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Pierre Guilmard (Illustrateur)Louisa Djouadi (Autre)
ISBN : 2357105178
Éditeur : Glénat (01/08/2017)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 594 notes)
Résumé :
A la fin de la guerre fédérale des états-Unis, les fanatiques artilleurs du Gun-Club (Club-Canon) de Baltimore sont bien désœuvrés.
Un beau jour, le président, Impey Barbicane, leur fait une proposition qui, le premier moment de stupeur passé, est accueillie avec un enthousiasme délirant. Il s'agit de se mettre en communication avec la Lune en lui envoyant un boulet, un énorme projectile qui serait lancé par un gigantesque canon !
Tandis que ce projet ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
Foxfire
  01 avril 2016
Lorsqu'on évoque Jules Verne, on emploie souvent le terme de visionnaire. C'est bien sûr totalement vrai mais cet aspect de l'oeuvre de Verne ne doit pas faire oublier qu'il était avant tout un formidable conteur. Avec "de la terre à la lune", on a un aperçu de ces deux facettes de l'auteur.
Tout d'abord vulgarisateur, Verne livre beaucoup d'informations techniques et scientifiques en partant des connaissances de l'époque, extrapolant ces connaissances pour ensuite émettre des hypothèses, l'auteur fait preuve d'une belle érudition dans un début de roman très porté sur des aspects techniques. En effet, l'auteur passe d'abord en revue toutes les questions que poserait ce genre d'entreprise : quel type de projectile envoyer ? à quelle vitesse ? à quel moment précis faudra-t-il propulser l'engin ? dans quel matériau doit il être fabriqué ? etc... Peut-être ces considérations techniques ennuieront-elles certains lecteurs. J'ai trouvé que l'auteur parvenait à les rendre captivantes. C'est là une des preuves de la grandeur de Verne, rendre passionnantes des histoires de boulons et de métal.
Puis, juste au moment où le récit menaçait de tourner en rond et de devenir lassant, voilà que déboule Michel Ardan. Ah, Michel Ardan ! Quel personnage ! Rarement personnage aura aussi bien porté son nom. Michel Ardan, c'est sans aucun doute le summum du cool en 1865 ; élégance décontractée, charisme, éloquence, courage, audace. le dicton "impossible n'est pas français" semble avoir été créé à son propos. Ardan réveille le récit, lui donne un coup de fouet, lui insuffle de la folie. Rien que pour ce personnage bigger than life, la lecture du roman vaut le coup.
Les autres personnages, bien que moins enthousiasmants de par leurs personnalités moins exubérantes, sont bien campés et intéressants.
Cette aventure est servie par une écriture élégante et dynamique et l'auteur fait preuve d'un sens de l'humour très plaisant.
En bref, un divertissement de haut niveau, intelligent et distrayant, à lire et à relire.
Challenge Multi-Défis 2016 - 22 (un classique du 19ème)
Challenge XIXème siècle 2016 - 4
Challenge Petits plaisirs 2016 - 13
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raton-liseur
  01 mai 2015
Kennedy avait-il lu Jules Verne ? Ou bien Jules Verne était-il si visionnaire qu'il avait prévu Kennedy ? C'est la première réflexion qui m'est venue en tête en lisant ce livre… C'est tout le programme de la « Nouvelle Frontière » qu'expose ici Jules Verne !
J'ai été frappée par le réalisme et la crudité de ce qui est décrit : comment la guerre est le moteur du progrès technique (guerre, progrès, belle antinomie, pourtant les deux sont les faces d'une même pièce, Jules Verne le décrit très bien), et comment les membres du très considéré Gun Club trouve dans la conquête spatiale un dérivatif aux guerres qu'ils n'ont plus…
Ce livre, sans être l'un des plus connus ni l'un des plus obscurs de Jules Verne, est une lecture agréable. Certes, il ne faut pas être allergique aux descriptions techniques ou aux calculs de la circonférence du boulet ou de la quantité de poudre nécessaire, mais la plume de Jules Verne est assez alerte et toutes les petites piques qui émaillent le récit le rendent plus léger et amusant. Les Etats-Unis en prennent pour leur grade (les idées reçues sur ce pays remontent à plus loin que je ne pensais !), mais les autres pays ne sont pas épargnés.
