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Les Outrepasseurs tome 4 sur 4
EAN : 9782354884710
408 pages
Gulf Stream Editeur (04/05/2017)
3.82/5   54 notes
Résumé :
« Qui étaient ces êtres, si semblables et pourtant si différents des hommes ? On ne pouvait pas nier leur peau grise, qui se détachait délicatement de la structure de fer à laquelle ils s’accrochaient avec toute l’aisance d’alpinistes chevronnés. Soudain, la caméra bascula sur le buste de la statue de la Liberté. En lettre majuscules, vert sombre, s’étalait le mot : FERENUSIA. »
Privé de la magie presque disparue, l’empire des Outrepasseurs se disloque de tou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
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On commence fort : pour moi, Ferenusia est clairement le meilleur tome de la série des Outrepasseurs et heureusement que Cindy van Wilder l'a écrit, parce que cela en vaut carrément la peine et complète parfaitement l'histoire de base.
Ce tome se démarque des autres par l'histoire qu'il raconte : finis, les faux-semblants des Outrepasseurs qui donnaient à l'intrigue ce double-fond parfois un peu dérangeant. Les héros et le lecteur ne tâtonnent plus dans le noir à la recherche de la vérité, en exhumant autant d'indices que de contre-exemples… Désormais les faits sont clairs : bien que chaque camp ait ses torts et ses raisons, les méchants, ce sont les Outrepasseurs. A peine avais-je compris leur rôle dans l'histoire (il est assez ambigu tout de même) qu'on découvre son mal-fondé. Je redoutais un peu le tome 4 pour ça, cette atmosphère d'illusions qui mettaient régulièrement ma cervelle-premier-degré-de-lecture à rude épreuve, mais la vérité est tout autre : avec cet aspect de l'histoire qui se trouve réglé à la fin du tome 3, enfin nous abordons l'action avec une vision très claire et des objectifs plus précis pour les protagonistes – ce changement survient peut-être au cours du tome 3 et non à sa fin, mais je ne m'en souviens plus exactement et je n'ai pas ledit tome 3 sous la main pour vérifier –. Après trois livres avec cette ambiance, ça fait du bien d'enfin y voir clair. J'ignore si tous les lecteurs l'ont ressenti comme moi, mais personnellement par moments j'ai vraiment eu du mal, d'autant plus que l'écriture de Cindy van Wilder est très immersive et juge parfois inutile d'expliciter certaines spécificités de son univers. le fait que ces romans mêlent notre univers et une dimension fantastique dans une alchimie plus complexe que la normale, contrairement aux romans de fantasy, m'a posé problème pour en intégrer certaines normes. Mais ça va mieux, rassure-toi !

Auparavant, la lecture poussait simplement le lecteur à vouloir comprendre la vérité au sujet des Outrepasseurs à travers le personnage de Peter ; désormais, elle véhicule aussi et surtout des messages humanitaires d'une grande importance : l'acceptation de son prochain à travers l'histoire des Ferreux, la quête identitaire qui se poursuit pour Peter et Shirley, bien qu'à une échelle différente. Ferenusia se déroule réellement après le climax de la série et sert d'étape « situation finale » de longue haleine, avec quelques nouveaux enjeux comme les Ferreux. Notons que le premier tome servait également de complète introduction à la série ! On aime commencer et finir une histoire dans les grandes largeurs, Cindy ? Perso, j'aime beaucoup.
Comme dans les tomes précédents, les narrateurs changent au fil des chapitres et donnent une vision plus complète des différents plans d'action du roman. Anciennement, cela nous permettait surtout de découvrir la vision du monde des Outrepasseurs, pour accentuer ou nuancer le point de vue de Peter ; désormais que tous les personnages sont à peu près d'accord sur leurs objectifs, cela sera surtout à suivre les aventures des protagonistes à travers le monde, car ils sont dispersés entre Londres, la France, l'Australie… le lecteur voyage.
J'avais reproché aux trois premiers tomes d'avoir beaucoup de personnages et de perdre le lecteur. Ici, les rangs des Outrepasseurs se sont clairement clairsemés, et le nombre de Ferreux apparaissant reste raisonnable. Un souci de réglé, en somme.

