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Édouard Riou (Illustrateur)
EAN : 9782253012542
372 pages
Le Livre de Poche (07/11/1972)
  Existe en édition audio
3.95/5   4387 notes
Résumé :
LA COLLECTION DU CENTENAIRE JULES VERNE 1905-2005

Dans le cabinet encombré de l’excentrique professeur Lidenbrock, un parchemin couvert d’étranges caractères s’échappe d’un vieux manuscrit, œuvre d’un alchimiste islandais du 16e siècle. Le savant déchiffre alors un curieux message : une invitation à se rendre au centre de la terre ! Un mois plus tard, avec son neveu Axel et un guide islandais, Lidenbrock s’engouffre dans les entrailles de notre planèt... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (284) Voir plus Ajouter une critique
3,95

sur 4387 notes
Professeur en minéralogie, Otto Lidenbrock est un « terrible original » (p. 3). Quand il trouve un manuscrit de l'explorateur islandais Arne Saknusemm, il décide de suivre ses indications pour se rendre au centre de la Terre. Il entraîne avec lui son neveu Axel, que ce voyage inquiète au plus haut point, et un guide islandais, Hans, qui se révèle plein de ressources et de courage. le périple commence par une descente dans le cratère du volcan Sneffel, porte ouverte sur le centre de la Terre. Pendant plusieurs semaines, les trois hommes s'enfoncent dans les profondeurs du volcan et de l'écorce terrestre. de découvertes en surprises, leur périple est aussi passionnant qu'il est dangereux.

Le professeur Lidenbrock est le type même du savant extravagant, enragé de découverte et convaincu de la suprématie de la science. Il ne s'arrête pas aux principes et ne croit qu'à l'expérimentation. « Les faits, suivant leur habitude, viennent démentir les théories. » (p. 203) Ce qui motive ce périple incroyable, c'est l'occasion de perfectionner une science et de développer un savoir. « Ni toi ni personne ne sait d'une façon certaine ce qui se passe à l'intérieur du globe, attendu qu'on connaît à peine la douze-millième partie de son rayon. » (p. 48) Avoir la primauté de la découverte est une obsession au 19° siècle, époque fabuleuse pour l'avancée des sciences et des connaissances.

Axel endosse le rôle du sceptique, voire de l'inquiet. « Descendre dans un tromblon, […], quand il est chargé et qu'il peut partir au moindre choc, c'est oeuvre de fou. » (p. 139) A contrario, le professeur Lidenbrock est un savant dont la science est la seule foi. Il ne doute jamais et si tout l'émerveille, c'est parce que rien ne l'étonne puisque tout est possible. Devant la fascinante architecture souterraine et l'étonnante géographie intérieure du globe, Axel s'exclame toujours alors que le professeur Lidenbrock se réjouit devant ce qui est.

Très à la mode au 19° siècle, le cabinet de curiosités est un sujet que Jules Verne exploite souvent dans ses romans. Dans Voyage au centre de la Terre, ce cabinet prend des proportions gigantesques. L'objet d'étude n'est plus confiné dans la chambre ou le laboratoire, mais observé in vivo. « Jamais minéralogistes ne s'étaient rencontrés dans des circonstances aussi merveilleuses pour étudier la nature sur place. Ce que la sonde, machine inintelligente et brutale, ne pouvait rapporter à la surface du globe de sa texture interne, nous allions l'étudier de nos yeux et le toucher de nos mains. » (p. 183 & 184) Ce qui passionne et motive le professeur, c'est l'invention au sens premier du terme, à savoir la révélation de ce qui existe, la découverte de ce qui était caché, même si tout cela ne quittera jamais les profondeurs de la terre.

Ce roman est un des voyages extraordinaires imaginés par le prolifique auteur. Pour Jules Verne, tous les domaines et toutes les sciences pouvaient être objets de littérature, qu'il s'agisse de profondeurs marines dans Vingt-mille lieues sous les mers, de l'espace dans de la terre à la lune ou des airs dans Cinq semaines en ballon. Toutefois, il ne s'agit jamais d'étaler un savoir, mais bien de le partager et de l'associer avec une réflexion plus large. Ici, Jules Verne propose une cosmogonie inversée : en descendant vers le centre du globe, ses personnages remontent aux origines de la vie, vers les âges primitifs du monde.

