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ISBN : 225319123X
Éditeur : Le Livre de Poche (20/05/2015)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 121 notes)
Résumé :
Roshar, terre de pierres et de tempêtes. Des siècles ont passé depuis la chute des Chevaliers Radieux, mais leurs avatars, des épées et des armures mystiques qui transforment des hommes ordinaires en guerriers invincibles, sont toujours là.
Au cœur des Plaines Brisées, Kaladin lutte depuis dix ans dans une guerre insensée. Dalinar, le chef d’une des armées, est fasciné par un texte ancien, La Voie des rois. Au-delà de l'océan, la jeune Shallan apprend la magi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (30) Voir plus Ajouter une critique
Stelphique
  23 mai 2017
Ce que j'ai ressenti:…Une voie vers le Coup de Coeur…
« Ne te contente pas des rêves mesquins des autres hommes. »
20 ans d'écriture pour cette histoire et près de 2000 pages, ça force le respect. Surtout que Brandon Sanderson réinvente tout, dans Roshar, même la couleur du vin…Dans ce tome 1, nous voilà avec un petit pavé de 1000 pages, et un grand roman épique…
Chaque personnage est intéressant à suivre: ils ont tous comme une urgence à vivre, une désespérance dans leurs actions, un magnétisme intense qui nous donne mille émotions diverses. Les suivre, c'est se confronter à tout une expérience de vie, et différentes façons de penser…On suit autant les Princes, que les plus insignifiants hommes, les érudites autant que les plus vils assassins. Tout tourne autour d'un Roi assassiné, sa politique et son royaume laissé en plein chaos… Finalement, on pressent la richesse d'un ancien monde mais aussi, celui en devenir dans les regards de ces personnages: on en ressent chaque inspiration, chaque souffrance, autant que leurs espérances…Flashs-backs et Présent actif, rendent ce récit captivant!
« Agissez avec honneur, et l'honneur vous aidera. »
Un roman de Capes et d'épées, où l'honneur est le mot d'ordre et où les personnages sont tous plus intéressants les uns que les autres, voilà tout un beau programme de lecture! Je ne vous dis pas comme il est bon de lire des scènes de combats où le sang ne coule pas, où les monstres s'invitent dans les lieux sombres, où les stratégies se jouent sur les champs de batailles immenses. La magie s'invite aussi dans ses pages ce qui rend d'autant plus fabuleux, le moment, et finalement on ressort de cette lecture, des étoiles pleins les yeux, le coeur palpitant, et déjà avide de lire le prochain tome, car malgré l'épaisseur du livre, on est finalement qu'au milieu de l'action…C'est un fort roman de Fantasy, où tous les bons ingrédients sont réunis, mais comme tout bonne chose se mérite, il faudra prendre le temps de découvrir tout le folklore et les coutumes, pour mieux en apprécier l'inestimable richesse et complexité de cette saga…
« Toutes les guerres sont des jeux. le meilleur jeu qui soit, où les pièces perdues sont des vies véritables, où les trophées valent une véritable fortune! C'est là l'existence à laquelle aspirent les hommes. Se battre, tuer, gagner. »
Je trouve que l'auteur a su rendre son histoire très attrayante de par la construction de son intrigue, mais aussi la force de ses petits détails. Par exemple, je suis totalement sous le charme des Sprènes. Je visualise parfaitement ses menues apparitions. Après la grandeur de ses guerres à l'arme blanche, sont époustouflantes. Les lieux battus par les vents et les tempêtes ravageuses, ajoutent encore à l'épaisseur de cette ambiance à couper à l'épée…Quand on rentre dans cet univers, il est incroyablement difficile d'en sortir! On est pris dans les actions, les tourments intérieurs des personnages, la beauté réinventée de ses terres hostiles. Minutieusement conté, l'auteur gère d'une main de maître, son milieu, en y mettant de très belles valeurs en avant!
« Il n'y a aucun profit à tirer de la paix. »
Je finis donc ce premier tome, en totale euphorie et très curieuse de découvrir les secrets qui se cache derrière :Porte-Eclat, Lames, Voie des rois, Coeur de-Gemme, Spiricante, Fulgiflamme…Encore donc de belles heures d'aventures que je vais m'empresser de découvrir! Vite le Tome 2!!!!!
