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ISBN : 2081283743
Éditeur : Flammarion (2012)


Note moyenne : 3.61/5 (sur 517 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
L'écrivain et scénariste Paul Steiner laisse ses enfants chez son ex-femme pour aller s'occuper de son père quelques semaines, le temps de l'hospitalisation de sa mère. De retour dans la ville de banlieue parisienne où il a grandi, il trouve un écho à sa sensation d'êtr... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 3.00/5
    Par carre, le 21 février 2013

    carre
    Mise en garde, effets indésirables : si l'hiver vous a éreinté, si vous connaissez une baisse de vitalité ou un moral à la baisse SURTOUT garder « Les lisières » dans votre PAL pour l'instant, attendez les beaux jours, sous peine d' anéantissement complet.
    O. Adam continue de broyer du noir, il plonge un écrivain dans un marasme affectif terrifiant. Adam, je suis preneur, pourtant le roman ne m'a pas entièrement convaincu. Via donc Paul Steiner écrivain reconnu, dépressif, alcoolique, séparé, incompris, asocial (n'en jetez plus), Adam nous inflige son regard sur notre société. Nous vivons dans un monde égoïste, violent, insupportable souvent, d'y trouver un boulot et de le garder, difficile d'y trouver sa place, que le paraitre à éclipser l'intellect. Merci Olivier mais on est déjà au courant. Pour la plupart d'entre nous c'est notre quotidien. Ce parti pris m'a empêché d'apprécier entièrement son récit, d'autant plus qu'aucun des personnages ne change d'un iota, chacun reste sur la même ligne, avec ces œillères, handicapés des mots, des sentiments, des attentions. Ajoutez à cela, une proportion à étirer son récit, le retour dans le quartier familial et certaines retrouvailles sont sans intérêt. Dommage car malgré tout, le roman est traversé de moments vraiment réussis, ou l'émotion pointe au coin d'un regard, d'un geste, d'un échange. Mais bon sang, Dieu que c'est triste.

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    • Livres 5.00/5
    Par sandrine57, le 27 août 2012

    sandrine57
    Du plus loin qu'il s'en souvienne, Paul Steiner a toujours été en fuite. Il a fui des lieux -la banlieue grise où il a grandi, Paris et même la France-, des gens -sa famille, ses amis-, le travail -en devenant écrivain et scénariste pour ne plus être soumis ni à un chef ni à des horaires, son milieu -en quittant le monde ouvrier, et surtout il s'est fui lui-même, son mal-être, ce qu'il appelle sa « Maladie ».
    La quarantaine n'a pas calmé ses démons intérieurs et sa femme s'est lassée. Depuis 6 mois, Paul est donc séparé de Sarah. Il s'est installé dans un petit appartement avec vue sur cet océan qu'il aime tant, pas trop loin de la maison familiale mais ses enfants lui manquent et il est toujours éperdument amoureux de sa femme.
    Quand son frère l'appelle pour le sermonner et lui demander de venir s'occuper un peu de ses parents, c'est la mort dans l'âme qu'il retourne sur les terres de son enfance pour un voyage au pays des souvenirs.

    Un livre sombre et magnifique où l'on suit un homme dans sa quête de lui-même. le retour dans la banlieue qui l'a vu naître et grandir va être l'occasion pour Paul de chercher chez ses parents, chez ses amis, les clefs qui expliquent sa vie d'adultes.
    On retrouve ici les thèmes de prédilection d'Olivier ADAM: la souffrance, la perte, la famille mais aussi la Bretagne et le Japon. Les troublantes similitudes entre l'auteur et son héros amènent à se demander où s'arrête la fiction et où commence la part autobiographique. Mais qu'importe puisqu'en parlant de lui, c'est aussi de nous qu'il parle, de nos rapports avec nos parents, de la France dans laquelle nous vivons avec ses problèmes en banlieue, le racisme, la gouvernance de Sarkhozy, la classe ouvrière qui se tourne vers Marine le Pen
    Paul est un héros émouvant, attachant malgré ses errances, ses erreurs. Il nous est proche quand il souffre, quand il se justifie, quand il aime, quand il espère et quand il se désespère.
    Encore une fois, Olivier ADAM signe un livre magistral, juste et poignant, profond et pudique. Un coup de cœur.
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    • Livres 5.00/5
    Par Gwordia, le 28 août 2012

