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ISBN : 2330031823
Éditeur : Actes Sud (05/02/2014)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 4.08/5 (sur 175 notes)
Résumé :
En cette fin des années 1940, sous les pales des ventilateurs de l’Automobile Club du Caire, l’Égypte des pachas et des monarques flirte avec aristocrates et diplomates de tout poil, pour peu qu’ils soient européens. Régulièrement, Sa Majesté le roi honore de son éminente présence la table de poker. Extravagance, magnificence et décadence qui s’arrêtent aux portes des salons lambrissés. Dans les communs, une armada de serveurs et d’employés venus de Haute-Égypte et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (46) Voir plus Ajouter une critique
traversay
  08 mars 2014
Honnêtement, il était peu probable que Alaa El Aswany puisse surpasser la force de son premier roman L'immeuble Yacoubian. Ce qu'il avait écrit depuis, de très bonne qualité, certes, l'avait démontré. Mais en se penchant sur le passé de son pays, la fin des années 40, en l'occurrence, il vient de signer avec Automobile Club d'Egypte, un roman qui fait mieux qu'égaler son chef d'oeuvre. Un ouvrage polyphonique, foisonnant, d'une richesse inouïe qui dresse un tableau complet d'une nation sous tutelle anglaise et gouvernée par un roi, Farouk, fantasque et libidineux. Une époque pré-révolutionnaire, qui en rappelle une autre, évidemment, toute récente, qui prend vie à travers une bonne vingtaine de personnages dont les destins ne cessent de se croiser. Ce pavé de 500 pages, une fois passés les chapitres d'introduction, se dévore avec passion. Comme un Balzac, un Tolstoï ou un Dickens, El Aswany nous fait découvrir toutes les strates de la société cairote : riches et pauvres, maitres et serviteurs, conservateurs et rebelles, égyptiens et britanniques. Automobile Club d'Egypte passe avec une aisance stupéfiante du drame à la comédie dans une veine à la fois politique, sociale, sentimentale, religieuse, etc. le contraire d'un livre fourre-tout, pourtant, l'auteur est un alchimiste qui utilise ses différents ingrédients dans un tempo parfait, sans jamais ennuyer ou perdre son lecteur. Et le souffle du romanesque nous emporte très loin, au bord du Nil et au comble du bonheur. Autrement dit, c'est une pure merveille.
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joedi
  02 décembre 2015
La façon dont Alaa El Aswany commence la narration est assez originale : il se met dans la peau de l'écrivain qui se retire dans sa maison de villégiature pour relire une dernière fois son roman, il n'a plus qu'à ouvrir son ordinateur et à brancher son imprimante lorsque l'on sonne à la porte ; méfiant, il ouvre et se trouve devant deux personnages sortis de son livre ...
Automobile Club d'Égypte est un roman foisonnant, l'histoire d'une famille ruinée qui a dû quitter la Haute-Egypte pour le Caire ; l'histoire des serviteurs de l'Automobile Club d'Égypte qui subissent les châtiments corporels distribués au gré d'un chef despote...
L' Automobile Club d'Égypte dont le Directeur est Anglais est fréquenté par le Roi et les aristocrates du Caire. Nous sommes dans les années 1940, c'est la fin d'une époque qui sera bientôt révolue, les prémisses d'une révolution s'amorcent.
Alaa El Aswany, de sa belle écriture, m'a emmenée dans son pays ... Belle découverte ! À lire.
Challenge Pavés 2015-2016
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Macha_Loubrun
  07 août 2014
Tôt le matin, le ballet des serviteurs peut commencer à l'automobile Club d'Égypte, El-Kwo, le chambellan du roi exerce avec une rare perversité son pouvoir sans limites sur le personnel. Tout doit être parfait, le roi viendra sans doute ce soir jouer de l'argent aux cartes avec de riches européens ou aristocrates égyptiens et trouver une belle femme à mettre dans son lit....
Nous sommes en 1945 et l'Égypte est tenue d'une main de fer par les anglais, le directeur du Club, James Wright, est un minable personnage raciste jouissant de ses privilèges avec froideur.