Meilleurs moments du livre:
•La scène Dix battements de coeur. Cette bataille contre le démon des gouffres est sensationnelle, autant au niveau visuel que émotionnel. On est totalement hypnotisé par cet instant de fureur et, synchroniser cette lutte à coup de pulsions organiques, rend un effet encore plus viscéral!
•Les illustrations: J'ai adoré trouver au détour des pages, et même en début de chaque chapitre, ces dessins. Elles apportent encore du « plus », à la qualité de l'ouvrage.
Ma note Plaisir de Lecture 10/10

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Maks
  16 mai 2016
J'ai commencé ce pavé le jour de sa sortie française, puis ayant du mal à rentrer dans l'histoire (complexe au premier abord de suivre et de savoir de quoi et de qui on parle exactement), je l'ai mis en pause sur ma table de nuit.
Il y est resté jusqu'au moment il y a 6 jours où j'ai voulu remprendre la ou j'avais stopper c'est à dire aux environs de la page 80.
Impossible de me souvenir de la trame j'ai finalement tout repris et ai encore eu du mal avec le début.
Et qu'est-ce que je regrette de ne pas avoir poussé un peu plus loin dès le départ,car passé les 120 pages à peu près, tout devient clair, et ce livre de pure Fantasy est une merveille, je m'explique :
Une intrigue qui tiens en haleine par le biais de chapitres assez courts, passant de l'oncle du roi à l'ouvrier du pont 4 à la jeune apprentie érudit, le tout cycliquement et on se prend au jeu de vouloir toujours connaître ce qui va se passer car chaque personnage (principaux comme secondaires) sont tous intéressants.
Les sujets traités sont eux aussi bien menés dans un rythme ni trop speed ni trop lent (justement grâce à ce système de cycles dans les chapitres) on passe de la stratégie guerrière à la manipulation, à l'apprentissage érudit en passant par la survie des esclaves condamnés à se faire trouer la peau à la place des soldats. Entre autres bien-sûr.
Les contrées et paysages de Roshar sont aussi très détaillés et recherchés, on s'imagine très bien ce décors tantôt désertique et hostile, tantôt ces villes grouillantes de monde.
Le bestiaire est au dela de ce que j'espérais, du classique mais du convainquant, avec une chasse épique a un moment de l'histoire dont je me souviendrais longtemps.
L'écriture est maîtrisée malgré mon souci pour rentrer dans l'histoire, une fois habitué à la plume de l'auteur (très détaillée mais laissant aussi pas mal de place à l'imagination), tout à fonctionné.
De plus en fin de livre on a quelques aide de compréhension notamment sur les fonctions principales des gemmes de pouvoir, et le roman est rempli d'illustrations détaillées, de cartes, de citations explicatives, sans compter que c'est un très bel objet avec des intérieurs de couverture illustrées en couleur par des glyphes.
J'ai finalement adoré, comme quoi des fois on ne passe pas loin de l'occasion de raté une merveille, juste pour une intro un peu déroutante.
Je vais m'empresser d'acheter le volume 2 et je conseille ce gros pavé à tout amateur de Fantasy, n'aillez pas peur de l'épaisseur du livre, lancer vous et accrochez-vous, au final vous ne le regretterez pas !
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Igguk
  24 septembre 2017
(Critique des livres 1 et 2)
Après sa trilogie fils-des-brumes (qui n'était manifestement que l'échauffement), il était temps de passer à l'oeuvre maitresse du petit prodige Brandon Sanderson, son « c'est l'oeuvre de ma vie je bosse dessus depuis 20 ans ». On aurait pu penser qu'il s'était un peu calmé avec les pavés mais c'était bien mal connaitre le bonhomme. Tiens, prends-toi tes 1800 pages de la voie des rois dans les gencives.
