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Valérie Bourgeois (Traducteur)
ISBN : 2264043571
Éditeur : 10-18 (07/09/2006)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 2751 notes)
Résumé :
4° de couverture :
(Edition Source : Belfond - Avril 2005)


De Kaboul à San Francisco, des années 70 à nos jours, une déchirante histoire d'amitié et de trahison, avec, en arrière-plan, la chronique tourmentée d'un pays dévasté : l’Afghanistan.

Bien que frères de lait, Amir et Hassan ont grandi dans des mondes différents : le premier est le fils d’un riche commerçant, le second est le fils de leur Serviteur. Inséparables, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (270) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  13 septembre 2013
Je réfléchis, que vais-je écrire sur ce livre que je viens d'achever ? En toile de fonds, le JT de 13 heures et soudain, un reportage sur des manifestants devant le cabinet de la secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, qui sont-ils, que demandent-ils ? Ils sont Afghans, des mères et des pères avec leurs enfants, qui réclament des « papiers » qui craignent, la peur au ventre, d'être expulsés vers un pays qu'ils ont fuit. Les coïncidences, elles existent, en plus de ces manifestants, hier, toujours à la TV, un reportage sur le commandant Massoud ! Cela ne m'aide pas pour ma critique, mon petit résumé personnel, il y a tant à dire sur le sujet ; ce roman paru en 2003, dix ans après, n'a pas pris une ride.
C'est l'histoire d'Amir, dont la mère est morte en lui donnant naissance ; d'Hassan né un peu plus d'un an après lui, fin 1964, dont la mère est partie, l'a abandonné. Amir est le fils de Baba, riche propriétaire, Hassan le fils d'Ali, qui travaille pour Baba.
Fuyant la guerre, Baba et son fils vont émigrer pour les Etats-Unis. Plus tard, Amir épousera Soraya et deviendra écrivain.
Ils vivent à Los Angeles. Soraya quant à elle est enseignante. Ils mènent une vie paisible jusqu'au jour où Amir reçoit une lettre d'un ami de son père lui demandant de venir.
« Les cerfs-volants de Kaboul » est plus qu'un roman, c'est un livre témoignage d'un Afghanistan toujours en proie à la terreur que font régner les talibans.
Aujourd'hui, vendredi 13 septembre 2013, des insurgés afghans, utilisant une voiture piégée pilotée par un kamikaze, ont attaqué le consulat américain à Herat, dans l'ouest de l'Afghanistan. Côté assiégés, au moins une personne a été tuée et 18 autres blessées. L'attaque a d'ores et déjà été revendiquée par les talibans. "Notre but était de démontrer que les Américains ne sont en sécurité nulle part en Afghanistan", a déclaré un porte-parole des insurgés talibans.
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Sando
  11 août 2014
Nés avec seulement un an d'écart, ils ont grandi ensemble, dans la même maison, partageant leurs jeux, leurs rires, leurs secrets et se moquant des barrières dressées par leur différence de rang. Car si Amir est le fils d'un riche entrepreneur afghan, Hassan quant à lui est son Hazara, c'est-à-dire son serviteur et, en tant que tel, il voue à Amir une admiration et une dévotion sans failles.

Tous deux ont grandi avec l'absence d'une mère, l'une étant morte en couches, tandis que l'autre est partie rejoindre une troupe de saltimbanques, laissant derrière elle sa famille. Mais si Hassan a été entouré par l'amour de son père, Amir lui, frêle jeune homme épris de littérature, va passer sa vie à chercher l'affection du sien, quitte à commettre des actes qui le poursuivront le restant de ses jours… Et s'il existait une possibilité de racheter les regrets de toute une vie ?

« Les cerfs-volants de Kaboul » est le premier roman de Khaled Hosseini, celui qui l'a fait connaître par la force de son sujet et la beauté de sa plume. Il nous parle de l'Afghanistan qu'il a connu, celui des années 60-70 où l'on organisait encore des concours de cerfs-volants dans les rues de Kaboul, où l'on se baladait sans crainte des bombardements. Un pays où les grenadiers donnaient encore des fruits juteux et où les gens respectaient un certain art de vivre. Mais la face de l'Afghanistan a changé avec l'arrivée des russes et du communisme, puis celle des talibans. A travers le destin tragique d'Amir et d'Hassan, l'auteur nous livre la détresse d'un pays tombé aux mains d'extrémistes et qui n'est plus que l'ombre de lui-même.

