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EAN : 9782070404780
924 pages
Éditeur : Flammarion (25/09/1998)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 886 notes)
Résumé :
Vingt ans après, ils courent, chevauchent et ferraillent toujours, sur les routes de France ou d'Angleterre. Leurs bras, comme leurs langues, n'ont rien perdu de cette vigueur étincelante qui les faisait déplacer les montagnes et réussir l'impossible. Leur amitié, dans les moments critiques, ressoude leurs quatre lames comme limailles autour d'un seul aimant. Mais les temps ont bien changé. Aramis sert ses duchesses, Athos ne songe qu'à son fils, Porthos à son titre... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (67) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  17 janvier 2018
Allez, je passe aux aveux, je suis totalement folle de... Porthos !
Le géant, le fort, le brave, le glouton Porthos, si ingénu qu'il en devient irrésistiblement drôle ! Porthos, c'est un peu l'Obélix des "Trois Mousquetaires", alors il a forcément toute ma sympathie.
Et de l'humour, on en a grandement besoin dans ce second volet de la saga des mousquetaires du roi où l'on retrouve avec bonheur d'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis. Déjà ils ont pris vingt ans dans les dents, pas de quoi rire, mais surtout ils sont à nouveau entraînés dans une succession trépidante d'aventures et de péripéties toutes plus périlleuses les unes que les autres. Il faut dire que la Fronde n'est pas la période la plus apaisée de l'histoire de France, loin s'en faut ; et outre-Manche, chez nos ennemis anglais, c'est même pire, leur roi Charles Ier boit le bouillon.
Ce qui est très plaisant - en plus de retrouver la plume et la narration très fouillée de Dumas -, c'est de voir nos quatre inséparables héros... obligés de se séparer. Et oui, deux sont aux Princes rebelles, les deux autres au Mazarin. Aïe ! La fameuse devise fraternelle "Un pour tous, tous pour un" serait-elle destinée à périr ? Ce serait sans compter les nombreux rebondissements d'une action menée tambour battant.
Bref, vous l'aurez compris, cette lecture bien que longue (presque 1 000 pages) n'est pas ennuyeuse une seconde et Dumas réussit si bien à titiller l'intérêt du lecteur et à entretenir son affection pour ces personnages, qu'il le pousse sur des rails à la rencontre du "Vicomte de Bragelonne" (2 700 pages tout de même...).

Challenge PAVES 2018
Challenge MULTI-DÉFIS 2018
Challenge XIXème siècle 2018
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Arakasi
  26 janvier 2015
D'Artagnan s'ennuie. A quarante ans presque révolus, il a vu toutes ses espérances de jeune homme se dissiper les unes après les autres. Envolées les ambitions ! le voici toujours lieutenant aux Mousquetaires après vingt ans de loyaux services. Enfuis les amours ! Depuis que la pauvre Constance est morte, il n'a pas aimé d'autres femmes et s'est résigné à courtiser mollement sa ventripotente logeuse. Disparues les amitiés ! Athos, Porthos et Aramis l'ont quitté un à un, le premier pour reprendre ses responsabilités de Comte de la Fère, le second pour épouser sa vieille et laide procureuse et le troisième pour se faire abbé. Mais, après vingt ans d'interminable attente, la chance semble à nouveau lui sourire : dans un dernier sursaut d'orgueil avant de ployer définitivement sous la poigne de fer de Louis XIV, la noblesse française s'est révoltée et la guerre civile menace de déchirer le pays en deux. Mazarin, le premier ministre haï et méprisé d'Anne d'Autriche, aurait bien besoin d'une poigne vigoureuse et d'un coeur courageux pour protéger son pouvoir chancelant. Seul, D Artagnan n'envisage pas de relever le défi, mais s'il parvient à retrouver et à rallier ses quatre amis, nul doute que la Fronde entière sera forcée de plier le genou devant eux.