Roshar est un continent balayé par les tempêtes et recouvert de roches, où plusieurs nations cohabitent tant bien que mal. Depuis le meurtre du roi Gavilar par un combattant mystérieux six ans plus tôt, les peuples Aléthis se sont lancés dans une guerre de vengeance contre les Parshendis qui ont commandité l'assassinat. Ils se livrent des batailles rapides et meurtrières sur les plaines brisées, une étendue de caillasse fissurée par d'énormes gouffres. Dans ce bordel nous suivrons principalement les trajectoires de trois personnages. le plus mis en avant est Kaladin, un ancien soldat réduit en esclavage par son propre camp et condamné à travailler dans l'équipe des ponts, une escouade sacrifiable qui est chargée de porter d'énormes passerelles en bois par-dessus les gouffres à chaque attaque. En première ligne et désarmés, la survie dépasse rarement quelques semaines.
Dalinar est un des dix haut-princes Aléthis, héros vieillissant et porteur d'une des rares armures d'éclat héritées des antiques chevaliers radieux. Il mène la guerre de vengeance aux côtés du nouveau roi et d'autres haut-princes mais commence à douter. Son entourage le considère affaibli et à moitié fou, rongé par ce vieux bouquin qu'il étudie sans arrêt comme Gavilar dans ses derniers jours. Enfin, Shallan est une pâle-iris dont le père vient de mourir. Avant que ses créanciers leur tombent dessus, elle et ses frères échafaudent un projet fou pour renflouer les caisses familiales et sauver leur maison : Shallan va devenir l'élève de Jasnah Kohlin la savante hérétique et lui voler son spiricante, une pierre magique capable de transformer la matière. On accompagnera d'autres personnages dans des chapitres de transition servant à enrichir le monde, et certains passages nous emmèneront aussi aux côtés de Szeth, l'assassin mystérieux et torturé.
Ces deux paragraphes ne sont qu'un petit aperçu de l'univers que nous a concocté Sanderson dans les Archives de Roshar. L'auteur nous avait montré ses talents de bâtisseur de monde dans Fils-des-brumes mais à côté de ce qu'on à ici, sa première trilogie c'était Tom-tom et Nana au zoo. On a un univers original et cohérent, avec sa faune, sa flore, sa mythologie, sa politique, ses différents systèmes de magie, ses innombrables personnages… J'ai adoré le sentiment de dépaysement que son monde apporte, parce qu'on est pas sur une base trop évidente de civilisation connue comme souvent en fantasy. Les archives de Roshar construit un monde inédit avec plein de petits détails qui le rendent vivant, ces plantes qui s'abritent de la tempête, ces sprènes qui se manifestent à tout moment, ces animaux étranges, son système de classes sociales complètement arbitraire (l'est-il vraiment plus que chez nous ?) basé sur la couleur des yeux… En plus, le livre contient quelques pages de croquis pour donner une idée encore plus précise de tout ça.
Le contenu du roman est vraiment passionnant. Il délivre une réflexion intéressante sur la guerre, vu à la fois par la piétaille et par le commandement. Une grande partie des conflits viennent de l'ignorance, de la peur de l'inconnu autant que de la tradition guerrière sans se poser vraiment de question. Et quand on commence à observer l'adversaire sauvage d'en face, à avoir de l'empathie pour lui, c'est le début des questionnements, des doutes. L'auteur nous plonge au milieu d'une intrigue complexe, dans un univers mystérieux dont il ne livre les clés qu'au fur et à mesure. C'est simple, à la fin des deux pavés on sent qu'on n'a fait qu'effleurer le bousin, plein de questions restent en suspens à propos de l'univers, de son fonctionnement et de sa mythologie. On apprend même que Roshar appartient bien à l'univers Cosmère dans lequel se passe les autres romans de l'écrivain, on voit pas encore bien comment tout ça se connecte. Si vous voulez vous rendre dingue vous pouvez jeter un oeil au wiki anglophone des Stormlight Archives, n'allez pas trop loin si vous êtes pas à jour parce que ça peut spoiler mais c'est édifiant.
