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Édouard Riou (Illustrateur)
ISBN : 2253012548
Éditeur : Le Livre de Poche (07/11/1972)

Note moyenne : 3.92/5 (sur 1920 notes)
Résumé :
Ce livre raconte l'histoire d'un scientifique, le Professeur Lidenbrock, et de son neveu Axel, qui découvrent le mystérieux parchemin d'un certain Arne Saknussemme. Dans ce parchemin, ils découvriront qu'il est maintenant possible d'aller au centre de la Terre. Alors ils décideront de se lancer dans cette aventure, avec leur guide. Là-bas ils découvriront un monde aussi époustouflant que terrifiant....
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Critiques, Analyses et Avis (131) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  10 novembre 2015
Où le lecteur met ses pas dans ceux du professeur Otto Lidenbrock et de son neveu géologue Axel ou comment, partant de Hambourg et pénétrant dans les entrailles de la terre en Islande, nos deux aventuriers en ressortirent... Non mais vous ne voulez pas non plus que je vous raconte le livre ? Vous n'en aurez pas une miette de plus !
"Voyage au centre de la terre" est, comme son titre l'indique, un voyage au centre de la terre. Comment est-ce possible ? Avant de lire le célèbre roman de Jules Verne, je n'en avais aucune idée moi non plus mais il a suffi de me laisser guider et entraîner dans cet incroyable périple pour y croire à mon tour.
Je pense avoir moins "frémi" que si j'avais lu ce roman enfant mais j'ai tout de même passé un bon moment de dépaysement. Monument de la littérature fantastique classique, ce roman aura tout de même risqué de perdre mon attention à plusieurs reprises lorsqu'il s'est agi d'analyser les théories scientifiques permettant d'étayer l'odyssée du professeur et de son neveu. Que voulez-vous, quand on n'a jamais rien compris aux sciences...
Enfin, je citerai Axel, notre narrateur, apostrophant son mentor : "Savez-vous, mon oncle, [...] que nous avons été singulièrement servis par les circonstances jusqu'ici !". Cette petite phrase résume à elle seule mon sentiment vis-à-vis de Jules Verne : tout vient heureusement à point et tout finit bien. Un constat qui présente le léger inconvénient de ne plus vraiment surprendre la lectrice exigeante que je suis devenue et qui aurait apprécié un peu plus de suspense.
Toutefois, rendons à César... euh, à Jules, ce qui lui revient : incroyable conteur, fantastique rêveur, lui seul a le pouvoir de vous emporter très très loin dans l'imaginaire en moins de 300 pages. J'espère bien que des générations de lecteurs continueront à savourer ses nombreuses aventures.