Passons à l'aspect humain du roman. Parce qu'à ce stade, même moi je ne peux pas faire impasse dessus. Je vais essayer d'en parler sans trop spoiler, mais je ne garantis pas un mystère total quant aux petits couples qui vont se former dans Ferenusia…
C'est simple, presque tout le monde se maque. Si mignon. On en arrive au stade de l'histoire ou les différents personnages se retrouvent après les épreuves traversées, ou se découvrent sous de nouveaux aspects et finissent par se tomber dans les bras les uns des autres. J'aurais davantage gueulé après cette tendance si le couple que je shipais depuis… au moins le tome 2 n'avait pas ENFIN fini par se former. Mon petit coeur de granit a fondu comme neige au soleil quand ces deux-là ont enfin échangé leur premier baiser… Mais je ne dirai rien ! Va donc lire pour en savoir plus !
de manière plus générale, j'ai été très agréablement surprise par le nombre de couple LGBT+ du roman. On a tendance à parler de « minorité représentée » quand un couple gay ou lesbien apparaît dans une fiction et, malheureusement, c'est souvent le fond de pensée – inconscient – de l'auteur. Un couple homo ça va, deux faut pas abuser, ils sont pas si nombreux que ça quand même ?! J'ironise, évidemment, j'encourage la façon qu'a Cindy van Wilder d'autant banaliser la chose, c'est magnifique. Et ça change énormément d'autres romans ados qui font de l'homosexualité leur thème principal. Ici, nulle embrouille, c'est normal et jamais contesté. de plus, des « couples » déjà existants sont retravaillés, se séparent, découvrent des choses sur eux-mêmes et leur évolution. Je dois dire que l'un des personnages que je shipais était déjà en couple et que pour cela, je craignais de ne jamais voir mon rêve se réaliser. Mais au diable les conventions sentimentales dans le roman ado, on bouscule un peu pour gagner en crédibilité et en émotion ! (Tu aurais dû me voir quand je lisais ce fameux passage du baiser. Je me tordais de joie, on aurait dit une lectrice de Twilight.)
Pour finir sur les détails, je ne pouvais pas ne pas parler de S., un personnage non-binaire. Gros coup de coeur, la meilleure découverte, damn, que rajouter ? En découvrant l'utilisation du pronom neutre dans la narration, pronom neutre que moi-même j'utilise régulièrement et dont on a plusieurs fois voulu contester l'existence en ma présence, j'ai directement senti que j'allais adorer Ferenusia pour son côté engagé. Pourtant je dis « engagé », mais l'autrice n'essaie pas vraiment de faire passer un message au travers de son roman. Elle ne fait qu'utiliser l'extraordinaire diversité d'identités humaines pour nous proposer une palette de personnages plus variés, et c'est tout à son honneur. S. est confronté à du scepticisme de la part de son entourage, mais encore une fois ce n'est pas poussé jusqu'à devenir l'un des thèmes du roman. Subtilité et juste mesure sont les maîtres-mots.
Et comme mot de la fin, j'aimerais insister sur l'importance de la nouvelle qui se situe après la fin de Ferenusia, intitulée Tsimoka. Elle est facultative mais élucide certains points secondaires du roman, qui restaient en suspense. Une lecture fort utile, et je ne peux que remercier l'autrice et les éditeurs de l'avoir rajoutée au livre.
Lien : https://lemondefantasyque.wo..
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Quand j'ai su qu'un tome 4 des outrepasseurs allait sortir, j'étais toute joie ! Comme vous le savez, j'ai adoré les trois premiers tomes, et il était évident que ce dernier tome allait rejoindre également ma bibliothèque. Vous avez vu ces magnifiques couvertures ?? de ce fait, j'ai commencé ma lecture hyper positive, cependant en ayant peur d'avoir oublié certaines choses. Et c'est bien ce qui est arrivé. Même si j'ai aimé ma lecture, j'ai été plusieurs fois perdue, et de ce fait, je n'ai pas autant apprécié ma lecture comme je l'aurai voulu…

Nous retrouvons donc Peter & Co, après les évènements du tome précédent. Privé de la magie presque disparue, l'Empire des Outrepasseurs se disloque de toutes parts. Les seuls survivants de cette guerre, les Ferreux, des fés réduits à l'esclavage, s'échappent de leurs prisons et comptent bien se venger de ce que les Outrepasseurs leur ont fait subir. Soutenus par Ferenusia, un réseau clandestin, il comptent bien obtenir les mêmes droits que les humains, dans un monde qui ignore tout de leur existence.

