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EAN : 9782253012740
340 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/03/1976)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 261 notes)
Résumé :
Le richissime Chinois Kin-Fo vient de se trouver soudainement ruiné.
La vie, qui lui paraissait jusqu'alors insipide, lui devient insupportable. Il contracte une assurance-vie de 200.000 dollars en faveur de sa fiancée Lé-ou et du philosophe Wang, son mentor et ami à qui il demande de le tuer dans un délai de deux mois, tout en lui remettant une lettre qui l'innocentera de ce meurtre.
Avant le délai imparti, Kin-Fo recouvre sa fortune, doublée. Il n'es... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
ODP31
  18 juillet 2019
Il faut susurrer le titre pour se rendre compte à quel point il est doux à l'oreille. Impossible de résister à l'envie de « tribuler » les pages de ce livre.

On l'a échappé belle. J'ai appris que le roman de Jules Verne avait eu pour titre initial "L'assassiné volontaire". Un intitulé certes évocateur, parfait pour un polar de transat, mais peu propice aux rêveries orientales. « Les tribulations d'un chinois en Chine » suggère bien mieux, aventures et mésaventures, promet voyages et introspections, garantit la découverte des mystères de l'Orient.
Passé la magie du titre et de vagues souvenirs de rediffusions estivales de l'adaptation cinématographique avec Jean Paul Belmondo et Ursula Andress, je dois confesser que la lecture du roman, sans me décevoir, n'a pas su passionner ce qu'il reste du gamin qui dévorait les vieilles éditions de Jules Verne pendant ses vacances chez ses grands-parents.
Pourtant l'histoire est prenante. Kin-fo, riche héritier, traîne une mélancolie qui aurait fait la fortune d'un psy. Il ne s'intéresse à rien et l'annonce de sa prochaine ruine ne l'incite qu'à précipiter sa mort. Il contracte une assurance vie au bénéfice de sa fiancée Lé-ou et de son guide spirituel, Wang. En échange, il obtient de son mentor la promesse qu'il le tuera dans un délai de deux mois.
Kin-fo recouvre peu après sa fortune et n'a plus du tout l'intention de trépasser. Mais Wang a disparu et le jeune homme sait que son fidèle ami tiendra sa promesse. Il part alors à sa recherche et traverse la Chine pour sauver sa vie, accompagné de deux détectives engagés par sa compagnie d'assurances.
Jules Verne nous fait ainsi découvrir la Chine, ses descriptions sont comme toujours minutieuses mais cela relève hélas ici plus du relevé topographique que de la découverte de l'âme de l'empire du Milieu. On reste sur les bordures. La muraille de Chine est dépeinte avec la platitude d'un plan d'architecte. J'ai presque eu envie d'interpeller l'auteur :
- Allez Jules, arrête tes chinoiseries !!!!
Oui, je tutoie Jules Verne. Quand on lit les Voyages extraordinaires depuis l'enfance, cela autorise une certaine familiarité.
Heureusement, dès que l'auteur laisse aller son imagination, il retrouve ses fulgurances visionnaires et les illustrations de S.Benett sont magnifiques.
La morale de ce conte philosophique est claire - Pour retrouver le goût de la vie, il faut en connaître le prix.
Jules Verne délocalise avec habileté le spleen ambiant de la fin du 19ème siècle en Chine mais je préfère ses épopées sous-marines ou lunaires.
Reste le titre. J'aurai préféré que mes professeurs ou mes parents me punissent en me faisant recopier cent fois « Les tribulations d'un chinois en Chine », plutôt que dix fois «ne doit pas bavarder pendant la classe ou dormir contre le radiateur »….
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Musardise
  20 décembre 2016
Je suis loin d'avoir lu les quelques quatre-vingts oeuvres qui composent les Voyages extraordinaires, aussi ne me permettrai-je pas d'asséner un coup définitif aux Tribulations d'un Chinois en Chine en clamant que c'est sans conteste le plus mauvais Jules Verne. Mais, bon, force m'est d'avouer qu'à coup sûr, je n'avais jamais connu l'auteur aussi peu inspiré.