Ce voyage extraordinaire est l'un de mes favoris, car c'est celui qui s'ancre le plus dans l'improbable, l'incroyable et le fantastique. Et pourtant, à grand renfort d'arguments scientifiques, Jules Verne parvient à rendre ce voyage crédible. Ça se lit sans compter les pages. Arrivée au terme du roman, j'en redemande ! Voici une lecture que je conseille sans aucun doute aux jeunes lecteurs avides d'aventure.
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Où le lecteur met ses pas dans ceux du professeur Otto Lidenbrock et de son neveu géologue Axel ou comment, partant de Hambourg et pénétrant dans les entrailles de la terre en Islande, nos deux aventuriers en ressortirent... Non mais vous ne voulez pas non plus que je vous raconte le livre ? Vous n'en aurez pas une miette de plus !

"Voyage au centre de la terre" est, comme son titre l'indique, un voyage au centre de la terre. Comment est-ce possible ? Avant de lire le célèbre roman de Jules Verne, je n'en avais aucune idée moi non plus mais il a suffi de me laisser guider et entraîner dans cet incroyable périple pour y croire à mon tour.

Je pense avoir moins "frémi" que si j'avais lu ce roman enfant mais j'ai tout de même passé un bon moment de dépaysement. Monument de la littérature fantastique classique, ce roman aura tout de même risqué de perdre mon attention à plusieurs reprises lorsqu'il s'est agi d'analyser les théories scientifiques permettant d'étayer l'odyssée du professeur et de son neveu. Que voulez-vous, quand on n'a jamais rien compris aux sciences...

Enfin, je citerai Axel, notre narrateur, apostrophant son mentor : "Savez-vous, mon oncle, [...] que nous avons été singulièrement servis par les circonstances jusqu'ici !". Cette petite phrase résume à elle seule mon sentiment vis-à-vis de Jules Verne : tout vient heureusement à point et tout finit bien. Un constat qui présente le léger inconvénient de ne plus vraiment surprendre la lectrice exigeante que je suis devenue et qui aurait apprécié un peu plus de suspense.

Toutefois, rendons à César... euh, à Jules, ce qui lui revient : incroyable conteur, fantastique rêveur, lui seul a le pouvoir de vous emporter très très loin dans l'imaginaire en moins de 300 pages. J'espère bien que des générations de lecteurs continueront à savourer ses nombreuses aventures.


Challenge 19ème siècle 2015
Challenge ABC 2015 - 2016
Challenge PETITS PLAISIRS 2014 - 2015
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Je persiste dans ma découverte des classiques de la littérature, je n'avais pas encore lu Jules Verne, à soixante ans il était temps non ?
Si j'ai choisi ce "Voyage au centre de la Terre", c'est que c'est un titre emblématique de l'oeuvre de l'auteur, l'autre raison c'est qu'il s'agit de l'édition illustrée par Édouard Riou, j'avoue que les images ont toujours sur moi un attrait certain, à plus forte raison sur une liseuse où elles sont assez rares.
J'ai apprécié le style, même s'il est "daté" avec ses tournures et expressions d'un autre temps, le langage y est particulièrement policé, je n'ai pas relevé ne serait-ce qu'un "saperlipopette", c'est dire.
J'ai aimé la construction du scénario, classique et cohérente, un peu moins aimé l'intrigue et ses invraisemblances, mais il s'agit là d'un récit d'aventures qui ne se soucie pas trop de réalisme.
Pour tout dire, j'ai adoré lire la mise en place du scénario et les préparatifs de l'expédition qui sont tout à fait logiques, et moins les péripéties qui trainent en longueur en plus d'être peu crédibles.
J'ai aimé les personnages, le professeur Lidenbrock, savant déterminé et intransigeant, Axel son neveu, embarqué dans cette expédition un peu contre son gré, et enfin Hans, le guide islandais, taciturne et efficace.
L'histoire commence avec la découverte d'un parchemin codé de runes anciennes qui s'échappe d'un vieux manuscrit, oeuvre d'un alchimiste islandais du 16e siècle. Après d'intenses efforts de réflexion de la part de notre professeur émérite, ce parchemin révèle l'entrée d'un passage vers le centre de la Terre situé dans un volcan islandais, l'aventure peut commencer.
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Voilà encore un classique que je repoussais sans cesse et que je n'aurais pas dû laisser si longtemps sur mes étagères...