Encore faudrait-il parvenir à les rallier, ces amis… Si Porthos, lassé de sa vie de gros bourgeois campagnard, se joint avec enthousiasme à son ancien camarade, Athos se montre évasif et Aramis distant. Tous deux ont rallié secrètement la Fronde, l'un par esprit de caste et l'autre par ambition, et s'ils font de leur mieux pour dissimuler leur nouvelle allégeance à D Artagnan, celui-ci est bien trop fin pour s'y laisser prendre. Malheur aux vieux amis divisés par les luttes politiques ! Car si l'union les faisait invincibles, le conflit les rend seuls et faibles, et une séparation prolongée pourrait entraîner leur perte à tous. D'autant plus qu'un terrible danger plane sur les anciens mousquetaires : par-delà la tombe, la satanique Milady de Winter menace à nouveau de les frapper en la personne de son fils, Mordaunt, décidé à venger l'assassinat de sa mère en pourchassant et en brisant ses meurtriers. Comme le résume sinistrement Grimaud, le laconique et fidèle valet d'Athos, « Cette femme avait un enfant, l'enfant est devenu un homme ; la tigresse avait un petit, le tigre est lancé, il vient à vous, prenez garde ! »

C'est un bien dangereux pari auquel Dumas se livre avec « Vingt ans après »… En effet, qui souhaite réellement voir vieillir ses héros ? Les voir se salir, s'aigrir et s'user aux rigueurs et aux douleurs de l'existence ? Il faut être un très talentueux et audacieux auteur pour se lancer sur un chemin aussi périlleux, mais – et heureusement pour nous, affectionnés lecteurs – du talent et de l'audace, Alexandre Dumas en a justement en abondance ! Vingt ans après, nos chers Mousquetaires ont vieilli, ils ont grisonné, se sont écartés les uns des autres, mais malgré les ravages du temps ils sont parvenus par un petit miracle littéraire à rester plus attachants et intéressants que jamais !
A l'exception de Porthos dont l'éternelle bonhommie enfantine semble indestructible, ils ont changé pourtant et pas toujours en bien. D'Artagnan a perdu son innocence et sa candeur de jeune homme, mais il a gagné en pragmatisme, en ironie et en vivacité d'esprit, s'imposant plus que jamais comme le chef de la petite bande. Athos semble apaisé en apparence par la paternité (parce que, oui, Athos est devenu papa ! Et vous ne devinerez jamais comment...), mais ses vieux démons rôdent toujours dans l'ombre et ressurgissent au galop avec l'apparition de Mordaunt. Aramis est partagé entre son sens de l'amitié et son ambition grandissante, une lutte qui trouvera son achèvement tragique dans « le Vicomte de Bragelonne », le troisième tome de la trilogie des Mousquetaires. Pourtant, malgré des divergences de caractères de plus en plus marquées, l'amitié des quatre hommes perdure contre vent et marée, et donne lieu à certaines des scènes les plus touchantes écrites par Dumas. Ouaip, j'avoue, toute cette camaraderie virile, ces taquineries amicales et ces grandes démonstrations fraternelles m'ont mis plus d'une fois les larmes aux yeux. Que voulez-vous ? Je suis une grande sensible qui s'ignore.
Niveau intrigue, « Vingt ans après » est tout aussi enlevé et même mieux construit que « Les Trois Mousquetaires ». Dumas y fait preuve d'un talent frappant pour équilibrer humour et tragédie, aussi à l'aise dans le premier registre que dans le second. Chaque nouvelle relecture est une occasion pour moi de me gondoler aux bourdes réjouissantes et attendrissantes de Porthos, mais aussi de frémir aux dramatiques événements de la Révolution anglaise à laquelle seront mêlés tardivement nos quatre amis. La scène de la décapitation de Charles Ier est un morceau de bravoure particulièrement spectaculaire, frôlant presque le fantastique. On retrouve ce même contraste chez les antagonistes de nos Mousquetaires, Mazarin étant clairement un méchant pour rire, plus burlesque qu'inquiétant, et s'opposant à la figure effrayante et vengeresse de Mordaunt. Personnage très réussi, celui-ci s'avère le digne fils de sa mère en matière de vices avec, en sus, une aura tragique et pitoyable dont Milady était dépourvue (ajoutez à cela un côté très oedipien, car franchement : Mordaunt/Mordred, ne me dites pas que cela ne vous a pas effleuré l'esprit à vous aussi…) le tout donne un grand, très grand roman d'aventure, assurément l'un des plus beaux d'Alexandre Dumas et qui mériterait une bien plus grande renommée !
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gill
  08 novembre 2012
Vingt ans ont passé. Paris est secoué par les soubresauts de la Fronde. Louis XIII n'est plus. le roi est un enfant. Mazarin a succédé à Richelieu l'inflexible cardinal.
Mandaté par un ministre qu'il n'aime guère, D'Artagnan, impécunieux lieutenant, part à la recherche de ses trois anciens camarades pour leur proposer de reprendre du service.
Athos et Aramis étant acquis aux idées de la Fronde, Porthos, seul, répond à cet appel de l'amitié et du serment jadis prononcé.