Challenge 19ème siècle 2015
Challenge ABC 2015 - 2016
Challenge PETITS PLAISIRS 2014 - 2015
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LiliGalipette
  08 septembre 2012
Professeur en minéralogie, Otto Lidenbrock est un « terrible original » (p. 3). Quand il trouve un manuscrit de l'explorateur islandais Arne Saknusemm, il décide de suivre ses indications pour se rendre au centre de la Terre. Il entraîne avec lui son neveu Axel, que ce voyage inquiète au plus haut point, et un guide islandais, Hans, qui se révèle plein de ressources et de courage. le périple commence par une descente dans le cratère du volcan Sneffel, porte ouverte sur le centre de la Terre. Pendant plusieurs semaines, les trois hommes s'enfoncent dans les profondeurs du volcan et de l'écorce terrestre. de découvertes en surprises, leur périple est aussi passionnant qu'il est dangereux.
Le professeur Lidenbrock est le type même du savant extravagant, enragé de découverte et convaincu de la suprématie de la science. Il ne s'arrête pas aux principes et ne croit qu'à l'expérimentation. « Les faits, suivant leur habitude, viennent démentir les théories. » (p. 203) Ce qui motive ce périple incroyable, c'est l'occasion de perfectionner une science et de développer un savoir. « Ni toi ni personne ne sait d'une façon certaine ce qui se passe à l'intérieur du globe, attendu qu'on connaît à peine la douze-millième partie de son rayon. » (p. 48) Avoir la primauté de la découverte est une obsession au 19° siècle, époque fabuleuse pour l'avancée des sciences et des connaissances.
Axel endosse le rôle du sceptique, voire de l'inquiet. « Descendre dans un tromblon, […], quand il est chargé et qu'il peut partir au moindre choc, c'est oeuvre de fou. » (p. 139) A contrario, le professeur Lidenbrock est un savant dont la science est la seule foi. Il ne doute jamais et si tout l'émerveille, c'est parce que rien ne l'étonne puisque tout est possible. Devant la fascinante architecture souterraine et l'étonnante géographie intérieure du globe, Axel s'exclame toujours alors que le professeur Lidenbrock se réjouit devant ce qui est.
Très à la mode au 19° siècle, le cabinet de curiosités est un sujet que Jules Verne exploite souvent dans ses romans. Dans Voyage au centre de la Terre, ce cabinet prend des proportions gigantesques. L'objet d'étude n'est plus confiné dans la chambre ou le laboratoire, mais observé in vivo. « Jamais minéralogistes ne s'étaient rencontrés dans des circonstances aussi merveilleuses pour étudier la nature sur place. Ce que la sonde, machine inintelligente et brutale, ne pouvait rapporter à la surface du globe de sa texture interne, nous allions l'étudier de nos yeux et le toucher de nos mains. » (p. 183 & 184) Ce qui passionne et motive le professeur, c'est l'invention au sens premier du terme, à savoir la révélation de ce qui existe, la découverte de ce qui était caché, même si tout cela ne quittera jamais les profondeurs de la terre.
Ce roman est un des voyages extraordinaires imaginés par le prolifique auteur. Pour Jules Verne, tous les domaines et toutes les sciences pouvaient être objets de littérature, qu'il s'agisse de profondeurs marines dans Vingt-mille lieues sous les mers, de l'espace dans de la terre à la lune ou des airs dans Cinq semaines en ballon. Toutefois, il ne s'agit jamais d'étaler un savoir, mais bien de le partager et de l'associer avec une réflexion plus large. Ici, Jules Verne propose une cosmogonie inversée : en descendant vers le centre du globe, ses personnages remontent aux origines de la vie, vers les âges primitifs du monde.
Ce voyage extraordinaire est l'un de mes favoris, car c'est celui qui s'ancre le plus dans l'improbable, l'incroyable et le fantastique. Et pourtant, à grand renfort d'arguments scientifiques, Jules Verne parvient à rendre ce voyage crédible. Ça se lit sans compter les pages. Arrivée au terme du roman, j'en redemande ! Voici une lecture que je conseille sans aucun doute aux jeunes lecteurs avides d'aventure.
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colimasson
  13 janvier 2013
A une époque où la frénésie des voyages et des grandes expéditions commençait seulement à prendre son essor, certains, pressentant déjà la monotonie qui gagnerait le coeur des vagabonds quelques décennies plus tard, se prenaient déjà à imaginer des vagabondages plus fantastiques. Puisqu'on aura bientôt fait le tour de la Terre, pourquoi ne pas prévenir la lassitude qui ne saurait tarder d'apparaître en se plongeant directement dans ses entrailles ?

Nous sommes d'accord –et Jules Verne aussi- une telle idée ne pouvait naître que dans l'esprit un peu hétérodoxe d'un savant fou. le professeur Lidenbrock, grand fantasque, maigre et sec comme une trique, nerveux comme une ampoule électrique mais déconnecté de la réalité, convient parfaitement au rôle. Qu'on ne cherche pas la nuance : Jules Verne n'ambitionne pas de détailler ses personnages dans les moindres ambiguïtés de leur caractère. Il en fait des types plutôt grossiers dont la description nous les rendra immédiatement familiers. Non pas qu'on ne les connaisse de longue date, mais on les a déjà rencontrés ailleurs, sous d'autres noms peut-être, mais leur essence reste la même.