Le titre nous fait miroiter une aventure toute en péripéties, courses effrénées et rebondissements multiples... Malheureusement, on est plutôt noyé sous un déluge de petites leçons de géographie : les Chinois vivent comme ci, ils mangent ça, ceux qui sont ennuyeux s'accrochent à tout prix aux traditions, ceux qui sont intéressants vivent à l'occidentale (on croirait entendre un discours d'Emmanuel Macron sur la gauche rétrograde et la gauche progressiste), la ville de Shang-Haï est comme ceci, la ville de Peking est comme cela... Et ça dure, ça dure, ça dure... D'ailleurs on sent là-dessous l'accumulation de documentation mais, à mon avis, peu de réel intérêt pour la Chine de la part de l'auteur. J'aurais encore préféré que Jules s'en tienne à un contexte plus fantaisiste et fantasmé, mais au moins plus attrayant. Il me semble qu'on sent ici les limites du projet de Hetzel, l'éditeur, qui souhaitait éduquer intelligemment la jeunesse avec ses livres. Certes, ce roman était une occasion pour les jeunes lecteurs du XIXème d'apprendre deux ou trois chose sur la Chine, mais l'aspect distrayant est tellement absent que la pédagogie tombe à plat.
Les personnages n'ont pas beaucoup plus d'intérêt que les discours à visée géographique et, pire que tout, la situation dans laquelle se retrouve le héros - qui, après avoir souhaité mourir puis changé d'avis, doit fuir la personne qu'il a payée pour l'assassiner - n'accroche pas un instant l'attention : c'est terrible, mais à aucun moment on se prend à trembler pour Kin-Fo. Bien au contraire, on serait soulagé de le voir succomber pour pouvoir refermer enfin le roman, pourtant bien court (200 pages environ). On s'ennuie donc ferme, puisqu'en fait de tribulations, on suit bien plutôt les déambulations molles et vaines des personnages principaux, tout en baillant plus que de raison. D'autant que l'oeuvre est emprunte d'un racisme social un peu étonnant (quoique pas si étonnant, quand on y réfléchit) sous la plume de l'auteur du Tour du monde en quatre-vingts jours : les domestiques y sont décrits comme des imbéciles finis ; on est bien loin de Passepartout ! Enfin, ce n'est que dans les trente ou quarante dernières pages qu'il se passe enfin quelque chose, que l'histoire accroche enfin son lecteur. On a même droit à un peu de démonstration scientifique... Mais c'est bien trop tard !
Un roman dont on peut donc tout à fait se passer, qui manque malheureusement à la fois de rythme et d'imagination.
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basileusa
  25 août 2019
Jules Verne nous emmène en Chine dans une aventure un peu rocambolesque , qui est très divertissante ! le jeune Kin-Fo , soudainement ruiné, engage son fidèle compagnon Wang à le tuer dans un délai de deux mois. Sauf qu'entre-temps la fortune lui sourit à nouveau et qu'il ne veut plus mourir. Mais Wang a disparu et tiendra parole …
J'ai apprécié cette plongée dans la Chine du XIXéme siècle , les descriptions et les dessins nous permettant de nous immerger complétement. L'intrigue est faites de rebondissements qui nous empêchent de reposer ce roman , court et efficace. J'ai particulièrement aimé l'invention des hommes-bateaux ^^. le fait de placer l'intrigue en Chine apporte vraiment un plus car on en apprend beaucoup sur ce peuple !
Multi-défis 2019
Challenge XIX siècle
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HORUSFONCK
  19 décembre 2017
Les voyages extraordinaires de Jules Verne, sont à coup sûr atypiques.
Celui-ci ne fait pas exception aux règles que s'est donné l'auteur du Tour du monde en 80 jours...
Mais comment captiver encore davantage le lecteur avide d'aventures et de parcours improbables? Tout bonnement en plaçant le héros dans une position aussi cocasse qu'originale, puis en le faisant courir pour sauver cette vie à laquelle il voulait mettre fin!
Génie du roman d'aventure, Jules Verne offrait ainsi une distraction aussi passionnante qu'instructive à un lectorat souvent peu fortuné et donc ne pouvant voyager.
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lokipg
  10 mars 2019
Kin-Fo est jeune, beau et en bonne santé ; Kin-Fo doit se marier bientôt et Lé-ou, sa future épouse, est belle, aimable et aimante ; Kin-fo est riche... mais il n'est pas heureux. D'après Wang, son ami philosophe, il ne connait pas le bonheur car il n'a jamais connu le malheur.