Pour autant, on se sent jamais largué dans tout ça. Les personnages sont bien mis en place, la progression se fait en douceur et on comprend tous les enjeux. Y'a que certains points de mythologie avec les radieux et les désolations, ce qu'on voit dans le prologue, qui restent un peu flous (volontairement). Ça donne au tout une légère impression de vertige pas désagréable qui montre qu'on a mis la tête dans un truc énorme et qu'on n'en a vu qu'un petit bout. Pour autant, le livre est satisfaisant en lui-même grâce aux personnages et aux intrigues plus proches d'eux, on comprend leurs motivations et leurs psychologies. Il y a une bonne dose d'action, de politique, de drame et de moments plus légers. On est emporté dans le combat désespéré de Kaladin contre la fatalité, dans l'émerveillement de Shallan qui découvre une vaste étendue de savoir, dans les doutes de Dalinar qui remet en question tout le système de valeurs de son propre peuple.
Bon, c'est le bouquin parfait alors ? En fait non, pas exactement. Sanderson a pondu un pavé de 1000/1200 pages (selon l'édition) en VO qui s'est transformé en 1400/1800 pages dans sa traduction (excellente d'ailleurs), et donc évidemment il a été coupé en deux. Cette décision courante chez nous est parfois du foutage de gueule (coucou Pygmalion) mais là on va pas le reprocher au Livre de poche, quand un bouquin est plus épais que large ça peut poser quelques soucis musculaires. Je le chronique comme un seul gros livre, comme l'a pensé l'auteur à la base, mais son principal défaut vient pourtant de sa taille : c'est foutrement long. C'est immersif mais les intrigues avancent très très lentement. On retrouve un des défauts de Sanderson que j'avais ressenti principalement sur le puits de l'ascension, il est bavard, très bavard. Ses personnages pataugent dans leurs doutes et leurs soucis, ressassent les mêmes dilemmes pendant 1000 pages. C'est pas rédhibitoire pour autant parce que ça reste très agréable à lire mais il aurait pu tailler dans le gras et nous réduire ça de plusieurs centaines de pages sans perdre l'essentiel. Heureusement, le dernier acte est une grosse explosion de drames et d'action épique, 200 pages d'un climax à couper le souffle que j'ai englouti sans voir le temps passer, j'ai refermé le bouquin en réalisant que la nuit était tombée pendant que j'étais… Ailleurs.
Malgré son côté « pipelette », Brandon Sanderson nous livre un début de saga prometteur, le premier roman d'une grande série à l'univers très particulier et enthousiasmant. L'écrivain est un créateur d'univers hors norme, nous verrons dans le livre des Radieux si ça se confirme (D'ailleurs elle sort quand la version popoche ?). le tome 3, Oathbringer, sortira en Novembre chez nos amis anglophones.
Un mot sur les couvertures, celles de la version française sont signées Alain Brion qui a fait un joli travail d'ambiance (même si Kaladin a une carrure bizarre). Mais vous devez quand même absolument voir les couvertures originales signées par le grand Michael Whelan parce que ça c'est du gros gros niveau.
Lien : http://ours-inculte.fr/la-vo..
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Lutin82
  25 janvier 2016
Roshar n'est pas une planète totalement inhospitalière, mais elle a ses caprices. De violents caprices. Nous sommes toutefois loin de la fureur des vents de La Horde du Contrevent, mais, il y a un peu de cela dans le déchaînement des éléments. A tel point que la faune et la flore indigènes ont développé des capacités de protection particulières : des carapaces pour les animaux les plus gros et les végétaux qui se rétractent dans la terre ou dans des foureaux. Les humains ont choisi de se terrer dans des endroits propices, abrités des vents destructeurs ou dans des camps retranchés.
A l'instar de ses autres romans, il s'agit d'un récit de fantasy où la magie n'est pas forcément flamboyante, bruyante ou spectaculaire, même s'il elle permet d'acquérir des "dons" peu communs, tels que la régénération, une vitesse élevée, la maîtrise de l'espace... Cette magie, ou plus exactement ces magies, se manifestent par touche (les gemmes et les orages), par l'intermédiaire de glyphes - que Sanderson semble apprécier particulièrement - ou avec des artefacts, centraux dans ce cycle. En effet, dans la mythologie de Roshar, des êtres fabuleux possédaient des armures et des armes les rendant presque invincibles, bien que les redoutables néantifères soient des adversaires mortels. Le hic : ils ont déserté, abandonnant ces différents artefacts... désormais à la portée de tous.