Cela faisait longtemps qu'un roman ne m'avait pas autant bouleversée et c'est les larmes aux yeux et le coeur serré que j'ai découvert la cruauté et la barbarie contenue dans certains passages… Impossible de rester insensible face à la détresse de tout un peuple, privé injustement de ses droits et de sa liberté. La plume de Khaled Hosseini est belle, intense et captivante et rend parfaitement hommage à sa terre et à sa culture. Un roman magnifique, difficile à refermer une fois commencé, véritable témoignage d'un pays marqué par la violence et qui souffre encore… Si vous ne l'avez pas déjà lu alors ne tardez plus, il serait vraiment dommage de passer à côté !
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SuperPomme
  23 novembre 2013
Comment aurais-je pu ne pas être sensible à cette histoire?
Comment ne pas se laisser embarquer au coeur de ce magnifique roman porteur de messages d'amitié, de pardon, de seconde chance..?
Comment trouver les mots justes et donner envie à une autre personne de le lire, quand il lui suffirait de lire la première page, la première ligne et de se laisser simplement porter par ce récit passionnant?
Comment ne pas se laisser éblouir par la beauté d'un geste, d'une parole "Pour toi, un millier de fois"?
Comment ne pas être ému en découvrant un pays ravagé par la guerre après avoir été transporté dans un Kaboul aux mille couleurs?
Comment vous le dire autrement? Ne passez pas à côté.
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calypso
  24 février 2018
C'est un chef d'oeuvre. C'est un coup de coeur. Je ne voulais pas écrire de billet tant ce roman m'a véritablement laissée sans voix mais je ressens maintenant le besoin impérieux de crier sur tous les toits à quel point j'ai aimé cette histoire. C'est d'une tristesse absolue. C'est toute la tragédie d'une vie couchée sur le papier, et cette fois-ci, les dieux n'y sont pour rien. L'homme est seul responsable. L'homme et ses défauts. Le mensonge et la honte en première ligne. En toile de fond, la cruauté, la barbarie. Du début à la fin, une réussite. La description de la vie à Kaboul dans les années 70 est absolument fascinante, le lien précieux entre le jeune Amir et son acolyte Hassan promet dès les premières lignes de belles émotions. On sent la poussière des rues et la chaleur d'un ciel dont le bleu est constellé de taches colorées, cerfs-volants chéris par la jeunesse afghane. C'est comme si on y était. Puis, le drame. L'impensable pour deux êtres qui sont brusquement privés de leur enfance. Les non-dits et les remords. Ils sont là, sous la peau, dans le coeur et l'esprit, fantômes tenaces qui viennent hanter notre personnage principal jusqu'à la fin du roman, jusqu'à ce que la vie lui offre une chance de se racheter, jusqu'à ce que l'erreur commise des années auparavant soit réparée, jusqu'à ce qu'un autre cerf-volant vienne colorer un autre ciel. Quelle histoire ! J'en suis encore bouleversée.

Lien : http://aperto.libro.over-blo..
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palamede
  07 août 2016
Rien ne semble pouvoir séparer Amir, le pachtoune, de Hassan son serviteur hazâra. Les deux enfants, passionnés par les cerfs-volants, sont amis bien que d'origine sociale et ethnique différente. Pourtant Amir commet un jour la pire des trahisons. Trente ans après, alors qu'il est réfugié aux Etats-Unis, la possibilité de se racheter lui est offerte.
De la colorée et odorante Kaboul des années 70 à l'Afghanistan totalitaire des talibans, Khaled Hosseini, par cette histoire de fidélité, d'amitié trahie et de rédemption, nous parle de son pays. Il le fait magnifiquement. Tour à tour ému et effrayé par son récit, on découvre la terrible réalité d'un peuple depuis trop longtemps en guerre.
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critiques presse (1)
BoDoi   21 décembre 2011
Sans doute une transposition trop linéaire de l’histoire (riche il est vrai), qui entraîne une accumulation de séquences-émotions indigestes à la longue. La narration en flash-back renforce l’impression de lourdeur d’un scénario tire-larmes; on est bien sûr bouleversé, mais on a le désagréable sentiment de s’être fait forcer la main.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Citations et extraits (177) Voir plus Ajouter une citation
heartnsoulheartnsoul   12 juin 2015
Un jour, en revenant de l’école, il demanda à son père qui se préparait un whisky s’il était un pécheur car selon les enseignements du mollah, il était en train de commettre un péché.
Son père le regarda très sérieusement et consentit à l’éclairer.