Comme je le disais plus, bien que j'aime d'amour cet univers tellement original, avec ce quatrième opus, j'ai vraiment eu du mal à me mettre dedans. Et j'en suis vraiment triste, parce que je voulais vraiment aimer ce dernier tome. Je ne dis pas qu'il ne plaira pas a d'autres, bien au contraire, mais pour moi, certains passages étaient trop longs et traînaient donc trop en longueur. Je n'ai pas non plus réussi à retrouver l'attachement que j'avais eu pour certains des personnages.

Si Peter avait réussi à me toucher dans les trois tomes précédents, ici, ça n'a pas été le cas. Je ne sais pas pourquoi, mais à certains moments il m'agaçait, alors qu'à d'autres je le trouvais touchant. Je ne sais pas comment expliquer ce que j'ai ressenti, et cela m'agace, étant donné que c'est une série qui me tient à coeur. Et je me sens vraiment mal de dire de telles choses.

Bien évidemment, des choses m'ont plu. Il n'y a pas que du négatif. Bien que je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages, il n'empêche que la plume de l'auteure reste addictive et le récit également. Certains passages étaient longs pour moi, tandis que d'autres renversaient la tendance. J'ai particulièrement aimé ceux concernant Smokey, Ferus et S. En fait, Ferus m'a plus touchée. Bien qu'il soit un Outrepasseur, on voit qu'il change peu à peu. Il comprend ce qu'ils ont fait aux Ferreux et tente de se racheter une conscience. Bien qu'il soit quelque peu maladroit par moment, cela fait qu'on s'attache peu à peu à lui malgré tout. Quant à Smokey, elle est à un tournant de sa vie important. Elle doit faire avec ce qu'elle a, mais à côté de ça, elle veut toujours en faire plus. Son parcours tout le long du roman est vraiment intéressant à suivre.

Du côté des personnages qu'on déteste et qu'on aime détester, je crois que celle à placer en tête de liste est bien Albane. La personne par excellence qu'on voudrait voir morte dès les premières lignes. Et pourtant, quand elle n'est pas là, on ne peut pas s'empêcher de se demander ce qu'elle prépare. Elle ajoute du piquant à l'histoire, et reste linéaire dans tous ses choix. Elle est persuadée d'être la sauveuse, et pour cela, elle est prête à tout.

Concernant l'intrigue, s'il est vrai qu'à certains moments j'étais perdue dans tout ce que l'auteure nous indiquait, il n'en est pas moins qu'elle est accrocheuse. On se demande souvent quels liens peuvent bien relier tous ces personnages, et surtout, comment tout ça va se terminer. Et autant dire que j'ai adoré l'épilogue, qui m'a donné le sourire et même les larmes aux yeux. le plus de ce tome 4, c'est qu'à la fin, nous avons le droit à la nouvelle publiée dans l'anthologie des imaginales 2016, qui nous apprend le commencement des Outrepasseurs et des Ferreux. Et je peux vous dire qu'en plus d'être prenante, elle nous en apprend énormément.​

​En résumé, un tome 4 que j'ai apprécié dans l'ensemble, bien que certains passages étaient un peu longs pour moi et que je n'ai pas su retrouver l'attachement que j'ai eu pour certains personnages dans les précédents tomes. Sachez que j'en suis véritablement triste, car je voulais vraiment aimer ce dernier tome, pour moi c'était une évidence. Néanmoins, n'hésitez pas à vous jeter dessus à sa sortie, il regorge de vérités et de chamboulements comme tout lecteur aime. Je précise aussi que cet avis est personnel, et que vous, vous pouvez très bien adorer ce dernier tome !

SORTIE LE 4 MAI 2017 !
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Merci aux éditions Gulf Stream ! =D

J'ai trouvé ce tome différent des précédents, une suite qui conclut la saga. A la fin de la trilogie, même si l'histoire était terminée, il y avait toujours des zones d'ombres et ce petit air que cet univers allait revenir.
J'ai démarré ce roman pile pendant les révisions. Malédiction ! A force de le mettre de côté, j'ai carrément arrêté pour le reprendre plus tard pour le savourer à sa juste valeur.

