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EAN : 9782070793266
432 pages
Éditeur : Gallimard (06/04/2017)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 352 notes)
Résumé :
En 1909, enquêtant sur le meurtre d'un antiquaire apparemment sans histoire, le mage Louis Denizart Hippolyte Griffont découvre que ce dernier pourrait bien avoir été la victime d'un ambitieux sorcier, Giacomo Nero. Ses investigations le ramènent à l'époque de la Régence jeune mage et gentilhomme libertin, il s'apprêtait alors à combattre une puissante société secrète, l'Éridan, en compagnie d'une nouvelle venue appelée à devenir son amie de cœur et complice, la déj... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (107) Voir plus Ajouter une critique
Eric76
  14 octobre 2018
Ce deuxième tome nous en met plein la vue. Ses personnages sont tellement hauts en couleurs, attirants, séduisants, superbes, chevaleresques, somptueux, leurs aventures si trépidantes, abracadabrantes, rocambolesques que, le temps de sa lecture, vous ne pourrez pas rêver en gris.
L'intrigue est compliquée, voire tortueuse. Parfois, on perd même pied. Mais qu'importe ! Il y a du souffle, il y a du rire, il y a de l'amour, il y a des coquins confondus, et des malfaisants arrêtés.
Accrochez-vous, mes amis ! Vous allez traverser les siècles, sauver la vie du Régent, croiser le fer avec le lys pourpre, batifoler avec l'élégant Lupin, croiser Méliès égaré dans ses rêves de gloire, et discuter affaire avec Merlin revenu du Diable Vauvert. En pleine forme pour ses 1500 printemps, celui-là ! Vous serez ami avec un ogre, vous ferez la connaissance de ces minimets capables de foutre un brin monstrueux dans une belle demeure bourgeoise, vous combattrez des dragons qui font passer ceux de « Games of thrones » pour des enfants de choeur (enfin presque !). Et surtout, surtout, vous allez empêcher la guerre de l'Outre Monde de s'étendre sur notre bonne vieille terre. Vous allez trembler pour Griffont, le mage vertueux, et pour Aurélia, l'enchanteresse aventureuse. Vous allez les aimer, ces deux-là, qui ne cessent de se chamailler, qui sont jaloux comme des tigres, et qui restent liés pour l'éternité.
Admirons au passage le talent de Pierre Pevel qui parvient à réunir tout ce petit monde dans une histoire aussi alambiquée sans tomber une seule fois dans le grand guignol. Une vraie prouesse.
Quel plaisir j'ai eu de lire ce livre féérique avec mes amies Srafina et Ange77. Tout le long du livre, elles n'ont pas cessé, tout comme moi, d'écarquiller les yeux. Je vous invite d'ailleurs à lire leur billet.
Ah, j'oubliais ! Si jamais vous en croisez un au coin de la rue, méfiez vous des gnomes à qui il manque l'auriculaire gauche.

