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ISBN : 207273343X
Éditeur : Gallimard (08/06/2017)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 212 notes)
Résumé :
Quand Mae Holland est embauchée par le Cercle, elle n'en revient pas. Installé sur un campus californien, ce fournisseur d'accès Internet relie les mails personnels, les réseaux sociaux, les achats des consommateurs et les transactions bancaires à un système d'exploitation universel, à l'origine d'une nouvelle ère hyper-numérique, prônant la civilité et la transparence. Alors que la jeune femme parcourt les open-spaces, les immenses cafétérias en verre, les dortoirs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (65) Voir plus Ajouter une critique
Malivriotheque
  30 avril 2018
Mae n'en revient pas : elle travaille au Cercle, l'endroit le plus in et le plus influent de la planète ; une tech-company qui fait rêver tout un chacun et traite ses employés comme des rois. Elle ne cesse de remercier Annie, son ex colloc de fac qui l'y a fait rentrer. Si Mae montre dès les premiers jours de l'enthousiasme à travailler, elle met toutefois du temps à s'habituer aux us et coutumes de la boîte, centrée sur le partage. Il ne lui faudra pas longtemps pour s'intégrer parfaitement et faire tout ce qu'on lui demande, sans se rendre compte qu'une transformation s'opère en elle...
Si vous avez lu et aimé 1984 (Orwell), le Meilleur des mondes (Huxley) ou encore Fahrenheit 451 (Bradbury), il faut compléter avec le Cercle, tout aussi ambitieux, d'autant plus qu'il est complètement ancré dans le monde numérique moderne qui nous entoure et gère notre vie depuis qu'internet est devenu accessible au grand public et que les réseaux sociaux ont émergé.
Le Cercle, c'est une compilation contemporaine et revue au goût du jour du pire que l'humanité avec ses grandes idées puisse nous réserver.
Le Cercle, c'est une allégorie même pas cachée du pouvoir que les géants de l'informatique tels Facebook et Google détiennent aujourd'hui ; pouvoirs sur l'information (et a fortiori la désinformation), sur la vie privée (et a fortiori ce qui ne le sera plus jamais vraiment), sur la liberté d'expression (ou pas) et la personnalité propre en fonction du regard d'autrui (comme si on était les mêmes IRL et online...).
Dave Eggers nous présente une société fictive aux relents bien réels installée sur un campus californien aux airs paradisiaques calqué que le modèle des tech-companies de la Silicon Valley, comme Facebook à Palo Alto (qui zyeute grandement sur Menlo Park et une future expansion de la taille d'une ville), Apple et son tout nouveau Apple Park à Cupertino (déjà trois campus dans la région, pourquoi s'arrêter là ?), ou même le Googleplex à Mountain View de Google, qui ne cesse de croître et vient encore d'acheter des milliers de mètres carrés à San Jose. Des villes dans des villes (et je ne vous parle pas du gravissime problème de logement qui court actuellement dans la Bay Area à cause de ça, généré entre autres par une politique depuis vingt ans d'acceptation de construction d'entreprises mais pas de logements, bref une toute autre histoire... ou pas). Ces entreprises, on le sait (et l'on pourrait aussi citer Amazon), ont ce qu'on appelle le monopole dans leurs marchés respectifs. L'auteur ne fait qu'à peine exacerber cette capacité d'un groupe unique à concentrer tous les pouvoirs et toutes les informations, et a ainsi, seulement cinq ans avant le drame Cambridge Analytica, dénoncé le fait que ces géants ne faisaient que bouffer nos données personnelles, les compiler, les analyser, les décortiquer pour mieux les utiliser, les revendre à prix d'or, pour mieux cibler, viser, attaquer de manière insidieuse les pauvres victimes consentantes malgré elles que nous sommes. Parce que nous aimons ces gadgets ; nous sommes devenus, volontairement ou non, des dépendants insouciants et imprudents.
Eggers ne fait, dans cet ouvrage, que pousser à peine des limites déjà atteintes et souvent déjà repoussées. Sous couvert à chaque fois de bonnes intentions comme le but d'éradiquer les violences familiales, les enlèvements d'enfants ou le crime en général, les personnages responsables de la firme développent les dernières technologies capables d'enlever toute liberté individuelle, se préparant derrière une pluie de smileys à une tyrannie globale qui de loin n'en a pas l'air mais que personne ne pourra jamais combattre.
