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ISBN : 2070309215
Éditeur : Gallimard (09/06/2005)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 157 notes)
Résumé :
"Je reviendrai un jour, avec Volcan de la Vieille Lune, quand elle sortira de prison. Elle aura apporté son appareil photo et prendra des clichés des pêcheurs, de leur dur labeur, de leur misérable vie quotidienne, la plus pauvre de la Chine, si ce n'est du monde. Moi, je noterai leurs rêves, ceux des adultes et ceux des enfants. Je leur raconterai la théorie de Freud, surtout sa quintessence, le complexe d'Oedipe, et on s'amusera à voir comment ils hurleront de sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
frandj
  02 mars 2014
De mon point de vue, ce livre a au moins autant de valeur que "Balzac et la petite tailleuse chinoise", qui est certainement le roman le plus connu de Dai Sijie. Avec "Le complexe de Di", l'auteur confirme qu'il est un merveilleux conteur, capable de nous entraîner sans résistance sur les chemins les plus surprenants et les plus captivants. le point de départ de cette histoire, consistant à juxtaposer la psychanalyse et la Chine est déjà originale, pour le moins. le personnage principal, Muo, est un personnage qui ne paie pas de mine, un peu "décalé" mais attachant. Il veut absolument délivrer son épouse prisonnière. Dans ce but, il doit satisfaire les exigences d'un juge fort antipathique: il se trouve donc embarqué dans diverses aventures plus ou moins étranges. L'imagination et la fantaisie de Dai Sijie nous emmène à travers la Chine profonde. D'une situation à l'autre, au fil des rencontres de Muo et sans "suspense" inutile, l'intérêt du lecteur ne fléchit jamais. Quel art ! J'ai beaucoup aimé ce roman; j'en redemande !
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mariech
  13 mars 2016
Muo revient dans sa Chine natale après un long voyage en France où il a étudié la psychanalyse , il possède un trésor , quelques livres de Freud qui vont lui permettre de gagner sa vie en se proposant comme interprète des rêves de ses contemporains, mais dés le début de son voyage , la précieuse valise contenant les livres lui est dérobée .
Muo ne désespère pas , il se lance malgré tout dans une quête improbable , en effet il doit trouver une vierge en échange de la libération de son amie Volcan de la vieille lune .
Commence un incroyable périple écrit de façon magistrale , comme dans tous les romans de l'auteur , l'amour pour les langues réelles ou fantasmées joue un rôle important, ici la langue française est mise à l'honneur .
J'ai adoré faire ce merveilleux voyage en compagnie de l'auteur .
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Nebulas
  15 novembre 2015
Une histoire chinoise. Après ses études en France, où il a étudié la psychanalyse, Mou revient en Chine où il va exécuter son métier de psychanalyste. Il serait le premier psychanalyste chinois. Pour un tarif bas, il explique les gens leurs rêves. Nous sommes au début du XXIe siècle dans la campagne pauvre de la Chine, alors nous nous trouvons loin du côté est, la partie de la Chine riche et développé.
Après être revenu en Chine, Muo découvre que son ancienne amie Volcan de la Vieille Lune est emprisonnée pour avoir vendu des photos à des étrangers. Ce sont photos qui montrent la brutalité de la police chinoise. Pour effectuer sa libération, Muo doit suborner le juge Di. Si'l lui amène une vierge, le juge libérerait à son tour son amie emprisonnée. Alors, Mou doit trouver une vierge qui sera prête à partager le lit du juge.
Muo commence à sa quête. Il traverse la campagne à vélo à la recherche d’une vierge. Il rencontre des femmes, il leur explique leurs rêves et de cette façon il essaie de trouver une vierge. L’histoire contient des explications des rêves inévitables, mais, heureusement, ils ne forment pas une grande partie du livre. Les rêves et leurs explications ne sont pas impressionnants ou amusants. Le récit est surtout une succession des aventures de Muo.
Je crois que l’auteur a visé à rédiger une histoire amusante et légère. Malheureusement, l’humour est un peu vulgaire. De plus, l’histoire est ennuyeuse et elle n’a pas captivé mon imagination. En fait, après quelque temps, j’ai commencé à m’irriter de ce personnage de Muo, un personnage que je trouve peu sympathique. Je comprends la plupart des allusions ouvertes et couvertes à la théorie de Freud, Muo est quand même un psychanalyste et Freud est son héros, mais ils ne sont pas drôles. Ça suffit déjà après quelques chapitres, ces descriptions vulgaires des fonctions physiques du corps et ces histoires sur la virginité perdue. Le récit devient rapidement trop enfantin.