Nous suivons alternativement les 3 protagonistes principaux : Kaladin, Shallan et Dalinar dans des trames différentes qui sont, dans ce tome, indépendantes les unes des autres. Chacune des trames "personnage" est accompagnée de flashbacks visant à donner de l'épaisseur à ces derniers et/ou à charpenter cet univers. Leur destin va les amener à se croiser, voire se lier, c'est une certitude avec une telle construction. Je n'ai pas trouvé les falshbacks forcément nécessaires, parfois un peu redondants ou même inutiles. Rien n'est difficile à suivre, la plume de Sanderson alliée à ses talents de conteur est suffisamment agile pour éviter l'écueil, mais pour moi cela alourdi le récit de manière artificielle. La lecture est fluide, facile, et les 600 pages se dévorent sans effort.

Concernant les personnage, Sanderson a choisi de mettre Kaladin en lumière. C'est un Héros; il est droit, courageux, généreux et charismatique, il est béni des Dieux. C'est un combattant à la tête d'une escouade de lanciers, fier et... dégradé, humilié et vendu comme esclave. L'auteur réussit à éviter d'en faire un personnage stéréotypé, sans trop de relief. Son désarroi sauve la mise sur ce coup, et les flasbacks le concernant, bien que souvent superflus sont intéressants. Ils lui donnent une épaisseur supplémentaire et éclairent la suite d'engrenages l'ayant mené à la déchéance. Quant à Shallan, le personnage féminin, il est à la limite de l'inodore et du sans saveur. Quelques chapitres nerveux et incissifs à la fin du présent tome auraient amplement suffi pour introduire cette jeune apprentie désespérée. Le prince Dalinar est le plus savoureux des trois. C'est à la fois un guerrier valeureux et sage, mais aussi un être avec quelques doutes, des regrets, et qui peu à peu glisse vers une obsession impossible à combattre. Il y a peu de flashbacks le concernant, et du coup cela dynamise les parties du récit qui lui sont consacrées.

Toutes ces remarques sont loin de rendre la lecture de ce pavé rédhibitoire, en effet, les talents de conteur de Brandon Sanderson, son savoir-faire dans la mise en place d'univers attrayants et intriguants, son habileté dans l'élaboration des différentes magies compensent largement les quelques faiblesses que j'ai ressenties.

Divertissant et addictif.
Lien : http://lmauget.wix.com/albed..
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prettymelo
  12 octobre 2018
Un coup de coeur comme il est rare d'en avoir. En fait, c'est plus un coup de foudre pour le personnage de Kaladin que pour l'histoire en elle-même. D'ailleurs, j'ai tellement eu du mal à m'en remettre que je vous publie seulement maintenant mon avis alors que j'ai littéralement dévoré ces deux premiers tomes en une semaine à la mi-mars. Et pourtant ce sont des pavés qui font 1400 pages réunies. C'est dire que cette histoire restera gravée longtemps dans ma mémoire, au même titre que Fils-des-Brumes même si c'est pour une toute autre raison ^^.
C'est aussi la raison pour laquelle je vous livre un avis sur les 2 tomes en même temps. Non seulement, l'histoire est indivisible mais en plus, originellement, il s'agit d'un même et unique tome scindé en 2 en français pour un meilleur "confort" de lecture, et approuvé par l'auteur qui à lui-même exécuté cette séparation.
Il est des livres comme ça qui sont de véritables pépites sans que l'on sache vraiment pourquoi et Les Archives de Roshar en fait partie.
Je ne peux qu'approuver les recommandations pour cette saga de Brandon Sanderson ayant reçu le prix David Gemmel du meilleur livre fantasy en 2011 et 2015 pour les 2 tomes respectivement. Il est puissant, riche et extrêmement bien développé que ce soit dans la psychologie des personnages ou dans la construction de l'univers.
La voie des rois, ça raconte quoi?
Tellement de choses qu'il est impossible d'en décrire le contenu.