D'une plume alerte, Alaa El Aswany s'attache tout particulièrement à la destinée d'Abdelaziz Hamam, un homme naïf et courageux venu s'installer au Caire avec sa femme et ses quatre enfants après un revers de fortune. Désormais, c'est un serviteur humilié qui travaille dur à L'automobile club d'Égypte pour nourrir sa famille mais dont les enfants suivront des trajectoires bien différentes les uns des autres. Entre misère et opulence, la soumission et la résignation semblent paralyser une société égyptienne corrompue et écrasée par le poids des traditions.
L'automobile Club d'Égypte est le théâtre de drames intimes et nationaux, Alaa El Aswany est un conteur exceptionnel, un écrivain humaniste qui dépeint à travers ce microcosme toutes les contradictions, les douleurs et les espoirs d'émancipation de son peuple.
Dans son roman, il y a beaucoup de fierté et de tendresse pour l'Égypte, ses odeurs, sa cuisine, sa culture et des descriptions inoubliables d'un pays magnifique, on voudrait que le livre ne se termine pas si vite, les personnages et la pays nous semblent familiers tant son livre est réussi.
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Celkana
  04 mai 2014
Fabuleux, savoureux, Alaa El Aswany est un magicien de la littérature lorsqu'il raconte son pays, l'Égypte!! J'ai lu tous ses livres et je suis tombée sous son charme dès les premières lignes de L'immeuble Yacoubian pour ensuite savourer Chicago et J'aurais voulu être égyptien, entre autre... Mais avec L'automobile Club d'Égypte, Je trouve qu'il a encore développé son talent.
Sa peinture de l'Égypte des années 40, que ce soit du côté de l'occupation britannique et ses conséquences, comme de la société égyptienne en tant que telle, est juste formidable. On y trouve tout le recul nécessaire pour la critique de ce pays qui est le sien mais aussi toute la tendresse qu'il a pour ce même pays et sa population, tiraillée entre la révolte et la soumission parce qu'on ne leur a appris que ça. Je suis bluffée par cette façon qu'il a de traiter les sujets difficiles au travers de la vie d'une famille du Caire, qui a du quitter la Haute-Egypte car le père était ruiné, comme le mariage sans amour que va devoir affronter Saliha, la place de la femme, la tyrannie et le racisme de l'occupant britannique, parfaitement incarné par James Wright, la force de la mère, base de la famille, représentée par Oum Saïd, l'égoïsme de Saïd qui ne pense qu'à asseoir sa position vis à vis des autres, Abdelaziz, le père, qui se bat pour que ses enfants puissent réussir dans leur vie future, Mahmoud, simple d'esprit mais si gentil, qui se laisse dépassé par les évènements de sa vie, et enfin Kamel, l'homme fort de la famille, intelligent, préoccupé par le bien-être de sa famille, mais aussi par le bien-être de son pays.
Et cette famille va graviter autour d'une institution du Caire, l'Automobile Club d'Égypte, dirigée par James Wright, anglais typique de l'époque colonial, arrogant, raciste, qui a une fille Mitsy, tout le contraire de son père et qui trouve dans ce pays tout ce qu'elle cherche, une vie atypique mais si riche d'enseignement. Et à la tête de la cohorte de serviteurs du club, il y a l'horrible El Kwo, personnage ignoble, bras droit du roi d'Égypte et qui n'a aucun respect pour le peuple, surtout pas pour les serviteurs du roi, mauvais et violent, qui dirige à la peur son institution.
Même les personnages "secondaires", tels Abdoune, Odette, le prince Chamel sont si vivants, si vrais...
Je suis vraiment une inconditionnelle de cet auteur, lisez-le, et vous allez voyager avec lui dans cette Égypte magique qui malheureusement traverse encore aujourd'hui des jours bien difficiles .
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montmartin
  01 septembre 2018
Ce roman dense retrace la vie d'une famille égyptienne habitant au Caire entre les deux guerres mondiales sous occupation Anglaise.
La famille Hamam se situe dans la petite bourgeoisie cairote ruinée et tente de conserver sa dignité. L'auteur construits des trajectoires opposées : le fils aîné traditionaliste manigance pour ses intérêts, Kamel le second étudie le droit et participe à un complot pour mettre à bas la royauté, Saliha la jeune soeur est ballottée entre les deux tendances. le plus jeune frère Mahmoud découvre la sexualité dans les bras de femmes bourgeoises âgées...
