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EAN : 9782081433038
304 pages
Éditeur : Flammarion (04/04/2018)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 34 notes)
Résumé :
Sur cette photo, ce sont elles avant tout le reste. Elles ? Cinq amies d'enfance réunies pour quelques jours dans la maison d'Anna en plein Massachusetts. Tout le reste ? C'est ce qu'elles ont traversé, chacune, parfois ensemble, des quatre cents coups de l'adolescence jusqu'aux femmes qu'elles sont devenues, c'est-à-dire la vie et son cortège de mariages, séparations, enfants, drames et joies. Aujourd'hui le temps a passé et Anna, la forte tête du groupe, est malad... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
Eve-Yeshe
  17 avril 2018
Je remercie vivement Babelio et les éditions Flammarion qui m'ont permis de découvrir ce roman et son auteure.
Ce roman est intéressant car Victoria Redel nous raconte comment réagir lorsqu'une amie est atteinte d'un cancer, et menace de tirer sa révérence. Comment affronter la maladie, comment se comporter avec l'amie en question : Anna, surtout quant on se connaît depuis l'école.
On va voir évoluer ainsi cinq femmes : Anna, Helen, Caroline, Ming et Molly auxquelles se greffent les enfants de chacune, le médecin, l'infirmière et les voisines…Très vite, vont survenir des petites tensions, chacun tentant d'imposer sa vision de la maladie et des meilleures choses à faire…
On a donc une opposition entre les vieilles amies et les autres, les nouvelles amies… comme si elles n'étaient pas légitimes alors qu'elles se connaissaient depuis une vingtaine d'années mais bien-sûr ce n'était pas des amies d'enfance nouées à l'école…
« La vieille au téléphone, elle n'avait ni plus ni moins été bannie de chez Anna par Helen : « On va venir passe la nuit » avait-elle dit. On aimerait beaucoup l'avoir juste pour nous. » P 102
Bien-sûr, on a tous les prototypes d'amies : couples mariés, divorcés, lesbiennes, l'une est peintre, l'autre avocat, l'une se cherche l'autre s'est trouvée, aucune n'est dans une situation financière précaire… Je caricature, c'est vrai, mais si peu.
Elles sont là, mais envahissantes, intrusives, on aurait parfois envie de les mettre à la porte, tant on a l'impression qu'elles obligent Anna à se soigner non pour Anna elles-mêmes mais pour ne pas la perdre car elles sont plus ou moins dans le déni.
Néanmoins, ce roman soulève des questions intéressantes : l'amitié et ses aléas, les petites jalousies de l'enfance : qui est la plus proche d'Anna, qui elle aime le plus… ou encore la culpabilité ressentie à l'idée d'avoir un avenir personnel alors qu'Anna n'en a plus… le choix d'arrêter ou non les soins…
Chacune a un petit bout d'Anna différent selon la relation avec elle et Anna de son côté est différente selon l'amie qui est à côté d'elle, comme les pièces d'un puzzle.
J'ai bien aimé la manière dont Victoria Redel a structuré son livre, en alternant les périodes de la vie de chaque protagoniste, des allers et retours dans le passé mais aussi dans la mémoire, ce qu'on retient des évènements, des sensations…
Un roman prometteur mais inégal et parfois fleur bleue, voire insupportable mais qui restera un bon moment de lecture…


Lien : https://leslivresdeve.wordpr..
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Fleitour
  22 avril 2018
Fin mars 2013, cinq amies d'enfance se retrouvent réunies pour quelques jours dans la maison d'Anna. Anna est malade, une nouvelle récidive, elle doit se battre, il faut qu'elle se batte pense ses amies, ses vieilles amies, "Nous avant Tout le Reste" , le livre d'Helen, Caroline, Molly, Ming.
"Anna entrelace ses doigts dans ceux d'Helen. de quoi as-tu peur au fond ?
D'un monde sans toi, lâche Helen sans pouvoir se retenir". Cet aveu prononcé à la page 247, exprime cette évidence, les liens qui unissent les cinq filles, les vieilles amies, sont si forts, si intimes, que l'absence de l'une pourrait créer un vide insurmontable.

Par un florilège de souvenirs, comme les pièces éparpillées d'un puzzle, c'est au lecteur de reconstituer les itinéraires des cinq amies. Mais est-ce vraiment l'objectif de l'auteure Victoria Redel, de rendre le déroulement de leur histoire commune indéchiffrable ?
