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ISBN : 2234078237
Éditeur : Stock (01/06/2016)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 11 notes)
Résumé :
Imogen Tate, 42 ans, rédactrice du magazine Glossy, est une légende dans le milieu de la mode, mais ne maîtrise ni les tweets ni Instagram. Après un long arrêt maladie, elle trouve son assistante Eve Morton, diplômée de Harvard, d'une ambition démesurée et armée de son iPhone, aux commandes du magazine, qu'elle est bien décidée à transformer en application. La carrière d'Imogen est en danger.
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
iris29
  25 juillet 2017
Prenez "Le Diable s'habille en Prada " (pour le décor) , ajoutez le film "All about Eve " de Mankiewicz (pour l'histoire) , et vous obtenez grosso modo, la toile de fond de "Qui veut la peau d' Imogen Tate ?"....
A la suite d'un arrêt maladie de 6 mois ( dû à un cancer du sein ) , Imogen Tate est de retour comme rédactrice en chef du magazine de mode "Glossy".
Mais là : stupéfaction ! Une ancienne assistante , désormais détentrice d'un MBA, occupe la place , et a bien l'intention de foutre dehors le vieux dinosaure qu'est Imogen(42 ans ) . Il faut dire que cette dernière est réfractaire à tous les réseaux sociaux , Instagram, tweet etc... elle n'y comprend que couic et le magazine est en train de basculer dans le 21° siècle . Imogen ne pourra compter que sur sa bonne éducation, sa politesse et sa gentillesse pour inverser le cours des choses (et du temps...) .
Je me suis totalement reconnue dans Imogen , vu que je suis (presque) aussi "dinosaure" qu'elle , mais au lieu d'avoir de l'empathie , le sentiment qui a dominé chez moi, c'est l'exaspération au vu de tous" les machins techniques cités" sur des pages et des pages au détriment de la création artistique qu'est un magazine .
J'ai eu du mal à croire qu'elle pouvait s'en sortir , au poste qu'elle occupe en étant aussi nulle en technologies.
Et j'ai eu du mal à croire que le paysage digital ait changé en aussi peu de temps (6 mois , c'est court) .
Le coté harcèlement que subissent Imogen et d'autres employées est par contre, très réaliste , très bien décrit . C'est une réflexion (légère...) sur le coté inhumain de certaines entreprises, l'adaptabilité qu'on demande toujours aux employés, les heures sup'. Personne , à son retour, ne demande à Imogen comment elle se sent après un cancer ...
Une petite réflexion sur le modèle de société que l'on veut laisser à nos enfants est à avoir ...
Dés les 10 premières pages , la relation avec le film " All about Eve ",s'impose , ( les auteurs y font un clin d'oeil page 136) . Il raconte l'admiration qu'éprouve une jeune aspirante actrice ( Eve) , pour une actrice de théâtre , plus âgée, hyper célèbre ; la façon dont elle l'aborde, devient son assistante, et intrigue pour lui piquer un rôle, sa vie, sa carrière, ses amis .
J'ai adoré cet hommage, et, en quelque sorte , l'exercice de réécriture qu'en font Sykes et Piazza.
C'est une comédie ultra connectée, menée tambour battant ; ici , ni histoire d'amour, ni humour , mais ambition , complots, et univers de la mode .
Si ce roman vous tente, faites un tour du coté d'Eve de Mankiewicz, et laissez vous ensorceler par Anne Baxter et les " Bette Davis Eyes " , sublimissime film .
(avec aussi une des premières apparitions de Marilyn...)
