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315 pages
Éditeur : Michel Lafon (08/02/2018)

Note moyenne : 3.78/5 (sur 61 notes)
Résumé :
La timide Tuva n'a pas grand-chose en commun avec ses camarades de classe. Elle ne se sent bien que sur l'île où elle habite, dans l'archipel de Stockholm dont elle connaît chaque recoin. Mais, alors que l'automne arrive, le changement se profile dans ce havre si tranquille. Des gens disparaissent en mer, des ombres se cachent sous les vagues et d'étranges lueurs éclairent la forêt. Lors d'une sortie, l'un des élèves s'évapore à son tour. La jeune fille se retrouve ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (35) Voir plus Ajouter une critique
Daniella13
  24 mars 2019
Je reste relativement mitigée sur ce premier tome. Je n'ai pas forcément été conquise par l'histoire qui était assez simpliste.
Tuva est une jeune fille de 12 ans que tous ses camarades de classe rejettent. Au fond d'elle, elle a toujours su qu'elle était différente des autres mais n'a jamais osé chercher plus loin. Mais quand un de ses camarades de classe, Axel, disparaît, elle va vivre une aventure incroyable et retrouver des créatures mythiques tout droit sortis des légendes... Elle est la seule à pouvoir sauver les habitants de l'île mais y arrivera t'elle...
L'écriture à quatre mains de Camilla & Viveca Sten fonctionne très bien. le livre se lit très rapidement et nous sommes plongés très rapidement dans l'intrigue.
Au niveau des personnages, je n'ai pas réussi à m'attacher à eux. Je les ai trouvé simple et sans grande importance. Tout était relativement joué d'avance. Les relations qui se créent n'ont rien d'extraordinaires et sont assez platoniques.
On voit que les auteures accordent de l'intérêt à la nature et au fait de protéger la mer Baltique de tous les déchets qui la pollue. Mais elles n'ont pas assez creuses le côté fantastique quand elles évoquent les elfes, les farfadets et autres créatures mythiques.
Pour moi c'est un peu trop survolé à mon goût et ça manquait de profondeur.
J'ai pu constater qu'un deuxième tome était sorti mais clairement aucune intrigue ne se finit sur le premier tome donc je ne vois pas sur quoi les auteures peuvent renchérir.
Malheureusement tout cela ne m'a pas donné envie de continuer et de découvrir le tome suivant. Il aurait fallu relancer un peu l'intrigue sur la fin pour donner envie au lecteur de poursuivre dans sa lancée.

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calypso
  25 février 2018
Je n'ai jamais lu aucun de ses romans mais je savais, avant de démarrer ma lecture, qui était Viveca Sten. L'auteure suédoise a délaissé pour un temps ses polars pour se lancer dans l'écriture d'une trilogie fantastique destinée aux adolescents avec sa fille. Si on laisse de côté quelques clichés assez répandus dans la littérature adolescente, le pari est plutôt réussi et je ne doute pas que La Fille de l'eau, le premier tome de la saga, saura trouver son lectorat.
L'héroïne, Tuva, a douze ans. Honnêtement, j'ai manqué cette information et j'ai lu une grosse partie du roman en pensant qu'elle était légèrement plus âgée… J'aurais dit 14 ans, peut-être en raison de sa maturité… Quoi qu'il en soit, la jeune fille est plutôt solitaire, rejetée par des camarades déjà peu nombreux : 40 élèves dans l'école, du CP à la 3ème. Tuva s'y rend chaque jour dans une petite embarcation à moteur, conduite par Östermann, qui passe d'île en île pour récupérer les élèves. Un jour, lors d'une course d'orientation en forêt organisée par son professeur d'EPS, un de ses camarades, Axel, disparaît mystérieusement… Cette disparition a-t-elle un lien avec les cauchemars qui viennent troubler ses nuits depuis plusieurs semaines ? Et que dire de ce qu'elle a ressenti et vu dans la forêt au moment où la disparition a eu lieu ? Poussée par les enquêteurs à avouer tout ce qu'elle sait, Tuva trouvera un allié en la personne de Rasmus, un de ses camarades, arrivé depuis quelques mois seulement dans sa classe.