« Il était professeur au Johannaeum, et faisait un cours de minéralogie pendant lequel il se mettait régulièrement en colère une fois ou deux. Non point qu'il se préoccupât d'avoir des élèves assidus à ses leçons, ni du degré d'attention qu'ils lui accordaient, ni du succès qu'ils pouvaient obtenir par la suite ; ces détails ne l'inquiétaient guère. Il professait « subjectivement », suivant une expression de la philosophie allemande, pour lui et non pour les autres. C'était un savant égoïste, un puits de science dont la poulie grinçait quand on en voulait tirer quelque chose : en un mot, un avare. »

Le professeur Lidenbrock, fort de la maîtrise d'une modeste douzaine de langues, intercepte un message crypté glissé entre deux feuillets d'un volumineux manuscrit. La compréhension du code posera problème cinq minutes, et puis le message finira par être déchiffré, comme l'on s'y attend. Quel suspens… impossible d'imaginer quelle sera la teneur du message… Quoi ? Vraiment ? Un homme aurait trouvé une voie pour s'infiltrer jusqu'au centre de la Terre ? Ainsi, tout le mystère du titre du roman s'éclaire ! Et Lidenbrock, émoustillé par une idée aussi saugrenue qui irait à l'encontre des principales théories de son époque –si on peut se rendre au centre de la Terre, alors la température n'y est pas aussi élevée que ce que disent les plus grands scientifiques- décide de suivre les traces de ce précurseur et de s'engager à son tour jusqu'aux entrailles de la Terre. Tout ceci est rapporté par son neveu, jeune dadais romantique et naïf, possédant juste ce qu'il faut de science pour affronter son oncle lors de passionnantes discussions théoriques. Celui-ci, à force de ne vouloir rien faire, finira par être embarqué dans le sillage de son oncle pour un Voyage au centre de la Terre.

Récit d'aventure bien rythmé, pas avare en péripéties et en étapes géographiques, ce roman entraînera ses personnages à crapahuter d'abord en Islande, aussi loin du monde civilisé que possible, avant de leur faire découvrir les profondeurs de la planète. Au cours de leur expédition, ils embarqueront avec eux un guide islandais. Pas pénible du tout, celui-ci a l'avantage de ne s'exprimer que par monosyllabes (ce que l'on traduirait par « oui » ou « non » en islandais) et de gérer d'une main de maître les bagages et provisions des deux énergumènes qu'il accompagne. Jules Verne n'aime pas s'embarrasser de complications, qu'il s'agisse de personnages, de situations ou d'énigmes. Ces dernières, par exemple, justifient leur existence dès lors qu'elles sont citées. La question importe plus que la réponse. le plaisir loge dans l'interrogation et la spéculation intellectuelle qui en découle, plus que dans la certitude du fait accompli.

En lui-même, le Voyage au centre de la Terre n'a rien qui ne parvienne à égaler les artifices en trois dimensions que serait capable de nous fournir le cinéma aujourd'hui. On le verra, la progression de l'aventure sera plutôt linéaire. le dépaysement, si tant est qu'il existe, s'inspire des données des sciences archéologique, biologique et géologique, dernières en date apparues pour tenter d'expliquer l'évolution d'un monde, de sa flore et de sa faune. Sous les profondeurs de la Terre, rien de neuf ne surgit de l'esprit de Jules Verne, mais la découverte d'un monde différent que celui qui bruisse à la surface ; une possibilité parmi tant d'autres. Jules Verne, précurseur de la théorie des univers parallèles, un siècle avant que Hugh Everett ne l'énonce ? Mieux encore ! Puisque sous terre, il est possible de constater la présence d'un ciel, quid de celui qui surplombe nos épaules sur ce que l'on croit être la « surface » de la Terre ? Cette fois, Jules Verne anticipe les spéculations des théoriciens de la « Terre creuse », dont Louis Pauwels nous avait parlé dans son livre le Matin des magiciens :

