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EAN : 9782915243918
384 pages
Éditeur : Nimrod (20/10/2017)

Note moyenne : 3.88/5 (sur 8 notes)
Résumé :
Durant ses vingt années de service au sein des Navy SEAL, font la plupart passées dans l'unité la plus secrète, Robert O'Neill a été déployé plus d'une douzaine de fois en opérations extérieures et a participé à plus de 400 missions opérationnelles. Certaines d'entre elles comptent parmi les plus célèbres de l'unité : le sauvetage de Marcus Luttrell (Le Survivant), la libération du capitaine Richard Phillips, pris en otage par des pirates somaliens, et bien sûr l'ex... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
fnitter
  07 mai 2020
Instructif et immersif
Navy SEAL de la SEAL Team 6. L'élite parmi l'élite. Son enfance, son entrainement, ses missions jusqu'à la plus célèbre (l'élimination d'Oussama Ben Laden).
Dans un schéma identique aux livres du même acabit : le survivant, American Sniper, mais je dirais que le nègre sur ce livre a été meilleur que sur les deux autres.
J'ai trouvé que c'était mieux écrit, mieux décrit, une écriture plus complexe pour une histoire simple mais réellement immersive.
Instructif si c'est le premier livre qu'on lit du genre (sinon, on n'apprend pas grand chose de plus sur l'univers des SEAL)
Immersif et page turner, ce qui est le lot de ces livres d'expérience guerrière où le scenario est au final très mince mais les scènes de combat moderne dignes d'une bonne heroic fantasy. Et elles s'enchaînent à un rythme effarant (après la très longue formation BUD/S examinée sous toute les coutures).
Bref, on sait ce qu'on vient chercher et on n'est pas déçu de ce qu'on y a trouvé.
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LaBiblidOnee
  25 mai 2020
Un peu d'action, maintenant qu'on est déconfinés ! Qui est Robert O'Neill, dit l'Opérateur ? La première de couv' vous dit tout. Mais comment en est-il arrivé là ? C'est tout l'objet de ce livre... Au départ, l'auteur s'engage dans l'armée pour fuir un chagrin d'amour. Il ne pense pas vraiment se mettre en danger, tant l'Amérique ne semble plus en guerre fin des années 90. S'il subit les entrainements quasi inhumains de l'élite de l'élite, c'est pour se prouver qu'il peut le faire et pour que son père soit fier de lui. Il prend goût au dépassement de soi, à cette confiance que ça lui donne. C'est plutôt « cool ». Il pense même à un moment que vu le contexte mondial, le plus dur sera à jamais cet entrainement, qui ne semble jamais finir.

Et puis, un jour qu'il profitait d'une pause bière assez « cool » elle aussi, deux avions percutent deux tours jumelles. Maintenant, le pays est en guerre, la vraie. Maintenant, tous ses entrainements font sens, ont un but. Maintenant, ce qu'il veut plus que tout, c'est connaître le terrain, neutraliser ces « salopards ». Et servir son pays ; malgré - et peut-être justement à cause - de tous les intérêts en jeu.

« C'est vrai, j'étais un jeune père, avec une jeune épouse. Mais à quoi auraient servi toutes ces années de travail et d'entrainement, si ce n'est à venger la mort de Neil Roberts et celle de tous ces Américains ordinaires qui étaient partis au boulot un matin et s'étaient retrouvés face au dilemme suivant : brûler vif ou sauter par la fenêtre pour aller s'écraser une centaine d'étages plus bas dans la rue ? Je ne saurais vous dire combien de fois ces images de petites silhouettes humaines chutant désespérément dans le vide depuis le sommet d'une tour en flamme m'ont rongé l'esprit. J'étais enfin en mesure de faire quelque chose. »

*****
Malgré le thème de la guerre, c'est une lecture que la narration, très loin d'être sombre, ouvre au plus grand nombre. Alors même qu'il s'entraine comme un forcené, passe des épreuves presque inhumaines et fait un métier où le mot « performances » semble devoir primer sur tout autre, le narrateur ne se départit jamais de sa positive attitude, qui l'aide à relativiser toute situation et à surmonter les obstacles. Cette narration à la « cool » - j'aurais dû compter le nombre incroyable de fois où ce mot est répété ! - donne une légèreté étrange à la plume dans un tel contexte…
Si le ton peut convenir à l'ado qu'il est au début du récit, il surprend dans la bouche du guerrier qu'il est devenu et qui raconte ses premières missions une fois à la « retraite ». On craint rapidement que le décalage entre la forme et le fond du récit ne lui fasse perdre en intensité et en réalisme ; heureusement, le narrateur sait de quoi il parle, ce qui finira par contrebalancer plutôt efficacement ce défaut : ça nous initie avec recul, comme l'auteur a appris à le faire durant les entrainements, sans stress inutile (d'autant que le suspense n'est pas angoissant vu qu'il est visiblement assez en vie pour raconter).