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LiliGalipette
  19 avril 2016
En 1999, Imogen Tate était à la pointe du journalisme mode. En 2015, une révolution numérique et un long congé maladie plus tard, elle est complètement dépassée. Pas par la mode, mais par les nouveaux moyens d'en parler. Alors que Glossy, le magazine dont elle est rédactrice en chef, va devenir une application exclusivement numérique – exit le papier glacé, bonjour le clic déshumanisé –, Imogen doit composer avec Eve Morton, son ancienne assistante, devenue numéro deux du magazine, et dont les dents rayent le parquet. « Eve, vingt-six ans, un regard de pure ambition sous un trait d'eye-liner prune. » (p. 17) L'ambition, ce n'est pas une mauvaise chose, mais à la sauce d'Eve, c'est une machine de destruction massive et un mépris total des bonnes manières. « Personne ne se parle au téléphone. Fais-moi un mail. Ou un texte. Je gère cinquante trucs à la foi, alors s'il te plaît, ne m'appelle pas. » (p. 37) Chef tyrannique et sans-gêne, elle fait peu à peu perdre à Glossy son élégance et la confiance des créateurs de modes. « Je suis la nouvelle garde de la presse numérique, et toi l'arrière-garde de la presse magazine. » (p. 84) Désormais en retrait dans son propre magazine, Imogen doit rattraper son retard : Facebook, Twitter, Instagram et tous les autres réseaux sociaux sont la nouvelle façon de communiquer, et elle doit s'y mettre si elle veut, à 42 ans, garder sa place dans le monde impitoyable de la consommation ininterrompue. « L'hypothèse qu'un magazine puisse dégager des bénéfices en proposant ses articles gratuitement demeurait un mystère. […] le monde de la presse avait tellement changé. Elle le savait. Sites, blogs, tweets, liens, envois multiples… le public était devenu complètement accro. » (p. 29) Pauvre Imogen, pas facile de faire la mode en 140 caractères !
J'ai beaucoup de difficulté à accorder le moindre crédit au postulat de départ de ce roman : après six mois d'arrêt maladie, Imogen se retrouve dépassée par les nouvelles technologies. Or, l'intrigue se situe en 2015, à New York. Facebook et Twitter ont déjà quelques années, et à moins d'être une vieille dame recluse dans une cabane, il est hautement improbable qu'Imogen soit à ce point incapable d'utiliser ces réseaux sociaux. « Imogen savait pertinemment qu'elle montre une mauvaise foi, caractérisée, chaque fois qu'il était question d'Internet, elle enfouissait sa tête dans le sable. » (p. 44) En outre, elle a suspendu son activité professionnelle pendant six mois, pas pendant six ans. Qu'elle ne sache pas ce qui a remplacé la disquette en 2015 relève de l'aberration ! OK si elle ne maîtrise pas le Cloud, mais le CD-Rom a vingt ans et la clé USB est entrée dans les usages depuis plusieurs années. Je suppose que le message à retenir est qu'Imogen négocie plutôt bien son rattrapage numérique et qu'une carrière n'est pas finie à 40 ans. Et encore heureux !
Passons sur cette image de la quarantenaire à la bourre sur les questions numériques. Passons aussi sur le name-dropping de luxe qui inonde les pages jusqu'à l'overdose. le roman offre quelques réflexions évidentes, parfois maladroitement assenées et martelées, mais qui ont le mérite d'être claires. Oui, on consomme trop, on est fiché, on est foutu. Non, le numérique n'est pas que négatif, il faut apprendre à s'en servir, traquer les abus et promouvoir les bonnes pratiques qui passent surtout par une relation équilibrée entre réel et dématérialisé. le harcèlement virtuel est traité d'assez loin, mais avec suffisamment de doigté pour interpeller sans susciter un engouement morbide. Bref, on le sait, on vit tous avec un écran dans le creux de la main : attention à ne pas se couper du monde, ni à vouloir réinventer l'eau chaude. Il y a des vieilles marmites qui font encore de très bonnes soupes !
Qui veut la peau d'Imogen Tate est un roman sans prise de tête, agréable à lire et avec un dénouement positif attendu. Cette histoire est tout à fait adaptable au grand écran, pour une comédie chic et générationnelle un peu acide. le milieu de la mode rappelle inévitablement le diable s'habille en Prada, à l'inverse qu'ici, c'est l'assistante qui tyrannise la boss. « Eve avait décidé de la saboter. » (p. 121) Cette lecture était plaisante, mais je n'en suis très clairement pas la cible puisque j'ai passé plus de temps à pointer ce qui ne fonctionnait pas qu'à profiter du divertissement.
