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ISBN : 2020826534
Éditeur : Editions du Seuil (2005)


Note moyenne : 3.58/5 (sur 135 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Avec Passer l’hiver, Olivier Adam signe son premier recueil de nouvelles. Neuf textes donc, qui disent ce qu’est la nuit, aussi bien dans les cœurs que dans les corps et dans les âmes. Chaque nouvelle a en effet une unité de temps : un soir... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 4.00/5
    Par Ellen-R, le 23 mars 2013

    Ellen-R
    Des tranches de vie de gens ordinaires, usés et souvent au bout du rouleau, tranches de vie où il ne se passe apparemment pas toujours grand chose, et pourtant... où l'essentiel est dit.
    Du décès d'un père cancéreux à une rupture enfin consommée, en passant par une soirée de réveillon un peu glauque, ou un ras-le-bol d'un métier trop usant, les personnages d'Olivier Adam, infirmière, chauffeur de taxi, secrétaire, chômeur... semblent glisser vers l'indicible, porteurs d'un « trop plein » qui ne demande qu'à déborder, et qui pourtant, savent garder dignité même dans les pires instants. Car il y a dans ce livre une mélancolie qui ne laisse jamais place à de la sensiblerie. Au contraire, la sensibilité à fleur de peau d'Olivier Adam lui permet de donner sens aux détails apparemment les plus insignifiants, détails qui pourtant savent parler, l'air de rien, de la vie et de ses fêlures. Sans tomber dans la mièvrerie ou le sur-signifiant.
    On se sent proche de ces personnages, de leurs fêlures, de leur fragilité, de leur fatigue, parfois réelle, parfois existentielle, on a l'impression de les connaître depuis toujours, de les côtoyer, de comprendre leur usure... et c'est là toute la force de ce livre ! Arriver à rendre familiers des personnages de fiction qui n'existent pas... et c'est probablement tout ce cocktail, fait de tendresse, de lucidité, d'humanisme et d'absence de complaisance, dont est porteur Olivier Adam, face à ceux qu'il a créé, qui nous contamine, et qui fait que leur vie, pourtant usante, nous semble presque palpable.
    Ces personnages semblent être à un carrefour de leur vie, parfois lugubres, où pourtant ils ne capitulent pas, porteurs d'une dignité qui les maintient en vie, à la surface... ils sont à un moment aussi où peut-être, justement, l'hiver doit passer et laisser place au printemps... ce qui expliquerait pourquoi, au fond, malgré toute la mélancolie qui imprègne ce livre, on n'en sort pas attristé pour autant, comme si, on savait, on sentait que cela ne pouvait aller que mieux...
    Le style d'Olivier Adam est simple, économe, subtil, sachant tout à la fois mettre en avant la rudesse de l'existence, l'âpreté de ces vies, et l'humanité dont les personnages sont porteurs. Il n'y a aucun effet de style trop ampoulé, trop recherché, trop emphatique, on va ici à l'essentiel, et cela rend le texte d'autant plus fort et touchant, puisque l'absence de superflu met en valeur toute la violence et la fragilité de ces instantanées de vie qui nous émeuvent.
    Ce livre juste et mélancolique qui sait parler du temps qui passe, et de l'usure qu'on ressent parfois, n'est pourtant pas triste. Il faut le lire en prenant son temps, un soir de rude hiver, avant que le printemps ne vienne pointer son nez.
    Et la vie de ces personnages s'arrête sur eux le temps de ces 170 pages, comme un instant de répit que l'auteur avait envie de leur accorder.
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    • Livres 4.00/5
    Par brigittelascombe, le 25 décembre 2011

    brigittelascombe
    Dépressifs s'abstenir!
    Neuf nouvelles d'Olivier Adam (auteur dont le roman Poids léger a été adapté au cinéma) sur le thème de l'usure et le point de fatigue ultime où l'on sent que la corde est prête à casser.
    De l'enseignant en congé sabbatique pour en être venu aux mains avec un collègue, à la puéricultrice en mal d'amour et à la charge trop pesante, à la japonaise dont les cendres du passé débordent en pleurs, à la caissière d'une station service vissée à sa caisse un soir de jour de l'an, à l'enfant qui déraille suite à la mort de son père,au retour du fils et frère de prison,à un rêve de vacances improbable,à un chomage case ANPE et médicaments,à l'évitement de la mort du père; l'ambiance est grise comme un jour de pluie, de froid et de neige, alcoolisée jusqu'à l'ivresse de l'oubli;shootée à l'herbe, au sexe ou aux médicaments (aide illusoire pour tenir le coup); il y a pourtant l'espoir d'une main qui se tend: l'amour et la tendresse avec sa compagne ou compagnon,l'amitié d'un collègue de travail, d'un proche ou d'un inconnu; mais l'angoisse sourd par tous les pores comme une plainte: Et après?
    Une vision juste et très bien décrite d'une société qui ploie sous le poids des soucis,du travail ou du manque d'amour.Une très bonne approche psychologique et une écriture qui sonne vraie. le sujet n'est pas gai mais pourtant d'actualité!
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    • Livres 4.00/5
    Par carre, le 19 mars 2012

    carre
    Avec ce recueil de nouvelles, Olivier Adam affirmait déjà ces talents de romanciers. Et si "Passer l'hiver" est un livre sombre et mélancolique, chaque histoire donne l'espoir que malgré les coups de la vie, ces vies ordinaires méritent d'être vécues. Adam mets des mots sur des situations ordinaires, trouve le ton juste, un travail d'écriture remarquable, ficelé et minutieux . Avec un sens efficace du rythme propre aux nouvelles, Olivier Adam réussit un recueil de grande qualité, plein de pudeur, d'amour, et d'espérance dans la vie malgré tout. Un recueil formidable qui titille l'émotion sans pathos.
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    • Livres 2.00/5
    Par Juste-Lire-Avec-Plaisir, le 05 septembre 2011