Dans Voyage au centre de la Terre, il y a un peu de tout ce qui peut plaire dans un récit : de l'aventure en terre totalement inconnue, de l'instruction (en géologie, minéralogie, géographie, cosmogonie et j'en passe...*), de magnifiques paysages (plaines, volcans, glaciers, lacs...), et une écriture passionnante (nul besoin de présenter la plume de Jules Verne, empreinte de légèreté, d'humour et de tension narrative).

Axel et son oncle Lidenbrock nous embarquent à leur suite en charrette puis en train et en bateau, de l'Allemagne jusqu'en Islande en passant par Copenhague. L'on prend plaisir à découvrir les paysages et les moeurs des contrées traversées mais le dépaysement est total lorsque Jules Verne nous décrit les paysages souterrains. Ils sont d'ailleurs totalement différents selon les zones traversées.

Je dois pourtant vous avouer qu'il y a quelques points (mineurs au vu de l'oeuvre) qui m'ont un peu chagrinée.
D'abord on frôle parfois la limite de la vraisemblance. Je pense à certaines "thèses scientifiques" présentées par les personnages principaux ou quelques détails pratiques (le radeau en bois qui ne brûle pas lors du passage de la boule de feu).
Le personnage de Hans, le serviteur Islandais, m'a beaucoup surprise également. Il ne semble exister que pour aider et sauver les deux personnages principaux et manque beaucoup trop de consistance.
Enfin, j'ai trouvé le final de ce récit assez expéditif. L'oncle Lidenbrock a plusieurs fois fait preuve d'insouciance en voulant rejoindre le centre de la terre au mépris de sa vie et celle de ses compagnons, mais il finit par accepter de remonter sans s'énerver (c'est pourtant un personnage assez sanguin).

Ce que je retiendrais de ce Voyage au centre de la Terre, ce sont ses paysages, son amour de la nature, son humour, l'imagination dont a fait preuve son auteur (la forêt de champignons, la bataille d'animaux antédiluviens sur cet océan gigantesque, l'orage apocalyptique !) mais, surtout, sa volonté d'interroger les limites de la science et l'évolution des connaissances scientifiques. Un livre passionnant en somme !

PS : les gravures d'Edouard Riou, qui agrémentent mon exemplaire, sont magnifiques !

*Connaissez-vous le secret de fabrication d'un véritable édredon ? https://fr.wikipedia.org/wiki/Eider_(oiseau)
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Un roman d'aventures où la science est parfois malmenée, mais tellement addictif. À la suite de la découverte d'un manuscrit, le professeur Otto Lidenbrock entraîne son neveu Axel, en Islande pour vérifier ce qu'il vient de lire : le cratère d'un volcan éteint permettrait d'atteindre le centre de la terre. Contre toute attente (scientifique), ils découvrent le passage. Bien sûr, ils se perdent, se retrouvent, découvrent une mer sur laquelle ils naviguent en radeau, manquent d'être tués par des dinosaures marins. Ils font d'autres découvertes encore plus surprenantes et remontent à la surface de la Terre, de façon invraisemblable, mais prenante pour le lecteur.

