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EAN : 9791093534015
Éditeur : (25/07/2015)
3.54/5   117 notes
Résumé :
Dans la cité millénaire de Jarta, la magie refait surface à tous les coins de rue. Les maisons closes sont tenues par des succubes, les cimetières grouillent de goules... Pour Tanit et Padmé, sorcières associées, le travail ne manque pas. Mais voilà qu'un vampire sollicite leur aide après avoir été envoûté par un inconnu, tandis que d'étranges incidents surviennent dans une usine dont les ouvriers sont des zombies... Tanit et Padmé pensaient mener des enquêtes de ro... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
3,54

sur 117 notes

Dionysos89
  25 mars 2017
La collection Bad Wolf poursuit son petit bonhomme de chemin en continuant à proposer de la fantasy très portée sur la magie et se fondant surtout sur le décalage vis-à-vis de la high fantasy. Ainsi, Alex Evans avait déjà construit un monde de fantasy de quelques nouvelles ainsi que deux romans chez les éditions Walrus, elle a reconcocté Sorcières associées pour les éditions ActuSF dans la même veine.
Tanit et Padmé sont deux sorcières installées, partageant un cabinet où elles reçoivent leurs clients. L'exercice de cette profession libérale ne se fait pas sans heurts, entre les clients mécontents voire dangereux, les autorités plus ou moins compatissantes et le « Pouvoir » qu'il faut savoir gérer sans en abuser sous peine de mort. Bien entendu, une affaire chacune va attirer notre attention et comme on peut l'imaginer très vite, les deux affaires principales seront liées. Ce roman met surtout en valeur deux personnages féminins forts, mais que j'ai parfois eu bien du mal à dissocier tant l'immersion dans le quotidien de chacune d'elle est trop rapide. Bien sûr, elles ont des caractères différents et des passifs distincts, mais dès qu'elles retournent à l'action, l'enchaînement de leurs affaires ne mise plus sur leur complémentarité. Ce ne sont alors que les derniers chapitres qui allongent suffisamment le temps de focalisation sur l'une puis l'autre pour les prendre en empathie.
J'avoue avoir aussi été déçu par l'univers porté par ce roman. En effet, la promesse d'un « renouvellement brillant de l'imaginaire steampunk » tombe à l'eau quand on se rend compte que les aspects steampunk se limitent, à mon humble avis, à quelques mentions à la marge comme un ustensile du quotidien ou un « engin des airs » vaguement décrit. Cela laisse de côté tout un système économique se fondant sur les marges de la population et toute une science mécanique se fondant sur la vapeur et ses dérivés habituels. Je ne milite jamais pour du « steampunk qui tâche » avec de la vapeur et du punk mis en surcouches à chaque coin de page. Pour le coup, l'autrice n'avait sûrement rien demandé dans cette description et l'illustration générale de Sébastien Caiveau, très attrayante malgré tout, mise de trop sur cette thématique.
Pour autant, quelques idées sont diablement bien trouvées, surtout du point de vue du bestiaire, notamment le fait que les vampires soient en fait des créatures démoniaques qui vivent sur un autre plan que celui des humains, qui sont invoquées parfois contre leur gré et qui sont présents en chair et en os dans un corps qu'elles n'ont pas forcément choisis. de la même façon, voir des zombies comme de la main-d'oeuvre concurrentielle vis-à-vis des travailleurs, car il suffit de les programmer pour faire une ou deux tâches répétitives et de les mettre en action 24h sur 24, 7 jours sur 7, dans une usine, c'est magnifique ! Il y a de l'idée au niveau de l'univers, même si les liens de la ville de Jarta avec les territoires limitrophes sont plutôt tus.
En somme, pas mal de déception pour ce roman qui n'en demandait sûrement pas tant. Et pourtant, malgré ce qui a pu être listé ci-dessus, Sorcières associées est un bon roman, sympathique dans son esprit, inventif dans son bestiaire, raisonnable dans son style. Vous y trouverez de quoi vous divertir sans aucun souci.