Puis la seconde partie, qui s'intéresse à la construction du canon renouvelle l'intérêt du texte et fait place à de grandioses descriptions du génie technique humain, avec une description dantesque de la fonte du boulet notamment.
Un livre intéressant à lire donc, dans la droite ligne du Jules Verne que l'on connaît le mieux, et qui donne envie de lire la suite. Il me donne même presque envie de me pencher sur des livres d'histoire des sciences, tant j'ai été impressionnée de voir tout ce que l'on savait déjà sur la Lune à l'époque de Jules Verne, comme la gravité six fois moins importante que sur la Terre et ses conséquences.
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Skarn-sha
  09 décembre 2012
J'aime me replonger occasionnellement dans les écrits de Jules Verne, pour la plupart déjà lus au collège.
Celui-ci est un des plus populaires et est à la base des récits de voyage spatiaux.
Il narre l'histoire hors du commun d'un club d'artilleurs, le Gun Club de Baltimore, qui suite à la fin de la guerre de Sécession et à une proposition folle de Barbacane, son président, se lance à la conquête de l'espace.
Les préparatifs colossaux de ce voyage sont narrés avec une précision qui nous ferait presque oublier que tout sort de l'imaginaire de Jules Verne.
Certes, si l'on regarde le contenu aux vues des technologies actuelles, nous pourrions trouver de nombreux points aberrants. Cependant, en se remettant dans le contexte historique, on ne s'attarde pas sur ces points, qui font un peu sourire, mais on note les points se sont avérés juste. En cela, Verne était un grand visionnaire. Remplacez l'obus par une fusée, le canon par une rampe de lancement, la poudre par du kérosène et vous avez presque tout les éléments d'un lancement spatial contemporain.
Si je devais faire un seul reproche à ce livre, ce serait au sujet du manque de péripéties. Il faut attendre la fin du livre, et l'arrivée du français, pour que le récit cesse la surenchère de détails concernant les préparatifs.
Malgré cela, le livre se lit très facilement tant l'écriture est fluide et agréable.
Comme l'annonce le titre, le récit s'arrête avant l'arrivé sur la lune et il me faudra lire la suite Autour de la lune, pour pouvoir connaître le sort des cosmonautes improvisés.
Au final, bien que cela ne soit pas le meilleur Verne que j'ai lu, je pense que c'est un roman qui mérite d'être lu.
En outre, comme le livre est tombé dans le domaine public, il est gratuit au format électronique.
Lien : http://lombredeskarnsha.blog..
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Glesker
  02 décembre 2013
Les hommes du XVIIème siècle imaginaient que leurs descendants iraient vers les Amériques, quatre siècles après, à bord de navires qui vogueraient sur l'eau à des vitesses stupéfiantes. Ils ont eu en partie raison. Mais peu avaient alors pensé au concept d'avion qui reste à présent le moyen le plus commun de traverser l'Atlantique.
En 1865, Jules Verne imaginait pareillement un monstrueux canon (technologie d'époque !) qui propulserait une ogive habitable vers la Lune pour permettre à quelques explorateurs en redingote et haut-de-forme d'explorer notre satellite ; plutôt qu'un objet auto-propulsé. Un pari osé pour l'époque en dépit des aberrations physiques bien pardonnables.
Une lecture très rafraîchissante.
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gill
  06 juillet 2012
A la fin de la Guerre de Sécession, Barbicane, président du Gun Club de Baltimore soulève le projet d'envoyer un boulet de canon sur la lune.
Michel Ardan, un audacieux français lui propose de fabriquer un projectile creux dans lequel il prendrait place.
Nicholl, adversaire du projet se joint à lui pour cet extraordinaire voyage, ainsi qu'un troisième compagnon.
Ce premier tome est le prélude d'une grande aventure, il est suivi par "Autour de la lune".
Jules Verne jette, tout simplement, les bases de la Nasa, en Floride, dans un récit passionnant écrit avec talent par le maître de l'anticipation.
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Citations & extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
raynald66raynald66   05 avril 2014
«Vous voyez donc bien, mon cher monsieur, qu'il ne faut pas se prononcer d'une façon absolue contre l'existence d'une atmosphère à la surface de la Lune ; cette atmosphère est probablement peu dense, assez subtile, mais aujourd'hui la science admet généralement qu'elle existe.
