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ISBN : 2367600899
Éditeur : Erick Bonnier (22/06/2017)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 6 notes)
Résumé :
« La guerre d’Afghanistan, c’est à Paris que je l’ai faite.

Annoncer à son père qu’on a un visa pour aller faire un reportage en Afghanistan, c’est comme lui annoncer qu’on va se marier en Guinée équatoriale : à la base, l’information est positive, mais il suffit de préciser le lieu des festivités pour que ça gâche tout. »

Bridget Jones en Afghanistan aurait pu être le titre de ce livre.

Partie couvrir une course de sk... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
kielosa
  28 juin 2018
Une étoile pour le titre.
Une autre étoile pour l'idée d'aller faire du ski en Afghanistan.
Une troisième étoile pour traduire son idée originale en réalité.
Une quatrième étoile pour en publier un récit qu'en plus elle a eu l'amabilité de dédier à son pauvre père, fort inquiet !
Voilà, en résumé, ce que je pense de l'ouvrage de la jeune journaliste française, Marie de Douhet, "Kaboul Chicken".
Mais je m'explique !
D'abord, à en juger par sa photo de jeune dame au regard rêveur et à l'allure romantique, on a des difficultés à s'imaginer Marie de Douhet comme globe-trotteuse, journaliste "free lance" dans des coins de notre planète tout sauf confortables et paisibles comme Kaboul et Bâmyân, dans les hautes montagnes à quelque 250 km plus au nord-ouest de la capitale afghane. Comme les températures peuvent y descendre facilement à moins 30° Celsius, on a encore plus de difficultés à s'imaginer une frileuse parisienne, surnommée "Mari Doudiyé" en Dari (la langue locale), "couverte de la tête aux pieds comme un abat-jour ambulant".
Bâmyân, tristement célèbre pour la destruction à la dynamite des 3 splendides et monumentales statues de bouddhas par des sympathiques talibans, en mars 2001, après avoir passé 15 siècles sans trop de dégâts. Lire à ce propos l'ouvrage instructif de Karin Müller "100 crimes contre l'art".
Lorsque notre Marie annonçait à ses copines et ses potes son intention d'aller skier en Afghanistan, les réactions allaient de "mais c'est un pays hyperdangereux", en passant par "Des Afghans qui font du ski ? On s'en fout, non ?" à "une fausse bonne nouvelle ou carrément une idée à la con". Surtout qu'ils savaient que notre héroïne n'avait jamais mis les pieds sur une piste de ski ! Son pauvre père a failli, je présume, avoir un infarctus, en apprenant le projet un tantinet risqué de son unique fille et l'a prévenu : "Je n'ai pas l'intention de financer ton cercueil."
Peine perdue ! C'est au consulat afghan que Marie se rendait pour obtenir un visa et déjà cela posait un premier problème. Sans l'appui d'un journal, magazine ou éditeur, qui, n'allaient certainement pas engager des sommes importantes et courir le risque d'envoyer une novice dans ce havre de paix, pas question d'un visa spécial presse. Restait la formule d'un simple visa touristique...mais pour une jeune dame non accompagnée ? J'ignore si c'est le charme de Marie sur Mahmout ou Mohammed du consulat qui a eu des effets ou sa déclaration de vouloir, comme skieuse, participer au grand tournoi "Afghan Ski Challenge", toujours est-il qu'un visa lui fut très officiellement remis.
Un peu aussi grâce au gouverneur de Bâmyân, Madame Habiba Sarabi, la seule femme dans ce monde de Talibans barbus, qui tient à promouvoir ou à relancer le tourisme dans cette partie du globe, dont la beauté naturelle, comparable à nos Alpes, est saisissante.
Demeuraient 2 problèmes à résoudre avant le Grand Départ de Marie de Douhet : un vestimentaire et un financier !
Question vestimentaire, outre la température glaciale et le prix élevé d'une garde-robe adéquate, il y avait également une question de principe : comme jeune parisienne fière et libre le port d'une burqa ou même d'un voile était bien sûr exclu. Je ne sais pas si elle avait lu les ouvrages de Chahdortt Djavann "Bas les voiles" ou "Les putes voilées n'iront jamais au Paradis", mais de tels déguisements n'étaient pas retenues par notre exploratrice.
Deuxio, les sous ! Un telle expédition revient horriblement onéreuse, pas tellement le vol Paris-Istanbul-Kaboul et retour, mais surtout la vie sur place : peu d'hôtels, les déplacements en taxi supers chers spécialement pour une étrangère, le coût d'une sécurité minimale etc. Je crains qu'il lui faille vendre de nombreux exemplaires de son ouvrage pour rentrer dans son investissement initial. Je dois admettre que je suis content d'avoir sponsorisé modestement son aventure en achetant son livre.