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nekomusume
  13 mars 2019
J'ai autant craqué sur le titre que sur la couverture ou sur le résumé. Une sorte de roman policier mettant en scène des sorcières dans un monde où le surnaturel le dispute au steampunk (les engrenages sur la couverture sont assez explicites), ce roman avait tout pour me plaire. Malheureusement, je me suis un peu perdue autant dans le monde que dans l'enquête, à cause d'un foisonnement d'information sur le contexte, un peu fouillis car à part sur les guerres du Détroit, on apprend peu de choses sur ce monde. Tout est à construire ici: la géographie, la politique, les différentes ethnies et castes qui se côtoient dans cette ville cosmopolite, les règles du surnaturel qui ne sont pas forcément classiques (les vampires par exemple sont en fait appelés par magie d'un univers parallèle pour habiter un corps du plan dans lequel se déroule notre histoire). Dans un roman de moins de 300 pages avec une enquête à mener et des personnages dont on doit construire la biographie, c'est plutôt ambitieux.
La double narration partagée entre les deux héroïne est une très bonne idée par contre et permet de n'avoir aucun temps mort. On est pris dans une sorte de partie de ping-pong entre Tanit et Padmé, deux sorcières aux personnalités différentes qui auraient du être ennemies et non associées. mais à Jarta seul le profit est la règle. Tanit est solitaire, impitoyable, Padmé est mère de famille, plus altruiste, médecin mais toutes les deux sont endurcies par la vie en général et la guerre du Détroit en particulier dans laquelle (lesquelles?) elles ont été engagée par leurs patries respectives.
Le monde en lui même est assez original, très surprenant. Une ville où peu de lois ont cours, repaires de bandits, pirates et mafias en tous genres, où la magie et la drogue se trafiquent au même titre que les zombies; mélangeant les styles vestimentaires, architecturaux, mécaniques improbables... bref un joyeux méli-mélo mais qui cache une pègre extrêmement dangereuse.
L'enquête est menée tambour battant sans temps mort, pleine de surprise et de pièges. Perdue dans un foisonnement de détails, méconnaissant les règles de ce monde, je n'ai pas vu venir le dénouement. Mais bien entendu celà n'exclue pas des rencontres très intéressantes pour nos sorcières qui risquent de succomber aux charmes de certains personnages (à suivre dans les développements futurs? )
J'ai adoré la fille de Padmé, adolescente qui s'éprend des bêtes sauvages (des gremlins!!!) et le capitaine qui fait la cours à Padmé. J'espère qu'ils auront plus de place par la suite.
Mais malgré des côtés intéressants l'impression brouillonne et répétitive domine la lecture . en effet, qui n'a pas compris que le jus de lotus noir a un rôle important dans cette histoire? Que les guerres ont été monstrueuses? Que l'embrigadement et la fanatisation ont été total des deux côtés? ....
Du coup mon bilan est assez partagé.
#ChallengeMauvaisGenre
#ChallengeSéries2019
#ChallengeMultiDéfis2019 item 40 un roman choral
#ChallengePlumesFéminines2019 item 42 un roman à double narration
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oursinculte
  04 février 2017
Bad Wolf est un label indépendant créé il y a quelques mois par ses auteurs, et qui avait pour titres de lancement le souper des maléfices, Les poisons de Katharz et Anasterry (chroniqué sur le cri du troll par mes soins). Après la parution de leurs trois titres, le méchant loup s'est fait mangé par ActuSF qui a réédité les trois ouvrages en faisant du label une collection maison.
Sorcières Associées et le quatrième roman de cette collection, qui avait déjà été publié de manière indépendante avant d'être recyclé. Alex Evans nous y raconte les enquêtes de deux sorcières qui résolvent des mystères surnaturels dans un monde où la magie est revenue sans crier gare des siècles après sa disparition. Deux enquêtes simultanées vont leur tomber dessus, l'une concerne un vampire qu'on manipule, et l'autre une série d'accidents dans une usine où les ouvriers sont des zombies. A travers ces deux enquêtes, on va découvrir la ville de Jarta, ses quartiers, ses coutumes et ses habitants loufoques. On va surtout faire la connaissances de Padmé et Tanit, les deux sorcières du titres mais aussi les deux narratrices qui vont alterner les prises de parole à la première personne de chapitre en chapitre.