Mais il ne peut à lui seul seconder assez efficacement son ami et le duo va d'échec en échec. le duc de Beaufort, évadé de Vincennes leur échappe, l'arrestation du conseiller Broussel provoque des troubles qu'ils sont impuissants à empêcher...
En mission à Londres, les quatre mousquetaires se retrouvent enfin et, ensembles, tentent en vain de sauver Charles Ier, avant d'affronter la haine de Mordaunt, le fils de Milady de Winter.
A leur retour, d'abord jetés en prison, il tombent en disgrâce et se séparent à nouveau. Pourtant Athos laisse son fils Raoul, vicomte de Bragelonne auprès de D'Artagnan avec lequel il partira se battre et vivre de nouvelles aventures durant la campagne de Flandres.
Cet imposant volume est une suite digne du premier opus "Les trois mousquetaires" et nous laisse, impatients, au moment où commence, " le vicomte de Bragelonne", troisième et dernier chapitre de cette grande fresque littéraire.
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Ellane92
  17 novembre 2013
20 ans après les évènements décrits dans les 3 mousquetaires, voici de nouveau nos 4 héros prêts à bouleverser et à changer l'ordre du monde !!
Nous retrouvons, au départ, D Artagnan, toujours garde des mousquetaires, profitant du logis, du couvert et du lit de sa maitresse. Ses compagnons semblent s'être rangés : Portos se morfond dans son manoir sur le blason de baron qu'il ne peut arborer sur ses carrosses, Aramis est devenu Evêque d'Herblay, tandis qu'Athos joue au gentleman farmer après avoir pris le jeune Vicomte de Bragelonne sous son aile protectrice.
Pendant ce temps, le ventre de Paris gronde de colère et de faim, réclamant de plus en plus fort et de plus en plus ouvertement la démission du 1er ministre de la reine Anne d'Autriche, le Cardinal de Mazarin, dont on dit qu'il est l'amant ou le mari de la reine.
Enfin, en Angleterre, le roi Charles 1er se fait mettre à mal par Olivier Cromwell, tandis que sa reine et sa fille sont venues réclamer asile à Paris, où elles ne trouvent que mépris et misère.
Bientôt, D Artagnan et ses amis doivent choisir leur camp : Portos et D Artagnan, en échange d'avantages en titre ou en grade, prennent le parti du premier ministre et acceptent de porter une lettre de sa part à Cromwell. Sur leur chemin, ils trouveront leurs amis guidés non pas par leurs intérêts mais par leurs convictions. Alors que l'ombre de Milady s'étend de Paris aux côtes anglaises, l'amitié de ces héros pourra-t-elle se perdurer ?
J'ai encore plus aimé ce tome que le précédent ! L'intrigue plus complexe et l'environnement historique plus approfondi lui donnent un cachet particulier dont manquait les 3 mousquetaires.
Ce volume est le roman de la maturité (et oui, même les héros vieillissent !) : la fougue et l'insouciance de la jeunesse, qui faisaient l'un des charmes de l'opus précédent, a laissé place à la tempérance et à la sagesse. Dumas nous régale toujours avec sa façon d'écrire, nous interpellant et nous incluant dans le récit avec sa verve bienveillante. Comme dans le premier volume, les chapitres sont courts, et laissent la belle place à l'action. On ne s'ennuie pas, jamais. Il y a de l'humour, de l'émotion, du frisson, et les personnages secondaires sont sacrément bien campés. Mon seul regret est que les 4 héros m'ont paru plus caricaturaux que dans le volume précédent. Ceci dit, j'ai hâte de m'atteler au Vicomte de Bragelonne !!
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Lucilou
  11 mai 2020
J'aime le d'Artagnan de vingt ans à la folie...celui de quarante aussi. C'est dit. De toutes façons, même couronné de neige, je l'aimerai encore.
Et même avec vingt ans de plus, je continue d'adorer Athos, Porthos et Aramis.
Si le vent de la Fronde emporte tout sur son passage et acclame Beaufort libéré de sa tour, il est des choses qu'il fait grandir et j'aime à penser qu'en 1845 et 1648 mon coeur est aussi mousquetaire qu'en 1844 et 1628.
Avec « Vingt ans Après », Alexandre Dumas se lance dans un exercice au moins aussi périlleux que la rédaction de trop virulentes mazarinades : donner une suite à son Chef d'Oeuvre (oui, les majuscules sont volontaires!) : « Les Trois Mousquetaires ». Le succès de ce dernier justifie sans doute cette rédaction d'une suite, le besoin pour un auteur prodigue d'espèces sonnantes et trébuchantes aussi, mais il faut également compter avec l'attachement d'un auteur pour ses personnages... Et on sait déjà tellement, en tant que lecteurs qu'ils sont durs à quitter ces hommes-là !..