C'est donc en 2013 que Marie de Douhet s'envola pour cette destination unusuelle. Pour ses expériences afghanes je conseille de lire "Kabul Chicken". Son approche d'un monde tout à fait différent est original, enrichissant et agréable à lire. Elle-même s'en félicite puisque le dernier chapitre est intitulé "Revenir, c'est mourir un peu".
Le récit de voyage de notre jeune prospectrice dans les traces d'Alexandre le Grand et de Gengis Khan m'a favorablement surpris, parce que c'est savoureusement écrit et qu'il s'agit d'un pays que je n'ai jamais osé visiter, n'ayant apparemment pas le courage de cette audacieuse, intrépide et téméraire Marie de Douhet.
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CineKino
  27 septembre 2017
Une course internationale de ski dans le pays en guerre qu'est l'Afghanistan, voilà qui intrigue. C'est d'ailleurs ce qui est mis en avant en couverture et en présentation de ce livre. Pourtant, le sujet n'occupe que quelques pages et n'est finalement qu'un prétexte de cette journaliste pour aller découvrir ce pays en y passant trois semaines. Elle nous livre des tranches de vie, nous parle de ses rencontres, ses impressions, ses craintes parfois. Mais avec seulement trois semaines passées sur place (et en seulement 130 pages), la majorité du temps dans des résidences luxueuses en compagnie d'occidentaux expatriés, on est plus dans le récit de voyage que dans un reportage en immersion (quant à la mention ''roman'' qui figure en couverture, je ne comprends juste pas ce que ça vient faire là…). Tout cela est agréable à lire, bien raconté et non dénué d'humour, mais assez frustrant et au final plutôt superficiel, pour ne pas dire vain.
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MAgathe
  22 octobre 2017
Encore un livre que je n'aurais jamais découvert sans Babelio et sa fameuse mass critique !
J'ai vraiment apprécié le sujet du roman, on découvre beaucoup sur la culture afghane et aussi sur la réalité d'un pays en guerre. Ce livre pose des questions que l'on imagine même pas depuis notre vie tranquille en France.
Par contre j'ai moins aimé le ton du livre, non que ce soit mal écrit, mais j'ai eu l'impression de lire un article de revue, et un article de plus de 100 pages, c'est long !
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karined1
  09 octobre 2017
Tout d'abord merci à masse critique de m'avoir fait découvrir ce petit livre, ou plutôt de nous avoir fait découvrir ce petit livre. En effet, à la vue de cet afghan avec son surf en couverture, mon fils de 15 ans, qui déteste lire, s'est emparé du livre. Cette critique sera donc la nôtre.
Sous le prétexte d'une course de ski au fin fond du pays, ce livre nous fait découvrir une autre Afghanistan, très différente de celle vue à la TV. Toutefois cela reste la vision d'une journaliste ayant séjourné en hôtel pour expatriés et toujours avec des journalistes.
Finalement, ce qui est décrit se rapproche assez de la série Kaboul Kitchen et d'ailleurs la journaliste ne s'en cache pas au vu du titre de son récit. C'est un ouvrage bien écrit, parfois drôle que je ne regrette pas d'avoir lu. Toutefois j'aurai aimé lire un document plus fouillé, plus intimiste de la vie des locaux. C'est assez superficiel pour 3 semaines sur place surtout de la part d'une journaliste.
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alpha230
  02 mars 2019
excellent bouquin, si la première partie amuse franchement, la seconde est plus sérieuse et plus grave; une autre idée de l'Afghanistan
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
MAgatheMAgathe   22 octobre 2017
Mon voyage commence vraiment à Istanbul, pendant l'escale. Istanbul, c'est la porte vers l'Orient. Ça sent la viande grillée et les épices. Or, c'est souvent avec les odeurs que l'on réalise qu'on est ailleurs. C'est aussi là que vous commencez à expliquer que vous êtes en transfert pour Kaboul et que vos interlocuteurs vous regardent différemment. Vous n'êtes plus un voyageur parmis tant d'autres. Vous êtes de ceux qui vont à Kaboul.
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Vidéo de Marie de Douhet
Mini teaser - Kaboul Chicken - roman
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