A la lecture du résumé, je m'attendais à un truc méga-loufoque à la Pratchett mais c'est finalement pas à ce point, tout en restant dans ce ton un peu décalé (ce qui me convient tout à fait). Il y a évidemment des détails amusants et des détournements des clichés du genre, mais on nous propose un très bon équilibre entre l'aventure et les clins d'oeils rigolo. Nos deux héroïnes évoluent dans un univers steampunk fourmillant de détails marrants mais malheureusement pas très immersif, la faute à un world-building un peu catapulté. On nous balance constamment des noms de pays, de peuples, de quartiers, mais on ne nous en explique que rarement les caractéristiques, donc dans ma tête j'aurai très bien pu remplacer Nadinites et Parassis par Marseillais et Corses, c'est strictement pareil. le background de guerre entre différentes nations, qui sert de base au passé de Tanit, est aussi vaillamment expédié. On effleure à peine cet univers, on lis des mots inconnus sur les technologies, les peuples, les quartiers, mais l'autrice ne nous en dira pas plus, c'est assez frustrant !
En fait, ce défaut se retrouve à tous les niveaux du roman, on a l'impression de survoler une histoire très dense dont on ne voit que des petits bouts de temps en temps. Ça a pas mal bloqué mon immersion pendant toute la lecture. Les personnages sont à peine présentés, à part les deux héroïnes on nous balance des noms mais rien de plus. Cette scène de réunion entre une sorcière et tous ses contacts du milieu m'a renversé, la discussion avec 4 ou 5 inconnus dont on ne sait rien, sans les décrire un minimum, alors que l'héroïne déconne avec eux, ça laisse le lecteur complètement en dehors du bousin. On a aussi les « stagiaires » du cabinet dont on n'apprendra quelque chose que dans la seconde moitié du livre, avant ça ce sont des noms qui surgissent de nulle part de temps en temps (« J'ai fait les photocopies », « Merci Machin »).
Les enquêtes entremêlées des deux héroïnes n'arrangent pas la chose. Elles sautent d'une affaire à l'autre sans crier gare, quand une troisième histoire ne pointe pas le bout de son nez. Comme les deux femmes n'ont pas vraiment d'énorme différence dans leur manière de s'exprimer, on doit faire l'effort de se souvenir de qui parle (merci les pictos en début de chapitre) et de quelle piste elle est en train de suivre. Ce découpage bizarre rend la logique des enquêtes difficile à suivre, la progression de l'énigme est d'un confus, je ne comprenais jamais quel indice avait bien pu amener l'enquête là où elle était. Rendre une enquête limpide pour un lecteur doit être un casse-tête monstrueux, c'est le défaut principal de Sorcières Associées, Alex Evans n'a pas su me faire suivre la logique de l'enquête de manière fluide. Ou alors je suis débile, c'est vous qui voyez.
Malgré ce côté un peu foutraque dans la construction, on a quand même de vraies qualités qui arrivent à émerger, les dialogues sont amusants et rythmés, le roman est ludique, c'est ce qui fait que malgré tout on ne s'ennuie pas et on passe un bon moment. Petit à petit on se familiarise avec l'univers, c'est long et laborieux mais une fois passé une grosse première moitié, on commence à s'y retrouver et à en comprendre les ramifications. Non parce que j'ai surtout parlé des défauts mais il faut pas croire que la lecture de Sorcières associées est une purge non plus. C'est foutoir mais c'est rigolo, ça se lit sans réel déplaisir, une lecture de détente sans prétention qui fait bien son office. Une fois terminé, la trame générale se révèle intéressante et maline dans son ensemble, on a ramé mais on y est arrivé.
Avec le temps aussi, on apprend à connaitre et à apprécier nos deux enquêtrices. Tamit est la bourrine de service, ancienne militaire dont le passé mouvementé nous sera distillé petit à petit. Elle est impulsive et aime bien aller à la castagne pour se défouler de temps en temps. A l'opposé, Padmé est la calme, mère d'une adolescente et préférant la discussion à l'action, elle prends de l'épaisseur après certaines scènes familiales qui, elles aussi, arrivent un peu tard mais sont bienvenues. Certains personnages secondaires arrivent à émerger un peu, au point qu'on aimerait en savoir un peu plus sur eux quand même !
En lisant Sorcières associées, on a l'impression d'avoir pris un roman dans un univers steampunk fun et d'avoir mélangé les chapitres au petit bonheur la chance, tout en virant la moitié des scènes d'exposition. Ça fait comme ces films qui auraient pu être excellents mais qui ont été défoncés au montage par un producteur qui s'envoie des billets verts en intraveineuse (coucou Disney). Mais finalement on s'en arrange et on commence à apprécier l'univers malgré tout. Et on se dit qu'une suite avec une enquête plus posée et une autrice sous cure de camomille, ça peut être vraiment très cool.
