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> Régis Boyer (Éditeur scientifique)

ISBN : 2070387860
Éditeur : Gallimard (1994)


Note moyenne : 4.07/5 (sur 205 notes) Ajouter à mes livres
Résumé :
Ce nouveau titre de la collection Atlas Junior se propose de faire découvrir aux enfants quelques contes connus - et moins connus - du célèbre Hans Christian Andersen, parmi lesquelles le briquet de la sorcière, la princesse au petit pois, les cygnes sauvages, le rossig... > voir plus
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Critiques, analyses et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par Junie, le 13 septembre 2012

    Junie
    Les Contes d'Andersen ne sont pas des Contes. La preuve, c'est que des fois ça finit très mal. Ceux qui connaissent la version Walt Disney, dessin animé pour mangeurs de pop-corn, n'ont pas eu accès à l'univers de ce conteur danois qui flirte avec l'inconscient de ses lecteurs en les entrainant dans ses rêves et dans ses cauchemars.
    Peuplés d'enfants des rues, d'animaux fabuleux, de créatures hideuses ou maléfiques, ses Contes sont plus proches d'Edgar Poe que du monde des Bisounours.
    Andersen parle de nos angoisses, de nos désirs, de notre difficile chemin vers la beauté et la vérité, des âmes pures qui luttent contre le découragement, la crainte, l'obscurité, la bêtise, le mépris.
    Il le fait en poète, non en moraliste ou en philosophe, il le fait avec humour, ironie, tendresse ou mélancolie. Il parle aux coeurs et à l'imagination, avec des bergères et des soldats de plomb, des rossignols et des hirondelles.
    La semaine d'Ole Ferme l'Oeil ou les Fleurs de la Petite Ida sont mes préférés.
    Ils ouvrent une porte sur l'imaginaire pour qui veut bien se faire assez petit et y pénétrer.
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    • Livres 5.00/5
    Par nekomusume, le 16 octobre 2012

    nekomusume
    La petite sirène
    Même si ce n'est pas le seul conte de ce recueil, c'est un des plus connu. du moins croît-on le connaître grâce à la version de Disney. (Et comme je lis ce livre dans le cadre du challenge Disney... ) Hélas du conte originel il ne reste dans le film qu'une sirène attirée par le monde des humains qui échangera sa voix contre des jambes pour l'amour d'un prince qui finira par l'épouser.
    Belle histoire certes mais très éloignée de l'esprit d'Andersen. Souvenez-vous de La petite fille aux allumettes et imaginez que Disney la change en riche héritière... Moins tragique mais moins beau aussi.
    Et bien c'est pareil pour La petite sirène. Attention Spoiler à tous les étages!
    Ce conte, légèrement teinté de philosophie,est avant tout une réflexion sur l'âme. Car les sirènes n'ont pas d'âme et à leur mort deviennent écume. C'est ce destin que notre petite sirène veut déjouer et c'est pour cette raison qu'elle est fascinée par les humains. C'est aussi la perspective d'agir comme un être ayant une âme autant que la curiosité qui la pousse à sauver le prince. Et c'est à ce moment qu'elle en tombe amoureuse. Comme dans le film, il ne se rappelle pas d'elle, par contre il ouvre les yeux sur une religieuse qui est la première à le secourir. Et lui tombe amoureux mais sans espoir puisqu'elle est vouée à Dieu.
    L'histoire aurait pu en rester là mais la sirène, contre l'avis de ses soeurs (oubliées dans le film) va trouver la sorcière des profondeurs (que j'ai trouvé moins maléfique que dans le dessin animé) et échange sa voix contre des jambes pour pouvoir approcher son prince. Elle récupérera voix et âme si elle réussi à s'en faire épouser, dans le cas contraire, elle mourra (sympa la condition de la femme: marie-toi ou meurt!). Pari difficile puisque lui aime celle qu'il prend pour sa sauveteuse. Et aucun moyen de le détromper.
    Le prince se prend d'amitié pour cette belle muette et ils ne se quitteront plus. La complicité, l'entente sont au rendez-vous et l'on espère un dénouement heureux. Et voilà que pour précipiter les choses, le roi veut obliger son fils à se marier, un peu pour le royaume, un peu pour le séparer de cette muette qui le suit partout. Lui toujours fou amoureux de la religieuse, annonce à La petite sirène qu'il préfère l'épouser elle qu'il connait, apprécie et avec qui il partage de nombreuses valeur plutôt que de se retrouver coincé avec une inconnue que son père aura choisi. Notre héroïne est au comble de la joie. Toutefois, le prince accepte de recevoir la visite de la princesse choisie par son père. le monde étant petit, et encore plus dans les Contes de fées, la fiancée n'est autre que la demoiselle rencontrée par le prince après sa presque noyade, celle-ci étant pensionnaire dans un couvent, elle portait donc l'habit. Et voilà notre prince bien léger pour oublier aussitôt sa petite muette avec qui il avait fait de si grands projets.
    Celle-ci n'a plus qu'à retourner sur la plage afin de subir son sort et se transformer en écume. Seulement ses soeurs qui l'aiment et qui souhaitent la voir heureuse, lui offrent une possibilité d'obtenir une âme: elles ont persuadées la sorcière (moyennant finance bien sur) de transformer leur petite soeur en esprit de l'air, qui lui , s'il mène une existence exemplaire, se voit récompenser au moment de sa mort, d'une âme et d'une place au paradis.
    Amours non réciproque, trahison, mort, ce conte n'est la tendre histoire romantique que nous a servi Disney, il possède beaucoup plus de profondeur et un coté tragique touchant. Difficile de ne pas s'identifier à cette pauvre petite sirène qui sacrifie sa vie à l'amour, qui par ses actes se rendra indispensable à celui qu'elle aime mais sera oublié dans la seconde où apparaitra une autre femme... Pour moi, elle l'avait déjà bien mériter son âme, et s'il y avait pénurie, autant lui donner celle de cet ingrat de prince.
    Pour les autres Contes d'andersen, ils ont tous un petit côté tragique, très peu se terminent sur un happy end classique. Même si les personnes qui s'aiment finissent par être réunies, la mort et le destruction ne sont généralement pas loin. Ces Contes sont tout bonnement magnifiques, avec une écriture superbe, à lire et à relire sans fin mais avec des mouchoirs à porté de mains pour les âmes sensibles.
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    • Livres 5.00/5
    Par araucaria, le 26 avril 2012