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wentworth23
  30 mai 2016
Tout d'abord un grand merci à Babelio pour m'avoir sélectionné pour ce titre lors de la dernière opération Masse Critique.
Alors quid de cet ouvrage?
Imogène, 42 ans, icône du monde de la mode, prend un congé maladie de 6 mois et laisse son magasine aux mains de son assistante Eve....
Le retour est rude, pendant son absence, Eve, jeune geek aux dents longues a converti le magasine papier en édition numérique... et voilà la "pauvre" Imogène complètement dépassée, en proie à des craintes pour son poste, son avenir, son magasine. Eve profite de son désarroi et de son sentiment d'infériorité pour gravir les échelons, creuser son trou quitte à y enterrer avant sa patronne.
Lecture plaisante, j'ai passé un bon moment malgré certaines invraisemblances. Autant le passage du papier au numérique en 6 mois est tout à fait crédible, autant la situation d'Imogène est grotesque et assez irréelle. Comment une femme de quarante ans peut-elle se retrouver à ce point dépassée par les outils numériques en seulement 6 mois? Internet, les réseaux sociaux ainsi que tous ces supports numériques ne sont pas apparus du jour au lendemain, surtout en 2015!!!
Les personnages sont à mon goût un peu trop lisses, un peu trop caricaturés : la pauvre, parfaite et innocente Imogène face à l'arriviste Eve sans foi ni loi. J'aurais aimé un peu plus de nuances ; L'odieuse Eve m'a beaucoup fait rire, on adore la détester mais je ne me suis guère prise de compassion pour Imogène. Elle ne m'a inspiré qu'un seul sentiment, de l'exaspération, une seule envie, lui "coller des baffes" pour la secouer un peu. Mon dieu qu'elle est molle!!
Cela reste néanmoins un livre drôle qui sans être non plus un plaidoyer contre la surconsommation du numérique (faut pas exagérer non plus, ça reste de la chick-lit), pointe du doigt certains travers du tout-écran et les possibles dérives de l'open data.
Bonne littérature de vacances, sans prise de tête.
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ConfrerieMelyne
  06 juin 2016
Merci à Babélio pour m'avoir sélectionné lors de la dernière masse critique.
Ce livre est pour moi un roman d'été. J'entends par là qu'il se lit tranquillement sans prises de tête. Cependant j'ai eu un gros soucis avec Imogen tout au long de l'histoire.
Imogen rédactrice en chef du grand magasine Glossy se voit forcer d'être en arrêt maladie pendant 6 mois et à son retour c'est son assistante Eve qui a prit sa place et qui a fait de son magasine papier,une application uniquement numérique.
Et là c'est le drame. Imogen, du haut de ses 42 ans (oui parce que visiblement on est déjà vieux à cet âge là) est complètement perdu avec internet, avec son iphone et les réseaux sociaux.
Les réseaux sociaux sont sortis bien avant 2015 et même si elle est en arrêt maladie elle aurait du passer son temps sur le net pour rester à la page de la mode mais visiblement non elle a passé 6 mois dans le noir à attendre de pouvoir reprendre son travail ,ce qui n'est pas crédible surtout à quarante ans à New York.
Je n'ai pas pu m'empêcher de faire une petite comparaison avec "le diable s'habille en prada" que j'avais dévoré à l'époque.
On comprend que dans le milieu de la mode il ne fait pas bon de s'arrêter de travailler car il y en aura toujours qui voudront prendre votre place .C'est ce qui arrive à Imogen qui a perdue sa place au profit de son assistante,qui elle,est jeune et déterminée.
C'est vraiment cette ancienne assistante qui m'a plu.Elle est détestable à souhait contrairement à Imogen qui est très, voire trop plate.
C'est tout à fait le genre de lecture que j'apporterai avec moi sur la plage.
Lien : https://www.facebook.com/166..
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Vudemeslunettes
  21 juin 2016
Imogen Tate, la quarantaine, est rédactrice en chef d'un magazine de mode à succès. Alors qu'elle revient au bureau après une absence maladie de 6 mois, Imogen se retrouve face à Eve, une de ses anciennes assistantes, aujourd'hui peste aux dents longues qui a bien envie de révolutionner le monde selon ses envies à elle !