Lien : http://ours-inculte.fr/sorci..
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LaGeekosophe
  10 novembre 2019
Les éditions ActuSF nous présentent un joli écrin pour un roman qui s'annonçait prometteur. Sorcières Associées d'Alex Evans présente un duo d'héroïnes qui n'ont pas froid aux yeux, le tout dans une ville tentaculaire où seuls l'argent et la magie sont rois.
Le point fort de ce roman est sans aucun doute ses personnages. Alex Evans parvient à leur donner des personnalités fortes sans être obligées d'être sur la surenchère. Nous avons donc une galerie riche et attachante de personnalités excentriques et distinctives. Les deux sorcières ont des caractères opposés mais complémentaires. Tanit est indisciplinée, courageuse et rentre-dedans, tandis que son associée Padmé est prudente, réfléchie et calme. Elles ont chacune un passé complexe qui est bien explicité pendant le roman.
Elles se partagent la narration, ce qui semble être une bonne idée dans un premier temps. Mais je suis aperçue que j'avais parfois un peu de mal à les différencier quand je ne faisais pas attention. Il y avait sans doute des moments où l'écriture n'offrait pas une grande variété entre les deux. résultat : j'ai dû retourner en arrière une ou deux fois pour être bien certaine qu'on parlait de la bonne sorcière.
J'ai également beaucoup apprécié les personnages secondaires? La fille de Padmé, Jihane, est adorable avec son amour des créatures étranges. de même, le marin aventurier est également plutôt bien construit, même s'il manque un peu d'approfondissement pour être fascinant.
Les enquêtes sont intéressantes et dévoilent un univers qui regorgent de bonnes idées. le retour de la magie permet de donner naissance à un fonctionnement bien pensé. le "Pouvoir" fonctionne par exemple comme une sorte de karma, et trop en faire à sa tête amène forcément un retour de bâton pas toujours agréable. Il est aussi assez truculent de voir la magie utilisée à des fins capitalistiques. Les zombies sont créés pour remplacer la main d'oeuvre vivante; Comme les robots, ils sont programmés pour accomplir des tâches simples. Alex Evans ne manque d'inventivité et d'imagination et apporte de nouveaux éléments originaux à l'urban fantasy.
J'ai d'ailleurs beaucoup apprécié cet univers au croisement des cultures. La ville évoque clairement un monde inspiré du Moyen-Orient, mais prend plein d'autres aspects pour construire un monde cosmopolite où la loi du profit règne. Chaque business a sa place tant qu'elle n'enfreint pas les règles de vie commune, faisant de Jarta une ville amorale où pratiquer la magie n'est pas facile.
L'idée de suivre plusieurs enquêtes permet de bien montrer le fonctionnement de l'univers et d'exposer quelques idées supplémentaires, mais il est dommage que le roman soit un peu court. Sorcières associées aurait mérité peut-être une centaine de pages en plus pour bien montrer tout son potentiel. Ainsi, l'aspect steampunk est présent de manière trop discrète pour que ce soit marquant, et les éléments politiques sont tout juste effleurés, ce qui fait je n'ai pas pris la pleine mesure de l'échiquier géopolitique de cet univers.
En conclusion, Sorcières Associées est une bonne lecture qui tient ses promesses : offrir un bon moment de lecture sans être un chef-d'oeuvre. Grâce à un duo d'héroïnes badass et de vrais idées inventives, Alex Evans offre un roman qui tire son épingle du jeu. Dommage que le manque d'approfondissement de l'univers laisse un peu sur sa faim et aurait rendu l'ensemble encore plus solide et convaincant.
Lien : https://lageekosophe.com/
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Yanoune
  17 août 2019
Sorcières et associées... Ou le bouquin que t'achètes en vacance, parce que y a pas celui que tu veux dans la libraire (Blood Song 2), et que y a sorcières dans le titre.
Pitch:
Une ville, Jarta où tout s'achète et tout se vend avec ses propres loi ( encore une ).
Une ville pleine de temple et de créatures en tous genres, les goules infestent les cimetières, les zombie les usines, les succubes les bordels, les gremlins squattent les jardins...