« Pour les partisans de la terre creuse qui organisèrent la fameuse expédition parascientifique de l'Ile de Rügen, nous habitons l'intérieur d'une boule prise dans une masse de roc qui s'étend à l'infini. Nous vivons plaqués sur la face concave. le ciel est au centre de cette boule : c'est une masse de gaz bleutée, avec des points de lumière brillante que nous prenons pour des étoiles. Il n'y a que le soleil et la lune, mais infiniment moins grands que ne le disent les astronomes orthodoxes. L'univers se limite à cela. Nous sommes seuls, et enveloppés de roc."

Mais Jules Verne ne s'étend pas sur les interrogations que suscite le monde qu'il met en place. Véritable jouisseur des mots et des images, il s'amuse à faire voyager ses personnages de tableaux en tableaux, faisant naître une flore et une faune dont les monstruosités côtoient les ondoiements des roches et des minéraux :

« Aux schistes succédèrent les gneiss, d'une structure stratiforme, remarquables par la régularité et le parallélisme de leurs feuillets, puis les micaschistes disposés en grandes lamelles rehaussées à l'oeil par les scintillations du mica blanc.
La lumière des appareils, répercutée par les petites facettes de la masse rocheuse, croisait ses jets de feu sous tous les angles, et je m'imaginais voyager à travers un dimant creux, dans lequel les rayons se brisaient en mille éblouissements.
Vers six heures, cette fête de la lumière vint à diminuer sensiblement, presque à cesser ; les parois prirent une teinte cristallisée, mais sombre ; le mica se mélangea plus intimement au feldspath et au quartz, pour former la roche par excellence, la pierre dure entre toutes, celle qui supporte, sans en être écrasée, les quatre étages de terrains du globe. Nous étions murés dans l'immense prison de granit. »

Jules Verne excelle dans la représentation de cette beauté naturelle, subtilement remaniée par ses soins. Si l'on ne sait pas vraiment ce que le professeur Lidenbrock et son neveu recherchent en s'engageant jusqu'au centre de la Terre, en revanche, on sait quelles sont les motivations de Jules Verne : donner la possibilité à son émerveillement biologique et géologique de s'épanouir au sein d'une trame dramatique. Pour parler de sa prose en elle-même, peut-être devra-t-on en revanche oser avancer l'hypothèse qu'elle s'inspire plus vraisemblablement de celles qui parcourent ses ouvrages de vulgarisation scientifique que de celles qui définissent ce que l'on appelle couramment la « grande littérature ». Lorsqu'il ne sait pas comment conclure les situations qu'il a amorcées, Jules Verne s'en sort souvent par une résolution en queue-de-poisson : ainsi décide-t-il subitement, au milieu du livre, d'amorcer l'écriture d'un journal de bord tenu par le neveu ; puis, voyant que le procédé ne tient pas la route, il décide de l'interrompre subitement pour revenir à la narration habituelle et se justifie maladroitement par une note entre crochets :

« [Ici mes notes de voyage devinrent très incomplètes. Je n'ai plus retrouvé que quelques observations fugitives, prises machinalement pour ainsi dire. Mais dans leur brièveté, dans leur obscurité même, elles sont empreintes de l'émotion qui me dominait, et mieux que ma mémoire, elles donnent le sentiment de la situation.] »

Jules Verne n'hésite pas non plus à avouer que les mots lui manquent lorsqu'il s'agit de décrire les sensations éprouvées par ses personnages. Les confessions se multiplient au fil de la progression du voyage :

« Toutes ces merveilles, je les contemplais en silence. Les paroles me manquaient pour rendre mes sensations. Je croyais assister, dans quelque planète lointaine, Uranus ou Neptune, à des phénomènes dont ma nature « terrestrielle » n'avait pas conscience. A des sensations nouvelles, il fallait des mots nouveaux, et mon imagination ne me les fournissait pas. »