    araucaria
    Des histoires que nous connaissons tous, qui ont bercé notre enfance et nous ont ouvert les portes du rêve. de très grands grands classiques. Magnifique.

    Lien : http://araucaria.20six.fr/

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    • Livres 5.00/5
    Par juline, le 29 mars 2013

    juline
    Malgré que ces Contes sont bien souvent tristes et finissent mal, je les ai trouvé magnifique. Je trouve qu'ils sont empreints de poésie et de mystères. On sent qu'à travers ces Contes, il y a tout un monde, un imaginaire, un mystère.
    On est très loin des Contes d'Andersen qui ont été adaptés pour les enfants, ou encore du dessin animé de La petite Sirène de Walt Disney. Ces derniers sont très édulcorés. Mais là, on découvre les Contes dans toutes leur tristesse et leur beauté. Les réflexions et les idées de l'auteur arrivent de manière authentique.
    J'ai vraiment beaucoup aimé ce recueil. Et je le recommande à quiconque. Bonne lecture !
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    • Livres 5.00/5
    Par Bookworm84, le 17 septembre 2012

    Bookworm84
    Vingt-quatre Contes célèbres ou moins célèbres dans leur version originelle. Vingt-quatre récits qui nous émerveillent ou nous bouleversent et dont l'enchantement est rehaussé par les magnifiques illustrations XIXe et début XXe siècle qui parsèment les pages. Une plongée dans l'univers d'Andersen, où se côtoient petite sirène, reine des neiges, vendeuse d'allumettes et autre soldat de plomb. le tout dans un petit format pour pouvoir picorer un conte ici et là, comme une petite bouffée de magie dans la grisaille du quotidien. [Lire la critique sur le site de La Lune Mauve]

    Lien : http://www.lalunemauve.fr/ecritures/chroniques-express-livres/contes..
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Citations et extraits

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  • Par Junie, le 13 septembre 2012

    La Reine des Neiges: la suite.
    Maintenant seulement on pourrait voir, pensaient-ils, quel air avait vraiment le monde et les hommes. Ils couraient de tous côtés avec ce miroir et, pour finir, il n'y eut pays ou personne qui n'y eût été défiguré. Alors ils voulurent aussi s'envoler vers le Ciel pour se moquer des anges et de Notre-Seigneur. Plus ils volaient haut avec le miroir, plus fort il grimaçait, à peine s'ils pouvaient le tenir. Ils s'élevèrent de plus en plus près de Dieu et des anges. Alors le miroir grimaçant fut pris de vibrations si effroyables qu'il leur échappa des mains et se précipita sur le sol ou il vola en centaines de millions, de milliards de morceaux, et davantage encore, et donc, il fit précisément encore plus de malheurs qu'avant.
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  • Par Junie, le 14 septembre 2012