C'est là que Tanit et Padmé se sont réfugiées pour échapper à la guerre, et ont ouvert un bureau d'enquêtes et de conseils... Et les affaires semblent florissantes pour les deux sorcières... ah oui se sont des sorcières.. Et puis bin forcement quand ont fait ce genre de métiers y a toujours un moment où y a le client, le client chiant qui demande un truc un peu louche, un peu difficile.. Là un vampire...
Je sors de cette lecture mi figue mi raisin, un peu déçue mais quand même contente...
D'abord on est dans de l'urban Steampunk, et je dois dire que les deux sont plutôt bien ancrés dans l'histoire, dans le monde. Un monde assez noir, où la guerre fait rage entre plusieurs nations depuis un bail, on en est à la troisième guerre, même si on ne sait pas vraiment pourquoi donc, du comment tout ça a commencé ( mais finalement un peu comme toujours avec les guerres..).
Ensuite on est dans de l'enquête, le détective privé, l'agence Fiat Lux et tutti quanti... Où bien sûr rien ne va être facile, et où la pelote d'indice va arriver à un truc qui va faire soulever le coeur de nos sorcières...
Un monde rempli de peuple, mais je dois dire comme j'ai aucune idée de la géographie de ce monde, bin ça m'est passé un peu au-dessus en fait... Une petite carte aurait été chouette, pour poser les frontières, voir de quoi il en retournait, parce qu'à part les Nordien qui doivent être au nord, les autres bin je sais toujours pas.
J'ai grandement apprécié le parallèle travailleurs zombies, le rêve pour les industriels...
Pour le travailleur zombie hélas on est pas si loin d'ailleurs.
Le temple tout puissant aussi, le plus puissant, celui qui a le plus d'adeptes... où le symbole est le veau d'or tout un poème... et là de nouveau le parallèle avec notre société m'a fait sourire autant qu'il m'a donné des aigreurs... et les aigreurs ne sont pas à cause du livre.. juste ce fait..
Non sur le fond, et sur les messages j'adhère plutôt avec l'auteur, je partage sa vision... elle a bien raison.
Par contre, sur l'histoire en elle-même, sur l'enquête, il n'y a pas trop de surprises, vraiment, le lecteur sait bien avant les protagonistes le pourquoi du comment... Et pour moi peu de twist ont marché vraiment... quelques uns ce n'est déjà pas si mal, des fois c'est pas du tout...
Le truc aussi c'est que je me suis demandé si ces deux sorcières étaient amies.. elles ont si peu de rapport au final. Chaque chapitre est le point de vue de l'une ou l'autre, chacune enquêtant sur un truc, pour un client différent . Mais au final elles n'ont que peu d'interactions entre elles, et j'ai trouvé cela un peu dommage.
C'est parfois un peu confus, non pas au niveau de l'enquête mais au niveau du décors, du contexte, voir même de la magie. Même si on l'étudie à l'université, et qu'elle fait parti intégrante du monde.
Pour la magie l'auteur a un parti pris auquel j'adhère à cent pour cent... Les effets retour, et le prix à payer, il est parfois bien plus élevé que l'on ne croit...
Niveau créatures, c'est vrai qu'il y en a pas mal, qu'on explique un peu, le pourquoi du comment, et d'où elles viennent...
Niveau écriture, c'est pas mal, c'est fluide, même si au cours de la lecture les différences niveau façon de parler entre les deux sorcières s'effacent petit à petit, et ça c'est peu dommage ( elles sont si différentes), mais tenir ce genre de chose n'est pas si aisée.
C'est rythmé, ça va vite, c'est parfois très visuel, voir même très odorant ( beurk!), parfois non et ça manque...
Non c'était pas désagréable à lire, il manque deux trois petites choses pour que se soit très bien... Mais c'est le premier d'une série. Peut-être que le deux sera mieux, je ne sais pas... Mais j'ai envie de lire, c'est déjà ça.
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critiques presse (1)
Elbakin.net   18 avril 2017
La lecture reste superficielle dans ce récit usant de différents genres, mais n’arrivant pas à les en faire une synthèse efficace.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
jentissierjentissier   09 septembre 2015
Une main subtile glissa le long de ma colonne vertébrale, taquinant mes fesses. J’entrouvris les yeux. Un rayon de soleil filtrait entre les rideaux.