Heureusement, les images sont là pour pallier aux limites naturelles du langage. Chaque chapitre est accompagné d'une vignette en noir et blanc effectuée par Riou. Racées et précises, elles apportent du charme à cette histoire un brin désuète –en cela même, attachante- et rappellent d'autres contes fantastiques de la même époque –que l'on pense par exemple à Alice au pays des merveilles. D'ailleurs, le Voyage au centre de la Terre aurait également pu s'intituler Voyage au pays des merveilles ; hormis le fait que le déplacement est ici aussi primordial que la destination.

« - Et le retour ?
- le retour ! Ah ! tu penses à revenir quand on n'est pas même arrivé !
- Non, je veux seulement demander comment il s'effectuera.
- de la manière la plus simple du monde. Une fois arrivés au centre du sphéroïde, ou nous trouverons une route nouvelle pour remonter à sa surface, ou nous reviendrons tout bourgeoisement par le chemin déjà parcouru. J'aime à penser qu'il ne se fermera pas derrière nous. »

O folie joyeuse ! Et c'est dans cet état d'esprit insouciant/inconscient que Jules Verne nous mène à la baguette. La science n'est pas terne, et loin d'être triste : grâce à elle, les hommes deviendront les égaux de Lidenbrock, sautillant allègrement entre des parois de feldspath et de quartz, virevoltant entre les troncs démesurés des « lyoperdon giganteum », et s'abreuvant aux sources joyeuses de la biologie et de la géologie !
Lien : http://colimasson.over-blog...
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Aline1102
  11 mai 2014
Le professeur Otto Lidenbrock, un géologue allemand assez farfelu mais passionné par son métier, découvre un beau jour le manuscrit d'un alchimiste islandais que Lidenbrock admire, Arne Saknussemm. Dans ce manuscrit, Saknussem a cache certains messages écrits en runes et le professeur Lidenbrock réquisitionne son neveu, Axel, auquel il réclame son aide.
Ensemble, les deux hommes parviennent à déchiffrer les messages de Saknussemm, qui explique qu'il est parvenu au centre de la Terre en s'enfonçant dans le cratère du Sneffels, un volcan islandais heureusement éteint.
Le professeur Lidenbrock décide donc de suivre les traces de Saknussemm. Avec Axel, Lidenbrock compte bien atteindre le centre de la Terre...
J'aimerais tout d'abord remercier un membre de Babelio : doudou94. Sans ses sympathiques critiques sur les romans de Jules Verne, j'aurais probablement encore attendu des années avant de découvrir les aventures d'Axel et de son oncle Lidenbrock.
J'ai beaucoup apprécié ce Voyage au centre de la Terre. le récit nous est raconté par Axel, peut-être plus lucide et plus objectif que son oncle. Il ne s'emballe donc pas outre mesure pour cette aventure islandaise et, par moments, il a même peur de suivre son oncle dans son périple. du coup, le jeune homme observe beaucoup ce qui se passe autour de lui et nous le décrit de manière très précise : nous atteignons le Danemark en même temps que Lidenbrock et son neveu, nous traversons la mer avec eux jusqu'en Islande. Et les descriptions d'Axel nous permettent réellement de visualiser l'Islande au temps de Jules Verne : sauvage et peu peuplée. Les conditions de vie des habitants y sont décrites sans fioritures. le paysage, sauvage à souhait, donne l'effet d'un véritable dépaysement (on est loin de l'Islande d'Indridason, que j'ai relu encore récemment !)
La précision des descriptions du narrateur n'est pas la seule qualité de ce roman de Jules Verne. Axel fait également preuve de beaucoup d'humour et de nombreux passages prêtent à sourire. J'ai retenu, notamment, le passage où Axel explique par gestes à la cuisinière de son oncle où Lidenbrock compte l'emmener. Comme le jeune homme montre le sol sans plus d'explications, la brave femme s'imagine que son maître et le neveu de celui-ci partent en expédition dans leur propre cave.
Le voyage au centre de la Terre, en lui-même, est plein de rebondissements. Certains pourraient le trouver un peu long mais, pour ma part, je l'ai trouvé passionnant. Nos deux scientifiques y sont guidés par un Islandais particulièrement flegmatique du nom de Hans qui, malgré le peu de mots qu'il prononce tout au long du récit, occupe pourtant une place très importante dans l'aventure que nous conte Jules Verne. Sans Hans, l'enthousiasme de Lidenbrock et l'intelligence d'Axel auraient été insuffisants.
Les péripéties vécues par nos trois héros sont racontées de manière très réalistes par Jules Verne, probablement parce que l'auteur mêle, aux aventures de ses personnages, certaines informations scientifques. Ce mélange de genre (entre science-fiction, aventure et réalisme), nous donne l'impression que l'aventure de Lidenbrock et de son neveu est tout à fait réaliste.
