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EAN : 9782213654706
368 pages
Éditeur : Fayard (24/11/2010)
2.89/5   176 notes
Résumé :
Le commissaire Gradenne prend froid dans l’hiver du Jura. A la manière de Maigret, enquête « grippée », gendarmes trop « pressés » comme ce corps broyé par la machine…Quelle idée aussi de confier à des officiers de marine à la retraite le renflouement d’une usine, dans ce « port de mer » sous la neige, au milieu des forêts !
Vous reprendrez bien de cette Morteau, mijotée dans la potée de la veille, accompagnée d’un Poulsard… ? Avec un Comté de plus de dix-hui... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
2,89

sur 176 notes

cardabelle
  22 mars 2018
Un petit polar à l'ancienne, sans prétention , agréable à lire .
J'étais bien en Franche - Comté !
C'est surtout l'environnement qui m'a plu .
Sympathique, " l' Hôtel du Grand Tétras " où l'aubergiste mitonne de bons petits plats pour des poulets qui cuisinent les populations , oui m'sieurs-dames , un aubergiste !
Tout cela sous la neige, au coeur des forêts jurassiennes .
Mais, l'usine où a eu lieu un meurtre se révèle vite être le centre d'intérêt . C'est une documentation soignée sur la transformation du bois qui permettra entre autres la construction de l'intrigue .
Hélas, le dénouement est rapidement prévisible .
Sinon, la vie ouvrière et les rapports hiérarchiques en entreprise offrent le moyen à l'auteur de camper ses personnages, d'en effleurer les caractères mais peut-être trop superficiellement . Mais , aucun n'engendre l'indifférence !
Cependant , j'ai surtout regretté que le récit se noie dans les clichés . On n'échappe pas non plus à quelques invraisemblances .
Si l'on accepte de ne pas trop approfondir , ce roman , porté par une prose classique, légère , permet surtout un bon moment de détente sans prise de tête et ça fait parfois du bien !
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Commenter  J’apprécie          501
Croquignolle
  08 mars 2018
Voilà un livre qui fait du bien !
Cette enquête policière bien ficelée qui se passe au coeur du Jura - dont j'ai découvert les reliefs à travers les lignes - m'a permis de changer d'air et de cogiter à d'autres pensées qu'au travail.
L'espace de ce livre, je me suis sentie investie de la mission d'enquêtrice aux côtés de ces policiers finalement heureux de découvrir les coutumes locales de ce coin de pays forestier. Le Comté de 18 mois, l'accueil chaleureux des habitants, la bûche dans un coin de cheminée... Il ne m'en a pas fallu plus pour passer un fort agréable moment.
Le rythme lent et bienfaisant de ce polar est à accompagner d'un bon verre de rouge pendant qu'au dehors la neige tombe....
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Pchabannes
  26 décembre 2010
Prix du Quai des Orfèvres 2011 malgré ou grâce à un style simple, sans image et sans force, direct, propre à être lu dans les transports en communs.
Certes l'on aura appris quelque peu de la technique industrielle du bois, des presses et de la colle ainsi que du marché, mais même ce point particulièrement développé est à l'image du traitement des personnages, de la région, des plats, des vins, du scénario : Qui trop embrasse mal étreint.
Le lecteur attentif saura mettre un nom sur le coupable, grâce aux indices donnés, un peu trop facilement, au fil des pages. Comment ne pas regretter à la fin du livre l'abandon de belles pistes au profit des clichés. Impossible de développer sans dévoiler.
Une litanie de poncifs du Politiquement correct de Canal+ ; l'armée et ses fautes en Algérie, sauf un ! ; le brave militaire, amoureux des bisounours, préférant la paix à la guerre ; les étrangers que le France chasse honteusement de son sol ; les patrons exploiteurs et les salariés courageux et travailleurs ; les travailleurs immigrés depuis 20 ans vivant à l'écart de la population, forcément un peu raciste et xénophobe, par moins 15°C dans des bungalows ; et j'en passe…
Quelques invraisemblances inutiles et grossières
• Comment reprocher à Verdoux, DG, de refacturer au service central les frais de recherche engagés en local pour le compte du Groupe ! Mais c'est normal !
• Qui peut penser qu'une assurance-décès de 200 000€ au profit de l'épouse du DG disparu puisse être suspecte ! C'est l'inverse qui le serait !
Et pourtant, il y a là une plume qui se lie facilement, collée à l'air du temps, à la demande des lecteurs d'aujourd'hui. La citation en exergue tente à montrer la face cachée de l'auteur. Il ne faudrait pas grand-chose pour que Claude Ragon élimine les scories ; épure et approfondisse à la fois son scénario ; développe ces personnages et notamment le jeune Lieutenant Bruchet qui pourrait devenir un héros récurrent. Travail d'éditeur ?