Sans jamais dire que derrière toutes ces innovations censées régler tous les malheurs du monde il y a des atteintes graves et supplémentaires à l'indépendance, le lecteur comprend toutefois très vite les enjeux et problématiques que suscitent de tels "progrès". On écarquille les yeux, on lâche des "oh, purée" d'hallucination tant on ne serait probablement pas d'accord qu'un pas en avant vers la sécurité nous ramène trois pas en arrière vers une autorité despote et l'hégémonie, que tout le monde puisse voir à n'importe quel moment où on est et ce qu'on fait, ce qu'on a mangé, ce qu'on pense, si on est endetté, si on a voté aux dernières élections et surtout pour qui, si notre cholestérol a augmenté voire même si on a des criminels dans la famille, idées toutes développées dans ce livre (d'ailleurs, aurions-nous tout autant halluciné en 1990 si on nous avait dit qu'un jour on partagerait nos photos et notre vie à des inconnus qui peuvent interagir avec nous en un clic ? Et aurions-nous été d'accord que ces plateformes soient utilisées pour nous bombarder de publicités, nous inciter à l'achat jusque dans notre maison, collecter nos données personnelles tout en sachant que n'importe qui, même à 10 000km et sans s'être jamais vus, pourrait critiquer ce qu'on fait et ce qu'on dit, jusqu'à même qui on est et tous les pauvres détails qui peuvent emballer une photo ou un commentaire, ou nous traiter de tous les noms sans justification ? Aurions-nous dit "oui" à une telle société ?).
Le Cercle, c'est purement et simplement une secte. Ses employés, incités à ne jamais quitter le campus qui dispose de tout (pratique, non ? Oui mais...), sont tous complètement façonnés et moulés dès leur arrivée, sont tous des disciples inconscients d'une organisation qui se cache derrière la technologie et le fric, derrière les cadeaux, la bouffe gratuite, l'abonnement à la gym inclus, les massages fournis, la boutique sur place et le gîte/couvert offerts. Les trois grands patrons se font nommer rien de moins que "les 3 Sages", qui d'ailleurs eux ne participent pas franchement à toute la "transparence" qu'ils réclament de leurs collègues et de la population mondiale. On y reconnaît en outre l'empreinte d'une société telle que celle de l'Eglise de Scientologie, dont le but scandé est la création "d'une civilisation sans folie, sans criminel et sans guerre, dans laquelle les gens capables peuvent prospérer et les gens honnêtes peuvent avoir des droits, et dans laquelle l'homme est libre d'atteindre des sommets plus élevés", mais dont les méthodes sont loin de rejoindre leur candide slogan, et pour qui la pression, l'intimidation, le chantage, l'interdiction de circuler hors du cocon et la pensée totalitaire sont de mise. Exactement comme au Cercle, qui pense aussi avoir une mission, celle de rendre le monde transparent, accessible à tous, car le savoir est la propriété de tous. Car rappelons-le, au Cercle : Partager, c'est aimer ; garder pour soi, c'est voler". Notons d'ailleurs, entre brèves parenthèses, qu'à leur système nommé TruYou (qu'on pourrait traduire par "le vrai soi") on pourrait simplement ajouter une lettre et obtenir ThruYou ("à travers soi", dans le sens "je vois tout de toi"), une simple distorsion orthographique et phonétique qui veut pourtant tout dire...
Quant à ce qu'ils exigent de leurs employés qui bossent chacun avec neuf écrans d'ordinateur, deux bracelets électroniques et un casque audio qui parle tout le temps, ça peut s'assimiler à de l'asservissement, de l'abus de pouvoir, de l'esclavagisme pur et simple que les pauvres brebis pas errantes du tout (et c'est ça le pire) se voient contraintes d'accepter, parce que ça a l'air normal, que c'est comme ça que ça marche ici, qu'on le demande avec le sourire et parce qu'on leur a bien fait comprendre qu'ils faisaient partie d'une communauté, d'un avenir en marche, qu'on leur a servi le blabla de la chance d'être un écrou dans le changement imminent de l'ordre mondial (prenez "ordre" dans les deux sens) et que sans eux le Cercle ne serait rien et que le Cercle, bien sûr, les aime.