    Gwordia
    Çà et là, il se murmure qu'Olivier Adam est aux lisières du Goncourt. Je n'irai pas jusque-là. Pour autant, malgré quelques longueurs et un agacement passager du fait de trop nombreux lieux communs et du caractère geignard du décalque de l'auteur, le livre a un côté clairement extatique tant on s'y reconnaît (vanité...), pour autant que l'on fasse partie de ces gens en lisières, de cette population périphérique.
    Mais quelles sont-elles ces personnes en bordure, à la frontière ? Plus vraiment provinciale mais jamais réellement parisienne, absolument par riche mais pas tout à fait pauvre..., c'est moi, c'est le quidam, le monsieur tout le monde qui bosse plus pour gagner moins et qui surnage dans l'indifférence la plus crasse.
    Olivier Adam écrit comme on parle, sans manière et parfois vulgairement ce qui ne fait que rajouter à la crédibilité, à la sincérité de son récit, véritable scanner de notre époque, de la fracture sociale et portrait fidèle de cette classe moyenne, majoritaire et pourtant toujours mise à la marge.
    Si l'on s'accorde à dire que la mouvance littéraire française du moment à tendance à s'engluer dans des histoires moroses aux personnages torturés, Adam le fait, certes, mais avec sensibilité, intelligence, réalisme, gravité et surtout espoir. Ce qui fait toute la différence.
    L'auteur semble rééditer ses sujets de prédilection (nostalgie du premier amour, amour parental, relations familiales, retour sur soi, séparation, fuite...). Si les lecteurs fidèles pourront être lassés, je n'avais pour ma part lu d'Adam que Je vais bien, ne t'en fais pas. C'est donc avec plaisir que j'ai redécouvert une plume juste qui dresse un portrait impliqué de la société contemporaine et une analyse pertinente du mal-être ambiant. Je me suis assimilée avec force à l'exil intérieur de ce protagoniste double de l'écrivain mais également à certains de ses personnages satellites. Bien sûr, son anti-héros ne connaît pas les fins de mois qui commencent le 10 mais rappelons que si l'expression "l'argent ne fait pas le bonheur" est un adage de riche parce qu'il y contribue foutrement, il ne suffit pas, c'est évident.
    Bref, c'est l'histoire touchante d'un mec imparfait qui nous permet de nous pardonner à nous-mêmes nos erreurs et nos apitoiements. Sa puissance réside dans son constat selon lequel nous avons tous une situation et quelle qu'elle soit, elle est toujours mieux ou pire que celle du voisin, ce qui ne nous empêche pas de comprendre le bonheur ou le malheur de l'autre et d'avoir un avis. C'est en somme en formidable appel à la tolérance, nous disant que si nous arrêtions de fonctionner en castes, de jalouser ou de mépriser, le monde serait un peu plus doux.
    Une émotion intense se dégage de ce récit doux-amer et l'on ressort irrémédiablement chamboulé de ce roman. Olivier Adam est, avec profondeur et authenticité, envers et contre tous, le porte-parole de toutes les France.

    Lien : http://gwordia.hautetfort.com/archive/2012/08/27/rentree-litteraire-..
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    • Livres 4.00/5
    Par Chouchane, le 06 juillet 2012