— Réveillée, ma belle Tanit ? Que dirais-tu si on remettait ça ?
La main remonta le long de mon flanc pour effleurer sur mon sein gauche. Mon regard se posa sur la pendule. Dix heures. Mon premier rendez vous était pour treize heures. J’avais assez de temps soit pour un petit déjeuner complet avec œufs, toasts et journaux ou une délicieuse partie de jambes en l’air avec ce type que j’avais plumé la veille au casino. Nul au poker, mais expert au lit. Sa main abandonna mon sein pour se glisser au creux de mon bas ventre. Tant pis pour le petit déjeuner.
Lorsqu’il fut parti, je m’attardai un peu à ma toilette. Rien à faire, j’aime les tenues spectaculaires et tape à l’œil. C’est Padmé, mon associée qui porte toujours des saris discrets et insiste sur l’importance de présenter une image de sérieux qui inspire la confiance. Mais une sorcière a-t-elle besoin d’avoir l’air sérieux ? On n’est pas des notaires ! J’accrochai d’énormes émeraudes à mes oreilles et attachai mes cheveux auburn sur le sommet du crâne. J’optai pour une tenue nordiste bâtarde avec une chemise décolletée, une longue jupe en soie rouge et un corselet noir qui mettait ma taille bien en valeur.
Une demi-heure plus tard, je descendis du rickshaw à vapeur au début de la Voie des Vents. À cette heure, l’embouteillage était tel qu’il était plus simple de finir le chemin à pied. Autotracteuses, rickshaws, motocyclettes, chariots à bras et attelages de bœufs, luttaient pour chaque centimètre de la grande avenue. J’aurais pu utiliser mon sortilège de transfert pour me retrouver directement dans mon bureau, mais tout chamane vous dira qu’il ne faut pas abuser du Pouvoir. J’achetai une pomme à un vendeur ambulant et mordis dedans tout en me frayant un chemin dans la foule cosmopolite, surtout des femmes dans ce quartier commerçant. Nadinites en sari, ilharites en shalwar kamis, stésiennes en pantalons bouffants, parassis en sarong, sans compter quelques nordiques dont les jupes à tournure prenaient la place de deux personnes. Je remarquai un grand châle bigarré à la vitrine de l’une des boutiques et notai mentalement de venir le voir plus tard.
C’était la saison des moussons et la chaleur humide était à son maximum. Des nuages gonflés de pluie menaçaient de se rompre à tout instant au-dessus de ma tête. Certains détestent cette cité. Moi, je l’ai adorée dès le premier jour. Jarta est parvenue à rester un port franc depuis des millénaires. Peu de règles, peu de contraintes, pas d’idéologie, pas de religion. Sa première loi est celle du fric. Tout le monde a quelque chose à acheter ou à vendre ici. Elle changeait tout le temps, démolissant ses vieux immeubles pour reconstruire de nouveaux, mais au fond, elle restait toujours la même. La légendaire Cité Près de la Mer. Nous avions ouvert notre cabinet sept ans auparavant et les affaires étaient florissantes.
Le Pouvoir ou magie, cette énergie insaisissable, était revenu depuis une trentaine d’années, ramenant des créatures qui avaient disparu au point de n’être plus que des légendes. Krakens et léviathans hantaient les abysses marines. Gremlins et lutins nichaient dans les cimetières. Elfes et sylves se cachaient dans les forêts et bien d’autres encore. Ces bouleversements apportaient des opportunités lucratives pour ceux qui étaient prêts à prendre des risques. La sorcellerie avait été de tout temps un métier fascinant, profitable et dangereux. Un métier pour moi, en somme. Techniquement, j’avais la chance ou la malchance, d’être plus qu’une sorcière ordinaire : une chamane. J’avais le don. Je percevais le Pouvoir et je pouvais même le manipuler… Parfois.
La frénésie de construction qui avait saisie Jarta depuis deux ans, démolissant vieilles maisons, temples antiques et cimetières, réveillant esprits, goules et démons, s’était avérée une véritable aubaine. Cependant, la concurrence commençait à se faire sentir : des sorciers nadinites, parassis et même yartègiens affluaient, attirés par l’argent et l’absence de règlementation.