Et puis toute la notion du regard de l'autre. Des autres, de la communauté. du monde. Les exigences relationnelles, le pouvoir d'un pouce levé, d'un commentaire. L'influence, les followers, le reflet de soi dans les écrans des autres. le harcèlement de l'image. La perte de son identité propre soumise au jugement de la masse...
Ce livre, qui n'est pourtant pas écrit dans une prose phénoménale, il faut l'avouer, fait néanmoins immensément réfléchir à notre condition actuelle, notre nouveau moi face au monde virtuel, à ce que le monde informatique peut aussi bien nous offrir que nous voler.
C'est de l'anticipation ? Non, c'est demain. C'est maintenant.
Brillant.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Renod
  31 juillet 2017
Le Cercle est le portail qui a absorbé Facebook, Twitter et Google grâce à son innovation majeure : TruYou, le « vrai moi ». L'internaute n'a plus qu'un seul compte, un seul mot de passe, un seul système de paiement. Mais surtout il apparaît sous sa véritable identité. Tout est désormais public et enregistré : ses commentaires, ses achats, son activité sur les réseaux sociaux. Les fondateurs du Cercle souhaitent aller plus loin et parvenir à une transparence totale. L'idée est que seuls ceux qui ont des choses à se reprocher ont besoin de l'anonymat. Consulteriez-vous des sites pornographiques si votre historique de navigation était public? Accompliriez-vous une mauvaise action si votre comportement était observé par des dizaines de caméras et des centaines d'internautes? La société multiplie les innovations et cherche à atteindre la complétude du cercle : il faut tout voir et tout savoir. Nous rentrons dans les arcanes du Cercle en suivant l'intégration de la jeune Mae Holland au sein du "service client" de l'entreprise. Il lui faudra partager, commenter et évaluer en permanence. Elle se doit d'être active et réactive face à un flot intarissable de sollicitations. Ce personnage sera le prisme au travers duquel seront dénoncés l'écrasement de l'intime et de la vie privée. le virtuel prend le pas sur le réel, l'être humain est saturé de sollicitations en tout genre et de bienveillance stérile. le roman nous questionne sur les conséquences perverses que pourraient avoir l'invasion des nouvelles technologies sur nos vies privées et nos libertés individuelles. Ce n'est certes pas une oeuvre sans défaut, on peut notamment lui reprocher des personnages plats et une intrigue sans surprise - mais c'est assurément un roman et invite à la réflexion dans la lignée de la série "Black Mirror".
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Bazart
  02 août 2017
The circle", le film réalisé par James Ponsoldt, adapté du roman d'anticipation Dave Eggers sorti en salles en france le 12 juillet dernier après avoir connu un échec cuisant aux USA, et ce, malgré la présence d'Emma Waston et de Tom Hanks au générique.
En dépit de la présence d'Eggers comme coscénariste du film, l'adaptation cinématographique n'est pas aussi forte et convaincante que le livre original, et cela certainement du à des concessions et un besoin de la production de rendre le film plus grand public, public d'Emma Waston oblige.
Avec ce livre qui a connu un beau succès aux Etats Unis, l'auteur imaginait une terrifiante mais très juste dystopie dans laquelle une entreprise, ressemblant à s'y méprendre à Google, prend le contrôle de nos vies.
Une critique glacante et particulièrement pertinente des réseaux sociaux et de la façon dont ils s'immiscent dans la vie de tout un chacun.
Bref, une version contemporaine et un peu moins abrupte du 1984 d'Orwell, où la coercition se fait non pas par une milice, mais par la pression du collectif et de la nécessité d'être toujours bienveillant - comme l'est en surface le patron de la boite joué par un Tom Hanks plutôt étonnant en léger contre emploi- même si cela entrave notre intimité.
Dave Eggers vise juste, en trouvant un équilibre entre le crédible et ce qui est encore de l'anticipation et particulièrement terrifiant.