Malgré sa taille normale, j’ai eu besoin de plusieurs semaines pour finalement terminer ce livre. Le livre a gagné le Prix Femina en 2003.
Lien : http://nebulas-nl.blogspot.n..
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luCa
  04 avril 2012
“Allongez-vous sur le divan et racontez-moi votre histoire” Ambiance feutrée. Cadre un peu vieillot. L'ampoule au plafond vacille maladroitement. Et ce divan si moelleux, je m'y enfonce… le Complexe de Di, c'est ça. Un cabinet un peu hors du commun, où tout ce qui se dit va prendre du sens. On est là, on assiste à cette histoire, à ces paroles, sans pouvoir arrêter quoique ce soit. Et de toute façon, pourquoi l'arrêter ? On s'y embarque, on flotte, on rêve, on a l'impression de découvrir la puissance et la saveur du réel et de l'imagination, la puissance des mots. Je n'aurais jamais pensé, un jour, pouvoir rêver éveillé. C'est désormais chose faite.
Ce mirage poétique est avant tout un voyage, un voyage initiatique où le jeune psychanalyste Muo va se confronter physiquement et mentalement à l'âpreté des sentiments. le livre s'ouvre sur un épisode de train. Train symbolique. Tout le monde s'embarque pour une découverte de l'arrière-pays chinois, où la silhouette sombre du Juge di veille à obscurcir la moindre lueur. Muo devra pourtant rencontrer ce personnage. Car lui seul peut délivrer Volcan de la Vieille Lune, l'épouse de Muo, alors prisonnière. Cette femme, dont le parfum se mélange désormais à celui du métal, de la vieille pierre, de la sueur, attend patiemment qu'on la délivre. Elle sait qu'il viendra, à la manière d'un prince charmant. Elle entend déjà les bruits des sabots du cheval résonner dans sa cellule. du moins, c'est ce que Muo imagine, et il est bien décidé à transformer ce fantasme en réalité. Mais c'est sans compter ce qu'il aura à traverser, ce voyage dont il sortira changé. le Juge Di, être pervers et cruel lui fera une requête un peu particulière en échange de la liberté : une fille vierge. Et voilà notre psychanalyste parti sur les routes boueuses, sinueuses, dangereuses d'une Chine qu'il ne reconnaît qu'à moitié. Son vétuste bureau sous les bras, il va tenter d'interpréter les rêves, ici et là-bas, et tenter de trouver la fille. Mais il y aura des rencontres dont il ne pourra prévoir l'issue. Tous les personnages gravitent autour de lui, l'entraînant lentement dans un tourbillon d'émotions, de sens, de gestes qui le mènera vers un tout autre avenir. L'Embaumeuse, Mme Thatcher, les Lolos, l'Observateur d'excréments de panda, autant d'individus que d'aventures, que d'expériences dont Muo goûtera toute la saveur…
Dai Sijie nous réinterprète la vie. Il nous emmène avec Muo, il nous fait monter sur ce train, pour un aller direct vers le rêve, sans retour. Tout dans ce roman est poésie. du titre de chaque chapitre au dernier silence en fin de phrase, les mots rayonnent, solaires, s'illuminent dans toute leur simplicité. Une prose qui fait réfléchir, qui fait penser, se demander si, finalement, tout ce qui nous entoure ne serait pas qu'une illusion, qu'un mensonge, qu'un mirage. Dans ce roman, on s'y plonge, on s'y noie, les mots remplissent nos poumons jusqu'à ce qu'ils saturent , jusqu'à ce que le dernier point de la dernière page nous reste en travers de la gorge et que la réalité nous réveille, nous rappelle. “Vide le verre, envolé le papillon, fini le mirage, déchiré le brouillard…” Mais ces mots, ces phrases circulent encore dans nos veines. On retrouve désormais la saveur du temps, la saveur des choses. L'écriture magistrale et délicieuse nous y invite. Car, après tout, “la vie est une affaire de goût” …
Lien : http://bookkingdom.wordpress..
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Bruno_Cm
  21 juillet 2015
Je suis déçu, je n'ai pas accroché à ce livre. C'était mon premier Dai Sije, depuis j'ai lu Balzac et la petite tailleuse chinoise, et grosso modo, mon regard ne s'est pas adouci ni modifié.