Nous faisons la connaissance de Ferenusia. Nous découvrons des personnages. Je ne peux pas trop dévoiler l'histoire, c'est un combat pour les droits et la liberté.
Je l'ai trouvé différent. Déjà on voit beaucoup de personnages, on apprend un peu plus sur eux et on laisse de côté les Outrepasseurs pour se consacrer davantage à l'univers de Ferenusia. Il reste quelques Outrepasseurs, nous avons des nouvelles, nous voyons l'impact des événements de la trilogie et leurs évolutions évidemment. C'est vraiment génial de découvrir ce qu'il se passe après le « final ». Au début, Peter a mûri et mon côté romantique est très content. Ça se sentait un peu dans la trilogie. Chuuut je ne dis plus rien, même si je reste surprise. Smokey se dévoile et s'affirme en plus. Ferus m'a étonné et je l'apprécie au fil des pages. Un tout nouveau personnage, le nommé S. très énigmatique et pas commun. Shirley m'a convaincu encore plus que je ne l'appréciais pas. Elle aime bien se cacher. MOUHAHAHAHA. Bref.

Ce tome-ci se concentre sur les Ferreux et leur bataille de liberté. Ce peuple tenu en esclavage par les Outrepasseurs ne demande qu'à être libre. Ces êtres différents et semblables aux humains. Les Ferreux, ces protagonistes, qu'on découvre, qu'on apprend à connaître remplis de liberté et déterminés à prouver qu'ils sont comme tout le monde... des êtres avec des sentiments, oppressés voulant juste exister. Mais les humains sont-ils prêts à les accepter ? Sont-ils prêts à les reconnaître ? Alors que la différence déclenche de la peur et de la xénophobie… vont-ils réussir ? A quel prix ?
Ferenusia est découpé en plusieurs parties. Ce n'est vraiment pas dérangeant. Ce qui m'a déplu, ce sont les scènes qui s'arrêtent puis que nous passons à autre chose. La tension monte, monte, c'est critique et ça s'arrête. On n'a pas la conclusion de certaines scènes. Raaah quelle frustration et en plus, on ne reprend pas là où nous nous arrêtons, le temps avance. C'est vraiment ce que je reproche, j'ai l'impression que ce n'est pas vraiment fini. Y a tout de même un point final au roman, hein. ^-^ Il manque des petits bouts, on ne sait pas tout.
C'est un tome plus adulte. Ce récit de « fantasy » se transforme en « fantastique », l'aura magique disparaît petit à petit pour laisser place à plus de réalisme. En suivant l'autrice sur Twitter, nous connaissons ses convictions et je les ai retrouvées dans ce roman. Un roman bourré d'amour, d'acception, d'espoir et montrant les revers de la société avec la haine, la peur, la violence. Une angoisse grandissante dans des passages. Nous suivons beaucoup de personnages nous permettant de voyager à travers le monde et de lire plusieurs points de vue. de voir plusieurs combats comme des personnages occultés se sentant au pied du mur et feront tout pour pas que la vérité éclate ou ceux qui ont peur mais n'ont pas le choix d'avancer ou encore ceux pour la justice… Un livre rempli de révélations et de tout plein de choses. Juste dommage que ça aille un peu de partout en coupant les scènes. Au moins, je n'arrêtais pas de tourner les pages. L'attention était présente ainsi que l'adrénaline.

La nouvelle à la fin m'a donné le sourire. Nous lisons les noms dans le récit et découvrir un secret sur les Ferreux et apprendre un peu plus sur Marie, Ikala et Tsimoka m'a vraiment donné un gros smile.


Ce tome 4 clôt la saga des Outrepasseurs. On quitte nos anciens et nouveaux personnages sans un regret. J'ai vraiment aimé découvrir sur les Ferreux et ce fameux Ferenusia. de lire un livre tout en espoir et douleur qui va un peu plus loin dans la psychologie et les combats de justice. C'est un roman sur la liberté et la différence. Une belle conclusion qui a un seul défaut : la coupure de certaines scènes. Je suis frustrée rien que d'y penser.
Lien : http://de-fil-en-histoire.bl..
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Après l'état dans lequel m'a laissé le tome 3 avec sa fin qui m'a donné envie de chialer (ben oui je voulais pas que scrooge parte ni que Arnaud décide de s'isoler moi !), je ne pouvais pas faire sans lire le tome 4. J'ai été assez déçue de ce dernier livre au final (le meilleur de la série étant pour moi le tome 1) mais si je suis quand même heureuse qu'il soit sorti. Je m'explique:

L'ambiance n'est plus du tout la même quand dans les précédents tome et c'est ce qui m'a principalement déplu.