    La Reine des Neiges (suite)
    Car certains morceaux avaient à peine la taille d'un grain de sable, ils volèrent à la ronde par le vaste monde et là où ils arrivaient dans les yeux des gens, ils y restaient, et alors ces gens voyaient tout de travers ou n'avaient de regard que pour ce qui n'allait pas dans une chose, car chaque petit fragment de miroir avait conservé les mêmes vertus que le miroir tout entier. Certaines personnes reçurent même un petit bout de miroir dans le coeur, et alors, chose absolument affreuse, ce coeur devint comme un bloc de glace. Quelques morceaux de miroir étaient si gros qu'on s'en servit comme de vitres, mais à travers ces vitres-là, il ne valait pas la peine de voir ses amis.D'autres fragments passèrent dans des lunettes, et il ne faisait pas bon mettre ces lunettes-là pour bien voir et être juste. Le Malin riait à s'en crever le ventre et cela le chatouillait délicieusement. Et il restait de petits bouts de verre qui flottaient en l'air. Ecoutons donc!
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  • Par Junie, le 12 septembre 2012

    La Reine des Neiges

    Première histoire : qui parle du miroir et de ses morceaux.

    Bon! Commençons. Quand nous serons à la fin de cette histoire, nous en saurons plus que maintenant, car c'était un méchant troll! c'était un des pires, c'était "le Diable"! Un jour, il se trouva de très bonne humeur: il avait fait un miroir ainsi conçu que tout ce qui était bon et beau et s'y reflétait s'y réduisait à presque rien, alors que ce qui était bon à rien et avait mauvais air ressortait. Les paysages les plus charmants y prenaient un air d'épinards cuits et les meilleures personnes devenaient répugnantes, ou bien se présentaient sans ventre, tête en bas. Pour peu que l'on eût une tache de rousseur, on pouvait être sûr qu'elle vous couvrait la bouche et le nez. C'était extrêmement amusant, disait le Diable. Qu'une bonne pensée pieuse saisit une personne, une grimace apparaissait dans le miroir, force était au troll-diable de rire de son ingénieuse trouvaille. Tous ceux qui allaient à l'école des trolls-car il tenait une école pour trolls-racontaient à la ronde qu'un miracle s'était produit.
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  • Par Junie, le 17 septembre 2012

    La reine des Neiges (encore!)
    Dehors, la neige voltigeait.
    Ce sont des abeilles blanches qui essaiment, disait la vieille grand-mère.
    Elles ont aussi une reine? demandait le petit garçon qui savait que, parmi les vraies abeilles, il y en a une.
    Mais oui, disait la grand-mère. Elle vole là où elles sont les plus serrées. C'est la plus grosse de toutes, jamais elle ne reste tranquille par terre, elle se renvole dans le nuage noir. Bien des nuits d'hiver, elle vole par les rues de la ville et jette un coup d'oeil par les fenêtres qui, alors, gèlent merveilleusement comme si elles se couvraient de fleurs.
    Oui, j'ai vu ça, disaient les enfants, et ils savaient ainsi que c'était vrai.
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  • Par Junie, le 18 septembre 2012

    La Reine des Neiges (ça continue):
    Et les petits se tenaient par la main, embrassaient les roses et regardaient le clair soleil de Dieu, lui parlant comme si l'enfant Jésus s'y trouvait.
    Kay et Gerda regardaient les bêtes et les oiseaux dans le livre d'images, ce fut alors-5 heures exactement sonnaient au grand clocher de l'église- que Kay dit "Aïe! j'ai reçu une piqûre dans le coeur! et j'ai quelque chose dans l'oeil!"
    La petite fille le prit par le cou; il cligna des yeux; non, on ne voyait rien.
    "Je crois que c'est parti!" dit-il.
    Mais ce n'était pas parti, c'était précisément un de ces grains de verre du miroir éclaté, le miroir du troll, nous nous en souvenons bien, le verre affreux qui rendait petit et laid tout ce qui s'y reflétait de grand et de bon,alors que le mauvais et le minable ressortaient comme il faut. Le pauvre Kay, lui aussi, avait reçu une parcelle en plein coeur. Ce dernier allait bientôt devenir comme un bloc de glace.
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