Périlleux l'exercice ? Oh que oui ! Parce que soyons honnêtes : qui a envie de voir vieillir ses héros ? C'est facile d'en être un quand on a pour soi la jeunesse, la fougue, la candeur, le courage et l'insouciance. C'est beaucoup plus dur plus tard. Le temps, cet assassin, ne fait pas que passer, il transforme aussi les gens (les personnages) et les époques... Alexandre Dumas le savait bien : s'il voulait donner suite aux aventures de ses mousquetaires, il ne pouvait pas les laisser inchangés. Alors, oui « Vingt ans Après » est un pari risqué : celui de donner à voir aux lecteurs des personnages... différents... Dans une époque... différente elle-aussi...
« Vingt ans Après » s'ouvre donc -comme le titre l'indique si bien- deux décennies après la fin des Trois Mousquetaires et le royaume de France a bien changé...
Nous sommes en 1648. Louis XIII n'est plus, le roi est un enfant et Anne d'Autriche, la jolie reine, est devenue une régente oublieuse de ses amis d'autrefois. Le Cardinal de Richelieu n'est plus lui non plus et si son ombre erre encore dans les couloirs du Palais Cardinal et du Louvre, on y croise plus souvent la pourpre de son successeur : le cardinal Mazarin, l'homme le plus détesté du royaume, le faquin, l'italien ! C'est que le prélat mène une politique discutable et qu'il s'acharne plus à remplir sa bourse qu'à faire le bien. Les nobles de tous bords et les parlementaires n'en peuvent plus...
« Un vent de fronde s'est levé ce matin, je crois qu'il gronde contre le Mazarin » a écrit Scarron.
La Fronde... Quelle période propice à l'aventure, aux complots et aux trahisons ! Quelle époque romanesque avec toutes ses légendes, ses instantanés, ses images d'Épinal : le beau François de Vendôme s'évadant du donjon de Vincennes grâce à une lime dissimulée dans un pâté avant de venir haranguer la foule, la duchesse de Longueville accouchant d'un fils bâtard sur les balcons de Paris, le salon de Scarron et de la belle indienne bruissant des rumeurs et du retour de la Chevreuse, la fureur du petit Broussel, la silhouette boiteuse de Pierre de Gondi qui n'était pas encore le duc de Retz s'élevant sur les barricades... C'est le contexte parfait pour faire se retrouver D'Artagnan, Athos, Porthos et Aramis. Le roman ici est plus historique que de cape et d'épée, mais n'en est pas moins passionnant pour autant... D'autant qu'à la Fronde va succéder la grandeur et la tragédie... Charles 1er d'Angleterre est sans doute sublimé, avantagé par la fiction mais qu'elles sont belles les pages qui se consacrent à son destin !
Vingt ans après...Que sont-ils devenus nos héros ? J'ai le cœur serré quand j'y pense : D'Artagnan est seul, D'Artagnan s'ennuie. Ses amis sont partis loin de lui et le gascon qui était grandi, magnifié par l'amitié traîne sa nostalgie... L'amour de sa vie est mort dans ses bras et son cœur semble avoir perdu de son feu et de sa douceur. S'il a perdu sa candeur, il est toujours aussi astucieux, courageux... mais il lui manque l'Aventure pour se déployer et redevenir celui qu'il est toujours au fond de lui. Il a gagné en profondeur, en complexité et cela lui va bien. Sa séduction y gagne encore. Athos semble plus serein qu'autrefois, son front est tout aussi noble et la paternité (oui, oui!) lui a donné une nouvelle raison de vivre. Aramis est resté un séducteur impénitent qui s'enorgueillit de ses mains blanches, ce qui ne l'empêche pas d'être d'église, définitivement -Monseigneur d'Herblay, priez pour nous, pauvres lecteurs !- et dévoré d'ambition. Finalement, seul Porthos n'a pas changé... Ce bon Porthos : toujours fidèle et rieur, géant généreux, cœur d'or et jarrets d'acier.
Lorsque Mazarin se souvient enfin de D'Artagnan et lui confie une mission d'importance, notre héros y voit l'occasion de réunir ses amis et de revivre l'âge d'or et la douceur des jours d'autrefois. C'est là que le bât blesse : si Porthos le suit sans hésiter (il le suivrait même en Enfer), Athos et Aramis ne sont pas dans le même camp...