L'intrigue à complètement changé (ce qui était inévitable à cause de la disparition de Noble, celle des hôtes (animaux), celle de la magie ainsi que la mort d'Hermeline et de bien d'autres, de la séparation avec Arnaud et de la situation chaotique dans laquelle sont les outrepasseurs sans leur leader). Cette fois l'histoire est plus axée sur les ferreux.

On a de nouveaux personnages mais malheureusement ils sont pas réussi à m'émouvoir. Tout l'univers de se tome est basé sur la question de la liberté (la peur de se révolter, les difficultés, notre capacité à accepter des inconnus...). Bien que la partie plus psychologique m'a assez plu, je me suis parfois ennuyée. Il y a beaucoup moins d'action dans ce tome que dans les précédents, j'ai trouvé qu'il n'y avait pas vraiment de défis (étant donné que Noble ne gère plus les outrepasseurs et que sa seconde est morte, c'est Albanie qui reprend les reines sauf que celle si est beaucoup moins dangereuses que Noble ! Apart elle, il n'y a plus d'autres outrepasseurs pour tenir tête aux héros, ayant tous pris la fuite...).

On ne voit casi plus Peter et Arnaud qui était mes personages préférés ! J'étais pourtant assez emballé dans les premiers chapitres où on avait leur point du vue mais après la moitié, l'énergie retombe.

En réalité je n'ai pas trouvé ce livre mauvais mais comparé aux autres tome celui-là est celui que j'aime le moins. Je suis quand même contente de l'avoir lu ne serait-ce que parce pour avoir une véritable fin que je n'ai pas eu l'impression d'avoir au tome 3.
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--- Une trilogie ? Une quadrilogie, plutôt ! ---

Si je n'ai débuté cette histoire que très récemment, j'ai tout de même entendu parler de ce quatrième tome qui a fait grand bruit, il y a quelques années. Et oui, initialement, la série ne devait compter que trois numéros. Or, pour bon nombre de lecteurs, il paraissait inutile d'en ajouter un. Il faut dire que le final du Libérateur était grandiose et n'appelait pas vraiment une suite.

Bref, j'avais quelques appréhensions à l'idée de me lancer dans cette lecture, d'autant plus que la révolte des Ferreux n'était pas ce qui me passionnait le plus. Et pourtant… j'ai pris autant de plaisir à lire ce tome 4 que les précédents. Une nouvelle fois, le talent de Cindy van Wilder s'exprime, mais différemment. En effet, elle nous raconte « l'après ». Après la bataille, après les tragédies. Nos héros se sont-ils remis de leurs aventures ? J'avais hâte de savoir et je n'ai pas été déçue !

--- Comme l'on retrouve de vieux amis ---

Ce qui m'a enchantée au premier abord ? Retrouver Peter et Arnaut, les personnages phares de la saga. Et leurs aventures ne sont pas tout à fait terminées ; Arnaut s'est donné pour mission de détruire le Tombeau et Peter tente de retrouver une vie normale, loin de l'influence des Outrepasseurs. Vont-ils atteindre leur but ? Je vous laisse découvrir la réponse, mais sachez que j'ai adoré connaître leur évolution.

--- de nouveaux enjeux ---

Les Ferreux ont été libérés de l'emprise des Outrepasseurs, mais ils n'ont aucune existence légale. Comment vivre dans un monde qui ignore tout d'eux ? Eh bien, c'est l'enjeu même de Ferenusia. Si la révolte de ce peuple n'en était qu'à ses balbutiements dans le Libérateur, elle prend ici des dimensions gigantesques. Les Ferreux essaient de gagner leur liberté, mais le prix à payer est parfois élevé.

Bref, Cindy van Wilder a su offrir une véritable impulsion à cette nouvelle intrigue. Grâce à de multiples points de vue, elle rythme son récit, nous incitant à tourner les pages, toujours plus vite. J'avoue avoir une légère préférence pour les passages dédiés à Férus, mais cela est totalement subjectif.

