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ISBN : 9782070125661
Éditeur : Gallimard (01/10/2011)

Note moyenne : 3.12/5 (sur 4 notes)
Résumé :

À la fin du XIXe siècle, alors que l’Égypte de l’Empire Ottoman est sous dominationbritannique, un officier cairote nommé Mahmoud est envoyé à Siwa comme gouverneur pour y collecter les impôts. Son prédécesseur n’a pas survécu à la mission, les habitants de l’oasis affichant une violente défiance face au pouvoir en place. Mais Mahmoud n’a pas le choix : sans relations hau... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Cath36
  06 avril 2012
Très belle découverte que ce livre.
Cette histoire se passe en Egypte à la fin du XIXe sous la domination anglaise.
Siwa est une oasis située en plein désert que se partagent deux tribus rivales, les Gharbiyin et les Charquiyin. Lorsque le représentant du Caire et sa femme, une archéologue irlandaise, se présentent pour collecter les impôts , tout ce monde se réconcilie plus ou moins contre eux, les tensions étant sans cesse ravivées par des traditions qui sont autant de prétextes pour haïr.
S'il est bien un endroit où les amis de vos ennemis sont vos ennemis et les ennemis de vos ennemis sont vos amis, c'est bien ici, encore que finalement on ne sache jamais qui vous est le plus hostile. On nage sans cesse en eau trouble, ce qui est le comble pour une oasis. Entre les anglais pactisant avec les circassiens (eux-mêmes peu appréciés des égyptiens) mais haïs par les égyptiens et les irlandais, les égyptiens aimés des irlandais mais détestés par les bédouins, et les bédouins redoutés par tout le monde, vous comprendrez que l'affaire n'est pas simple, et se complique encore lorsque intervient-à titre posthume- Alexandre le grand dont une rumeur dit qu'il est enterré à Siwa.
C'est un livre passionnant et magnifique que nous offre Bahaa Taher, sur le poids des traditions et de l'histoire, accompagné d'une profonde réflexion sur ce que nous sommes au milieu de tout ça, dans une écriture belle et profonde. Son roman, écrit à plusieurs voix, vous prend comme en otage tellement on est saisi par son climat à la fois lourd de menaces et magique, de cette magie propre aux religions anciennes et faite de conte ou de fable. Fatalité ? Destin ?
De cette atmosphère étrange on ressort fasciné, subjugué en dépit de la tragédie finale, prisonnier de ces"inconsistants mirages que renferme cette oasis tragique" comme le dit si bien le résumé.
J'ai beaucoup aimé.
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Myrinna
  31 août 2015
Grâce au challenge « Variétés 2015 », je me suis aventurée cette fois en Egypte au 19ième siècle sur les traces d'Alexandre le Grand ou plutôt le mystère qui plane sur son tombeau. L'oasis du couchant de Bahaa Taher est un roman historique qui vous fera oublier votre présent.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Cath36Cath36   05 avril 2012
J'ai étudié tous les textes sur la route, sur les puits, les dunes et les tempêtes, mais aucun ne parlait de la véritable nature du désert. Je ne savais pas qu'au fil du jour les couleurs changent sur cette mer de sable, et je n'ai pas lu une ligne au sujet du mouvement des ombres, lorsqu'elles dessinent une délicate voûte grisée au sommet d'une colline jaune, ou percent en son coeur une porte sombre. Je n'ai lu nulle part que les petits nuages qui planent si haut se reflètent sur les dunes comme des volées pressées d'oiseaux gris. Et pas un seul de ces livres ne parle de l'aube, cette aube si singulière, d'abord un mince fil blanc à l'horizon, qui se transforme en une lueur rouge repoussant doucement les ténèbres, jusqu'à ce que le sable s'embrase comme une mer d'or avec les premiers rayons du soleil. A l'aube se répand une fragrance qui m'était jusqu'ici inconnue, où se mêlent les odeurs de la rosée, du soleil et du sable... Ce désert me dépayse à chaque instant, mais c'est Mahmoud qui me surprend. Il dit que le désert se déploie en lui. Si seulement c'était vrai !
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Cath36Cath36   05 avril 2012
-maman dit que je suis habitée par un démon et elle a raison, pourquoi je ne suis pas comme les autres filles ?
Je ne lui ai pas dit qu'elle était l'unique merveille de l'oasis...Oui, elle parlait comme les adultes, et savait faire ce dont eux sont incapables. Elle venait dans mon jardin et façonnait dans la boue ses scarabées et ses oiseaux, semblables à ceux qui apparaissaient sur les murs des temples, puis elle s'est mise à faire des statuettes en argile qui ressemblaient à s'y méprendre à celles, finement sculptées dans la pierre, que l'on retrouvait disséminées parmi les ruines...Je me demandais de qui elle pouvait bien tenir ce don...
Mais toute cette intelligence a été étouffée par sa mère et Miabad et ils espéraient que Malika accepterait cette destinée...Et je sais désormais ce qu'ils te réservent, après toutes ces vociférations, ces menaces et ces mensonges. Même si la guerre éclate, les vainqueurs, quels qu'ils soient, te forceront à retourner auprès de ce mari que tu hais tant.
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Cath36Cath36   05 avril 2012
J'aime les premières heures du jour. Mon esprit s'éveille chaque matin avant le lever du soleil durant ce long trajet qui me mène de ma maison d'Aghourmi au conseil des ajouad. Mes yeux fatigués ne voient plus distinctement. Je me plaisais autrefois à regarder se retirer la nuit et se dessiner le contour des choses dans la lumière bleue et hésitante, comme un passage du néant à l'existence. Mon coeur frémissait à la vue des premiers rayons qui révèlent le vert des arbres dans les jardins, lorsque mille miroirs étincellent sur l'eau de la source et que montagnes et collines émergent de l'obscurité.
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Cath36Cath36   06 avril 2012
-Je ne suis pas une sainte. Et je n'aime pas que l'on me surnomme ainsi. Je n'ai jamais osé le dire à notre père, qui a inventé ce surnom, mais je te prie, toi, de ne pas m'appeler ainsi. C'est bien assez d'être humain. C'est bien assez, et c'est déjà beaucoup.
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Cath36Cath36   06 avril 2012
Combien de fois ai-je été transporté par la poésie jusque dans des mondes sis au-delà du tangible et du visible, au point de sentir les barrières qui nous séparent de l'inconnu prêtes à tomber, de voir mon esprit s'évader de mon corps et franchir les limites de notre monde sourd et froid pour atteindre l'univers des principes éternels resplendissant dans la lumière de la vérité perpétuelle !
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