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> Régis Boyer (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070387860
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 4.13/5 (sur 351 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :

Ce nouveau titre de la collection Atlas Junior se propose de faire découvrir aux enfants quelques contes connus - et moins connus - du célèbre Hans Christian Andersen, parmi lesquelles le briquet de la sorcière, la princesse au petit pois, les cygnes sauvages,... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Marple, le 10 juillet 2013

    Marple
    Relire Les Contes d'Andersen, c'est comme déguster un délicieux gâteau aux parfums d'enfance... mais aussi de larmes et d'amertume. C'est d'ailleurs frappant de constater à quel point ces Contes qui nous ont bercés autrefois sont durs et tragiques, souvent même amoraux ou étranges. Bien loin des historiettes pour enfants ou des dessins animés qui en sont tirés, en fait !
    L'édition Folio que j'ai lue rassemble 31 Contes, plus ou moins longs, plus ou moins connus, plus ou moins légers. le 1er, Le briquet, m'a complètement choquée par son cynisme : le héros, malhonnête et violent, est finalement récompensé. J'ai été contente de retrouver les grands classiques que mes parents me lisaient : Les habits neufs de l'empereur, Le vilain petit canard, L'intrépide soldat de plomb. Les aspirations de La petite Sirène vers une âme immortelle et son amour malheureux m'ont touchée, de même que la terrible Histoire des dunes, Sous le saule ou Ib et la petite Christine. Mais je dois avouer que mes préférés restent ceux avec une morale, peut-être justement parce qu'il n'y a pas de morale dans la vraie vie : L'estropié, le fils du concierge, Les 2 Claus, le Rossignol, Le sapin...
    La préface et le dossier m'ont semblé très bien aussi, expliquant le côté sombre et désabusé des Contes par la solitude fondamentale d'Andersen. On sent effectivement beaucoup de désespoir et d'injustice dans ce livre. Tout cela exprimé avec un immense talent, de telle sorte que nous souriions devant la peinture des petites mesquineries humaines ou que nous pleurions devant les amours tragiques.
    Un livre puissant et beau que je vais sans aucun doute garder à portée de main et qui m'a donné envie de mieux connaître Andersen par son autobiographie et de replonger aussi dans les Contes des Grimm.
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    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 13 septembre 2012

    Junie
    Les Contes d'Andersen ne sont pas des Contes. La preuve, c'est que des fois ça finit très mal. Ceux qui connaissent la version Walt Disney, dessin animé pour mangeurs de pop-corn, n'ont pas eu accès à l'univers de ce conteur danois qui flirte avec l'inconscient de ses lecteurs en les entrainant dans ses rêves et dans ses cauchemars.
    Peuplés d'enfants des rues, d'animaux fabuleux, de créatures hideuses ou maléfiques, ses Contes sont plus proches d'Edgar Poe que du monde des Bisounours.
    Andersen parle de nos angoisses, de nos désirs, de notre difficile chemin vers la beauté et la vérité, des âmes pures qui luttent contre le découragement, la crainte, l'obscurité, la bêtise, le mépris.
    Il le fait en poète, non en moraliste ou en philosophe, il le fait avec humour, ironie, tendresse ou mélancolie. Il parle aux coeurs et à l'imagination, avec des bergères et des soldats de plomb, des rossignols et des hirondelles.
    La semaine d'Ole Ferme l'Oeil ou les Fleurs de la Petite Ida sont mes préférés.
    Ils ouvrent une porte sur l'imaginaire pour qui veut bien se faire assez petit et y pénétrer.
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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 16 octobre 2012