Ce roman s'attache à bien d'autres questionnements, je retiens celui-là : de quoi est fait la vie d'une femme, qu'est-ce qui en fait la saveur, la réussite, et quels sont ses plaisirs, ses tourments, et quels événements reviennent à sa mémoire ?

Mon avis, je le livre avec enthousiasme, ce livre est une réussite, la traduction est excellente, il se glisse des petites phrases magnifiques, comme, "le silence s'installe dans la voiture, même le moteur se tait." , "Ce sera bien, même ta tristesse, "page 247.
On déguste aussi ses incursions poétiques, "Il était heureux d'entendre le silence. de voir la lumière du matin laver la pièce à grande eau, page 261", ou , "Mais ce matin là elle s'était réveillé toute frissonnante. Elle avait d'abord cru qu'elle avait de la fièvre avant de se rendre compte qu'elle était simplement dans une colère noire, page 103."
La délicatesse de la prose, la tendresse des sentiments qui s'y déposent, font penser aux petites anecdotes que Philippe Delerm aime tricoter, il y a en dérivée l'émotion qui émerge dans les rapports entre les femmes, il y a aussi les fracas de la nuit et les tracas du jour, ceux des mères angoissées, ceux des amours qui se déchirent.

Mais elles sont drôles aussi, ces passionnées de la vie, car l'humour n'est jamais loin, l'humour ne les quitte pas, " Elle respire à petites gorgées, pas de vrais bouffées d'air. Même ses pets sont silencieux. Et ça fait rire Anna."
L'épisode du donneur anonyme est des plus cocasse. Tout semblait parfait. Tim était un génie informatique doté d'un physique plus qu'avantageux, fiable, responsable. Serena et Molly n'étaient pas inquiètes de la réaction de Tim. "De but en blanc, alors qu'on en est à la tarte aux fraises il nous sort qu'il veut la responsabilité pleine et entière de l'éducation spirituelle du bébé"... "En gros il est une religion à lui tout seul une combinaison flippante du bouddhisme, mennonitisme, catholicisme, soufisme et rites amérindiens.p 144"

Je ferme ce roman délicatement bercé par cette douce musique de Victoria Redel, la voix parfois tendre, rieuse, enjouée, c'est aussi une voix grave, inquiète, une nostalgie qui vous enserre le coeur, où la mort qui rodait, finit par s'incruster dans le quotidien, c'est les larmes qui viennent les envahir, le deuil d'Anna , Anna qui exigeait que l'on ne s'ennuie pas. Page 266.
Après le grand plaisir de lecture, j'aime triturer les mots, je relis mes post-it, j'en place d'autres, j'égraine des citations, la moisson est bonne.
Merci à Babelio et bravo aux éditions Flammarion.
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Juin
  25 mars 2018
Elles sont 4 amies qui sont venues entourer la cinquième, Anna, qui a décidé de ne plus se battre contre la maladie. Après 3 rémissions elle a décidé de dire " pouce". Elle abandonne le combat trop épuisée. Des soins palliatifs sont mis en place. En attendant les "vielles amies" comme elles se surnomment, elles envahissent l'espace.
Ce sont des fragments de vie qui sont racontés, dans le désordre. Des souvenirs, des secrets, des amitiés nouvelles ( les anciennes n'aiment pas trop ces amies). Il y a la maladie aussi. La peur et la douleur.
On ne sait pas l'âge de ces femmes. Entre 55 et 65 ans sans doute... Elles ont toutes une histoire, des mecs, des enfants et de belles situations.
Cela m'a un peu énervée ce côté américain ... Et puis pourquoi la copine lesbienne est avec une chirurgienne, noire de surcroit.. Clichés?
Un roman que je lisais un peu déroutée au début. J'aimais ou pas? Trop désordonnée, trop beau pour être vrai, triste aussi évidemment. Mais avec de jolis moments et un humour noir qui fait du bien.
Je ne dirai pas sublime comme en 4eme de couverture mais à découvrir, pour sa richesse même s'il n'est pas trop optimiste. Car Ming tout de même.... Était-ce bien utile pour appuyer là où cela fait mal ( la vieillesse)
Au début j'ai eu l'impression que c'était mal écrit et puis non finalement... C'était peut-être dû à la traduction.