Notre connaissance et notre compréhension des événements progressent en même temps que celles de Tuva puisqu'elle est l'unique narratrice du roman. On est en plein dans le topos de l'adolescente pas forcément bien dans sa peau et surtout isolée, en cela le roman manque un peu d'originalité. Cela dit, cela permet de brosser le portrait d'une adolescente proche de la nature et sensibilisée aux superstitions locales, contrairement à ses camarades qui ont des préoccupations d'adolescents. Mais le roman est original en raison du lieu où les événements se déroulent (l'archipel de Stockholm), un lieu propice au mystère et parfois angoissant, et surtout un lieu baigné de mythologie où les farfadets et autres esprits malicieux ont toute leur place. Ce n'est donc pas juste une histoire de disparition mais un hymne à la mythologique nordique à travers les croyances ancestrales révélées au fur et à mesure du roman. C'est plutôt bien ficelé. Les auteures ont également pris soin de glisser dans leur roman quelques allusions à un sujet qui leur tient visiblement à coeur : l'écologie. Les « quelques faits sur la mer Baltique » livrés à la fin du roman font froid dans le dos. On attend bien évidemment du tome 2 qu'il nous livre des compléments d'information sur les révélations faites.

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missmolko1
  10 mai 2019
La fille de l'eau est le premier tome de la trilogie de L'île des disparus et je dois dire que c'est prometteur pour la suite. C'est un roman écrit à quatre mains, en effet, mère et fille Sten s'associent ici pour leur première collaboration. Viveca Sten est connu en France pour sa saga Meurtres à Sandhamn mais on parle encore peu de Camilla pourtant connu en Suède.
J'ai beaucoup aimé ce roman mais si je peux me permettre juste une petite critique ça serait que le roman est vendu en France à partir de 12 ans alors qu'en Suède, la tranche d'âge est 8-12 ans. Et pour moi, clairement, il y a tromperie sur la marchandise dans l'hexagone. le roman est bien trop jeunesse pour un public qui rentre dans l'adolescence. Je chipote, je chipote mais bon, passons plutôt aux restes de mes arguments qui ne sont que favorables concernant cette lecture.
L'intrigue est passionnante et le suspense monte progressivement. On attend les révélations finales avec impatience et je dois dire que je n'ai pas été déçu. le roman part dans le fantastique, mêle la mythologie scandinave et les légendes à son histoire et c'est juste extrêmement réussi.
Les personnages sont attachants, Tuva d'abord qui est une jeune fille vraiment courageuse, Rasmus qui n'a plu également et tous deux formes une très belle équipe. Ils me tardent de les retrouver dans de prochaines aventures.
Enfin la sensibilisation du jeune public à la pollution en mer Baltique mais qui peut s'étendre à toutes les mers et océans de la planète est forcément une excellente chose et on ne peut que saluer la démarche.
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PapillonVoyageur
  04 avril 2019
Dans le courant du mois de Mars, j'ai découvert un roman vraiment génial (un coup de coeur !), mais j'ai manqué de temps pour écrire ma chronique. Désolée pour le retard ! Mais même après un mois, ce livre marque encore mes esprits. Je l'ai terminé en trois traites, je me suis juste interrompue pour le sommeil et le travail, sinon je l'aurais dévoré en une fois. Un récit fantastique simple mais complètement addictif. Je remercie les Éditions Michel Lafon pour leur confiance et cette découverte remarquable !

Le récit parle de Tuva, une jeune fille timide qui n'a aucun ami à l'école. En effet, un énorme fossé subsiste entre ses camarades et elle. En plus de la rejeter constamment, les autres adolescents ne sont pas forcément gentils avec Tuva. le seul endroit où elle se sent épanouie, c'est l'île de l'archipel de Stockholm, là où elle vit. Seulement, à l'arrivée de l'Automne, de plus en plus de gens disparaissent en mer, des ombres se cachent sous l'eau et des lueurs anormales éclairent la forêt. Durant une sortie scolaire dans les bois, un des camarades de Tuva s'évapore également. le récit devient alors un point de rencontre entre les superstitions marines et la mythologie nordique…

Le scénario de ce roman est une pépite, sans exagération. D'abord, nous sommes confrontés à un début empli de suspense, où l'on met en scène un terrible incident sans explication du contexte et des personnages. le chapitre suivant nous emmène alors dans le quotidien monotone et triste de Tuva. En effet, sa vie n'est pas des plus faciles : Elle se fait rejeter, voire parfois insulter, par ses camarades de classe depuis qu'elle est toute petite, n'a aucun ami hormis leur chien et rend parfois visite à sa mamie qui, elle aussi, semble en avoir contre elle. Bien que peu d'informations nous soient données, on ne peut s'empêcher d'avoir de la peine pour la jeune adolescente. On ne cesse de se demander « A-t-elle fait quelque chose de mal pour mériter autant de haine ? », mais peu importe la réponse, nous savons au fond de nous qu'elle ne mérite pas tout cela et ça la rend d'autant plus attachante. Mais je reparlerai d'elle dans le paragraphe sur les personnages ! Sinon, je trouve que les auteures exploitent vraiment bien les contes marins et la mythologie nordique ; je ne me rappelle pas avoir lu une histoire portant sur les créatures qui nous ont été présentées dans le roman, bien que nous en connaissons certaines d'entre elles.