Je trouve que ça ne tient pas, ça part dans trop de sens, c'est compliqué tout en étant simple mais cette combinaison de thème et cette confrontation ou opposition des sens, des termes, des idées, des cultures ne marche pas, le ton m'exaspère ou m'ennuie. Là aussi m'exaspère ou m'ennuie, vous me direz c'est une belle palette potentielle. Mais le potentiel fait flop.
Comme de toute façon tout le monde ou presque apprécie beaucoup voire énormément cet auteur et cet opus en particulier, je peux bien me permettre de bémoliser.
Je reconnais toutefois des qualités à ce livre, un style, un ton (que je n'aime pas mais qui existe) et des idées. C'est pas rien. Donc trois étoiles.
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
art-bsurdeart-bsurde   05 avril 2013
- Sa mère n'était pas belle à voir, je t'assure. J'ai eu un choc en m'approchant d'elle. Ce n'est pas l'absence de couleurs qui m'a choquée, ça, j'en avais l'habitude, mais ses traits étaient si déformés qu'on l'aurait dite morte dans les convulsions d'une haine féroce, les muscles de son visage étaient figés dans un hurlement de colère ou de je ne sais quoi, c'était vraiment étrange! Les yeux écarquillés, la bouche tordue, les gencives découvertes comme un cheval atteint par un éclat d'obus, hennissant dans un monde gris, noir et blanc. Elle était linguiste, m'a expliqué Jian d'une voix étouffée par les sanglots, à peine audible : elle était morte à la frontière sino-birmane alors qu'elle faisait une enquête sur une langue parlée par une tribu primitive et matriarcale. Elle voulait prouver que la plupart des mots de cette langue venaient de l'ancien chinois de l'époque des Royaumes combattants, avant le premier empereur. Il parait que dans le délire de son agonie, à l’hôpital local, elle criait des mots de cette langue inconnue. Ce n'étaient même pas des mots, mais des racines de mots, un succession de syllabes étranges et insolites, de voyelles isolées, de consonnes explosives.
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fanfanouche24fanfanouche24   04 mai 2018
Personne ne peut vraiment comprendre un rêve

Pas même Freud.
Une des lois de l'âme humaine est l'intermittence. Qui a dit cela ? Proust. - A La Recherche du temps perdu (l'équivalent français du roman chinois - Le Rêve dans le Pavillon rouge- )

Les artistes,cette race à part,ne comprennent pas non plus les rêves,mais ils les créent,les vivent et finissent par devenir eux mêmes le rêve des autres. (p. 391)
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mariechmariech   08 mars 2016
Tu sais ce que je voudrais faire ? Apprendre des langues connues pour leur ésotérisme , le tibétain , le mongol , le latin , le grec , l'hébreu ,le sanscrit , les hiéroglyphiques égyptiens . Je voudrais pénétrer dans ce sanctuaire clos , m'agenouiller avec trois bâtons d'encens allumés et prier pour nous deux dans ces langues du saint des saints .
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clarinetteclarinette   07 juillet 2008
Une chaîne de fer recouverte de plastique translucide rose se reflète, tel un serpent luisant, dans la vitre d’un wagon derrière laquelle des feux de signalisation se rétrécissent en des points émeraude et rubis et sont engloutis par la brume d’une chaude nuit de juillet.

(Il y a quelques minutes encore, dans le restaurant crasseux d’une petite gare des environs de la montagne Jaune, dans le sud de la Chine, cette même chaîne attachait au pied d’une table en faux acajou une valise « Delsey » bleu clair à roulettes, munie d’une canne pliable en métal chromé, appartenant à M. Muo, apprenti psychanalyste d’origine chinoise, récemment rentré de France.)
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mariechmariech   06 mars 2016
Il commettait parfois des erreurs , sans le savoir , et surtout dans sa vie quotidienne , il donnait même l'impression d'être idiot . Cependant , lorsqu'il s'agissait de psychanalyse , surtout appliquée au domaine des rêves , ses connaissances étaient immenses .
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Videos de Dai Sijie (7) Voir plusAjouter une vidéo
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Entretien avec Dai Sijie à l'occasion de la rencontre entre l'auteur et les lecteurs de Babelio.com le 15 avril 2019. Découvrez les mots choisis par l'auteur pour évoquer son roman 'L'Évangile selon Yong Sheng', paru chez Gallimard. Retrouvez toutes les critiques de 'L'Évangile selon Yong Sheng' sur Babelio : https://www.babelio.com/livres/Sijie-Lvangile-selon-Yong-Sheng/1116403
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