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lyoko
  01 mai 2018
J'ai retrouvé avec plaisir Griffont et Isabel. En fait je me suis rendue compte que ces personnages m'étaient de plus en plus sympathique au fil des pages. Ils gagnent en intensité.
Mais Pevel est connu pour ses personnages bien campés.
On revient aussi dans ce Paris de 1909 avec grand plaisir. On retrouve également les personnages secondaires , plus quelques uns.
L'histoire est aussi très intéressante.. on apprend la rencontre de nos deux amoureux par un retour dans le passé qui nous permet également d'en savoir plus sur l'intrigue de ce tome .
J'ai trouvé le final un peu court mais malgré tout de grande qualité. L'écriture reste fluide et agréable et toujours aussi drôle. Les échanges verbaux sont réellement du bonheur.. quand la répartie est de mise elle ne l'est pas à moitié... pour mon plus grand bonheur. Il ne faut pas oublier non plus le côté historique réel mêlé au fantastique... qui rend juste cette histoire formidable.
Et puis l'univers merveilleux que nous narre Pierre Pevel est juste magistral. En plus de m'avoir fait voyager dans son Paris des merveilles, je me suis interrogée pas mal sur d'autres choses.. qui m'ont fait voyager dans l'espace et dans le temps , mais n'ayant aucun rapport avec ce roman. En 1909 ma grand mère avait 4 ans... c'est ma grand mère, cette femme d'un âge déjà respectable, cette femme qui tous les jours me lisait à voix haute , d'une manière formidable, qui m'envoyait moi petite gamine dans d'autres univers. C'est cette femme, qui très certainement m'a fait aimé la lecture et les livres comme je les aime aujourd'hui. Et je me suis posée la question de savoir ce qu'elle aurait pensé de ce roman si elle avait pu le lire... je suis sûre qu'elle aurait adoré.. tout comme moi.... alors Monsieur Pevel en plus de m'avoir fait plaisir par vos romans, merci de m'avoir fait voyager dans mes souvenirs.
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Yendare
  12 septembre 2019
Depuis une petite semaine je suis en voyage, j'ai fini le voyage aujourd'hui avec une petite tristesse, le voyage était beau plaisant, tout simplement merveilleux. J'étais en voyage à Paris.
Pas ce Paris d'aujourd'hui bourré du monde archi stresser prêt à vous sauter à la gorge pour un simple regard ou juste par plaisir pour certain, de ce Paris où on klaxonne et insulte un automobiliste qui a eu le malheur de respecter le Code de la route en s'arrêtant devant un stop, pas dans ce Paris ou les personnes rentrent dans le Rer et le métro à coup de coude . Oui pas dans ce Paris qui doit sembler agréables que pour les touristes, dans cette ville où j'ai du mal à voir aujourd'hui le romantisme.
Non moi je suis partie en voyage dans le Paris des merveilles que nous propose Pierre Pevel, dans ce Paris du début du XXe siècle où les fée, gnomes, dragon, Mage et autres espèces de l'outre-monde tel que les minimets vivent plus ou moins en harmonies. J'ai de nouveau très rapidement été happé dans l'histoire grâce à la très belle plume de Pierre Pevel imaginant sans mal tout ce petit monde évoluer. En plus de ce cadre des plus sympathiques j'ai été ravie de retrouver les personnages que son Aurelia et Griffon. J'ai beaucoup aimé en apprendre un peu plus sur eux deux au cours de ce tome.
J'ai également trouvé l'intrigue de ce tome plus travaillé que pour le premier tome et ai été tenu en haleine par celle-ci et ne m'attendais pas du tout à être autant surpris en début de lecture trouvant le choix de Pierre Pevel plutôt oser .
J'ai donc passé un excellent moment à la lecture de ce second tome et regrette juste de l'avoir déjà fini car moi je serai bien resté un peu plus dans ce Paris des merveilles.
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florencem
  21 septembre 2017
J'enchaîne avec le second tome et le troisième est déjà prêt sur ma table de nuit. Autant vous dire que j'aime beaucoup cette trilogie et que je vais me pencher sur les autres oeuvres de l'auteur sous peu. J'ai par contre, un chouia, moins aimé ce second volume. Il y a des longueurs, notamment avec des passages qui nous narrent des événements passés et auxquels je n'ai pas du tout adhéré. Mais sinon, une très bonne lecture.
Nous nous retrouvons quelques temps après les aventures du premier tome. Louis se retrouve encore une fois seul, Aurélia ayant mystérieusement disparue. A n'en pas douter, elle doit être partie à l'aventure, abandonnant son mari alors qu'un rapprochement s'était opéré… Mince ! Mais bon, notre mage est habitué, il continue donc sa petite vie parisienne. Oserais-je dire petite vie « tranquille »… Non, car comme on s'en doute rapidement, un événement étrange le propulse une nouvelle fois vers de dangereuses et obscures manigances. En même temps, c'est personnellement ce que j'attendais !