En suivant Mae, jeune provinciale fraîchement embauchée, on découvre un gigantesque campus dédié aux salariés du Cercle, lieu de travail idyllique où tout le monde est souriant et attentionné, où les supérieurs sont soucieux du bien-être de leurs subordonnés, où tout, enfin, est fait pour que vous vous sentiez accueillis à bras ouverts.

The circle, le film comme le le livre, aborde avec pertinence et perfidie la thématique des effets néfastes des réseaux sociaux et de la sur-consommation d'écrans dans notre quotidien, comment les multinationales utilisent les informations qui nous échappent, Uet comment de belles intentions au départ entraine une violation de la vie privée voire le libre choix des individus.
Cependant, ce qui était assez clair et prenant dans le livre d'Eggers l'est moins dans le film de James Ponsoldt, à cause d'une narration qui supprime quelques passages et personnages importants du livre, rendant certaines décisions de l'héroïne difficilement compréhensible, notamment dans une seconde partie pas franchement convaincante et un dénouement tellement abrupt qu'il en devient abscons.
De nombreux ingrédients du livre ont été retirés ou transformés, ce qui a contribué à changer le sens et le discours de l'oeuvre et le rendre plus confus et diffus.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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Le_chien_critique
  06 janvier 2017
Violence des échanges en milieu tempéré
Bienvenue au Cercle, un réseau social 4.0. Son crédo : la transparence et votre bien-être. Son crédo "Tout ce qui se produit doit être su".
Un beau gâchis.
Le nom du personnage principale Mae, le lieu une entreprise de technologies numériques. J'ai eu peur de me trouver devant la novélisation de la novela Cookie monster de Vernor Vinge. Quelques pages ont fait disparaitre ma crainte.
Le cercle, un succédané de Google Facebook et consort. Mae, jeune campagnarde y a décroché une place dans le service relation clientèle, ou plutôt l'"expérience clientèle". Nous découvrons avec elle ce lieu de travail idyllique ou tous les collègues sont sympas, les chefs top cool (L'entretien bienveillant, empreint de communication non violente, fait froid dans le dos) .
Les technologies mises en place sont un brin invasive ? Qu'importe, si vous n'avez rien à vous reprocher, pourquoi le cacher ? Et de convoquer aussitôt la défense des fameux droits de l'homme et des libertés individuelles.
Tout doit être dans le réseau. Si vous ne répondez pas immédiatement, vous devenez un bourreau pour vos amis. Vous oubliez de vous connectez, de commenter un commentaire, de partager votre week end, et voilà qu'on vous regarde avec méfiance.
Tout le monde est toujours bienveillant, on vous prend avec des pincettes pour ne pas vous froisser, fâcher, énerver. Un monde où l'apparence est reine, lisse, propre mais les conséquences sur les individus d'une violence inouïe. C'est bien vu, interroge la gratuité de ces modèles économiques.
Des notes d'humour absurde : l'inflation exponentielle du nombre d'écran, pour être toujours "au courant".
Voilà pour une moitié réussie, puis ça se gâte.
Mae, malgré une vie professionnelle épanouissante, a une vie amoureuse compliquée. Elle n'est qu'une petite femme prise dans la valse des sentiments entre le beau ténébreux mystérieux, le geek à la gachette rapide et le rustre campagnard. Et la voilà butinant chez l'un, chez l'autre.
Je ne résiste pas à la tentation de vous en mettre quelques extraits torrides
Attention, Caliente.Imaginez la musique Sexual Healing de Marvin Gaye et appréciez:
Sa bouche s'ouvrit dans son oreille et il enfonça sa langue. Elle haleta et s'appuya contre lui. Les mains de Kalden caressèrent son ventre, sa taille, et descendirent rapidement vers ses cuisses qu'elles saisirent vigoureusement.
Et ferme les yeux. Imagine ce que je suis en train de te faire.
Sa bouche s'attardait dans son cou, l'embrassait et la léchait, pendant que ses mains s'affairaient avec sa jupe et sa culotte qu'il fit glisser sur ses cuisses, puis par terre. Puis il la souleva et la pénétra aussitôt. « Mae », dit-il encore, les mains sur ses hanches. Elle s'arc-bouta sur lui, l'enfonçant si profondément en elle qu'elle sentit la pointe de son sexe quelque part près de son coeur.