Puis dans la seconde moitié du récit, après quelques périlleuses missions à son actif et plus on se rapproche de l'évènement déclencheur inverse - celui de sa retraite - plus le terme « salopard » pour désigner l'ennemi terroriste remplace un certain nombre de trucs « cool ». Un glissement s'opère insensiblement, comme si au fil du texte la plume prenait le plomb que l'auteur avait, par chance, manqué de prendre dans la cervelle. L'immersion gagne en profondeur au fil des missions, des responsabilités et de l'expérience acquise sur le terrain par l'Opérateur - et par le lecteur.
Enfin, au dernier quart du récit, la tension devient même palpable. Car seule CETTE mission et CETTE cible peuvent faire ressurgir à ce point la peur de mourir. Alors seulement nous refermerons ce livre avec une vision plus consciente des sacrifices de ces soldats. Un bel hommage à ses collègues -passés, présents, et futurs ; car, comme il le répète, seuls, nous ne sommes pas grand chose…

« C'était LA mission. C'était la raison pour laquelle nous nous étions engagés. de toute manière, il fallait bien mourir un jour, alors autant mourir pour une noble cause. Et qui sait, peut-être réussirions-nous tout de même à nous en tirer ? »

Au total, n'ouvrez pas ce récit autobiographique pour y trouver la plume d'un grand roman américain, mais plutôt pour l'expérience qu'il raconte.
J'en ai assez peu sur ce terrain, mais il me semble très complémentaire de « j'irai tuer pour vous » de Loevenbruck : Un français recruté par la DGSE pour des missions anti-terroristes à l'étranger, que j'avais trouvé presque parfait dans le réalisme, la construction, la psychologie des personnages, et la manière de raconter - qui pour le coup est celle du roman.

« Putain, O'Neill… Si on flingue Oussama Ben Laden, je te suce la bite ! »

L'histoire ne dit pas si…….. ;-)
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
fnitterfnitter   08 mai 2020
Putain, qu'est-ce qu'ils tirent mal!

Je comprendrais plus tard que la plupart de nos ennemis pensaient qu'Allah guidait la trajectoire de leurs balles. Dans ce cas, pourquoi prendre la peine de viser? Leur foi est sans doute l'une des raisons pour lesquelles je suis toujours en un seul morceau aujourd'hui.
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   20 mai 2020
Les attaques de requins restent rares et aucun SEAL n'a encore été mordu par l'un d'entre eux. Les entrainements se poursuivaient donc, même quand des ailerons étaient repérés. Le seul conseil que donnait notre manuel d'instruction était "Agir avec prudence". Mais il existe une autre sorte de prédateur géant sur cette île : l'instructeur SEAL. Ce petit morceau de terre étant assez éloigné du contre de commandement de Coronado, les instructeurs avaient les coudées franches. Ils avaient même un slogan pour les quarante derniers jours de formation : "Personne ne vous entend crier".
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LaBiblidOneeLaBiblidOnee   21 mai 2020
La recette est simple : les instructeurs cherchent à recréer le stress du combat et à le mettre en œuvre dans un entrainement réaliste. Comme il ne s'agit pas d'un véritable combat, juste d'un entrainement, cela permet à chacun de prendre conscience que ce stress n'existe que dans son esprit, qu'il se l'impose à lui-même. En fin de compte, les galonnés tâchent de repérer ceux qui sont capables d'intégrer que le stress, quel qu'il soit, n'est qu'une vue de l'esprit. Même lorsque des bombes vous tombent sur la gueule et que des gens cherchent à vous tuer. Ce n'est pas votre angoisse qui vous sauvera la vie. Une telle réaction pourrait même entrainer votre mort. Êtes-vous capable de vous débarrasser d'un tel poids, ou allez-vous le laisser vous pourrir la journée ?
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fnitterfnitter   09 mai 2020
Je finirais par comprendre que la combinaison adrénaline, mémoire musculaire et concentration surhumaine ne laisse aucune place à la peur au cours d'une fusillade. Cela ne veut pas dire que je refoulais la peur, mais tout simplement que je n'avais plus le moindre neurone disponible pour l'accueillir.
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fnitterfnitter   07 mai 2020
Cette force mentale n'est l'apanage d'aucune ethnie ni d'aucune couleur de peau. Elle n'est pas fonction de votre taille, de votre musculature ou de votre QI. Au final, ce qui compte, c'est votre ténacité, et soit vous êtes né avec, soit vous n'y arriverez jamais.
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