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ISBN : 2847423907
Éditeur : PASSAGE (30/08/2018)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 34 notes)
Résumé :
" Au début, l'amour, ce n'est rien encore. Un regard furtif, une odeur ou un son, une attraction ou le contraire, une aversion ou une pointe d'agacement. Ensuite, c'est trop tard. L'amour nous a cueillis, possédés, dépossédés, nourris et affamés. Entre les deux, entre le moment où j'étais encore moi-même et celui où je devins malade d'amour, que s'est-il passé ? "

Roman de l'amour fou, Douce touche le lecteur en plein cœur. Il nous entraîne, étape par... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
La_Bibliotheque_de_Juju
  24 novembre 2018
Douce.
Le surnom qu'il lui donne. « Douce ».
Douce.
Le roman de l'amour fou. de l'amour fort. de l'amour avec un grand Z …
C'est le roman d'une histoire. Banale. Étrange pourtant. Unique. Triste.
Il disparaît. Elle accepte. Elle attend. Elle aime.
Cet homme insaisissable. Méprisant. Lâche. Gênant dans ses contradictions. Dangereux.
Douce.
C'est un livre sur une drôle de violence. Qui ne se voit pas. Celle de ces êtres qui manipulent, trichent et érodent les coeur jusqu'à l'écoeurement.
Douce. Amère. Cette lecture. Sylvia Rozelier dissèque avec une plume intransigeante, absolument vraie et terriblement touchante un amour qui fait mal.
La justesse, l'honnêteté de ton m'ont offert un vrai plaisir de lecture. de l'ordre du pur et dur. du sans compromis. Ni avec soi, ni avec l'autre. Une façon de dire ces choses intimes qui traversent l'histoire d'amour. Une façon d'écrire tellement vraie.
Il ya beaucoup de choses dans ce livre. Lisez le.
Ce sentiment de l'avoir échappé belle. Lorsqu'après cette lecture, on réfléchit à son existence. A ses propres amours …
La bienveillance est rare dans ce monde.
Douce. Jusqu'à la nausée.
Ce mot va me hanter.

Lien : https://labibliothequedejuju..
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MadameTapioca
  16 décembre 2018
"Douce" c'est la dissection d'une relation amoureuse toxique où « comment nos aspirations féministes peuvent voler en éclat face à la violence de nos sentiments ».
Lorsqu'elle croise cet homme la première fois, il n'y aura pas de coup de foudre, pas d'évidence et pourtant il y aura 8 ans de passion, 8 ans de souffrance.
Des débuts magiques, une histoire magnifique comme tout être rêve d'en vivre. Alors forcément Douce, elle y croit dans cet amour absolu.
Mais la mécanique de destruction va se mettre en place pernicieusement, à pas de loup. Il ment, elle accepte, il disparait, elle accepte, il la coupe des autres, elle accepte, il l'humilie, elle accepte, il revient, elle accepte, il s'excuse, elle accepte. Elle accepte parce que par petites touches, il flatte, il séduit, il aime, il aime mal mais intensément.
Mensonge après mensonge, Douce s'enfonce, elle se perd dans la perversité de cette relation.

Un homme manipulateur, un tricheur, mais tellement doué pour lui faire croire en l'amour total, en l'histoire unique, pour l'hypnotiser, la rendre sentimentalement dépendante.
On a envie de lui crier « casse toi », « fuis ce connard », mais ce n'est pas si simple. On ne sort pas des griffes d'un prédateur aussi finalement, on ne défait pas facilement les cordes du ravisseur.
Sylvia Rozelier fait parler cette femme qui n'aura rien vu venir (ou refusé de voir), prise dans la toile tissée par un homme nocif.

Un roman que l'on ne peut pas lâcher parce que cette histoire si intime comporte aussi quelque chose d'universel. Douce, toi ou moi, personne n'est à l'abri d'une addiction amoureuse, d'un moment dans sa vie où l'on se raccrocherai au regard de n'importe qui, pour tout simplement ne pas être seul ou juste avoir l'impression de vivre, quitte à se détruire.