Elle jouit, pantelante, et lui aussi, frissonnant en silence.
Elle décrivit de la main gauche des cercles autour de ses tétons, et de la droite poussa sa culotte et imita les mouvements d'une langue, sa langue.
L'énigme du beau ténébreux mystérieux empoisonnera Mae durant les 500 pages, alors qu'il lui suffisait de demander au pauvre lecteur qui il était. Navrant.
Et c'est long, très long. L'auteur ajoute des développements qui n'apportent rien au récit, une course poursuite ridicule et téléphonée...
Pas de réel contrepoint, pas de véritables opposants à cette entreprise. La transparence s'applique à tous les décideurs, sauf ceux du Cercle, et cela ne choque personne.
La fin évite toutefois de nous laisser sur une note affligée.
Vendu au prix de 18 euros en numérique, soit 118,07 francs, cela laisse rêveur.
La politique tarifaire du groupe Gallimard en 2017 : le prix de l'ebook plus cher que la version papier grand format ?
Pour les plus riches d'entre vous qui déciderez tout de même d'acheter le livre, Gallimard a mis en place une deuxième sécurité : verrouillage par des DRM.
Mais je pense que je ne vois que le mal : Gallimard à sûrement une très haute estime de notre réseau de bibliothèques médiathèques en France, milite pour une culture libre et pousse par tous les moyens les lecteurs à s'inscrire en masse. Cet altruisme pouvant être mal vu de la part de ses actionnaires, le groupe préfère utiliser divers subterfuges pour le cacher. Désolé donc pour mes sarcasmes et je souhaite à Monsieur Gallimard de continuer sa politique de mise en avant de nos bibliothèques.
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carottecarotte
  05 novembre 2018
Le Cercle ou la perversité d'un monde digitalisé et dominé par les réseaux sociaux. On y retrouve une société régie par le numérique poussé à son paroxysme, la recherche permanente de la popularité.
Etre embauché dans le Cercle ? le rêve absolu, la consécration !
Nos Google, Facebook et autres gadgets devenus aujourd'hui notre quotidien sont très facilement reconnaissables et ce roman dystopique nous montre sans trop de difficulté leur face cachée et la perversité dans laquelle on aura tôt fait de tomber (si ce n'est déjà fait) si on laisse faire.
Voici le sujet de ce roman. Original et bien construit à la base, j'ai eu la sensation gênante que l'auteur lui-même s'est laissé entraîner et est tombé dans son propre piège via des personnages lisses, manquant de consistance, un scénario qui s'alambique au fil des pages. Bref, déçue par ce coté un peu trop prévisible...
Il est vrai que dans ce registre, passer derrière une Servante écarlate et un 1984 n'est pas chose aisée et peut-être aurais-je dû lire ce roman avec 20 ans de moins ??
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critiques presse (2)
LeMonde   16 juin 2017
Est-ce que ce roman n’est pas simplement un pré-texte au blockbuster ? Lorsque je réfléchis à ce que je viens de lire, je peux tout classer en trois catégories : intrigue, dialogues, images.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LePoint   06 juillet 2016
"Le Cercle" de Dave Eggers dresse le tableau cruel de l'emprise d'un géant du Web sur nos vies. Un roman dystopique à l'ère de l'Internet.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
AbbylyAbbyly   03 juin 2016
Écoute, il y a vingt ans, ce n'était pas si branché d'avoir une montre numérique avec calculatrice intégrée, pas vrai? Et passer toute la journée chez soi à jouer avec ta montre calculatrice, ça voulait clairement dire que ta vie sociale n'était pas si terrible. Et les prises de position du genre j'aime, j'aime pas, ou coller un sourire ou une grimace, c'était bon pour les collégiens. Quelqu'un écrivait un truc du genre : vous aimez les licornes et les autocollants ? Et on répondait, Ouais, j'aime les licornes et les autocollants ! Et on collait un sourire pour marquer son approbation. Enfin, tu vois. Mais maintenant, ce ne sont pas juste les lycéens qui font ça, c'est tout le monde, et parfois j'ai l'impression d'être passé dans un monde inversé, comme si je vivais dans le reflet d'un miroir où les pires merdes de la société ont pris le dessus. Le monde s'est avili.