J’arrivai à l’immeuble moderne orné de pieuvres qui abritait notre cabinet peu avant treize heures et pris l’ascenseur en forme de bonbonnière qui s’élevait du hall d’entrée. L’intérieur était décoré de coraux et de coquillages aux formes sinueuses. Je dépassai une grande porte sur laquelle une plaque en cuivre annonçait : Amrithar et Murali, sorcières associées. Conseil en surnaturel, thaumaturgie, exorcismes. Avec ma clé, j’ouvris la porte suivante, plus petite, qui se prolongeait par un couloir étroit. Elle me permettait de rejoindre mon bureau sans traverser la salle d’attente.
Dès que je posai la main sur la poignée, une onde de Pouvoir pulsatile, vivante, me taquina les sens. Dans une cité où on pouvait croiser une fée ou une sirène faisant son marché, ce n’était pas totalement inhabituel, mais celle-ci ne m’évoquait aucune de ces créatures. En fait, elle m’évoquait quelque chose de bien plus sinistre et tout près. La pierre que je portai à l’annulaire gauche me brûla le doigt, virant au noir. La créature avait été identifiée. L’adrénaline se déversa dans mes veines. Si j’avais été un animal, mes poils se seraient hérissés sur mon dos. J’aurais bien aimé avoir Padmé à mes cotés, elle avait une façon de s’y prendre avec les créatures magiques, mais à cette heure, elle était à l’autre bout de la ville, en train d’exorciser une boutique qui bordait la Cité des Morts.
Notre stagiaire m’attendait dans le bureau, l’air mal à l’aise.
— Bonjour, Onésime, que se passe-t-il ?
— Cassandra vous fait dire qu’il y un monsieur… un peu étrange.
— Comment ça ?
— Et bien… Il lui fait froid dans le dos.
— Et vous, vous en pensez quoi ?
— Heu…
Onésime est un nordiste blond, grand et maigre. Comme tous ceux de ces contrées, il n’a pas du tout l’habitude de fréquenter les femmes. Travailler avec trois d’entre elles à longueur de journée lui fait régulièrement perdre tous ses moyens. On espère qu’il va s’y habituer, mais c’est long…
— Vous êtes un futur sorcier, mon ami. Vous devez avoir une opinion.
— Et ben… il me fait froid dans le dos, à moi aussi. Il doit porter un talisman très puissant.
— Avez-vous déjà vu un vampire, Onésime ?
Il devint encore plus pâle qu’il ne l’était.
— Quoi ?!
— Observez-le bien, c’est une occasion rare.
— Mais… Il va nous dévorer !
Je me dirigeai vers la porte qui donnait sur la salle d’attente et ouvris une petite fente dissimulée dans les décors d’une moulure.
— Dans ce cas, ce serait déjà fait. Comme il a pris rendez-vous comme n’importe quel client, je vais le recevoir.
Sur un fauteuil à l’écart, était assis un nordiste au traits acérés, fin comme une corde et blanc comme un linge, sapé d’un costume clair avec un panama. D’habitude ces créatures ne fréquentaient pas notre dimension. Heureusement, d’ailleurs. Autrefois, il leur arrivait d’y tomber par accident. Des légendes faisaient mention de quelques mages Yartègiens capables de les invoquer et les tenir en leur pouvoir. Le processus était secret, si secret que personne à ce jour n’avait pu le retrouver. On savait seulement qu’il était complexe et dangereux, d’autant plus qu’il fallait fournir au vampire un cadavre frais pour lui servir de véhicule dans notre monde. Un cadavre très frais…
J’ouvris le placard à fusils, décrochai le Peterson 112 et le tendis à Onésime. Celui-ci alla se poster derrière la porte par laquelle j’étais entrée. Ensuite je vérifiai mon propre système de sécurité, un tromblon de ma fabrication dissimulé dans le bureau, que l’on pouvait actionner d’une pression du genou. Enfin, je vérifiai mon revolver dans le tiroir. Je ne me faisais pas d’illusion : il en fallait plus qu’une balle de fusil à éléphants pour arrêter ce genre de créature.
J’ouvris la porte sur la salle d’attente. Cassandra, la standardiste, appela d’une voix mal assurée :
— Monsieur Watson ?
Je fis mon sourire le plus commercial.
La créature se leva et entra sans un mot.