Cette mésentente, cette impression que l'amitié des quatre mousquetaires ne sera plus jamais ce qu'elle a été sont les pages les plus tristes, les plus atroces de tout le livre (de toute la littérature même!)... Il est fort Dumas pour nous briser le cœur et nous surprendre.
Cela dit, il faut bien convenir que cet état de fait rend encore meilleur le retour du « Un pour tous, tous pour un » , de cette amitié finalement indéfectible et plus forte que cent désaccords politiques. Quand Athos, Porthos, Aramis et mon D'Artagnan s'unissent à nouveau pour le meilleur et pour le pire, c'est le printemps, la renaissance... le regain des aventures à la vie et à la mort, palpitantes et romanesques. Trépidantes comme toujours et comme jamais. Et contre cette amitié dont ils avaient oublié qu'elle était éternelle, tous les Mordaunt (engeance du diable!) du monde ne peuvent rien. 
Vingt ans après, Un pour Tous et Tous pour Un, pour toujours et à jamais.
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Citations et extraits (80) Voir plus Ajouter une citation
Gwen21Gwen21   02 janvier 2018
Hélas ! depuis l’époque où, dans notre roman des "Trois Mousquetaires", nous avons quitté d’Artagnan, rue des Fossoyeurs, 12, il s’était passé bien des choses, et surtout bien des années.
D’Artagnan n’avait pas manqué aux circonstances, mais les circonstances avaient manqué à d’Artagnan. Tant que ses amis l’avaient entouré, d’Artagnan était resté dans sa jeunesse et sa poésie ; c’était une de ces natures fines et ingénieuses qui s’assimilent facilement les qualités des autres. Athos lui donnait de sa grandeur, Porthos de sa verve, Aramis de son élégance. Si d’Artagnan eût continué de vivre avec ces trois hommes, il fût devenu un homme supérieur. Athos le quitta le premier, pour se retirer dans cette petite terre dont il avait hérité du côté de Blois ; Porthos, le second, pour épouser sa procureuse ; enfin, Aramis, le troisième, pour entrer définitivement dans les ordres et se faire abbé. À partir de ce moment, d’Artagnan, qui semblait avoir confondu son avenir avec celui de ses trois amis, se trouva isolé et faible, sans courage pour poursuivre une carrière dans laquelle il sentait qu’il ne pouvait devenir quelque chose qu’à la condition que chacun de ses amis lui céderait, si cela peut se dire, une part du fluide électrique qu’il avait reçu du ciel.
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ladyogaladyoga   02 juillet 2013
D’Artagnan n’avait pas manqué aux circonstances, mais les circonstances avaient manqué à d’Artagnan. Tant que ses amis l’avaient entouré, d’Artagnan était resté dans sa jeunesse et sa poésie ; c’était une de ces natures fines et ingénieuses qui s’assimilent facilement les qualités des autres. Athos lui donnait de sa grandeur, Porthos de sa verve, Aramis de son élégance. Si d’Artagnan eût continué de vivre avec ces trois hommes, il fût devenu un homme supérieur. Athos le quitta le premier, pour se retirer dans cette petite terre dont il avait hérité du côté de Blois ; Porthos, le second, pour épouser sa procureuse ; enfin, Aramis, le troisième, pour entrer définitivement dans les ordres et se faire abbé. À partir de ce moment, d’Artagnan, qui semblait avoir confondu son avenir avec celui de ses trois amis, se trouva isolé et faible, sans courage pour poursuivre une carrière dans laquelle il sentait qu’il ne pouvait devenir quelque chose qu’à la condition que chacun de ses amis lui céderait, si cela peut se dire, une part du fluide électrique qu’il avait reçu du ciel.
Ainsi, quoique devenu lieutenant de mousquetaires, d’Artagnan ne s’en trouva que plus isolé, il n’était pas d’assez haute naissance, comme Athos, pour que les grandes maisons s’ouvrissent devant lui, il n’était pas assez vaniteux, comme Porthos, pour faire croire qu’il voyait la haute société ; il n’était pas assez gentilhomme, comme Aramis, pour se maintenir dans son élégance native, en tirant son élégance de lui-même.