Bref, si, comme c'était encore mon cas il y a quelques semaines, vous hésitez encore à découvrir Jules Verne, lancez-vous et commencez donc par ce Voyage au centre de la Terre. Il se lit sans peine et permet de passer un excellent moment en compagnie de personnages sympathiques.
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Mariloup
  18 mars 2014
En fouillant dans la bibliothèque magique de ma grand-mère, remplie de vieux classiques, je suis tombée sur ce roman au combien célèbre de Jules Verne: Voyage au centre de la Terre. Je lui ai tout de suite demandé l'autorisation de l'emprunter car je voulais le lire depuis un bout de temps déjà. C'est chose faite à présent.
J'ai voyagé en compagnie du professeur Lidenbrock, de son neveu Axel et de Hans, le guide et je n'ai pas été déçue même si je n'ai pas adoré ce livre non plus. J'ai trouvé que c'était un peu trop long au début et le fait aussi qu'il y ait énormément de description y a joué un grand rôle. Enfin, bref, je ne vais parler que du positif.
Les personnages sont très attachants, on suit le point de vue du plus jeune, Axel, que j'aime beaucoup car il pose toujours les bonnes questions, il n'hésite pas à remettre en question les théories de son oncle et essaie de le décourager, en vain, surtout que ce dernier semble avoir réponse à tout et qu'il est difficile de le contredire. le professeur Lidenbrock est un peu loufoque mais on le sent vraiment passionné, il n'a presque jamais d'hésitations, il sait et il sent que le centre de la Terre est réel, qu'il est accessible et qu'il est possible de s'y rendre. Une troisième personne va s'inviter au voyage: leur guide, Hans qui n'est pas très bavard et de toute façon, il ne parle pas la même langue qu'eux mais qui les sortira d'un mauvais pas plus d'une fois.
Ils veulent accéder au centre de la Terre. Oui mais la question qu'il faut se poser est: ''où est l'entrée?". Mais dans le cratère d'un volcan, pardi! Dans le cratère du volcan islandais nommé "Sneffels". Axel ne croyait pas à l'existence du centre de la Terre jusqu'à son arrivée au pied du volcan, il fut surpris de constater que tout se déroulait comme prévu car les indices laissés sur place s'avéraient véridiques, leurs informations aussi.
Mon intérêt redoubla lorsqu'ils commencèrent leur longue descente dans les entrailles de la Terre. On peut dire que l'aventure commençait à cet instant-là. Et dès lors, les descriptions me fascinèrent et je les trouvais instructives. Bien sûr, ils rencontrèrent des difficultés comme le manque d'eau, la paranoïa qui s'installe, la peur de mourir, se perdre... et ils firent la découverte des merveilles du centre de la Terre: un océan, des fossiles, des ossements plus récents, des vrais animaux... le paradis pour les géologues, les paléontologues et les anthropologues.
Un livre qui se laisse lire, qui fait fonctionner notre cerveau à plein régime, qui instruit et qui active l'intérêt que l'on peut avoir pour les mystères du monde.
Je terminerais par ceci: si l'on croit aux théories de Jules Verne, c'est que nous sommes des Verniens. Une part de moi l'est. Et vous?
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critiques presse (1)
Ricochet   31 janvier 2017
Entre science et humanité, à travers le temps, Isabelle Simler a retrouvé Jules Verne...
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (131) Voir plus Ajouter une citation
MoglugMoglug   06 juin 2016
[incipit]
Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus ancienne rue du vieux quartier de Hambourg.
La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.
« Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse.
– Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entrebâillant la porte de la salle à manger.
– Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demi vient à peine de sonner à Saint-Michel.
– Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?
– Il nous le dira vraisemblablement.
– Le voilà ! je me sauve, monsieur Axel, vous lui ferez entendre raison. »
Et la bonne Marthe regagnât son laboratoire culinaire.
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LiliGalipetteLiliGalipette   08 septembre 2012
« Jamais minéralogistes ne s’étaient rencontrés dans des circonstances aussi merveilleuses pour étudier la nature sur place. Ce que la sonde, machine inintelligente et brutale, ne pouvait rapporter à la surface du globe de sa texture interne, nous allions l’étudier de nos yeux et le toucher de nos mains. » (p. 183 & 184)
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cmpfcmpf   18 octobre 2016