NB : Que le Jury du Prix du Quai des orfèvres, composé pour sa grande majorité de notable de la Police, mette à l'honneur un livre où l'on retrouve le catalogue du prêt-à-penser de Canal+ est un signe des temps.
Lire la chronique complète sur :

Lien : http://quidhodieagisti.kazeo..
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rotsenamrub
  28 mars 2019
Je l'ai déjà dit ici les prix littéraires m'indiffèrent, et ce n'est pas ce polar de Claude Ragon récompensé par le Prix du Quai des Orfèvres qui me fera changer d'avis.
Le style, tout d'abord, est plat voire scolaire, rien de catastrophique mais dès le départ le ton est donné lorsque l'enquêteur principal se voit confié l'enquête par son supérieur à la manière d'un guide touristique, précisant la taille de la population et énumérant les principales ressources économiques de la ville où ils doivent se rendre et ce, avant de l'informer de la nature des faits motivant de leur intervention.
L'intrigue, sans être très originale aurait pu fonctionner si elle n'était très rapidement galvaudée par quelques invraisemblances et par de trop nombreux et grossiers indices transformant l'enquête en une sorte de parcours fléché à peine perturbé par une ou deux fausses pistes maladroitement introduites.
Un lecteur, las des thrillers sanglants et sordides aux constructions dramatiques alambiquées, pourrait s'en accommoder si les personnages et le cadre géographique apportaient charme et épaisseur au récit.
Malheureusement l'auteur nous décline une galerie de stéréotypes surannés s'agitant poussivement autour d'une usine à bois. Quant au Jura il est réduit à quelques clichés gastronomiques et... climatiques bien sûr.
L'auteur excelle lorsqu'il s'agit de nous expliquer par le menu la chaîne de fabrication des panneaux de particules et c'est normale car il semble que cela soit son métier.
Mais bien qu'ayant une légère incidence sur la résolution finale, cette accumulation de détails techniques s'avère tout à fait rébarbative.
Refermant ce livre j'ai une pensée compatissante pour les membres du jury du Prix du Quai des Orfèvres qui nous ont sans doute évité le pire.
Car si je viens de lire laborieusement le meilleurs des prétendants au prix 2011, ils ont dû se farcir tous les autres.
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dupuisjluc
  28 septembre 2012
J'aimerai dire que ce livre est un vrai polar à l'ancienne… Vous savez ceux avec des flics qui laissent leurs armes au vestiaire et qui mènent une enquête « classique » avec recherche d'indices et interrogatoire. Après tous les polars à rebondissements et chasse à l'homme d'un bout à l'autre de la planète que j'ai lu ces derniers temps, ce livre m'a vraiment fait plaisir et je l'ai lu avec délectation. Ici, on ne quitte pas un bout de jura en plein hiver avec toute l'ambiance rude et calme que cela suppose, les policiers sont sympathiques et, malgré une fin dont on se doute petit à petit, les pages s'égrènent et on découvre la suite avec envie…
A lire pour passer un bon moment !
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
CroquignolleCroquignolle   08 mars 2018
Dans cette région au climat rude qui avait subi les tourments de l'Histoire, il sentait les caractères bien trempés et les habitants imprégnés de cette énergie qu'ils retiraient de leurs terres, de leurs forêts, de leurs longs hivers, capables de garder des secrets. Un dicton lui revint en mémoire : "Comtois, têtes de bois".
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PchabannesPchabannes   26 décembre 2010
“Dans cette région au climat rude qui avait subi les tourments de l’histoire, il sentait les caractères bien trempés et les habitants imprégnés de cette énergie qu’ils retiraient de leur terres, de leurs forêts, de leurs longs hivers, capables de garder des secret. Un diction lui revint en mémoire : Comtois, tête de bois.”
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morinmorin   23 décembre 2010
Un peu ému de faire équipe ainsi avec le patron, Quentin prenait prétexte de se concentrer sur la route pour éviter de poser des questions,de peur de dire une bêtise.GRADENNE anima seul la conversation, évoquant les différentes affaires au cours desquelles il avait déjà collaboré avec la gendarmerie.
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corally4corally4   20 août 2018
Dans ce Jura froid, paysan et ouvrier, un Directeur d’Usine d’industrie de transformation du bois, est retrouvé mort, d’étrange façon ; la vie laborieuse, peu rémunérée des ouvriers est bien analysée par Claude Ragon, qui a travaillé dans ce domaine.
Une enquête rapide conclue à un suicide, mais cela ne satisfait pas la magistrature qui délégué un de ces meilleurs limiers, Gardenne accompagné d’un jeune policier. Gardenne tombe malade et c’est le jeune policier qui assure les recherches, les auditions, et les confrontations et conclu l’affaire, tout en faisant un comte rendu à son patron, devant une bouteille de Poulsard .Gentil roman et enquête à la Maigret. J’ai bien aimé
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raynald66raynald66   31 juillet 2015
La haine est capable de transformer les hommes
C'est du ciment puissant pour souder les solidarités
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