Le début de l'Elixir d'oubli se met en place avec douceur cependant. Nous avons encore le temps de nous familiariser avec cet univers si particulier, de découvrir de nouveaux êtres et personnages et de revoir certains autres. J'apprécie toujours cet étroit mélange entre fantaisie et réalité qui pimente l'histoire juste ce qu'il faut. J'attendais avec impatience le retour d'Aurélia cependant. Et elle généralement, l'élément clé qui fait tout basculer, et cela n'a pas manqué ici. Tout est chambouler au moment où elle réapparait dans la vie de Louis (à mon plus grand plaisir). Et alors commence une course poursuite entre plusieurs mystères qui se révèleront être plus ou moins liés. Une très bonne enquête avec ses rebondissements et ses sursauts d'adrénaline poussant encore plus dans les secrets de la guerre ancestrale entre les Fées et les Dragons.
J'apprécie d'autant plus l'univers et les choix de l'auteur car il parvient à complexifier son univers, tout en gardant cela cohérent. Il y a aussi un style très british, autant dans les dialogues et que dans la personnification de Louis, qui est pour moi LE gentleman type. Et l'humour… Ah cet humour que j'aime beaucoup, sans compter cette touche sombre qui imprègne beaucoup plus encore le roman cette fois-ci. D'ailleurs, merci bien pour la grosse que dis-je l'énorme frayeur vers le tiers du roman… Et pour enfoncer encore le clou, l'auteur nous jette dans le passé… Oui, je sais, les auteurs sont des sadiques…
D'ailleurs revenons un peu sur ses bonds dans le passé. Comme je l'ai dit, je ne les ai pas appréciés. Ils coupent le récit, et ne nous apportent au final pas grand-chose. Je pense sincèrement que les informations que l'on découvre aurait pu être glissées, par-ci, par-là sans hacher la lecture. Alors certes, on sait maintenant comment Louis et Aurélia se sont rencontrés mais personnellement ce n'était pas forcément quelque chose dont j'avais « besoin ». J'aimais bien cette part de mystère qui entourait leur passé. D'autant plus qu'il est si facile d'imaginer comment a été leur vie d'avant. Rien qu'à les voir aujourd'hui, entre leurs conversations, leurs attitudes, les regards…
L'enquête se poursuit donc avant un second flash-back pour se terminer en beauté. Un peu dans le même genre que le premier tome dirais-je, sans que cela marque une certaine redondance. J'ai trouvé le tout bien mené avec une réflexion qui n'est pas déplaisante. Les personnages sont qui plus est un atout indéniable. Outre le couple de héros, que j'adore et que je trouve adorable, les autres personnages secondaires enrichissement vraiment l'histoire. Auguste et Lucien, les deux compères d'Aurélia sont des perles. L'attachement et le dévouement qu'ils portent à leur maîtresse est top. Et ce n'est pas seulement parce qu'Aurelia est une femme que j'apprécie cette relation. Il y a un respect et une tendresse qui sont touchants. Farroux me fait rire à ses dépends, le pauvre. Il faut dire qu'être en présence de la femme de Louis n'est pas forcément la chose la plus facile à gérer. Mais il est aussi un humain qui tire son épingle du jeu parmi ces êtres fantastiques, tout comme Etienne, si discret mais que j'apprécie beaucoup. Et il y en a tant d'autres. Une belle brochette avec chacun un caractère qui le définit tellement bien que même le plus « petit » d'entre eux marque le lecteur.
Un second tome qui ne perd rien de sa superbe même s'il y a quelques longueurs pour moi. On sent que l'étau se resserre autour de Méliane même si elle est peu présente. J'ai hâte de savoir ce que nous réserve le dernier tome.
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ange77
  14 octobre 2018
Un concentré de bonheur à l'état pur !! Un enchantement =)
«
Il était une fois le Paris des Merveilles...
Où l'on plante, pour la seconde fois, le décor d'un Paris qui n'exista jamais tout à fait.
Que voyons-nous ? Nous reconnaissons d'abord un Paris pittoresque et vieillot, celui de la Belle Époque. C'est donc le Paris des Grands Boulevards et des immeubles haussmanniens, des rues pavées et des réverbères à gaz, des quartiers populaires où rien ne semble avoir changé depuis Vidocq. Mais c'est aussi le Paris des premières automobiles, de l'Art nouveau triomphant, de la fée Électricité qui pointe le bout de son nez. Sur les murs s'étalent des réclames peintes : elles vantent en lettres immenses les biscuits Lefèvre-Utile, les pneumatiques Michelin et le Cachou Lajaunie. Les Messieurs ont de fières moustaches, des chapeaux melons, des canotiers ; les dames ont des corsets, des jupes et des jupons, des bottines à boutons. Déjà, de rutilants tacots pétaradent parmi les fiacres, les omnibus à impériale, les tramways attelés, les charrettes à bras, les cyclistes et les piétons intrépides.
»