Ne jugez pas Douce, ne cherchez pas à comprendre ce qui expliquerait qu'elle ne soit pas parvenue à rompre ce lien infernal, lisez son histoire.
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elleaimelire
  09 octobre 2018
En cette rentrée littéraire, on voit beaucoup passer ce titre sur les réseaux sociaux. Et comme j'ai été intriguée et que je voulais me faire ma propre idée, j'ai coché (et gagné) ce roman lors de la masse critique Babelio de septembre.
Une rencontre inattendue, improbable. Une différence d'âge. La distance. Elle est en couple, mais peu importe, elle suit son intuition. Commence une longue relation. Elle devient sa Douce. Il est son loup.
"J'avais choisi de te faire confiance. Notre amour ferait écran, nous protégerait. Ce que tu répétais si souvent. Trop souvent. Une fable."
Au départ, la passion. Puis les silences, les mensonges. Les absences. Les pardons. Manipulation. Emprise. Jalousie. Destruction. Noyade. Mais l'envie d'y croire est plus forte que tout pour Douce, plus forte que la raison.
"Au fond, n'est-ce pas le propre de l'amour que de voyager à travers l'inconnu, s'extraire de ses représentations pour se confronter à l'altérité, explorer un territoire mystérieux, aborder d'autres rivages ? Cette aventure humaine, je voulais la tenter en toute liberté. Au nom de la liberté et de l'amour, je m'emprisonnais."
Douce, c'est l'histoire d'un amour fou, un amour impossible. Un amour à sens unique ? Un amour dans lequel les deux amants ne s'aiment pas avec la même intensité. Un amour où elle ne vit que dans l'attente d'un appel, d'une rencontre. Lui, il ment, souvent, c'est son mode de fonctionnement. Il retourne la situation à son avantage. Douce est aveugle, folle amoureuse, alors elle revient toujours. Spirale sans fin, cette relation durera plusieurs années.
"Huit ans d'un amour fou devenu malade.
Huit ans à la dérive."
L'auteure plonge dans les profondeurs de l'amour. Elle nous entraîne avec elle, et on boit la tasse en même temps que Douce. La plume de Sylvia Rozelier est belle, poétique, percutante. Ses phrases sont courtes, telles des coups de poing. Ses mots sont forts, les émotions transparaissent. Je me suis mise à la place de Douce. J'ai voulu la comprendre. Cet homme, qui moi me répugnait, me dégoûtait, elle l'aimait. Je me suis sentie mal à l'aise. J'avais envie de fuir, d'emmener Douce avec moi, loin de sa vie. de lui dire : "mais regarde-toi ! tu fous ta vie en l'air, passe à autre chose, cet homme ne t'aime pas comme toi tu l'aimes !" Je me suis sentie impuissante, spectatrice de cette relation qui ne la menait à rien, sinon à se consumer à petit feu jusqu'à la destruction.
"Il eut mieux valu s'aimer moins et s'aimer mieux."
Malgré tout, je n'ai pas eu de coup de coeur pour ce roman. Pourtant il y avait tout pour me plaire : du style, des jolis mots, de l'amour, de la passion. Cela ne s'explique pas. Peut-être en attendais-je trop au vu de tous les avis dithyrambiques que j'avais lus. Peut-être parce que j'ai eu l'impression de faire preuve de voyeurisme en entrant dans l'intimité de Douce. J'ai aimé ce roman, mais pas jusqu'à la passion.
Lien : https://ellemlireblog.wordpr..
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soleil
  02 mars 2019
Elle est Douce et si douce. Je ne saurais vous la décrire physiquement mais sachez qu'elle a des amis, un ex, un enfant, un boulot. Elle ne s'énerve pas, garde une certaine constance extérieure. Mais surtout : elle est amoureuse. de qui ? Brun, blond ? La seule chose que je puisse affirmer est que Douce l'aime. Elle l'a dans la peau. Et pour cause ! Il est ce sarcopte. Celui qui déclenche la gale. Cet homme est LA gale ! La bête qui s'immisce sous votre peau, dans votre corps et qui en parcourt le trajet à travers vos sillons, vos plis et replis, dont vous ne pouvez vous débarrasser et pour cause : cette bête qui fait partie de votre vie, de votre être, vous cause bien des troubles et des souffrances et dont vous ne pouvez vous débarrasser Pourquoi ? Comment se défaire de ce qui est soi pourrait répondre Douce. Pour autant, parfois elle prend ses distances mais cette gale est la poisse, celle qui colle et vous apporte des malheurs.
Il s'agit du premier roman que je lis de Sylvia Rozelier. J'ai beaucoup aimé l'écriture, ses mots. le titre est merveilleusement bien choisi car surnom du personnage féminin, il est surtout l'atmosphère rendue par l'auteur. Une femme et une ambiance contenues qui ne laissent échapper que très peu d'effusion.
L'auteur réussit à créer une maîtrise des sentiments chez son personnage qui a transparu, m'a contaminée. Je suis restée relativement placide face à ce que Douce vivait, aveuglée et étouffée comme elle.
Sans être d'accord avec Douce, je ne lui en ai pas vraiment voulu. A deux reprises seulement j'ai sursauté en réaction à ses propos, me tapant sur la cuisse pour signifier mon incompréhension et mon agacement. Comme elle, deux trop faibles moments de rébellion. A croire que j'avais été contaminée par ce mot "Douce" et prise dans le tourbillon, dans le sillon de cet homme couard, veule.
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Cetaitpourlire
  04 novembre 2018
“Aimer à perdre la raison”
Si Douce avait sa bande originale, elle ne serait composée que de cette chanson. le vieux tourne-disque rayé repasserait en boucle ces quelques mots. Il tenterait huit années durant de passer à la suite, butant inlassablement sur le même obstacle.