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ArakasiArakasi   13 avril 2014
Taisez-vous, monsieur ! C'était ma mère ! Ses désordres, je ne les connais pas ; ses vices, je ne les connais pas ; ses crimes, je ne les connais pas ! Mais ce que je sais, c'est que j'avais une mère, c'est que cinq hommes, ligués contre une femme, l'ont tuée clandestinement, nuitamment, silencieusement, comme des lâches ! Ce que je sais, c'est que vous en étiez, monsieur ; c'est que vous en étiez, mon oncle, et que vous avez dit comme les autres, et plus haut que les autres : Il faut qu'elle meure ! Donc, je vous préviens, écoutez bien ces paroles et qu'elles se gravent dans votre mémoire de manière que vous ne les oubliiez jamais, ce meurtre qui m'a tout ravi, ce meurtre qui m'a fait sans nom, ce meurtre qui m'a fait pauvre, ce meurtre qui m'a fait corrompu, méchant, implacable, j'en demanderai compte à vous d'abord, puis à ceux qui furent vos complices, quand je les connaitrai.
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ladyogaladyoga   08 septembre 2014
Eh ! mon Dieu, oui ! c’est lui qui a causé en moi le changement que vous voyez : je me desséchais comme un pauvre arbre isolé qui ne tient en rien sur la terre, il n’y avait qu’une affection profonde qui pût me faire reprendre racine dans la vie. Une maîtresse ? j’étais trop vieux. Des amis ? je ne vous avais plus là. Eh bien ! cet enfant m’a fait retrouver tout ce que j’avais perdu ; je n’avais plus le courage de vivre pour moi, j’ai vécu pour lui. Les leçons sont beaucoup pour un enfant, l’exemple vaut mieux. Je lui ai donné l’exemple, d’Artagnan. Les vices que j’avais, je m’en suis corrigé ; les vertus que je n’avais pas, j’ai feint de les avoir. Aussi, je ne crois pas m’abuser, d’Artagnan, mais Raoul est destiné à être un gentilhomme aussi complet qu’il est donné à notre âge appauvri d’en fournir encore.
D’Artagnan regardait Athos avec une admiration croissante. Ils se promenaient sous une allée fraîche et ombreuse, à travers laquelle filtraient obliquement quelques rayons de soleil couchant. Un de ces rayons dorés illuminait le visage d’Athos, et ses yeux semblaient rendre à leur tour ce feu tiède et calme du soir qu’ils recevaient.
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ladyogaladyoga   08 septembre 2013
Eh ! mon Dieu, oui ! c’est lui qui a causé en moi le changement que vous voyez : je me desséchais comme un pauvre arbre isolé qui ne tient en rien sur la terre, il n’y avait qu’une affection profonde qui pût me faire reprendre racine dans la vie. Une maîtresse ? j’étais trop vieux. Des amis ? je ne vous avais plus là. Eh bien ! cet enfant m’a fait retrouver tout ce que j’avais perdu ; je n’avais plus le courage de vivre pour moi, j’ai vécu pour lui. Les leçons sont beaucoup pour un enfant, l’exemple vaut mieux. Je lui ai donné l’exemple, d’Artagnan. Les vices que j’avais, je m’en suis corrigé ; les vertus que je n’avais pas, j’ai feint de les avoir. Aussi, je ne crois pas m’abuser, d’Artagnan, mais Raoul est destiné à être un gentilhomme aussi complet qu’il est donné à notre âge appauvri d’en fournir encore.
D’Artagnan regardait Athos avec une admiration croissante. Ils se promenaient sous une allée fraîche et ombreuse, à travers laquelle filtraient obliquement quelques rayons de soleil couchant. Un de ces rayons dorés illuminait le visage d’Athos, et ses yeux semblaient rendre à leur tour ce feu tiède et calme du soir qu’ils recevaient.
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Vidéo de Alexandre Dumas
La dessinatrice de presse et auteure de bande dessinée, Catherine Meurisse publie "Delacroix" chez Dargaud, dans lequel elle s'invite dans les souvenirs d'Alexandre Dumas et de l'amitié qu'il a tissé avec Eugène Delacroix. Cet ouvrage révèle une communauté d'artistes qui se manifeste lorsque Alexandre Dumas consacre une causerie à la mémoire de son ami, le peintre décédé un an plus tôt. Anecdotes émouvantes et cocasses s'enchaînent avec ce ton malicieux propre à la dessinatrice. "On suit Delacroix de son enfance à sa mort et on voit ce que c'est que la vie d'artiste et voit tous ses combats pour l'art, au nom de l'art qui défilent", explique Catherine Meurisse sur le plateau de la Grande Librairie.

Retrouvez l'intégralité de l'interview ci-dessous : https://www.france.tv/france-5/la-grande-librairie/
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