    nekomusume
    La petite sirène
    Même si ce n'est pas le seul conte de ce recueil, c'est un des plus connu. du moins croît-on le connaître grâce à la version de Disney. (Et comme je lis ce livre dans le cadre du challenge Disney... ) Hélas du conte originel il ne reste dans le film qu'une sirène attirée par le monde des humains qui échangera sa voix contre des jambes pour l'amour d'un prince qui finira par l'épouser.
    Belle histoire certes mais très éloignée de l'esprit d'Andersen. Souvenez-vous de La petite fille aux allumettes et imaginez que Disney la change en riche héritière... Moins tragique mais moins beau aussi.
    Et bien c'est pareil pour La petite sirène. Attention Spoiler à tous les étages!
    Ce conte, légèrement teinté de philosophie,est avant tout une réflexion sur l'âme. Car les sirènes n'ont pas d'âme et à leur mort deviennent écume. C'est ce destin que notre petite sirène veut déjouer et c'est pour cette raison qu'elle est fascinée par les humains. C'est aussi la perspective d'agir comme un être ayant une âme autant que la curiosité qui la pousse à sauver le prince. Et c'est à ce moment qu'elle en tombe amoureuse. Comme dans le film, il ne se rappelle pas d'elle, par contre il ouvre les yeux sur une religieuse qui est la première à le secourir. Et lui tombe amoureux mais sans espoir puisqu'elle est vouée à Dieu.
    L'histoire aurait pu en rester là mais la sirène, contre l'avis de ses soeurs (oubliées dans le film) va trouver la sorcière des profondeurs (que j'ai trouvé moins maléfique que dans le dessin animé) et échange sa voix contre des jambes pour pouvoir approcher son prince. Elle récupérera voix et âme si elle réussi à s'en faire épouser, dans le cas contraire, elle mourra (sympa la condition de la femme: marie-toi ou meurt!). Pari difficile puisque lui aime celle qu'il prend pour sa sauveteuse. Et aucun moyen de le détromper.
    Le prince se prend d'amitié pour cette belle muette et ils ne se quitteront plus. La complicité, l'entente sont au rendez-vous et l'on espère un dénouement heureux. Et voilà que pour précipiter les choses, le roi veut obliger son fils à se marier, un peu pour le royaume, un peu pour le séparer de cette muette qui le suit partout. Lui toujours fou amoureux de la religieuse, annonce à La petite sirène qu'il préfère l'épouser elle qu'il connait, apprécie et avec qui il partage de nombreuses valeur plutôt que de se retrouver coincé avec une inconnue que son père aura choisi. Notre héroïne est au comble de la joie. Toutefois, le prince accepte de recevoir la visite de la princesse choisie par son père. le monde étant petit, et encore plus dans les Contes de fées, la fiancée n'est autre que la demoiselle rencontrée par le prince après sa presque noyade, celle-ci étant pensionnaire dans un couvent, elle portait donc l'habit. Et voilà notre prince bien léger pour oublier aussitôt sa petite muette avec qui il avait fait de si grands projets.
    Celle-ci n'a plus qu'à retourner sur la plage afin de subir son sort et se transformer en écume. Seulement ses soeurs qui l'aiment et qui souhaitent la voir heureuse, lui offrent une possibilité d'obtenir une âme: elles ont persuadées la sorcière (moyennant finance bien sur) de transformer leur petite soeur en esprit de l'air, qui lui , s'il mène une existence exemplaire, se voit récompenser au moment de sa mort, d'une âme et d'une place au paradis.
    Amours non réciproque, trahison, mort, ce conte n'est la tendre histoire romantique que nous a servi Disney, il possède beaucoup plus de profondeur et un coté tragique touchant. Difficile de ne pas s'identifier à cette pauvre petite sirène qui sacrifie sa vie à l'amour, qui par ses actes se rendra indispensable à celui qu'elle aime mais sera oublié dans la seconde où apparaitra une autre femme... Pour moi, elle l'avait déjà bien mériter son âme, et s'il y avait pénurie, autant lui donner celle de cet ingrat de prince.
    Pour les autres Contes d'andersen, ils ont tous un petit côté tragique, très peu se terminent sur un happy end classique. Même si les personnes qui s'aiment finissent par être réunies, la mort et le destruction ne sont généralement pas loin. Ces Contes sont tout bonnement magnifiques, avec une écriture superbe, à lire et à relire sans fin mais avec des mouchoirs à porté de mains pour les âmes sensibles.
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 26 avril 2012

    araucaria
    Des histoires que nous connaissons tous, qui ont bercé notre enfance et nous ont ouvert les portes du rêve. de très grands grands classiques. Magnifique.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/

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    • Livres 4.00/5
    Par gouelan, le 07 janvier 2014

    gouelan
    Toutes les histoires sont agréables à lire, elles seraient à mon avis plutôt destinées à un public adulte, car elles donnent une vision le plus souvent pessimiste de la vie, elles n'ont rien à voir avec la version édulcorée des adaptations de Walt Disney!
    On se rend bien compte, à travers ces histoires, que l'auteur est un homme qui souffre d'un manque de reconnaissance et d'un manque d'amour.
    Ma préférée est "Le Sapin", elle est tellement vraie.
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Citations et extraits

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  • Par Junie, le 13 septembre 2012

