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ISBN : 2204118842
Éditeur : Le Cerf (06/02/2017)

Note moyenne : 2.75/5 (sur 2 notes)
Résumé :
Si les faits qui se sont produits en Vendée en 1793-1794 avaient lieu aujourd'hui, comment seraient-ils qualifiés au regard du droit pénal international : crimes de guerre ? crimes contre l'humanité ? crime de génocide ? et qui sont ceux dont la responsabilité pénale devrait être mise en cause ? Telles sont les questions auxquelles ce livre essaie de répondre. Une polémique est née aux alentours de la célébration du bicentenaire de la Révolution française à propos d... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (2) Ajouter une critique
Ludovic75
30 mars 2017
Le débat qui s'annonce promet d'être bien intéressant puisque le livre en question aborde le sujet du point de vue juridique qui est au fond l'autre versant de cette montagne : si la guerre de Vendée est un épisode historique, les notions de crime de guerre, crime contre l'humanité et crime de génocide sont des notions juridiques, elles, en sorte qu'à la question "si les faits se produisaient aujourd'hui etc." on ne peut faire une réponse qu'à partir des concepts d'aujourd'hui.
Je suis allé lire l'argumentaire développé de M. Martin (qui a posté un commentaire plus haut) sur son blog Mediapart, il se trouve que l'auteur du livre y a répondu sur le sien : https://vendee1793.com, dans une page dédiée à l'URL : https://vendee1793.com/reponse-a-m-jean-clement-martin-et-autres/
Je le signale aux lecteurs qui voudraient se faire une idée plus complète du débat en cours.
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talou61
17 mars 2017
Comment faut-il s'aventurer dans une discipline intellectuelle avec les instruments empruntés à une autre ? C'est la question qui est posée par l'Auteur, juriste, à propos de la guerre de Vendée et du débat autour du « génocide ». Il le fait certes à raison, mais aussi sans précaution et modestie, si bien que ce livre ravive une polémique, à partir d'arguments contestables et qu'il convient de revenir à une lecture respectueuse des méthodes historiques.
Jean-Clément Martin
Lien : https://blogs.mediapart.fr/j..
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Citations & extraits (38) Voir plus Ajouter une citation
UnvolaUnvola21 mai 2017
(Page 291) : La trop longue négation des atrocités de la guerre de Vendée, que R. Secher a qualifiée de « mémoricide », se double aujourd'hui d'un véritable négationnisme dans certains cercles. On ne peut plus qualifier autrement le fait, qu'alors qu'on a beaucoup progressé dans la connaissance des mécanismes du crime contre l'humanité et du génocide et beaucoup perfectionné les méthodes de droit pénal pour dégager et analyser les responsabilités, la majorité des historiens continue à n'en tenir aucun compte et à s'en tenir à une méthode inadaptée pour refuser de qualifier ou continuer à qualifier inexactement ces faits.
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UnvolaUnvola21 mai 2017
(Page 293) : C'est que nous parlons de l'histoire humaine et que l'homme, contrairement à ce qu'en pensait Rousseau, n'est pas naturellement bon. Ceux qui se voulaient ses disciples ont été les premiers à administrer, en Vendée en 1793 – 1794 la preuve éclatante du contraire.
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UnvolaUnvola21 mai 2017
(Page 292) : Ce n'est pas sans un certain malaise que toute personne instruite des atrocités commises en Vendée en 1793 – 1794 et au fait de la manière dont elles seraient qualifiées par les tribunaux pénaux internationaux si elles étaient commises aujourd'hui, constate que le nom de Turreau reste gravé en place d'honneur sur l'arc de triomphe de l’Étoile, que Robespierre continue à donner son nom à une station du métro parisien et à quelques rues ou places dans les villes de province. De même, le juriste ne peut que regretter que les lois criminelles des 19 mars, 1er août et 1er octobre 1793 continuent à souiller l'ordre public juridique français.
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UnvolaUnvola19 mai 2017
(Pages 281 et 282) : L'intention génocidaire fait d'autant moins de doute que l'intensification et la généralisation des massacres s'opère dans un contexte où il n'existe plus aucune force armée organisée présentant un danger pour l'autorité républicaine, l'armée catholique et royale ayant été définitivement écrasée à Savenay le 23 décembre 1793, ce qui exclut que cette intensification des massacres ait pu avoir pour objectif d'obtenir la fin de la rébellion.

Cette politique de crime contre l'humanité puis de génocide engage la responsabilité pénale des douze membres du Comité de salut public, celle de tous les représentants en mission qui l'ont soutenue à un moment où à un autre (donc y compris Lequinio qui l'a d'abord soutenue avant de changer d'avis suite à sa mission sur le terrain qui donne lieu à son rapport d'avril 1794) et celle des militaires qui l'ont exécutée (donc Turreau, qui l'a conçue et exécutée, mais aussi des généraux commandant les 12 colonnes infernales, parce qu'ils connaissaient le but de la manœuvre et ont donné des ordres clairement génocidaires). Toute la chaîne de commandement doit être mise en accusation. Il faudrait sans doute y ajouter ceux qui, bien que n'étant pas directement dans le processus de décision génocidaire, l'ont approuvé à la tribune de la Convention et donc contribué à bâtir le soutien politique sans lequel ce crime n'aurait pas pu avoir lieu (jurisprudence TPIY « Krajisnik ») comme Carrier ou Fayau.
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UnvolaUnvola19 mai 2017
(Page 280) : A partir de janvier 1794, nous considérons que le fait du génocide est établi « au-delà de tout doute raisonnable : il n'y a à cette date aucune interprétation raisonnable qui puisse rendre compte autrement du fait de l'organisation d'un massacre systématique de la population vendéenne qui est clairement l'objectif de la manœuvre. Non seulement c'est écrit noir sur blanc dans la correspondance de Turreau avec Carnot, mais la tactique militaire même d'un « ratissage » avec ordre de ne rien épargner, pas même les Vendéens républicains, ne permet aucune autre interprétation.
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