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critiques presse (1)
Ricochet
31 janvier 2017
Entre science et humanité, à travers le temps, Isabelle Simler a retrouvé Jules Verne...
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (204) Voir plus Ajouter une citation
[incipit]
Le 24 mai 1863, un dimanche, mon oncle, le professeur Lidenbrock, revint précipitamment vers sa petite maison située au numéro 19 de Königstrasse, l’une des plus ancienne rue du vieux quartier de Hambourg.
La bonne Marthe dut se croire fort en retard, car le dîner commençait à peine à chanter sur le fourneau de la cuisine.
« Bon, me dis-je, s’il a faim, mon oncle, qui est le plus impatient des hommes, va pousser des cris de détresse.
– Déjà M. Lidenbrock ! s’écria la bonne Marthe stupéfaite, en entrebâillant la porte de la salle à manger.
– Oui, Marthe ; mais le dîner a le droit de ne point être cuit, car il n’est pas deux heures. La demi vient à peine de sonner à Saint-Michel.
– Alors pourquoi M. Lidenbrock rentre-t-il ?
– Il nous le dira vraisemblablement.
– Le voilà ! je me sauve, monsieur Axel, vous lui ferez entendre raison. »
Et la bonne Marthe regagnât son laboratoire culinaire.
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« Jamais minéralogistes ne s’étaient rencontrés dans des circonstances aussi merveilleuses pour étudier la nature sur place. Ce que la sonde, machine inintelligente et brutale, ne pouvait rapporter à la surface du globe de sa texture interne, nous allions l’étudier de nos yeux et le toucher de nos mains. » (p. 183 & 184)
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Représentez-vous un homme grand, maigre,
d’une santé de fer, et d’un blond juvénile qui lui ôtait dix bonnes
années de sa cinquantaine. Ses gros yeux roulaient sans cesse
derrière des lunettes considérables ; son nez, long et mince,
ressemblait à une lame affilée ; les méchants prétendaient
même qu’il était aimanté et qu’il attirait la limaille de fer. Pure
calomnie : il n’attirait que le tabac, mais en grande abondance,
pour ne point mentir.
Quand j’aurai ajouté que mon oncle faisait des enjambées
mathématiques d’une demi-toise, et si je dis qu’en marchant il
tenait ses poings solidement fermés, signe d’un tempérament
impétueux, on le connaîtra assez pour ne pas se montrer friand
de sa compagnie.
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- Voici ce que je décide, répliqua le professeur Lidenbrock en prenant ses grands airs : c’est que ni toi ni personne ne sait d’une façon certaine ce qui se passe à l’intérieur du globe, attendu qu’on connaît à peine la douze-millième partie de son rayon ; c’est que la science st éminemment perfectible, et que chaque théorie est incessamment détruite par une théorie nouvelle. N’a-t-on pas cru jusqu’à Fourier que la température des espaces planétaires allait toujours diminuant, et ne sait-on pas aujourd’hui que les plus grands froids des régions éthérées ne dépassent pas quarante ou cinquante degrés au-dessous de zéro ? Pourquoi n’en serait-il pas ainsi de la chaleur interne ? Pourquoi, à une certaine profondeur, n’atteindrait-elle pas une limite infranchissable, au lieu de s’élever jusqu’au degré de fusion des minéraux les plus réfractaires ? »
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- Hans, reprit-il, va se charger des outils et d’une partie des vivres ; toi, Axel, d’un second tiers des vivres et des armes ; moi, du reste des vivres et des instruments délicats.
- Mais, dis-je, et les vêtements, et cette masse de cordes et d’échelles, qui se chargera de les descendre ?
- Ils descendront tout seuls.
- Comment cela ? demandai-je.
- Tu vas le voir.
Mon oncle employait volontiers les grands moyens et sans hésiter. Sur son ordre, Hans réunit en un seul colis les objets non fragiles, et ce paquet, solidement cordé, fut tout bonnement précipité dans le gouffre.
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Vidéo de Jules Verne
In the same year that Jules Verne published Around the World in 80 Days, Henri Cernuschi set foot in Asia – the ultimate goal of a journey that would give rise to one of the most impressive collections of Asian art in Europe. Starting in Japan before moving on to China, Indonesia, Ceylon and India, our traveller was struck by the artistic wealth of the countries he visited. In a matter of months, he collected several thousand objects, particularly bronzes, whose value he was the first to understand.
Upon returning to Paris, Cernuschi immediately exhibited his collection. Artists and craftsmen of the time were quick to view his Chinese and Japanese pieces as extraordinary sources of inspiration. The range of shapes and patterns and the technical innovation showcased in Cernuschi's collection became models for an entire generation of creators. True to his visionary intuitions, Cernuschi had an hôtel particulier built, which he designed as a museum space from the get-go. This property would go on to become the City of Paris' museum of Asian arts by the end of the 19th century.
This exhibition celebrates the 150th anniversary of Cernuschi's return from Asia and invites the public to rediscover the traveller's journey and the collector's contributions to the revolution in taste that would become known as “Japonisme”. From the start of the tour and throughout the exhibition, a projection and five audio stations punctuate the display, with each step painting a portrait of this outstanding collector.
New for this anniversary, this summer the museum's permanent collections will unveil restored Japanese sculpted dragons, which have not been exhibited in their entirety since 1930.
En savoir plus sur l'exposition : www.parismusees.paris.fr/en/exposition/return-from-asia
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