    Juste-Lire-Avec-Plaisir
    Toute première lecture d'Olivier Adam. Lecture qui ne restera pas longtemps dans ma mémoire. J'ai même du mal à trouver les mots tellement j'ai trouvé peu d'intérêt à ce recueil.
    Tout ce que je n'aime pas. Des thèmes graves sans être touchants, des personnages monotones qui se ressemblent les uns les autres, des allusions au sexe qui sortent de nulle part. Concernant la monotonie des personnages, impossible de faire la différence lorsqu'il se met dans la peau d'une femme ou bien d'un homme. Chaque nouvelle semble commencer de la même manière. C'est seulement la grammaire qui nous met sur la piste (Je me suis assise). Sinon difficile de savoir à qui on a affaire.
    Pourtant, les idées sont plutôt bonnes et auraient facilement peut toucher le lecteur. Mais ici, l'auteur crée une mauvaise ambiance qui m'a seulement donné envie de le terminer au plus vite.
    Maintenant, c'est à savoir si c'est ce livre qui ne m'a vraiment pas plu ou l'écriture de l'auteur. Lire un autre de ses livres me semble la meilleure solution.
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    • Livres 5.00/5
    Par Heureuse, le 19 septembre 2010

    Heureuse
    Quatrième de couverture:
    C'est l'heure où tout bascule, où les failles se creusent. Les enfants dorment, innocents et le couple fatigue; on oublie dans l'alcool et la mélancolie le froid du monde. Professeur, chauffeur de taxi, infirmière, ex-taulard... vivent ces moments suspendus, ces nuits de solitude opaque, et s'imposent l'effort de tenir, invaincus jusqu'au lendemein : Passer l'hiver en somme.

    Mes impressions de lecture:
    Touchée au coeur, à la tête, à l'âme, aux souvenirs.... partout.
    Chacune de ces nouvelles est une merveille d'écriture. Les phrases sont ciselées à la virgule près, le rythme est absolument parfait. Olivier Adam a su mettre en mots ces instants où tout devient plus fragile, incertain. Où l'air semble soudain plus lourd, plus étouffant mais où l'esprit se libère et envisage d'autres options.
    On pourrait dire que tout est juste dans ce qu'il écrit mais ça va bien au-delà : ses mots entrent parfaitement en résonnance avec ce qu'on a de plus secret.
    Chaque nouvelle est magnifique et leur rassemblement en recueil les met encore plus en valeur, tant elles sont liées les unes aux autres.
    C'est comme une petite musique dont chaque aurait été absolument parfaite, axactement jouée au bon moment avec la bonne intensité.

    Ce n'est certes pas gai mais ça m'a fait un bien énorme de les lire, de mettre enfin des mots sur ce ressenti.
    Pour nous aider à Passer l'hiver en somme...

    Lien : http://touteseule.over-blog.com/article-adam-olivier-passer-l-hiver-..
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Citations et extraits

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  • Par line70, le 18 mars 2011

    J'ai posé ma main sur sa joue rêche, joué avec ses cheveux dans sa nuque. On ne s'était pas embrassés mais c'était tout comme. On ne parlait pas et c'était un beau silence, pas un silence pesant ou quoi, juste qu'on n'avait pas besoin de parler, on roulait vers la mer et c'était tout.

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  • Par Morriszapp, le 11 août 2009

    Cela fait deux ans que je bosse dans ce supermarché. Ce n’est ni mieux ni moins bien qu’avant. C’est juste insupportable, comme n’importe quel boulot de merde. (p. 139)

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  • Par brigetoun, le 12 mars 2011

    On était tous les trois silencieux dans la station avec Johnny qui chantait "Marie" et Martine qui tenait son visage entre ses mains à cause de la fatigue ou lors c'était de la pure détresse. Le type n'avait pas l'air mieux, il tremblait un peu quand il a posé sa tasse sur le comptoir. Je lui ai proposé un second café, il a redressé la tête, j'ai vu son beau visage un peu fripé.

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  • Par brigetoun, le 29 décembre 2011

    Je me suis allongée sur le canapé. J’ai pris une pâte d’amandes sur la petite table. Elle était rose et coincée entre deux cerneaux de noix. J’ai fermé les yeux et j’ai pensé au type du camion, à ce qu’il m’avait dit à un moment, que lui aussi passait ses vacances au camping de Lacanau, que ça faisait pas mal de temps qu’il emmenait les vélos et que c’était vraiment bien de rouler sur les aiguilles, de serpenter entre les grands pins, de déboucher sur la dune. Je me suis dit que ce serait drôle qu’on se croise là-bas l’été prochain.
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  • Par brigittelascombe, le 25 décembre 2011

    Je me sens vide.Tout le temps,je pense à ça.Ce vide à l'intérieur.Je me dis que si je pouvais me sonder en profondeur,m'ouvrir la tête et le coeur et voir dedans,je ne verrais rien.Rien.Du vent,un désert,un champ de glace où rien ne bouge.

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Vidéo de Olivier Adam


Jean-Noël Chaintreuil présente Olivier Adam, "Le coeur régulier", Points
Depuis la mort de son frère, Sarah est perdue. Ce n'était pas un accident, croit-elle. Pour en avoir le coeur net, elle se rend dans un village côtier au Japon, au pied des Falaises où il fut heureux. Chez Natsume, vieil homme solitaire qui a guéri Nathan de son désespoir, Sarah va revivre les derniers moments de la vie de ce frère tant aimé. Éprouver les mêmes sensations... mais aussi les mêmes vertiges.








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