Imogen doit donc se confronter à une situation exceptionnelle : en moins de 6 mois, son magazine à succès n'est désormais plus que numérique, un téléphone greffé dans la main, l'ensemble de l'équipe ressemble d'avantage à une horde de zombies qui doit publier du contenu à tout moment de la journée ou de la nuit, sans oublier de twitter, instagramer … Mais Twitter, Instagram et tout ce tralala numérique, Imogen n'y connaît pas grand chose. Un fossé autant générationnel que technologique qui risque de compromettre l'avenir du magazine à succès qu'Imogen a tant eu à coeur de développer.
Il y a deux choses que j'ai aimé dans ce roman.
Tout d'abord il y a l'aspect « technologique ». Celui d'intégrer les nouvelles technologies et la façon dont on s'adapte en fonction de son « âge ». Aujourd'hui les jeunes ont des facilités mais peut-être pas assez de recul. Les réseaux sociaux et ces technologies nous semblent naturelles et on ne pourrait plus s'en passer. Alors que pour la génération représentée par Imogen, c'est un fonctionnement auquel il faut savoir s'adapter. Imogen fait partie de ces gens pour qui réseaux sociaux ne représentent pas grand chose, mais son état d'esprit est ouvert et elle démontre qu'en si intéressant un minimum, on peut s'en sortir … et avoir de très bonnes idées ! Les nouvelles technologies ne sont pas réduites à de simples technologies, leur importance est franchement démontrée et le roman aborde autant ce qu'elles ont de plus négatif que ce qu'elles ont de positif.
Il y a également cette inversion des rôles. Dans de nombreux romans, c'est souvent « l'âge qui prime ». L'expérience de la vieille école sur les petites jeunes qui sortent de l'école. Dans « Qui veut la peau d'Imogen Tate ? », le bourreau est la petite jeune tandis que la victime est la quadragénaire, celle qui a pourtant déjà fait ses preuves et qui connaît le monde. Une inversion des rôles qui colle au thème des réseaux sociaux et des nouvelles technologies évoqué par le roman. du harcèlement aux mauvaises blagues, rien n'est laissé au hasard.
« Qui veut la peau d'Imogen Tate ? » est un roman agréable à lire. Si la rivalité professionnelle est au centre du roman, la mise en avant du fossé qui existe entre jeunes et moins jeunes par les nouvelles technologies et les réseaux sociaux apporte un côté très original et appréciable à l'histoire.
Lien : http://vudemeslunettes.fr/20..
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
iris29iris29   25 juillet 2017
La génération 2000, nouvelle cible démographique, vivait dans un monde sans pitié. Ils étaient rentrés dans l'adolescence à l'ombre du 11 septembre. L'économie était en berne au sortir du lycée et le marché du travail pire encore une fois leurs diplômes en poche. Ils voulaient consommer des contenus drôles et optimistes, qui ne réclamaient pas plus de deux minutes d'investissement. Ils ne passaient pas des heures à feuilleter des magazines. Ils surfaient, ils cliquaient, ils partageaient, ils likaient. Plus important : lls se fichaient que le contenu soit du placement de produits, du moment qu'ils pouvaient l'épingler avec un LOL ou un MDR.
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iris29iris29   26 juillet 2017
(...) chacun, ici , n'avait d'yeux que pour son téléphone, indifférent à ce qui se passait autour de soi. Si votre vie toute entière tenait au creux de votre paume, quel intérêt y avait-il à se trouver dans une pièce entouré d'autres personnes?
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iris29iris29   26 juillet 2017
A quoi bon avoir son propre appartement quand on dispose de tout ce dont on a besoin chez ses parents ? On est bien nourries - ils mangent tous sain et bio - , on est blanchies. Sans compter que... qui peut espérer se loger à Manhattan, avec nos salaires ?
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iris29iris29   24 juillet 2017
(...), quarante ans était " l'heure de pointe de la vie" . Pour Victor Hugo, c'était "la vieillesse de la jeunesse".
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iris29iris29   24 juillet 2017
Pour être irremplaçable, il faut être différente.
- Coco Chanel
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