p. 144
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JoyceGJoyceG   12 août 2017
- Tu sais ce que je pense, Mae ? J’ai l’impression que tu crois qu’il te suffit de rester assise à ton bureau, à envoyer des émoticônes, toute la journée pour vivre une vie fascinante. Tu commentes des choses, mais en attendant tu ne les fais pas. Tu regardes de photos du Népal, tu cliques sur un smiley, et tu crois que c’est comme si tu y étais allée. Enfin, qu’est ce qui se passerait si tu allais vraiment là-bas ? Tes putains de scores de merde s’effondreraient et ton niveau serait inacceptable ! Mae, tu te rends compte à quel point tu es devenue emmerdante ?
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EveToulouseEveToulouse   21 juillet 2017
Mais les outils que vous inventez dans des boîtes comme la tienne, ça crée des besoins anormalement importants. Personne n'a besoin en vérité du niveau de contact que vous fournissez. Ça n'améliore rien. Ça ne nourrit rien. C'est comme les trucs à grignoter. Tu sais comment ils élaborent ces aliments? Ils déterminent avec une précision scientifique combien de sel et de gras il faut pour que tu aies tout le temps envie d'en bouffer. Tu n'as pas faim, tu n'as pas besoin de manger, ça ne t'apporte rien, mais tu continues d'avaler ces calories superflues.
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lafilledepassagelafilledepassage   12 août 2016
- Les gens voulaient l’aider. Ils ont essayé. Toi aussi. Si tu rejettes l’humanité, si tu rejettes tous les outils à ta disposition, et l’aide qu’on veut te donner, alors les choses tournent mal. Si tu rejettes la technologie qui empêche les voitures de tomber dans le ravin, tu tombes dans le ravin physiquement. Si tu rejettes l’aide et l’amour de millions de gens qui ont de la compassion pour toi, tu tombes dans le ravin émotionnellement. N’est-ce pas ? ». Bailey marqua une pause comme pour leur permettre à tous deux de savourer la métaphore soignée et appropriée qui lui était venue. « Si tu rejette les groupes, les gens, ceux qui écoutent, là, dans le monde et qui veulent se connecter, partager avec toi, le désastre est imminent. Mae, c’était clairement un jeune homme très déprimé et isolé, et il n’était pas capable de survivre dans un monde comme le nôtre, un monde qui va vers la communion et l’unité. J’aurais aimé le connaitre. J’ai l’impression de l’avoir connu, un peu, rien qu’en regardant les événements l’autre jour. Mais quand même.
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lafilledepassagelafilledepassage   12 août 2016
Après la mort de Mercer et quand Annie avait craqué, Mae s’était sentie très seule, et la déchirure s’était rouverte en elle, plus grande, plus noire qu’auparavant. Mais alors que des gens des quatre coins du monde s’étaient manifestés, lui avait envoyé leur soutien, leurs smileys – elle en avait reçu des millions, des dizaines de millions -, elle avait compris ce que signifiait cette déchirure et comment la recoudre. La déchirure représentait le fait de ne pas savoir. Ne pas savoir qui l’aimerait et pour combien de temps. la déchirure, c’était la folie qui découlait du fait de ne pas savoir – ne pas savoir qui était Kalden, ne pas savoir ce qu’il avait dans la tête, ce qu’Annie avait dans la tête, quels étaient ses plans. Mercer aurait été récupérable – on aurait pu le sauver- s’il avait dévoilé ce qu’il avait dans la tête, s’il avait laissé Mae, et le reste du monde, avoir accès à son esprit. C’était le fait de rester dans l’ignorance qui faisait le terreau de la folie, de la solitude, du soupçon et de la peur. Mais il y avait toute sorte de moyen pour résoudre ce problème. La transparence avait permis au monde de la connaitre, de s’améliorer, et de tendre, du moins elle l’espérait, à la perfection. A présent, le monde l’imiterait. La transparence totale permettrait l’accès libre à tout, et on pourrait tout savoir. Mae sourit, songeant à quel point tout était simple, et pur.
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