– Je vais te parler d’homme à homme, mon fils. Tu penses être à la hauteur?

Le fils acquiesça.

– Peu importe ce que prétendent le mollah et tous ces barbus, il n’existe qu’un seul et unique péché : le vol. Tous les autres en sont une variation.
1) lorsqu’on tue un homme, on vole une vie. On vole le droit de sa femme à un mari, on prive ses enfants de leur père.
2) lorsqu’on raconte un mensonge, on dépossède quelqu’un de son droit à la vérité.
3) lorsqu’on triche, on vole le droit d’un autre à l’équité.

– Un homme qui s’empare de ce qui ne lui appartient pas, termina le père, que ce soit une vie ou du pain, n’est pas un homme intègre. Et si Dieu existe, alors j’espère qu’il a mieux à faire que de s’occuper de savoir si je mange du porc ou si je bois de l’alcool.

Ce qu’Amir comprit, c’est que le vol était impardonnable.
+ Lire la suite
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ssstellassstella   17 avril 2018
Il m'évoquait ces veufs qui se remarient mais ne réussissent pas à oublier leur femme décédée. Les champs de canne à sucre de Djalalabad et les jardins de Paghman lui manquaient. Il regrettait de ne plus accueillir d'incessants visiteurs chez lui, de ne plus pouvoir se promener dans les allées animées du Shor Bazaar et saluer des gens qui les connaissaient lui, son père et son grand-père, des gens avec qui il avait des ancêtres communs et dont le passé se confondait par moments avec le sien.
Pour moi, les Etats-Unis représentaient un pays où enterrer mes souvenirs.
Pour Baba, un endroit où pleurer les siens.
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joedijoedi   08 septembre 2013
Peu importe ce que prétend le mollah, il n'existe qu'un seul et unique péché : le vol. Tous les autres en sont une variation.
...
Lorsqu'on tue un homme, on vole une vie. On vole le droit de sa femme à un mari, on prive ses enfants de leur père. Lorsqu'on raconte un mensonge, on dépossède quelqu'un de son droit à la vérité. Lorsqu'on triche, on dérobe le droit d'un autre à l'équité.

[p. 27]
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philo15philo15   19 mars 2008
- Pour toi un milliers de fois, m'entendis-je déclarer.
Et je courus.
Ce n'était qu'un sourire, rien de plus. (...) Un détail. Une feuille dans les bois agitée par le brusque envol d'un oiseau effrayé. Mais qu'à ce la ne tienne je m'en accomodais. (...)
Je courus moi, un adulte, au milieu d'un essaim d'enfants criards. Je m'en moquais. Je courus avec le vent dans la figure et sur mes lèvres un sourire aussi large que la valllée du Pandjshir. Je courus.
+ Lire la suite
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democratzdemocratz   31 janvier 2017
Un jour, en revenant de l’école, il demanda à son père qui se préparait un whisky s’il était un pécheur car selon les enseignements du mollah, il était en train de commettre un péché.
Son père le regarda très sérieusement et consentit à l’éclairer.

– Je vais te parler d’homme à homme, mon fils. Tu penses être à la hauteur?

Le fils acquiesça.

– Peu importe ce que prétendent le mollah et tous ces barbus, il n’existe qu’un seul et unique péché : le vol. Tous les autres en sont une variation.
1) lorsqu’on tue un homme, on vole une vie. On vole le droit de sa femme à un mari, on prive ses enfants de leur père.
2) lorsqu’on raconte un mensonge, on dépossède quelqu’un de son droit à la vérité.
3) lorsqu’on triche, on vole le droit d’un autre à l’équité.

– Un homme qui s’empare de ce qui ne lui appartient pas, termina le père, que ce soit une vie ou du pain, n’est pas un homme intègre. Et si Dieu existe, alors j’espère qu’il a mieux à faire que de s’occuper de savoir si je mange du porc ou si je bois de l’alcool.

Ce qu’Amir comprit, c’est que le vol était impardonnable.
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