Grâce à l'alternance des points de vue, on y suit deux facettes aussi intéressante l'une que l'autre située dans le même royaume : Roshar. D'un côté - Shallan - apprentie escroc qui, pour le besoin de sa famille, est partie devenir la pupille de la plus puissante et érudite des femmes de Roshar maîtrisant la magie. Passant son temps entre les rayonnages de la bibliothèque centrale, en découle alors tout un apprentissage autant personnel que culturel qui conduit plus loin que je l'aurais imaginé dans la compréhension du passé et de l'utilisation de la magie.
Ensuite, vient l'énigmatique Kaladin. Homme de pont forcé, autant dire personne, il va devoir faire face à la réalité d'une guerre futile dans les Plaines Brisées, là où la durée de survie ne tient qu'à quelques jours. Porter un pont pour permettre aux armées de traverser des gouffres et se voir ensuite être la cible de flèches mortelles, tel est son fardeau quotidien.
Enfin, toujours dans les Plaines Brisées, la place est donnée à Dalinar. Guerrier possédant une armure millénaire lui conférant la force nécessaire pour combattre l'ennemi et obtenir la récompense qui lui ouvrira la porte à la fortune et plus encore, au pouvoir. Homme qui se révèle être le moins impitoyable de tous et qui va, par la force des choses, se rendre compte que le passé est aux portes du présent.
Et au milieu de tout ça?
Un univers fantasy qui nous offre un panel de coutumes très différentes entre les royaumes. Une multiplicité culturelle étonnante car ce qui a de la valeur pour certains n'en a pas pour les autres. Comment créer autant de diversité au sein d'une même histoire, je me le demande encore car c'est très appréciable pour être surprise à chaque instant et toujours vouloir en apprendre plus sur ce qui nous est raconté. Et tellement bien raconté. Certes, je me doute que 99% du livre vo est dû à l'auteur mais il faut reconnaître un certain talent à Mélanie Fazi pour réussir aussi magnifiquement bien à retranscrire les pensées de l'auteur original. Il faudra un jour que je tente un roman de Brandon Sanderson en anglais pour voir ce que cela donne "en live".
Et puis, il y a ce côté addictif totalement incongru dans une histoire fantasy aussi dense que celle-ci. Cependant, c'est le tour de force que réussi à tous les coups cet auteur de grand talent. Les fragments d'histoire de chacun sont disséminés à travers le récit. Lentement. de telle sorte qu'il est impossible d'abandonner sa lecture. Chaque détail révélé nous en dit un peu plus sur la personnalité actuelle du personnage. Même de ceux qu'on ne voit pas beaucoup mais qui recèlent une importance capitale pour la suite.
Il y a très peu de personnages principaux mais ça ne rend le récit qu'encore plus fort avec une profondeur dans la personnalité de ces derniers qu'ils paraissent presque réels.
Se concentrer sur eux, si différents les uns des autres, permet à la fois d'englober plusieurs facettes de Roshar et de son système. Et en même temps, on se focalise sur l'important, sur ce qui est essentiel de comprendre à travers leurs yeux et leurs mésaventures.
Au final, malgré un nombre de protagonistes restreint, on en apprend peut-être plus que s'il y en avait 10.
Kaladin est sans conteste le summum des personnages masculins qu'il m'a été donné de rencontrer. Un peu au même titre que Vin dans Fils-des-Brumes. Il dégage une aura tellement puissante et intense que j'ai vraiment tissé un lien particulier avec lui.
Le paysage de Roshar, quant à lui, est très particulier je trouve. D'habitude, j'imagine toujours plein de verdure quand je lis de la fantasy ainsi que des rivières et des cités moyenâgeuses. Alors qu'ici, il ne me semble pas avoir lu aucune de ces choses. Kaladin se retrouve dans une plaine désertique et Shallan dans une cité construite à même la roche. C'est assez déprimant maintenant que j'y pense. Heureusement, les tenues pour le moins originales des gens donnent un peu de couleur dans tout ça. Je sais qu'il s'agit d'une pensée abstraite à évoquer mais finalement, Brandon Sanderson décrit tellement souvent ces détails que je me dis que cela ne peut être qu'important. Qu'il y a une raison à ce contraste.