Représentez-vous un homme grand, maigre,
d’une santé de fer, et d’un blond juvénile qui lui ôtait dix bonnes
années de sa cinquantaine. Ses gros yeux roulaient sans cesse
derrière des lunettes considérables ; son nez, long et mince,
ressemblait à une lame affilée ; les méchants prétendaient
même qu’il était aimanté et qu’il attirait la limaille de fer. Pure
calomnie : il n’attirait que le tabac, mais en grande abondance,
pour ne point mentir.
Quand j’aurai ajouté que mon oncle faisait des enjambées
mathématiques d’une demi-toise, et si je dis qu’en marchant il
tenait ses poings solidement fermés, signe d’un tempérament
impétueux, on le connaîtra assez pour ne pas se montrer friand
de sa compagnie.
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Gwen21Gwen21   03 novembre 2015
- Hans, reprit-il, va se charger des outils et d’une partie des vivres ; toi, Axel, d’un second tiers des vivres et des armes ; moi, du reste des vivres et des instruments délicats.
- Mais, dis-je, et les vêtements, et cette masse de cordes et d’échelles, qui se chargera de les descendre ?
- Ils descendront tout seuls.
- Comment cela ? demandai-je.
- Tu vas le voir.
Mon oncle employait volontiers les grands moyens et sans hésiter. Sur son ordre, Hans réunit en un seul colis les objets non fragiles, et ce paquet, solidement cordé, fut tout bonnement précipité dans le gouffre.
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colimassoncolimasson   17 janvier 2013
- Voici ce que je décide, répliqua le professeur Lidenbrock en prenant ses grands airs : c’est que ni toi ni personne ne sait d’une façon certaine ce qui se passe à l’intérieur du globe, attendu qu’on connaît à peine la douze-millième partie de son rayon ; c’est que la science st éminemment perfectible, et que chaque théorie est incessamment détruite par une théorie nouvelle. N’a-t-on pas cru jusqu’à Fourier que la température des espaces planétaires allait toujours diminuant, et ne sait-on pas aujourd’hui que les plus grands froids des régions éthérées ne dépassent pas quarante ou cinquante degrés au-dessous de zéro ? Pourquoi n’en serait-il pas ainsi de la chaleur interne ? Pourquoi, à une certaine profondeur, n’atteindrait-elle pas une limite infranchissable, au lieu de s’élever jusqu’au degré de fusion des minéraux les plus réfractaires ? »
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