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Chaoying Durand-Sun (Traducteur)
ISBN : 2070319962
Éditeur : Gallimard (05/01/2006)

Note moyenne : 3.06/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Difficile pour Manqian de respecter la traditionnelle " pensée fidèle " chinoise que toute honnête épouse se doit d'appliquer à la lettre. Surtout lorsqu'un jeune et bel aviateur vient réveiller des émotions qu'une vie fade et ennuyeuse avait depuis si longtemps étouffées... " L'écrivain le plus célèbre " de Chine, à l'ego démesuré, ne se remet pas de l'affront qui lui est fait : &... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Rebus
  15 avril 2017
2 nouvelles dans ce petit recueil qui font en fait partie d'un plus gros volume intitulé Hommes, bêtes et démons.
La première nouvelle, Pensée fidèle, décrit le désoeuvrement de Manqian, femme mariée dans son village de montagnes. Jusqu'au jour où un bel aviateur le cousin de son mari vient leur rendre visite. Il est jeune, drôle, séduisant. D'abord réticente, Manqian se laisse séduire. Jusqu'au point de non retour.
Dans la seconde, Qian Zhongshu s'amuse à nous parler d'un écrivain, effondré de ne pas avoir eu le prix Nobel.
Deux courtes histoires qui nous parlent des illusions et désillusions de l'âme humaine.
J'ai beaucoup aimé la plume de l'auteur. Les dialogues, abrupts et directs, reflètent les pensées des personnages.
L'écriture est vraiment teintée d'ironie et de dérision. Une jolie découverte.
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Lounima
  17 juillet 2014
Sarcasmes, dérision, humour et... douceur, voici, dans le désordre et pas forcément dans les mêmes proportions pour chacune de ces deux nouvelles, les quatre ingrédients qui les composent. Tout cela emballé dans un style impeccable, clair et précis ! Que demander de plus ? Que les nouvelles soient des romans afin de prolonger le plaisir de lecture... car je suis tout de même restée un peu sur ma faim ! Néanmoins, ce fut une belle découverte et cette lecture me donne envie de lire d'autres oeuvres de cet auteur chinois qui m'était encore inconnu jusqu'ici.
La suite ici :
Lien : http://loumanolit.canalblog...
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
enkidu_enkidu_   03 mai 2018
A l’étranger, l’importance du succès d’un livre dépend du goût des classes aisées. Toutefois chez nous, en Chine, pays digne du nom de « vénérable patrie du livre et de la poésie », ce n’est pas la richesse qui décide : on prend pour critère d’évaluation d’une œuvre le niveau culturel et le goût des écoliers. Car seuls ceux-ci acceptent de faire une dépense pour acheter des livres nouveaux et pour s’abonner à de nouvelles revues, ces grands gamins ayant une tête pensante, mais vide toute pensée. Ils sont avides de conférences ; ils se laissent aller facilement à idolâtrer les grands hommes ; ils sont emplis d’une mélancolie digne du jeune Werther, quoique cette « souffrance » soit chez eux bien édulcorée.

Quant aux grands étudiants, ils écrivent déjà depuis longtemps leurs propres livres, en caressant l’espoir de les vendre un jour. Les professeurs d’université, eux, n’écrivent plus de livres et ne rédigent que des préfaces pour les œuvres d’autrui, attendant qu’on leur offre celles-ci en récompense. Ceux d’un rang encore plus élevé dédaignent même de rédiger des préfaces et ne font que calligraphier le titre ou l’épigraphe des ouvrages d’autrui. Bien entendu, on ne manque pas de leur faire respectueusement hommage de ceux-ci ! (pp. 82-83)
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LounimaLounima   17 juillet 2014
"[...] Vous qui avez consommé beaucoup d'encre dans votre vie, je devrais en principe vous réincarner en seiche cracheuse d'encre... Mais comme vous avez gaspillé pas mal de papier, il faudrait vous réincarner en mouton afin que vous serviez de matière première aux parchemins. En tant qu'écrivain, vous avez dû aussi user d'innombrables poils de pinceaux, alors je dois vous changer en lapin, en rat ou encore en mouton. Dommage que vous ayez été un écrivain moderne, le pinceau dans vos doigts ressemblant aux baguettes chinoises dans les doigts d'un étranger! Vous utilisez plutôt des becs de plume en acier ou des pointes de stylo en platine. Mais je ne sais pas de quels animaux proviennent ces deux métaux." (Folio - p.109-110).
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SyrinxSyrinx   11 mars 2013
En cet instant, il se rendit compte avec émotion de la force et du poids de ses œuvres, et regretta de n'avoir pas eu assez de retenue auparavant, en écrivant moins de pages, économisant ainsi des dizaines de milliers de caractères. C'est avec douleur qu'il vit défiler son œuvre qui lui meurtrissait le corps de toutes parts. Couverts de contusions, il était ballotté dans ce gouffre obscur et sans fond, entraîné par le tourbillon de cette tempête de livres. De plus en plus affolé, il se dit : "Si ça continue, ne vais-je pas tomber jusqu'au fond, traverser le noyau de la terre et arriver aux antipodes ? ..."
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enkidu_enkidu_   03 mai 2018
– Sous le ciel, il n’y a pas de hasard. Ce dernier n’est que la nécessité travestie et masquée. Tous les hommes sans exception, après leur mort, tombent chez nous, chacun à sa manière. Mais ces diverses façons suivent toutes la même loi inflexible : recevoir la monnaie de sa propre pièce, et tomber dans son propre piège… C’est selon ce qu’on a fait de son vivant que survient après la mort un événement qui vous remet à la place prédestinée. Comme vous êtes écrivain, ce sont donc vos livres qui ont creusé le sol et vous ont entraîné ici dans leur chute.
(…)
– Alors, à quelle épreuve voulez-vous me soumettre ?

– Ça, je suis en train de réfléchir… Vous qui avez consommé beaucoup d’encre dans votre vie, je devrais en principe vous réincarner en seiche cracheuse d’encre… Mais comme vous avez gaspillé pas mal de papier, il faudrait vous réincarner en mouton afin que vous serviez de matière première aux parchemins. En tant qu’écrivain, vous avez dû aussi user d’innombrables poils de pinceaux, alors je dois vous changer en lapin, en rat ou encore en mouton. (pp. 109-110)
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LounimaLounima   17 juillet 2014
"Bien que cette ville soit enveloppée par des cirques de montagnes altières, le printemps y entre sans entraves comme les attaques aériennes des avions ennemis. Il arrive même plus tôt qu'ailleurs. Malheureusement cette région d'altitude n'est propice ni aux fleurs luxuriantes ni aux saules touffus. A son arrivée, le printemps ne trouve guère d'endroit où se nicher." (Folio - p.11)
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