Nous avant tout le reste retrace des vies, la vie. Avant la ..."

"-Non, Connie, je sais que tu la connais. Mais ça peut aider de se rendre compte qu'elle va mourir comme elle a vécu.
- Hého, je suis toujours là, lança Anna enfouie sous une pile d'édredons. en tout cas, techniquement parlant."
Merci à Babelio pour cette proposition. Livre reçu très rapidement et lu dans la foulée. Un auteur que je découvre.
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Srafina
  29 mars 2018
« Nous avant tout le reste », c'est l'histoire de cinq amies d'enfance :
- Anna, le pilier, l'extravertie
- Helen, l'artiste peintre à la jeunesse psychadélique.
- Molly, la psy, très organisée
- Ming, l'avocate au passé régit par les coutumes de ses parents.
- Caroline, l'amie un peu jalouse de l'entente des autres.
Elles ont fait les quatre cent coups toutes jeunes, ne se sont jamais vraiment quittées, leur vie de famille, de mères ne les ont jamais vraiment séparés. Tout était prétexte à se retrouver.
Anna a toujours été la solaire, celle sur qui tout le monde se reposait plus ou moins. Oui mais voilà, Anna est gravement malade. Cette maladie, elle l'a vaincue plusieurs fois, mais là, elle ne veut plus se battre.
Ses amies voudraient bien qu'elle ne lâche pas, qu'elle entreprenne encore un nouveau traitement mais elle n'en peut plus.
Nous assistons donc, à des tranches de vies liées à leur amitié, les choses importantes ou insignifiantes mais qui ont comptées pour elles.
C'est effectivement un livre puzzle, ce sont des morceaux de vie racontés mais quand même organisés dans le sens où chaque personnage est mis à nu. Où nous sont racontés leurs secrets, leurs désirs et leurs espoirs et cela chacune à leur tour.
J'ai beaucoup aimé le style, l'écriture, légère malgré le sujet poignant.
Car finalement c'est l'acceptation et l'accompagnement d'une personne vers sa fin de vie qui nous est raconté, ses pensées éparpillées et si proches de ceux qu'elle aime. Moments intenses et émouvant sans tomber dans le patho.
Et c'est fait tout en délicatesse. Très beau roman.
Merci encore à Babelio et aux Éditions Flammarion pour ce très beau livre, lors de la dernière masse critique.
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Liliz
  26 avril 2018
Nous avant tout le reste, ou notre amitié à toute épreuve est un roman touchant, plein de tendresse empli d'amitié et d'amour, malgré une thématique dramatique : la maladie et le rapport à la vie. Une ode à la vie malgré l'omniprésence de la mort.
Massachussets, chez Anna, cinq amies d'enfance, voici la toile de fond de ce livre. Anna, atteinte d'une maladie grave, au niveau du coeur, un amas de lymphocytes NKT, Natural Killer. Tueur naturel qui n'augure rien de bon. Depuis des années, elle va de rémissions en récidives, essaie de nouveaux traitements. Cette fois, elle ne veut plus subir la maladie, la souffrance par l'arrêt de tout acharnement thérapeutique. Il lui faut désormais convaincre sa famille et ses amis que ce choix sera le bon, qu'il faut la laisser partir malgré l'amour que son ex-mari, ses enfants, ses frères et ses amies lui porte. Elle n'a plus peur, elle est décidée à arrêter ce combat, cette lutte acharnée dont l'issue sera fatale un jour ou l'autre. Ses amies se réunissent alors à son chevet : Helen, Caroline, Ming et Molly.
Comme une sorte de huis-clos, les amies de toujours se réunissent autour de Anna. Chacune face à des sentiments contradictoires, entre souhait de la laisser partir et remord de ne rien pouvoir faire pour elle, entre incompréhension et compassion. Toute l'histoire s'organise dans la maison d'Anna, rythmée par le quotidien de la malade. Une impression de bulle, isolées du monde extérieur, plus rien ne compte désormais que l'état de santé de leur amie et son évolution. Les cinq amies de la photo soudée dans la joie comme dans l'adversité. Autour de cette bulle, virevoltent d'autres personnages tout aussi essentiels dans la vie de notre personnage : son ex-mari Reuben, avec qui elle a une relation privilégiée et qui est toujours présent à ses côtés en oubliant quelque peu sa propre vie ; son infirmière à domicile, jolie et qu'Anna aimerait voir se rapprocher de Reuben ; et Asa, rencontré à l'hôpital, car veillant sur sa mère malade, et futur mari de sa meilleure amie Helen, une rencontre organisée par Anna elle-même.