- Pas sur les montagnes, ne vous en déplaise, riposta l'inconnu, qui n'en voulait pas démordre.
- Non, mais au fond des vallées, et ne dépassant pas en hauteur quelques centaines de pieds.
- En tout cas, vous feriez bien de prendre vos précautions, car cet air sera terriblement raréfié.
- Oh ! mon brave monsieur, il y en aura toujours assez pour un homme seul ; d'ailleurs, une fois rendu là- haut, je tâcherai de l'économiser de mon mieux et de ne respirer que dans les grandes occasions !
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odin062odin062   13 mai 2012
L'incident le plus inattendu, le plus extraordinaire, le plus incroyable, le plus invraisemblable vint fanatiser à nouveau les esprits haletants et rejeter le monde entier sous le coup d'une poignante surexcitation. Un jour, le 30 septembre, à trois heures quarante-sept minutes du soir, un télégramme, transmis par le câble immergé entre Valentia (Irlande), Terre-Neuve et la côte américaine, arriva à l'adresse du président Barbicane. Le président Barbicane rompit l'enveloppe, lut la dépêche, et, quel que fût son pouvoir sur lui-même, ses lèvres pâlirent, ses yeux se troublèrent à la lecture des vingt mots de ce télégramme. Voici le texte de cette dépêche, qui figure maintenant aux archives du Gun-Club: FRANCE, PARIS. _30 septembre, 4 h matin. Barbicane, Tampa, Floride, États-Unis. Remplacez obus sphérique par projectile cylindro-conique. Partirai dedans. Arriverai par steamer_ Atlanta.
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SoftymelSoftymel   05 septembre 2012
Or, quand un Américain a une idée, il cherche un second Américain qui la partage. Sont-ils trois, ils élisent un président et deux secrétaires. Quatre, ils nomment un archiviste, et le bureau fonctionne. Cinq, ils se convoquent en assemblée générale, et le club est constitué.
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DexteretteDexterette   22 mai 2012
Rien ne saurait étonner un Américain. On a souvent répété que le mot "impossible" n'était pas français; on s'est évidemment trompé de dictionnaire. En Amérique, tout est facile, tout est simple, et quant aux difficultés mécaniques, elles sont mortes avant d'être nées. Entre le projet Barbicane et sa réalisation, pas un véritable Yankee ne se fût permis d'entrevoir l'apparence d'une difficulté . Chose dite, chose faite.
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audrey77340audrey77340   30 septembre 2012
Oui ! mon brave ami ! Songe au cas où nous rencontrions des habitants là-haut. Voudrais tu leur donner une aussi triste idée de ce qui se passe ici-bas , leur apprendre ce que c'est que la guerre , leur montrer qu'on emploie le meilleur de son temps à se dévorer , à se manger , à se casser bras et jambes , et cela sur un globe qui pourrait nourrir cent milliards d'habitants , et où , il y en a douze cents millions à peine ?
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Vidéo de Jules Verne
Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne (Fiction/Concert)
« En 1867, dans le Pacifique, un mystérieux monstre marin percute des navires. Le savant Aronnax, son domestique Conseil et le harponneur Ned Land partent à sa poursuite. Lorsqu’ils se retrouvent dans le ventre du monstre, en réalité un fabuleux sous-marin conçu par le capitaine Nemo, c’est le début d’un prodigieux périple à travers les eaux... Le chef-d'œuvre de Jules Verne est le premier roman où l'électricité fut traitée comme la force universelle qu'elle allait devenir. Du Pacifique au pôle Sud en passant par la Méditerranée, voici une épopée scientifique et maritime électrisée par l'Orchestre National de France ! »
Vingt mille lieues sous les mers de Jules Verne, librement adapté par Stéphane Michaka - Avec l’Orchestre National de France - Musique originale et direction d'orchestre : Didier Benetti - Réalisation : Cédric Aussir - Conseillère littéraire Caroline Ouazana
Avec : - Professeur Aronnax : Gabriel Dufay - Conseil : Sylvain Levitte - Ned Land : Clément Bresson - Capitaine Nemo : Eriq Ebouaney - Copilote : Antoine Sastre
- Bruitage : Sophie Bissantz et Elodie Fiat - Assistante à la réalisation : Cécile Laffon
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Qui est Impey Barbicane

Un artilleur du gun club
Le président du gun club
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