    Chouchane
    Plongé dans le désarroi à cause du départ de sa femme, Paul écrivain dépressif et alcoolique vit dans le Finistère, là où la terre finie, face à la mer. C'est la vieillesse et la maladie de ses parents qui l'obligent à retourner sur les traces de son enfance. A partir de l'histoire d'un couple qui se sépare, Olivier Adam dessine avec justesse la société française. En retournant vers ses sources, cet homme qui a grimpé les échelons de la société va se replonger dans son histoire familiale ses zones d'ombres et ses silences. En errant dans les rues de sa jeunesse, il croisera quelques anciens amis perdus de vue et ce sera l'occasion pour Olivier Adam( qui ressemble beaucoup à son héros) de brosser le portrait d'ouvriers, d'employés, de cadres moyens en proie à la crise économique mais aussi à celle de la perte de repères. Oppressés par cette banlieue triste et cette absence de perspectives, ces hommes et ses femmes vivent une vie difficile faite de frustrations et de regrets. Derrière la fiction, l'analyse sociale sonne avec une telle justesse qu'on a l'impression de découvrir ce qui est pourtant sous nos yeux depuis quelques années. Les lignes de faille de notre société qui sont aussi celle du héros se précisent : les ruptures urbaines entre les cités HLM et les habitats pavillonnaires qui les jouxtent, les racismes socio-professionnels et raciaux, les petits chefs, la dérive des sentiments, les clivages, le radicalisme, l'intolérance, la tristesse des villes et des hommes et le trop peu de nature. Paul fut un gamin comme des milliers vivant dans ces petites communes aux "lisières" des grandes villes dont le cœur est un centre commercial et l'exclusion un état d'esprit. Mais loin de se laisser entraîner vers le fond, Paul nage à la surface, en regardant loin. Il ne craint pas le froid, lui qui dans son Finistère venteux aime affronter dans l'eau glaciale. Et pour sortir de tous les conformismes ceux du monde littéraire, ceux des banlieue, de tous les non-dits ceux de la famille, du couple ... il s'accroche à ses souvenirs, aux images d'un Japon dont la lumière comme un fil conducteur, émaille tout le roman et va finir par se libérer et se recréer. Un très bon livre.
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    • Livres 4.00/5
    Par Rouletabille, le 17 juin 2013

    Rouletabille
    Comment parvenir à un équilibre personnel quand le cerveau est en perpétuel réflexion, doute, interrogation ? Olivier Adam nous sort un récit poignant en évoquant le cheminement intérieur de Paul, écrivain dépressif, éternel rêveur, issu d'un milieu modeste.
    Ce livre décrit avec brio la difficulté à s'émanciper de son milieu social d'origine et même lorsqu'on y parvient l'affaire n'est pas gagnée pour autant. Ainsi Paul bien qu'évoluant dans le milieu intellectuel parisien ne se considère pas appartenir à ce monde mais revenant sur les traces de son passé, son entourage lui fait comprendre qu'il n'est plus vraiment l'un des leurs...
    La première partie du livre est la plus aboutie, l'auteur frôle la perfection.
    J'ai adoré son retour vers l'enfance avec les retrouvailles de ses anciens amis et de sa banlieue. Je me retrouve dans son évocation de blocs successifs indépendants pour évoquer sa vie. le nombre de personne qu'on croise dans une vie puis sans plus avoir aucune nouvelle est finalement assez conséquente !
    La seconde partie davantage axée sur ses problèmes de couple, avec toute la mesquinerie que peut engendrer un divorce m'a moins emballée, les péripéties sont plus banals, forcement il va détester le nouveau mec de son ancienne femme, c'est du grand classique vu et revu dans la littérature. Et il est vrai que le livre commence aussi à s'étirer un peu en longueur, à devenir un brin redondant.
    Dommage également que l'auteur nous colle cette histoire de jumeau mort à la naissance. Il faut toujours pour expliquer un caractère dépressif que les auteurs nous présente un traumatisme lié à l'enfance !


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Critiques presse (10)