Viveca et Camilla Sten revisitent avec brio des légendes et superstitions moins connues et usent d'un style très fluide. Bien que facile à lire et addictif, le livre fait cependant planer une ambiance d'angoisse et de malaise le long de notre lecture. Pas une fois, nous nous reposons sur nos lauriers. Les phrases rythmées percutent le lecteur et accélèrent les battements de son coeur. Un style singulier où se mêlent deux plumes aiguisées à la perfection. Ce roman se dévore sans modération ; mais quelle tristesse d'arriver à la fin !
Focus sur les personnages, en reprenant ce que je disais sur Tuva. Déjà, c'est la narratrice du roman, donc nous avons accès à l'entièreté de ses pensées. Les protagonistes narrateurs, avec moi, ça passe ou ça casse. Ici, c'est passé crème. Cette fille a le coeur sur la main, mais ne reçoit en retour que de la haine, sans vraiment comprendre pourquoi. Beaucoup de choses négatives lui tombent dessus et elle se voit contrainte d'y faire face avec son jeune âge. Bien que timide, elle s'avère très forte et courageuse. Et quand elle aime quelqu'un, elle est prête à tout pour protéger cette personne. À travers le récit, une faible évolution du personnage voit le jour, mais vraiment légère, puisque dès le début Tuva se montre déjà mature, gentille et intelligente. En dehors d'elle, il y a Rasmus, le seul hors narration dont je vais parler. Il s'agit d'un nouvel élève qui, avant la disparition de son ami Axel, ne prêtait pas énormément d'attention à Tuva. Son meilleur ami imitait et se moquait souvent d'elle, tandis que Rasmus restait le plus souvent très taiseux. Suite à l'incident qui se déroule au cours de leur sortie scolaire, ce personnage prendra un peu plus d'importance. Je l'ai trouvé intéressant et très sage. Au début, nous avons un préjugé sur lui mais il montre rapidement son vrai visage, et nous ne pouvons que l'apprécier. Malgré tout ce qui les dépasse, ces deux personnages devront faire face à d'étranges situations et s'armer de courage pour tenir bon.
Quand le récit se termine, le lecteur se sent libéré d'une lecture glauque et oppressante, à la fois fantastique et merveilleusement ficelée. La fin donne très envie de lire la suite, et j'avoue que j'étais vraiment dégoûtée de ne pas avoir le deuxième tome à portée de main. C'est une saga dont on ne ressort pas indemne. de plus, les auteures en ont profité pour insérer un message à leurs lecteurs en ce qui concerne un sujet qui leur tient particulièrement à coeur : l'écologie. La façon dont le scénario est tourné fait office de morale très légère, mais que nous ne pouvons ignorer. Les statistiques données clôturent l'histoire de Tuva avec spectacle, comme on dit. Une chouette initiative ! Bon, maintenant, je n'ai plus qu'à attendre le deuxième opus avec impatience…

Grosso modo, le premier tome de L'ile des disparus est un vrai roman de fantastique ; le surnaturel provoque peur, angoisse et malaise chez le lecteur, tout en l'oppressant par un style léger et rythmé. le suspense reste ancré dans chaque page de ce roman, jusqu'à ce qu'il ait réalisé sa mission d'emmener le lecteur à la dernière ligne de l'histoire. Rejoignez le bateau à moteur de Tuva afin d'explorer les régions atypiques mentionnées dans le livre, mais méfiez-vous de l'eau… Quand les légendes maritimes s'entrechoquent avec la mythologie nordique, la surprise et le mystère deviennent inévitables. Attachez-vous bien !
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Aelynah
  05 mars 2018
Je n'ai pas encore été attirée par les chants des sirènes des auteurs nordiques mais cela pourrait bien changer avec cette mère et sa fille suédoises et leur roman à quatre mains.
Tout y est pour faire un bon polar.
Une disparition. Une ambiance lourde et sombre. Des ennemis insidieux et fantomatiques.
Des mystères.
Nous sommes dans l'archipel de Stockholm. La météo de ce début d'automne vire déjà au froid et la brume est lourde et terrifiante.