En parlant de contraste, il y a aussi les animaux qui sont tout en carapaces alors que les hommes ont très peu de protection. L'être humain a toujours pris son inspiration de la nature pour évoluer mais dans ce récit, il n'en tire pas parti. Sauf Kaladin qui met a profit ses observations, comme s'il avait une évolution qui lui était propre, à l'opposé des autres. du coup, je me questionne sur le fait que l'auteur l'a peut-être fait exprès. Pour que Kaladin possède une certaine "supériorité innée et acquise" par rapport à ceux qui le croient faible et qui s'efforcent de le rabaisser à une condition de "sous-homme", en l'occurrence homme de pont. Après, c'est juste un ressenti personnel où je me fais des films toute seule et il n'y a aucune intention de la sorte de la part de Brandon Sanderson.
Et puis encore une fois on a droit a une magie aussi unique qu'elle est intrigante et élaborée. Et pourtant, c'est tellement subtil que c'est en crédible. C'est fascinant de voir évoluer ainsi un système magique tel que celui-là qui paraît ancré dans le monde qui l'entoure et où cependant beaucoup de mystères l'entoure encore.
En bref, un livre épique aux confins de l'inimaginable avec un Brandon Sanderson au sommet de son art dont la plume inégalable continue encore et toujours à me subjuguer.

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critiques presse (1)
Sceneario   29 mai 2017
On est happé par cette écriture, par cette aventure qui se dessine devant nous et qui nous laisse deviner des livres à venir absolument fascinants !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
StelphiqueStelphique   20 mai 2017
Toutes les guerres sont des jeux. le meilleur jeu qui soit, où les pièces perdues sont des vies véritables, où les trophées valent une véritable fortune! C'est là l'existence à laquelle aspirent les hommes. Se battre, tuer, gagner.
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MaksMaks   10 mai 2016
D’un pas étonnamment ferme, elle se mit en marche dans la direction où Jasnah avait disparu. Six mois plus tôt, elle avait exposé à ses frères un plan désespéré. Elle allait devenir l’apprentie de Jasnah Kholin, érudite, hérétique. Pas pour l’éducation. Ni pour le prestige. Mais afin d’apprendre où elle gardait son Spiricante.
Ensuite, elle le volerait.
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LaDimensionFantastiqueLaDimensionFantastique   27 juillet 2015
Un cheval noir massif galopait droit vers eux, portant un cavalier à l'armure brillante qui semblait dégager de la lumière. Cette armure était faite d'une seule pièce - pas de maille en dessous, rien que des plaques plus petites, d'une incroyable complexité. La silhouette portait un casque intégrale dépourvu d'ornements, et la plate était dorée. Il maniait d'une main une épée massive dont la longueur égalait la taille d'un homme. Ce n'était pas une simple épée droite - elle était recourbée, et le tranchant non aiguisé était crénelé, évoquant des vagues. Des gravures en couvraient la surface.
Elle était magnifique. Pareille à une œuvre d'art. Cenn n'avait jamais vu de Porte-Eclat, mais il comprit immédiatement ce qu'il était.
Comment avait-il pu prendre un simple pâle-iris en armure pour l'une de ces créatures majestueuses ?
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SioSio   28 juin 2015
- Est-ce Jasnah Kholin qui vous a enseigné ce talent au crayon ?
- Non, ardent, dit-elle, encore debout.
- Toujours aussi cérémonieuse, dit-il en lui souriant. Dites-moi, suis-je donc si intimidant ?
- On m'a appris à témoigner du respect aux ardents.
- Eh bien, je trouve pour ma part que ce respect est semblable au fumier. Utilisez-le où c'est nécessaire, et les cultures s'épanouiront. Répandez-le en trop grande quantité, et les choses se mettront simplement à empester.
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ElwingElwing   01 août 2015
— Père-des-tempêtes !
— Non, je m'appelle Malice. Mais je comprends que la méprise soit facile.
— A cause de l'air que vous brassez, grommela Dalinar, ou du bruit que vous faites ?
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Videos de Brandon Sanderson (21) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Brandon Sanderson
Rediffusion du live facebook de la rencontre avec Brandon Sanderson à la librairie La dimension fantastique (106 rue La Fayette, 75010 Paris) le 22 octobre 2016 .
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