Pendant qu’il se laissait tomber dans le fauteuil réservé aux clients, Je m’installai derrière mon bureau sans le quitter des yeux. Peu d’humains avaient des reflexes assez foudroyants pour pouvoir battre un vampire de vitesse. Je me vantais d’en faire partie.
— Et bien, que puis-je faire pour vous… Monsieur Watson ?
— Tu sais qui je suis.
— Ça ne change pas ma question.
Il m’examina avec suspicion. Croyez-le ou non, mais toutes les créatures magiques se méfient des humains. Même les buveurs de sang. Même les dragons. Surtout les dragons.
Finalement il articula :
— Un de tes congénères m’a piégé. Il a trouvé un moyen de me happer dans votre dimension… Il me tient en son pouvoir et m’a déjà obligé à tuer un homme.
La surprise me coupa la parole. Qui avait pu retrouver cette formule ? Et dans quel but ? Les anciens utilisaient ces démons pour garder un objet, un temple, une tombe, pas égorger des individus aux quatre coins de la ville. Les gens savaient se tenir en ces temps-là ! Je finis par demander :
— Qui vous a… capturé ?
— Je ne sais pas. Tout ce qui le touche est comme brouillé dans ma mémoire. Même sa voix m’a semblé parvenir comme réverbérée par un long écho.
— Pas étonnant s’il vous a envoûté… Savez-vous comment il s’y est pris ?
— Non, sinon je ne serais pas ici !
J’eus la distincte impression que mon visiteur était à court de patience, un signe de faim chez ses congénères.
— Je vous prie de rester calme. J’ai besoin de connaître certains éléments. Malheureusement, mon cerveau ne fonctionne pas à la même vitesse que le vôtre.
Il fronça les sourcils, se demandant s’il s’agissait d’une simple déclaration, de flatterie ou d’ironie. J’enchaînai :
— L’homme que vous avez tué sur son ordre, à quoi ressemblait-il ?
Il fit un geste d’agacement.
— Ben à un humain ! J’étais comme dans un rêve…
Pour la plupart des démons, vampires et
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limaginariumlimaginarium   19 septembre 2015
Le Pouvoir ou magie, cette énergie insaisissable, était revenu depuis une vingtaine d'années, ramenant des créatures qui avaient disparu au point de n'être plus que des légendes. Désormais, krakens et léviathans hantaient les abysses marines. Gremlins et lutins nichaient dans les cimetières. Elfes et sylves jouaient dans les forêts et bien d'autres encore. Ces bouleversements apportaient des opportunités lucratives pour ceux qui étaient prêts à prendre des risques. La sorcellerie avait été de tout temps un métier fascinant, profitable et dangereux. Un métier pour moi, en somme. Techniquement, j'avais la chance ou la malchance d'être plus qu'une sorcière ordinaire : j'avais le don. Je percevais le Pouvoir et je pouvais même le manipuler… Parfois.
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limaginariumlimaginarium   19 septembre 2015
— Un de tes congénères m'a piégé. Il a trouvé un moyen de me happer dans votre dimension… Il me tient en son pouvoir et m'a déjà obligé à tuer un homme.
La surprise me coupa la parole. Qui avait pu retrouver cette formule ? Et dans quel but ? Les anciens utilisaient ces démons pour garder un objet, un temple, une tombe, pas égorger des individus aux quatre coins de la ville. Les gens savaient se tenir en ces temps-là !
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limaginariumlimaginarium   19 septembre 2015
Transformer des cadavres en zombies était considéré comme une abomination. Mais les politiciens firent valoir que le devoir d'un soldat était de servir sa patrie, même au-delà du trépas. Ils citèrent l'exemple du Hiérophant Noir qui rappela à la vie tous les guerriers morts du Continent pour combattre une armée de démons. Bref, les gens avaient fini par s'habituer à l'idée et les récalcitrants furent envoyés aux mines.
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RoxanneORoxanneO   17 juillet 2018
Je hochai le tête et me précipitai vers ma propre maison. Une attaque de gremlins était l'un des désagrément auxquels on pouvait être confronté depuis le retour de la magie dans une ville plusieurs fois millénaire. Les autres étant les goules, esprits récalcitrants et malédictions diverses, sans oublier la possibilité de rencontrer un démon mangeur d'hommes, voire un dragon. J'en savais quelque chose, gérer ce genre de problème était mon gagne-pain.
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