Abnégation de l'amour passion, amour-poison
Comment a-t-elle pu se laisser amadouer, elle, intelligente, belle, et sûre d'elle ? Comment a-t-elle pu succomber aux sifflements de ce serpent, homme qu'elle n'a trouvé ni particulièrement beau ni incroyablement brillant lors de leur rencontre?
Telle une araignée, celui qui la surnomme Douce parvient à tisser, à force de patience et ardeur, sa toile. Il évalue les réactions de sa proie à laquelle il inocule son venin goutte à goutte. Il la rend inoffensive : ce philtre de faux amour l'aveugle. Douce n'est plus que le reflet grisé d'elle-même. Douce devient doute. Attente. Jalousie. Poison. Maladie. Quand Douce va-t-elle enfin arracher sa perf', et à quel prix ?
La descente de l'amour-drogue
Sylvia Rozelier, avec ce troisième roman, déroule lentement le scénario d'une descente. Un script que notre imaginaire collectif reconnaît. Celui de l'amour impossible, destructeur, narcissique, l'amour-drogue.
Un shoot de celui qui l'empoisonne, plus qu'un seul, un dernier. La délivrance. Prochaine descente.
Bien entendu, l'auteure s'est inspirée d'une période amoureuse de sa vie pour son personnage principal. Néanmoins, le recul et la distance romanesques qu'elle imprime au récit, plutôt que d'interroger sur les motivations personnelles de Douce à l'attirance vers cette homme, l'inscrivent dans une recherche de la compréhension du « comment » et non du « pourquoi ».  Comment une jeune femme habituée de la conjugalité, pleine d'assurance en apparence, forte, féministe, peut-elle devenir la victime d'un Don Juan ?  Sylvia Rozelier répond à la question en décrivant les comportements de Douce, la mise en place de cette machination bien huilée pour lui, nouvelle pour elle.
Force, puissance et finesse
Douce. Ce surnom aux sonorités si agréables ne raisonnera plus de la même manière après la lecture du roman éponyme. Vous entendrez le susurrement de ce serpent : Doussssse. Aie confiance Douce. Sois docile Douce. Sois soumise Douce. Descends Douce. Douce, la narratrice, elle. Mais elle pourrait se transformer en moi, en vous, en votre soeur, votre amie, votre cousine, votre collègue. Nous sommes toutes, et tous, des Douce potentielles. Des victimes de beaux parleurs désireux de faire nous leurs marionnettes.
Arrachons la perf, les fils, ne leur permettons pas d'abuser de nous. Lisons Douce, notre amie, qui nous montre le chemin avec force, puissance et finesse.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
MadameTapiocaMadameTapioca   26 juin 2018
La première fois que je t'ai vu, rien. Aucune inclination amoureuse, attirance, regards qui en disent long, tressaillement, accélération du rythme cardiaque, aucun signe ne pouvait nous laisser penser à cet instant, ni d'ailleurs quelques semaines plus tard, qu'un amour allait naitre de notre rencontre, encore moins que cet amour occuperait notre vie au point qu'elle n'en serait plus une véritable, morcelée, incendiée, dédoublée, que chacune de nos existences s'en trouverait bouleversée par cette sorte d'amour qui nous serait tout. L'amour fou. [...]
Huit ans d'un amour fou devenu malade.
Huit ans à la dérive.
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EmmadeLivresalireEmmadeLivresalire   04 juin 2018
Ramenée par le ressac de la vie à cette vérité, au point de meurtrissure, de rouille. Ma peine n’était pas neuve, non. L’est-elle jamais ? Elle me venait de loin, d’une mémoire antérieure, ancestrale et collective. Un chancre. J’avais tellement craint d’être victime à mon tour que je l’étais devenue plus que de raison, refusant de l’admettre et d’agir. J’étais une femme qui ne s’arrachait pas à l’homme qui l’avait meurtrie, ni n’arrivait à lui pardonner, une femme qui se complaisait dans son propre malheur, s’y installait comme y trouvant une deuxième peau, peut-être même une justification.
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elleaimelireelleaimelire   09 octobre 2018
Au fond, n’est-ce pas le propre de l’amour que de voyager à travers l’inconnu, s’extraire de ses représentations pour se confronter à l’altérité, explorer un territoire mystérieux, aborder d’autres rivages ? Cette aventure humaine, je voulais la tenter en toute liberté. Au nom de la liberté et de l’amour, je m’emprisonnais.
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AgathethebookAgathethebook   30 août 2018
J’appartenais à la douleur exclusivement. Elle était ma langue, ma patrie. Je la parlais, je l’habitais nuit et jour. Elle me tenaillait, me tenait éveillée, m’extirpait du sommeil les rares fois où je tombais d’épuisement.
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EmmadeLivresalireEmmadeLivresalire   04 juin 2018
Je n’étais plus en mesure de revenir en arrière, ni d’agir sur mon destin. J’avais épuisé mes réserves. Je me souviens de m’être réveillée un matin avec la conscience aigüe que je n’avais pas la force d’ajouter une perte à l’autre, la douleur de la séparation à celle de la trahison. A ce stade, c’eût été m’amputer d’un membre, m’arracher le cœur. Je ne le pouvais pas. C’était trop tard. Ce n’était pas de l’ordre du choix, de la réflexion ou du pardon. C’était physique. Primaire.
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