Cette atmosphère est ponctuée par des souvenirs, des retours dans le passé. Comme des moments échappatoires pour se remémorer une époque, des histoires communes heureuses ou plus douloureuses. Tout un puzzle de la mémoire qui s'imbrique pour mettre en lumière le personnage d'Anna et de comprendre sa vie et cette amitié particulière qui lie ces femmes depuis tant d'années. Parce que, malgré la tragédie, Victoria Redel dresse le portrait de cinq femmes aux Etats-Unis à la fin du 20ème siècle et au début du 21ème siècle. Des existences ponctuées par des moments de joie intense, d'amour, des séparations, des réconciliations, des instants de doute, des choix à faire. de courts paragraphes sur des temps précis de leurs vies aident le lecteur à dessiner le visage de ces femmes à travers leur enfance, leur adolescence et leur vie adulte.
Sur la 4ème de couverture, l'éditeur cite deux critiques d'auteurs : Siri Hustvedt et Michael Cunningham, qui font l'éloge de ce roman. Par conséquent, j'ai fait l'analogie avec les romans de Cunningham (que je connais plus que Siri Hustvedt) et l'ambiance qui peut y régner, généralement sombre avec peu d'espoir comme dans Les Heures, où les personnages sont en proie à leurs démons. Sauf qu'ici, Victoria Redel y ajoute de la tendresse et de l'humour parfois face aux situations auxquelles la vie peut nous confronter.
Nous avant tout le reste, dernière phrase du roman, est un roman bien écrit ponctué de flashbacks qui fait réfléchir à l'importance de la vie. Je remercie les éditions Flammarion et Babelio pour ce joli moment de lecture.
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
SrafinaSrafina   29 mars 2018
Et regardez bien, même pas besoin d'attendre le scribe.
Mon tout petit. C'est ainsi qu'Anna appelle l'enfant qui n'est pas encore né. Cette fois ce sera une fille. Le Tout-petit racontera tout aux garçons et aux filles à venir.
Il y a d'autres personnes dans la pièce. Mais elle ne parle qu'à l'enfant qui n'est pas encore né. Elle écrit une lettre. Elle écrit un roman au Tout-petit.
Le Tout-petit est bien plus proche que ne sont les autres.
Regarde ils sont tous ensemble au portail. Anna avec cette magnifique tendresse, le secret, le premier enfant de son premier enfant.
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peneloppe277peneloppe277   11 septembre 2019
Franchement, qu'est-ce qu'il y avait de si génial dans le fait d’être parent ? Pourquoi des personnes sensées acceptaient-elles en toute connaissance de cause de se taper toutes ces angoisses et ces doutes? Et qui se serait lancé dans une telle galère en sachant d'avance que l'adorable bébé, ce miracle d'enfant qui se mettait à quatre pattes, marchait, faisait des câlins, courait, peignait avec les doigts, lisait, riait et faisait le clown, cet enfant qui n'avait que "maman je t'aime tellement" à la bouche, finirait par vous briser le cœur d'un regard maussade, l'air de dire " j'ai pas le temps pour ces conneries" ?
(p 237)
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FleitourFleitour   02 mai 2018
Un cri rauque et narquois,
et un éclair bleu cobalt dans le branchage terne d'un pin..
L'oiseau était là.
Et il était accompagné.
Les voir tous les deux lui remontait le moral.
Et curieusement, entendre leur bavardage lui donnait de l'espoir.
P 50
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JuinJuin   25 mars 2018
En regardant les visages dans la pièce, elle comprend que c'est la vie. Nous sommes là. Et puis nous ne sommes plus. Pour un petit moment nous sommes une histoire qu'on raconte.
(p 267)
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FleitourFleitour   22 avril 2018
En gros il est une religion à lui tout seul
une combinaison flippante du bouddhisme,
mennonitisme, catholicisme, soufisme et rites amérindiens.
p 144
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