--- Un final quelque peu abrupt… mais plus encore ! ---

Prise dans ma lecture, je n'ai pas vu la fin arriver. Celle-ci est pour le moins brutale, surtout qu'il reste une quarantaine de pages après l'épilogue. L'auteure nous offre en effet une nouvelle qui porte principalement sur les origines des Ferreux, et ce fut une belle surprise. Un moyen de quitter cet univers passionnant en douceur.

Alors, si vous n'avez pas encore tenté l'aventure des Outrepasseurs, je ne peux que vous y inciter, tant j'ai passé d'agréables moments en leur compagnie. Cette saga, je ne suis pas près de l'oublier, croyez-moi !
Lien : https://lesfantasydamanda.wo..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Bien des histoires ont couru sur l’origine de Ferenusia, mais le principe est resté le même – des hommes, des femmes qui nous avaient rencontrés, avec qui nous avions collaboré, et qui, face aux Outrepasseurs, disaient non.
Non à l’oubli.
Non à l’abandon.
Oui à la solidarité.
Une main tendue vers nous, Ferreux.
Un réseau de résistance, d’entraide, de soutien, d’écoute aussi. Des portes qui s’ouvraient devant nous, des mains qui pansaient nos blessures, des esprits à qui transmettre notre histoire.
On évoqua même un sanctuaire, une ville où nous pourrions tous nous réfugier.
Le prix à payer pour ces rêves fut très élevé.
[…]
Ferenusia tint bon – du moins un temps.
Suffisamment longtemps pour préserver notre héritage, mettre à l’abri nos créations, conserver nos noms dans des registres.
Quand j’y pense, je vous en suis reconnaissant.
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Nous sommes ceux que personne n’attendait.
Miracle, anomalie, fruit du hasard… Bien des mots ont été prononcés, utilisés pour qualifier notre venue en ce monde – du moins quand vous vous êtes enfin rendu compte de notre présence.
Longtemps nous nous sommes cachés dans le brouillard persistant qui embrumait ce siècle de fer et d’acier. Des silhouettes floues entraperçues l’espace d’un instant avant de disparaître. Le temps de fixer votre regard, de tourner la tête en notre direction, il était trop tard.
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Longtemps nous avons été invisibles, jouissant de notre liberté avant que celle-ci ne nous soit prise, ravie, confisquée tel un trésor sous la patte d'un dragon.
Nous sommes devenus esclaves.
Enfermés à double tour, petites mains travaillant dans l'ombre têtes penchées sur les établis, dans des ateliers dont vous ne soupçonniez même pas l'existance.
Ce objets qui vous sont devenus si chers, si indispensables dans votre quotidien, vous êtes-vous déjà demandé d'où ils provenaient ?
Qui les avait conçus, façonnés, qui les avait soumis à une ultime vérification avant qu'ils n'arrivent entre vos doigts ?
Naturellement, vous pensez aux grandes chaînes de montage automatisées, à ces robots ultra performants qui ont peu à peu sapé l'utilité de ouvrier dans les grands ateliers des multinationales.
Vous n'avez pas tout à fait tord.
Mais, face à ces images modernes, ces emblèmes technologiques, il existe un autre univers, celui du silence sourd, oppressant, celui qui ne laisse percer aucun son, qui a étouffé si longtemps nos cris.
L'univers des Ferreux.
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À cette heure, les siens devaient dormir, se moquant bien des célébrations entourant le Nouvel An. Une fête qui ne représentait rien pour eux. Ils avaient joué la comédie pour faire plaisir à Smokey, levant leurs coupes, partageant son hilarité nourrie par l’alcool. Ils s’étaient complus à lui faire oublier, à celle qui n’osait plus évoquer son héritage, qu’ils n’étaient pas humains. Qu’ils ne le seraient jamais.
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Toutes les luttes de notre histoire ont commencé par là, n’est-ce pas ? Cela n’a jamais découragé les esprits déterminés à faire entendre leur voix, d’aller à contre-courant. D’oser affirmer le contraire. De rassembler, de mener des protestations, des manifestations, des sittings. Jusqu’à ce que l’on reconnaisse enfin qu’ils avaient raison !
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