Mais Kin-Fo apprend qu'il est ruiné. Comment supporter une vie misérable alors même qu'il trouvait la fortune ennuyeuse ? Sa décision est prise, il mettra fin à ses jours. Il contracte une assurance-vie de 200 000 dollars en faveur de sa fiancée et demande à son ami Wang de le tuer à l'heure et à l'endroit de son choix, dans les deux mois à venir. Il lui remet même une lettre l'innocentant de son crime. Kin-Fo espère ainsi connaître une émotion au moins une fois dans sa vie. Ne serait-ce qu'un petit frisson...
Contrairement à ce que l'accroche de cette critique peut laisser penser, ce roman de Jules Verne ne manque pas d'humour. Kin-Fo nous apparait de prime abord comme un héros apathique, mais il s'humanisera au fil de son aventure, et il est accompagné par Soun, son serviteur loyal, mais gaffeur et poltron. Kin-Fo sera également flanqué de Craig et Fry, les deux agents de la maison d'assurance. Deux jumeaux qui ont une manie : quand l'un commence une phrase, l'autre la termine. La ressemblance avec le duo célèbre d'Hergé est troublante, mais contrairement aux Dupond et Dupont, Craig et Fry sont d'une compétence irréprochable.
Le roman est court, et pourtant une bonne centaine de pages, soit presque la moitié, se passe avant que l'histoire ne démarre véritablement. Toutefois, le début reste plaisant grâce à son humour et ses nombreuses anecdotes géographiques et historiques. La seconde partie est riche en péripéties typiquement verniennes et le rythme est plus enlevé.
J'ai un faible pour Jules Verne alors, même si je lui reconnais quelques défauts, j'adore ce roman. J'ai beau l'avoir relu une demie douzaine de fois, la découverte de la Chine en compagnie de mon auteur favori, et illustré par les splendides gravures de Benett, est toujours un plaisir.
Lien : http://lenainloki2.canalblog..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
MusardiseMusardise   26 décembre 2016
En passant devant la porte de l'Est, son regard s'accrocha , par hasard, à une douzaine de de cages en bambou, où grimaçaient des têtes de criminels, qui avaient été exécutés la veille. "Peut-être, dit-il, y aurait-il mieux à faire que d'abattre des têtes ! Ce serait de les rendre plus solides !"
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ODP31ODP31   18 juillet 2019
Le Rouang-Ro, c'est le fameux fleuve jaune. Il descend directement du nord pour aller, à travers les provinces de l'Est, se jeter dans la mer qui porte son nom, sans être plus jaune que la mer Rouge n'est rouge, que la mer Blanche n'est blanche, que la mer Noire n'est noire. Oui ! fleuve célèbre, d'origine céleste sans doute, puisque sa couleur est celle des empereurs, Fils du Ciel, mais aussi "Chagrin de la Chine", qualification due à ses terribles débordements...
p 107
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AustralAustral   27 février 2013
Un proverbe chinois dit :
Quand les sabres sont rouillés et les bêches luisantes,
Quand les prisons sont vides et les greniers pleins,
Quand les degrés des temples sont usés par les pas des fidèles et les cours des tribunaux couvertes d'herbe,
Quand les médecins vont à pied et les boulangers à cheval,
L'Empire est bien gouverné.
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ange77ange77   25 janvier 2016
Le voyage par terre, à travers une province peu sûre, offrait des difficultés très sérieuses.

S’il ne s’était agi que de gagner la Grande Muraille, dans le nord de la capitale, quels que fussent les dangers accumulés sur ce parcours de cent soixante lis, il aurait bien fallu les affronter. Mais ce n’était pas dans le Nord, c’était dans l’Est que se trouvait le port de Fou-Ning. À s’y rendre par mer, on gagnerait temps et sécurité. En quatre ou cinq jours, Kin-Fo et ses compagnons pouvaient l’avoir atteint, et alors ils aviseraient.
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AustralAustral   08 mars 2013
- Un vrai Chinois est toujours orienté, monsieur le capitaine, reprit Kin-Fo d'assez mauvaise humeur, en citant un dicton très à la mode dans l'Empire du Milieu.
- Sur terre, oui ! répondit le capitaine Yin. Sur mer, non !
Et sa bouche de se fendre jusqu'à ses oreilles.
- Il n'y a pas matière à rire, dit Kin-Fo.
- Ni à pleurer, répliqua le capitaine.
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