distillent les morceaux choisis de Louis Armstrong. Pessa invite Wonouplet à s’installer en face de lui. Sans plus lui accorder la moindre attention, il s’enferme dans une attitude de concentration quasi mystique. Il écoute de toutes ses fibres, de tout son être.
Wonouplet a souvent entendu les titres d’anthologie de celui que les mordus du jazz appellent avec affection et déférence le pape Louis Ier. Mais, jamais elle n’a été autant pénétrée, autant chavirée par sa puissance d’évocation du martyre de ses frères de race noire. Le calme et le silence des lieux, le petit côté mystérieux de la maison, l’attitude recueillie de Pessa sont autant de facteurs qui contribuent à caresser sa fibre essentielle, à flatter généreusement son âme, à la plonger dans une sorte de nirvana.
Et comme des gouttes de cristal pur, tombent les premières notes de Nobody knows the trouble I’ve seen. Un fluide étrange et mielleux envahit Wonouplet. Elle est prise de part en part par cette musique extraordinaire avec laquelle elle fait corps. Et toutes ses fibres participent de la même vibration qui insuffle un baume merveilleux dans les profondeurs les plus intimes, les plus insondables, de son âme. Elle est foudroyée. Littéralement.
Pessa lève sur elle un regard embué de larmes. Le fleuve de l’émotion entre en crue en elle. Pessa ne dit pas un mot mais ils se sont compris. La magie des notes de musique, la voix de Louis Armstrong, imposante et savoureuse, l’évocation de la plus grande tragédie de l’humanité ont opéré en lui une métamorphose plurielle.
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le_Bisonle_Bison   15 septembre 2012
La voix rocailleuse de John Lee Hooker monte des confins des mouroirs pour nègres qui firent jadis la fortune du Sud profond des États-Unis. Au milieu des décombres de voitures accablées par l’insulte du temps, elle chante l’amour et l’espérance. Elle rallume la flamme de l’espoir. L’espoir d’une aube nouvelle. L’aube tant attendue. Les doigts rugueux de John Lee Hooker courant sur les cordes de sa guitare sèche – dans la pure tradition des antiques chanteurs de blues, ces vagabonds de l’amour – font vibrer les carcasses calcinées des automobiles qui jonchent le vieux sud.
Dès l’aube de sa vie, l’univers du virtuose de la guitare qu’est John Lee Hooker – comme celui de nombre de ses frères nègres de ce pays qui se targue d’incarner la liberté – fut bâti de misère, de privations, de coups de fouet, de coups de pied au cul, de pendaisons, d’assassinats, de survie tragique au quotidien. Sa guitare – acquise au prix de tant de sacrifices – lui a offert la voix royale de l’élévation sublime ainsi qu’à ses frères qui chantent et dansent leur saoul pour oublier, pour conjurer le mauvais sort, pour déjouer les machinations démoniaques du Blue Devil. De là, l’élan fantastique du blues.
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le_Bisonle_Bison   17 septembre 2012
La voix traînante de John Lee Hooker semble repousser obstinément le flux ravageur du désespoir, de la mort lente. Chaque chanson est une opportunité de jeter dans le combat pour la vie toute sa dévotion, tout son dévolu, comme si l’apocalypse était pour l’instant d’après. Cette voix a quelque chose d’obstiné, de résolu, d’absolu ; quelque chose de renversant, de bouleversant ; quelque chose qui prend d’assaut, et le corps, et l’esprit, et qui les pétrit rythmiquement dans le spleen. Elle exprime la misère, la souffrance, l’humiliation, la solitude de l’homme d’ébène qui endure la plus tragique destinée de tous les temps.
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le_Bisonle_Bison   18 septembre 2012
Ah, Sonny Boy Williamson ! Quel souffle prodigieux dans ce petit corps d’ébène ! Son harmonica pousse sa longue, très longue complainte ; tantôt craintive, douce, caressante, veloutée ; tantôt capricieuse, chevrotante, nerveuse, survoltée. Et qui s’échappe par étirements successifs comme un envol d’aigles royaux. Il chante : Don’t lose your eyes, let your conscience be your guide, I dont know why, I never do wrong, Stop crying. C’est la douceur du blues authentique quand apparait dans le ciel des plantations de tabac, de coton et de cannes à sucre le Blue Devil. L’élan de l’espoir et de l’amour au cœur de la tragédie de l’esclavage.
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NuageuseNuageuse   31 janvier 2016
Il y aura toujours hégémonie d'un peuple sur un autre. L'histoire de l'humamité est là qui nous enseigne cette vérité tragique. La souveraineté d'un peuple se mesure à sa capacité d'en imposer directement ou indirectement aux autres peuples. Qu'on ne vienne pas seriner à Wonouplet qu'il existe un droit international qui préside aux relations entre nations du monde et garantit le droit de chaque peuple à disposer de lui-même. Les plus forts économiquement et militairement se sont attribués des pérogatives qui choquent l'entendement.
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