Retrouver le mirifique Griffont, la séduisante Aurélia, Lucien et Auguste - toujours autant dévoués à leur chère patronne - , le majestueux et non moins pédant Azincourt évidemment... etc... Quelle joie !
C'est qu'ils m'avaient manqué ces joyeux drilles !
Et le tout en compagnie de mes amis Éric et Srafina, bref, mieux qu'une lecture commune : une alchimie merveilleuse =) Merci à vous deux !
> Quant à ceux qui me lisent, je ne saurai trop leur conseiller de jeter un oeil à vos avis éclairés.

« - C'est sans doute la première fois qu'il a l'occasion d'interroger la victime d'un meurtre. »

Un récit rythmé de nombreuses péripéties et de troublantes découvertes, qui se lit rapidement - trop peut-être ^^ - , mais qui a le mérite de projeter dans nos esprits de si jolies esquisses que les rêves les plus merveilleux peupleront vos nuits longtemps, à n'en pas douter !

Un 2e tome qui fleure toujours aussi bon Fantasy et féerie dans une belle ambiance steampunk. Enrichi d'une passionnante incursion dans des temps un peu plus anciens ; un plongeon de presque deux siècles avant l'aventure périlleuse qui nous occupe ici et qui, en plus de nous en apprendre davantage sur l'intrigue en cours, lèvera le voile sur le passé commun de nos héros. Ainsi pour notre plus grand plaisir, on découvrira comment Louis Denizart Hippolyte Griffont, alias le chevalier de Castelgriffe, fît connaissance de celle qui bouleversera sa vie...
« Elle se nommait Aurélia, avait bien d'autres noms sur Terre, et deviendrait un jour la baronne de Saint-Gil. Elle était une fée et jouissait à ce titre d'une élégance innée, d'une beauté rare et d'une assurance sans faille. Les lecteurs qui la connaissent déjà savent qu'elle ajoutait à ses qualités un caractère de cochon. »

Avec des personnages secondaires rencontrés dans Les enchantements d'Ambremer, se présenteront à nous de nouveaux protagonistes, dont certains pour le moins attachants. Mais le lecteur aura également tout loisir de retrouver des noms relativement célèbres tel Merlin, Méliès, Voltaire ou bien encore un certain gentleman cambrioleur - qu'il est bien inutile de nommer... - , et même, des policiers appartenant à ce qui est destiné à devenir les fameuses Brigades du Tigre...

Une superbe suite, que nous conte agréablement un Pevel magistral, désinvolte et ma foi, parfois un brin blagueur ...
« (...) le lecteur - qui peut-être reste sur sa faim - apprendra bientôt la conclusion de cette affaire en même temps que l'inspecteur Farroux, de la bouche d'Isabel et Louis. Nous ne lui demandons qu'un peu de patience et lui promettons d'autres surprises. »

L'Élixir de l'oubli précède donc au troisième et dernier opus - de ce que je classe personnellement comme une des meilleures sagas du genre. Coup de coeur oblige !
> L'auteur, sa si légère et fantastique plume, son style à nul autre pareil et sa débordante imagination m'ont convaincue : je viens de m'offrir l'intégralité de ses oeuvres ! =))
« On ne se console jamais vraiment de rien. On supporte, on pardonne ou on oublie, c'est tout. »