Le parcours de cette famille est lié à celui de l'Automobile club d'Egypte où le père puis Kamel sont employés. L'auteur décrit les difficultés des hommes à s'opposer à la tyrannie et l'injustice quand ils ont commencé à en accepter le fonctionnement. Il dépeint les étroites relations qu'entretiennent pouvoir et sexualité et la place prépondérante de la religion dans la société égyptienne.
On ne s'ennuie pas une minute à la lecture de ce magnifique roman haut en couleur. El Aswany nous fait découvrir toutes les strates de la société cairote : riches et pauvres, maitres et serviteurs, conservateurs et rebelles, égyptiens et britanniques. Chaque personnage sonne juste et notamment les femmes, pleines de sensualité et qui commencent à s'émanciper de cette société qui les enferme. A chaque chapitre on change de narrateur, mais tout s'imbrique formidablement.

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critiques presse (3)
Culturebox   24 février 2014
Les lecteurs français ont en grande majorité découvert l’écrivain égyptien Alaa El Aswany au travers du best seller "L’immeuble Yacoubian" porté à l’écran. Pour son nouveau roman, "Automobile Club d’Egypte" (Actes Sud), l’auteur choisit un retour dans le passé colonial de son pays.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Lexpress   21 février 2014
Douze ans après L'Immeuble Yacoubian, l'écrivain publie un roman foisonnant sur la société cairote d'avant Nasser, où levaient déjà les ferments de la révolte. De la fiction à la politique, d'une révolution à l'autre.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LaLibreBelgique   11 février 2014
Un récit haut en couleur dont on ne dira pas plus. Mais alors, quels liens y a-t-il entre cette histoire et l’Égypte actuelle ? Rien et tout à la fois.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
joedijoedi   01 décembre 2015
La séduction de la femme égyptienne quand elle étend le linge n'est pas moins grande que lorsqu'elle danse à la manière orientale. La force de séduction est la même dans les deux cas, mais d'une sorte différente. La séduction de la danse orientale est franche et directe. C'est un appel au sexe. Quant à l'étendage du linge, sa séduction est réservée, décente, voilée. La femme fait ses mouvements sans se rendre compte de leur impact sur ceux qui la contemplent.
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joedijoedi   26 novembre 2015
Notre destin peut changer simplement parce que nous sommes passés par une rue à une heure donnée, parce que nous nous sommes dirigés vers la droite au lieu d'aller vers la gauche, parce que nous nous sommes attardés au travail et qu'à cause de cela nous avons rencontré telle personne.
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joedijoedi   28 novembre 2015
Que ressent-on lorsque l'on porte la galabieh de son père mort, lorsque l'on coiffe son tarbouche, que l'on serre dans ses doigts son chapelet et que l'on prie sur le tapis où il se prosternait ? On est alors possédé par des sentiments divers : la tendresse pour le père, la satisfaction du devoir accompli à son égard. Il y a là de l'orgueil, le sentiment de le prolonger, de lui rendre une certaine forme d'existence. C'est comme si l'on ramenait sa voix et son odeur, comme si l'on devenait lui.
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joedijoedi   29 novembre 2015
Y a-t-il un temps fixé pour l'amour ? Une période limitée pendant laquelle il déploie toute sa force avant de se dérober puis de s'éteindre comme une bougie se consume ?
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joedijoedi   01 décembre 2015
Lorsque nous voyons une personne pour la première fois, nous éprouvons une sensation furtive comme l'éclair qui se perd ensuite lorsque nous sommes en rapport avec elle. Si nous parvenons à interpréter avec soin cette sensation, cela nous donne un indice précis sur la personnalité des autres.
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Videos de Alaa El Aswany (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Alaa El Aswany
Le romancier d'Alaa El Aswany est un romancier égyptien né au Caire en 1957. Dentiste et auteur, il a publié son premier roman en 2002 « L'immeuble Yacoubian » chez Actes Sud. Puis en 2011, Alaa El Aswany fut une des figures emblématiques de la révolution égyptienne.  « J'ai couru vers le Nil » (Actes Sud) raconte le destin d'une vingtaine de personnages sur la place Tahrir. Il évoque également de la répression du gouvernement.
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