    La Reine des Neiges: la suite.
    Maintenant seulement on pourrait voir, pensaient-ils, quel air avait vraiment le monde et les hommes. Ils couraient de tous côtés avec ce miroir et, pour finir, il n'y eut pays ou personne qui n'y eût été défiguré. Alors ils voulurent aussi s'envoler vers le Ciel pour se moquer des anges et de Notre-Seigneur. Plus ils volaient haut avec le miroir, plus fort il grimaçait, à peine s'ils pouvaient le tenir. Ils s'élevèrent de plus en plus près de Dieu et des anges. Alors le miroir grimaçant fut pris de vibrations si effroyables qu'il leur échappa des mains et se précipita sur le sol ou il vola en centaines de millions, de milliards de morceaux, et davantage encore, et donc, il fit précisément encore plus de malheurs qu'avant.
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  • Par gouelan, le 21 décembre 2013

    "Réjouis-toi de ta jeunesse , disaient les rayons du soleil, réjouis-toi de pousser et d'être en bonne santé, de la jeune vie qui est en toi!"
    Et le vent embrassa l'arbre, et la rosée versa des larmes dessus, mais le sapin ne comprit pas.

    -"Réjouis-toi avec moi!" disait l'air, disait la lumière du soleil. "Réjouis -toi de ta saine jeunesse au grand air!"
    Mais il ne se réjouissait pas du tout..............................................................
    ...................................................................................................................

    "Fini ! fini ! dit le pauvre arbre.
    Si, au moins, je m'étais réjoui pendant que je le pouvais ! fini ! fini !"

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  • Par Junie, le 14 septembre 2012

    La Reine des Neiges (suite)
    Car certains morceaux avaient à peine la taille d'un grain de sable, ils volèrent à la ronde par le vaste monde et là où ils arrivaient dans les yeux des gens, ils y restaient, et alors ces gens voyaient tout de travers ou n'avaient de regard que pour ce qui n'allait pas dans une chose, car chaque petit fragment de miroir avait conservé les mêmes vertus que le miroir tout entier. Certaines personnes reçurent même un petit bout de miroir dans le coeur, et alors, chose absolument affreuse, ce coeur devint comme un bloc de glace. Quelques morceaux de miroir étaient si gros qu'on s'en servit comme de vitres, mais à travers ces vitres-là, il ne valait pas la peine de voir ses amis.D'autres fragments passèrent dans des lunettes, et il ne faisait pas bon mettre ces lunettes-là pour bien voir et être juste. Le Malin riait à s'en crever le ventre et cela le chatouillait délicieusement. Et il restait de petits bouts de verre qui flottaient en l'air. Ecoutons donc!
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  • Par Junie, le 12 septembre 2012

    La Reine des Neiges

    Première histoire : qui parle du miroir et de ses morceaux.

    Bon! Commençons. Quand nous serons à la fin de cette histoire, nous en saurons plus que maintenant, car c'était un méchant troll! c'était un des pires, c'était "le Diable"! Un jour, il se trouva de très bonne humeur: il avait fait un miroir ainsi conçu que tout ce qui était bon et beau et s'y reflétait s'y réduisait à presque rien, alors que ce qui était bon à rien et avait mauvais air ressortait. Les paysages les plus charmants y prenaient un air d'épinards cuits et les meilleures personnes devenaient répugnantes, ou bien se présentaient sans ventre, tête en bas. Pour peu que l'on eût une tache de rousseur, on pouvait être sûr qu'elle vous couvrait la bouche et le nez. C'était extrêmement amusant, disait le Diable. Qu'une bonne pensée pieuse saisit une personne, une grimace apparaissait dans le miroir, force était au troll-diable de rire de son ingénieuse trouvaille. Tous ceux qui allaient à l'école des trolls-car il tenait une école pour trolls-racontaient à la ronde qu'un miracle s'était produit.
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  • Par Junie, le 17 septembre 2012

    La reine des Neiges (encore!)
    Dehors, la neige voltigeait.
    Ce sont des abeilles blanches qui essaiment, disait la vieille grand-mère.
    Elles ont aussi une reine? demandait le petit garçon qui savait que, parmi les vraies abeilles, il y en a une.
    Mais oui, disait la grand-mère. Elle vole là où elles sont les plus serrées. C'est la plus grosse de toutes, jamais elle ne reste tranquille par terre, elle se renvole dans le nuage noir. Bien des nuits d'hiver, elle vole par les rues de la ville et jette un coup d'oeil par les fenêtres qui, alors, gèlent merveilleusement comme si elles se couvraient de fleurs.
    Oui, j'ai vu ça, disaient les enfants, et ils savaient ainsi que c'était vrai.
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