Tuva est collégienne. La différence pour elle c'est que pour aller à l'école elle doit se déplacer en bateau et attendre chaque matin le bateau-bus qui la conduira ainsi que certains de ses camarades sur l'île de leur collège.
Ce matin-là il y avait une brume à couper au couteau et pourtant les professeurs avaient décidé de ne rien changer au programme et de laisser se dérouler la course d'orientation comme prévu.
Hélas c'est le drame !
Un des enfants disparaît. Tuva et l'un de ses camarades sont concernés en quelque sorte par cette histoire. Ils ont été témoins de quelque chose. Pourtant ils n'en touchent mot aux adultes de peur d'être moqués ou plus simplement pris pour fous.
Que s'est-il passé ce matin-là pour que Tuva doive secourir son camarade ?
Pourquoi, depuis lors, sent elle derrière elle lorsque la nuit tombe et la mer l'entoure une présence dangereuse et sournoise ?
Pourquoi ces cauchemars ?
C'est dans ce contexte lourd et tendu que Camilla & Viveca Sten nous emportent sous le ciel nordique au coeur d'un archipel d'iliens pour qui les histoires de marins, les superstitions sur la mer ne sont pas des histoires de bonne-femme à se raconter au coin du feu pour se faire peur.
L'île des disparus avance jour après jour et nous embarque à la suite de Tuva. Elle nous pousse à l'écouter là où les autres la rejettent. Elle nous pousse aussi à chercher la vérité derrière les superstitions.
Alors quand les événements commencent à s'enchainer, mystérieux et presque terrifiants. Que les créatures marines de nos cauchemars semblent s'ébrouer avant le grand réveil. Que la réalité devient si lourde et si terrifiante que vous préférez fortement être à votre place qu'à la sienne.
Alors vous savez que ces deux femmes ont trouvé l'ingrédient qui va vous tenir en haleine d'un bout à l'autre de ce récit. le polar de départ glisse alors doucement vers le fantastique et vous prend dans ses filets, vous étreint de ses longs doigts crochus et laisse couler quelques gouttes glacées au creux de votre cou.
Laissez-vous emporter vers les rivages nordiques, dans leurs superstitions et mystères et à la suite de Tuva et de son ami, frémissez de froid, de peur et d'incertitude.
Un premier tome qui m'a fait découvrir ces régions magnifiques, ces hommes et femmes simples et courageux mais aussi leurs légendes et leurs superstitions. Rien de tel pour donner envie d'en découvrir plus.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
missmolko1missmolko1   13 février 2018
Lorsque le petit bateau à voile s’écarta du ponton, le temps était calme, mais des nuages bas planaient à l’horizon. Ils emmenaient leur fille en mer pour la première fois.
– On est sûrs que c’est prudent ?
L’homme interrogea sa femme du regard. Elle répondit en opinant doucement. Elle connaissait bien la mer et voulait que sa fille apprenne à l’aimer. L’enfant dormait, abandonnée dans ses bras. L’eau était claire et lisse.
Le ponton disparut rapidement derrière eux. Le premier
coup de vent se fit à peine sentir. Il n’était que quinze heures, mais le soleil semblait sur le point de se coucher. Les vagues se levèrent peu à peu, déchirant la surface de l’eau et battant la coque du navire. L’écume éclaboussait la cabine, les voiles se gonflaient, prêtes à craquer.
La femme serrait sa fille fort dans ses bras. À présent,
une odeur glaciale annonçait la pluie. La petite se réveilla et regarda autour d’elle de ses grands yeux gris. Le ciel s’assombrit d’un coup.
– On doit faire demi-tour ! cria l’homme pour couvrir
les sifflements du vent.
Cette fois, la femme approuva d’un vif hochement de tête, serrant sa fille plus fort encore. La petite, enveloppée dans une couverture, ne bougeait pas un cil. On eût dit qu’elle flairait le danger. L’homme tenta de virer de bord, mais la tempête les avait trouvés. La pluie tombant à verse fouettait les voiles. La fillette gémit et se tortilla dans les bras de sa mère.
Il était trop tard pour revenir.
La mère entonna une chanson, mais le vent cinglant
avalait la mélodie. Les vagues grossissaient, menaçant
d’engloutir l’embarcation.
– Je ne vois plus rien ! s’écria l’homme.
Sa voix se noya dans les hurlements de la tempête. La mère se redressa pour regarder au loin, tout en pressant l’enfant contre sa poitrine. Quelques secondes plus tôt, elle apercevait encore les îles qu’elle connaissait depuis son enfance. Mais à présent, elle ne discernait plus rien. Dans la pénombre, les îles avaient disparu. L’horizon et le ciel s’étaient transformés en une grande nuée grise.