Pour info :
Pierre Pevel, né en 1968, est considéré comme l'un des fleurons de la Fantasy française.
Une réputation loin d'être surfaite : il a obtenu, entre autres, le prix Imaginales du meilleur roman français 2005 pour ce titre-ci justement.
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
florencemflorencem   19 septembre 2017
Il est en effet des mécanismes bloqués dont on désespère de faire le diagnostic, et qui devraient fonctionner, et qui ne fonctionnent pas. On cherche, on s’entête, on démonte, on remonte : rien n’y fait. Certains abandonnent alors en incriminant – souvent à raison – leur incompétence. D’autres, moins sages, veulent comprendre et comprennent d’autant moins qu’un énervement grandissant les aveugle. Ce comportement se manifeste plus volontiers chez les hommes, qui font vite une affaire d’orgueil de tout. Ainsi, il en va très tôt de l’honneur du bricoleur, et les enjeux de sa lutte le dépassent. C’est le combat de l’Homme contre la Machine, de l’Intelligence contre la Matière. Renoncer ? Jamais ! Faire appel à un artisan capable ? Ce serait pire que tout, puisque rien n’est plus odieux que le succès d’un autre là où l’on a longtemps échoué. Et les meilleurs conseils de tempérance – que les épouses avisées se gardent d’ailleurs bien de prodiguer – sonnent comme des insultes. À l’homme moderne que l’épuisement gagne et que la perspective d’une défaite annoncée révolte, deux échappatoires sont offertes. La première passe par une folie passagère et la mise en pièces de l’engin rebelle. La seconde consiste à blâmer un destin contraire, voire d’obscures forces inexplicablement hostiles, et, drapé dans la dignité frémissante de Vercingétorix rendant ses armes à César, à se résoudre à acheter un appareil neuf, car l’autre, félon frappé du sceau de l’infamie, ne mérite plus que le mépris des héros vaincus.
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Eric76Eric76   09 octobre 2018
Respectant un itinéraire choisi avec soin, il profitait encore du système d'éclairage nocturne imaginé par M. de La Reynie, le célèbre lieutenant de police du roi Louis XIV. Trente ans s'étaient avérés nécessaires à son installation et, désormais, quelques milliers de lanternes espacées pendaient à des cordes tendues en travers des rues. Elles étaient massives, en verre et tôle de fer, abritaient chacune une chandelle en suif d'un quart de livre qui brûlait quatre heures durant. Par mesure d'économie, on ne les allumait qu'aux mois d'hiver, vers 8 heures, de sorte qu'elles s'éteignaient peu après minuit sans être remplacées. Et encore n'illuminaient-elles que les principales artères de Paris. Partout ailleurs, c'étaient les ténèbres jusqu'à l'aube.
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Eric76Eric76   07 octobre 2018
Portant deux doigts énormes à sa casquette, l'ogre le salua d'un sourire qui se voulait chaleureux mais restait intimidant. Quel que soit l'air de bonhomie affiché, deux mètres cinquante de muscles compacts, un sourcil telle une épaisse chenille noire velue et une double rangée de dents pointues propices à déchirer la chair produisent immanquablement un sentiment mitigé.
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TatooaTatooa   02 octobre 2015
Quiconque a déjà été confronté à un appareil rétif comprendra les sentiments furieux qu'éprouvait notre mage. Il est en effet des mécanismes bloqués dont on désespère de faire le diagnostic, et qui devraient fonctionner, et qui ne fonctionnent pas. On cherche, on s'entête, on démonte, on remonte : rien n'y fait. Certains abandonnent alors en incriminant - souvent à raison - leur incompétence. D'autres, moins sages, veulent comprendre et comprennent d'autant moins qu'un énervement grandissant les aveugle. Ce comportement se manifeste plus volontiers chez les hommes, qui font vite une affaire d'orgueil de tout. Ainsi il en va très tôt de l'honneur du bricoleur, et les enjeux de sa lutte le dépassent.
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SioSio   18 février 2014
Il s'efforça de rester glacial, offrit un baisemain protocolaire.
- Isabel.
La baronne de Saint-Gil recula d'un pas et observa le mage des pieds à la tête, comme prise d'un soupçon et désireuse de deviner ce qui n'allait pas.
- Vous n'êtes pas content de me voir, diagnostiqua-t-elle enfin.
- Il est encore trop tôt pour le dire.
- Seriez-vous fâché ?
- Serait-ce étonnant ?
Azincourt, qui connaissait bien le couple, bondit souplement sur un guéridon. Ravi d'avance, il ne voulait rien manquer du spectacle.
- Vous n'êtes pas très gentil, fit Isabel avec les accents d'une déception authentique. Je n'ai qu'une soirée à passer à Paris, je décide de vous la consacrer, et vous allez tout gâcher.
- Mon cœur saigne. Me le pardonnerai-je un jour ?
La baronne se détourna. Agacée et regardant ostensiblement ailleurs, elle martela le manteau de la cheminée de ses jolis ongles nacrés.
- Si j'avais su, lâcha-t-elle en sourdine, je serais allée à l'Opéra.
- Pourquoi ? On y joue l'Arlésienne ?
- Ah ! ... C'est donc ça.
- Mais oui. [...]
- C'est incroyable ce que vous pouvez être rancunier, Louis ! reprocha-t-elle en lui adressant un bref regard.
- Rancunier ? s'exclama-t-il.
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