  • LaPresse , le 14 janvier 2013
    Ce roman sombre et parfois déprimant est celui d'un homme qui évoque ses douleurs, ses doutes, ses blessures intimes. Un homme incapable d'assumer quoi que ce soit.
    Lire la critique sur le site : LaPresse
  • Culturebox , le 26 septembre 2012
    Dans ce grand roman de la bordure, de l'écart avec le centre, résonnent pleinement les divisions de la France d'aujourd'hui. Ni le grand public ni les libraires ne s'y sont trompés. Les jurés Goncourt prennent le risque de se couper d'une France qui peut être à la fois populaire et cultivée.
    Lire la critique sur le site : Culturebox
  • Lexpress , le 14 septembre 2012
    Parcourir l'infini par une lecture, pourquoi pas. Mais le rythme auquel se déroule le récit nous fait craindre un voyage réellement interminable. S'il faut emprunter ce tortillard, nous descendrons à la prochaine.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • Bibliobs , le 11 septembre 2012
    Un lyrisme sec, des phrases qui courent jusqu'au dénouement: Olivier Adam fait le portrait d'un autre qui lui ressemble beaucoup. Plus vraiment chez lui, là d'où il vient; encore moins là où il est arrivé.
    Lire la critique sur le site : Bibliobs
  • LesEchos , le 29 août 2012
    Adam séduit par l'élégance de son style, la justesse de son regard sur les êtres et sur la société, tendresse et cruauté mêlées. Mais il se perd un peu aussi aux lisières de ce récit qui finit par lasser.
    Lire la critique sur le site : LesEchos
  • LaLibreBelgique , le 27 août 2012
    Ce gros roman, magnifique d’émotions, prolonge l’histoire de ces "héros" qu’il affectionne, ces êtres écorchés vifs, tombés dans les marges de la société marchande et consumériste mais qui résistent.
    Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
  • Lexpress , le 23 août 2012
    Olivier Adam s'impose, avec ce roman dense, comme l'un des rares écrivains français capables de décrire à la bonne hauteur ceux dont il a vu les vies s'éloigner de ce que l'on appelle le bonheur. Fraternel, pas compassionnel. Une réussite.
    Lire la critique sur le site : Lexpress
  • LePoint , le 22 août 2012
    Lent, tendre, poétique, moins bref que les précédents […], Les lisières est un nouveau voyage sensible dans les profondeurs de la solitude humaine.
    Lire la critique sur le site : LePoint
  • Telerama , le 22 août 2012
    [Ce livre] vous prend par le coeur et l'esprit, vous retient, vous éblouit par sa justesse, vous ramène cent fois à votre propre histoire, vous renvoie à l'actualité la plus récente.
    Lire la critique sur le site : Telerama
  • Lexpress , le 13 juillet 2012
    Olivier Adam se laisse aller à suivre les méandres d'une existence (inspirée de la sienne ?) sur laquelle il s'interroge avec une sincérité et une sensibilité qui ne peuvent laisser indifférent.
    Lire la critique sur le site : Lexpress

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Citations et extraits

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  • Par Alinee, le 30 juillet 2014

    (...) Seuls me fascinaient quelques mystiques, seuls me troublaient les rites shinto ou bouddhique tels qu'ils se pratiquaient au Japon, où tout, me semblait-il, avait à voir avec notre finitude, notre dérisoire petitesse face au monde et à la vie, notre appartenance au vivant, à la nature, ce sentiment océanique dont j'étais si souvent la proie.

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  • Par Alinee, le 28 juillet 2014

    - Oh tu sais, je ne dors jamais bien. Je pense trop. Les soucis c'est comme les moustiques. Dès que la lumière s'éteint, ils se mettent à voleter partout en faisant ce bruit horrible et alors c'est fini, tu peux plus dormir.

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  • Par Alinee, le 27 juillet 2014

    Mes livres et ceux de mes confrères n'aidaient nullement les gens, au contraire, ils enfonçaient les plus fragiles, les plus inaptes, ils les confortaient dans leurs humeurs les plus noires, leur maintenaient la tête sous l'eau, dans l'étang poisseux de la dépression, la vase verdâtre de la mélancolie.

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  • Par Alinee, le 27 juillet 2014

    - Une femme qui t'as aimée de tout ton cœur. Putain. Comment tu peux d'un coup la détester ? C'est pas possible. Moi je crois que quand on aime quelqu'un, on l'aime pour toujours.

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  • Par Alinee, le 27 juillet 2014

    (...) Je m'en voulais de n'avoir su nous garder de l'usure, des entailles, des éraflures que le temps s'était chargé d'élargir, jusqu'à creuser un gouffre dont je n'avais pas eu la moindre idée avant qu'il ne nous engloutisse.

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