Un décor inconnu et effrayant.
La peur s’abattit sur elle comme une lourde pierre.
– Attendons que ça se lève ! s’écria-t-elle. Essaie de
nous mettre à l’abri !
Le bébé hurlait.
Pendant un instant, le temps sembla s’arrêter. Une vague passa par-dessus le bastingage, telle une créature maléfique déchaînée. La femme vit le fond du bateau disparaître sous ses pieds et le voilier chavira. Jamais le rythme du monde ne lui avait semblé si rapide et si lent à la fois.
Elle sombra dans le chaos, cernée d’eau et de grondements. Elle remonta à la surface après quelques
secondes. Sans même qu’elle en ait conscience, des cris
s’échappèrent de sa bouche :
– Où est-elle ? hurlait-elle, encore et encore, d’une
voix éraillée.
L’homme plongea dans les profondeurs à la recherche de l’enfant. La femme s’élança à son tour, se débattant dans les courants et se forçant à ouvrir les yeux dans l’eau noire et glaciale. Plus la cruelle réalité s’insinuait en elle, moins elle pouvait l’accepter.
La mer lui avait pris sa fille.
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missmolko1missmolko1   10 mai 2019
Quelques faits sur la mer Baltique
Il s’agit d’une des mers les plus polluées au monde.
90 millions d’habitants vivent dans les neuf pays qui l’entourent.
Les trois problèmes les plus graves sont le rejet de polluants toxiques, l’eutrophisation et la surpêche.
Il s’agit d’une petite mer intérieure, d’une profondeur moyenne de 55 mètres seulement (contre 1500 mètres pour la Méditerranée, par exemple). Voilà pourquoi elle est particulièrement sensible à la pollution.
L’eau de la Baltique met trente années à se renouveler.
Sur les plages de Suède, on trouve 133 déchets tous les 100 mètres.
Une bouteille en plastique peut résister 450 ans dans l’eau.
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calypsocalypso   25 février 2018
Lorsque nous accostons, la coque heurte le ponton et de l'eau jaillit par-dessus bord et arrose mon jean. Ce choc froid réveille mes cauchemars.
Un bain gris et gelé. Une fumée brûlante qui m'emplit la gorge, comme du feu embrasant mes poumons. Et la surface tout en haut, si loin.
Depuis des semaines, je rêve chaque nuit que je me noie.
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missmolko1missmolko1   25 février 2019
– Je suis Ivar Henriksson, se présente le brun. Et voici Daniel, Daniel Berggren, ajoute-t-il en désignant son collègue qui s’est installé à côté.
– Mes parents ne sont pas censés être là pendant que vous me posez des questions ? remarqué-je.
Si je fais semblant de connaître les règles, c’est pour avoir l’air plus âgée et surtout éviter de montrer qu’ils m’effraient.
Ivar esquisse un sourire. Son expression est moins forcée que celle de Maria.
– On les a appelés, précise-t-il. Ta mère est en chemin, mais on s’est dit qu’en l’attendant on pourrait commencer.
– Commencer quoi ?
– Nous ne pensons pas que tu aies fait quoi que ce soit, Tuva, répond Ivar. Nous voudrions simplement savoir ce qui s’est passé tout à l’heure.
– Donc, ce n’est pas un interrogatoire ?
Ma voix est plus aiguë que d’habitude. Je serre les mâchoires à m’en faire mal.
Ivar hausse les épaules.
– Pas besoin de mettre un nom là-dessus, commente-t-il. On veut juste t’entendre nous dire ce qui est arrivé dans la forêt, ce dont tu te souviens. Si tu vois ça comme un interrogatoire, disons que c’en est un.
Ce n’est pas vraiment une réponse.
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missmolko1missmolko1   07 mars 2019
J’enfonce les doigts dans les poils rêches de Bellman et je ferme les yeux. L’animal ne bouge pas. Après un long moment, je me relève et lui caresse le museau.
- Allez viens, on rentre à la maison. Ça suffit pour aujourd’hui.
Tandis que nous nous éloignons, j’entends des buissons frémir derrière nous. Mon cœur cogne dans ma poitrine. Je cours jusqu’à la maison, Bellman à mes côtés, qui aboie joyeusement, croyant que c’est un jeu.
J’espère qu’il a raison.
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Vidéo de Camilla Sten
Bande annonce (VO) du roman Staden de Camilla Sten
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