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ISBN : 2264023821
Éditeur : Editions 10/18 (2000)


Note moyenne : 4.45/5 (sur 835 notes) Ajouter à mes livres
Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si ... > voir plus
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Critiques et avis

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    • Livres 5.00/5
    Par juliette2a, le 08 mai 2011

    juliette2a
    J'ai adoré ce livre ! Une histoire d'amour comme je les aime. Vraiment, je recommande ce livre à tous !
    Bravo !
    Cette histoire entre Elizabeth Bennet et Fitzwilliam Darcy est touchante et tellement magique.
    De plus, l'histoire se passe autour du couple Jane Bennet/ Mr. Bingley.
    Malgré leur orgueil, Elizabeth et Mr.Darcy vont surmonter leurs préjugés et finissent par s'aimer tout comme Jane et Mr. Bingley.
    Je vous conseille de regarder le film de 2005 avec Keyra Knightley dans le rôle d'Elizabeth Bennet et avec Matthew MacFadyen dans le rôle de Mr.Darcy.
    Un très grand nombre de bons acteurs pour un magnifique film inspiré du livre.
    Cette histoire se déroule au XIXème siècle en Angleterre où les familles plutôt modestes comme la famille Bennet choisissent la fortune plutôt que l'affection.
    Heureusement pour Elizabeth et Jane, toutes deux amoureuses de fortunés tels que Mr.Darcy et Mr.Bingley, leur destin finira parfaitement bien !
    J'adore Jane Austen et j'espère qu'"Orgueil et préjugés" vous plaira !
    Bonne lecture !
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    Critique de qualité ? (31 votes positifs)
    • Livres 5.00/5
    Par Woland, le 25 septembre 2008

    Woland
    Pride & Prejudice
    Traduction : V. Leconte & Ch. Pressoir
    Pour nombre de ses lecteurs, "Orgueil & Préjugés" demeure le chef-d'oeuvre de Jane Austen. Il faut dire que tout, ici, est parfait : les pièces s'emboîtent les unes aux autres au millimètre près, rien n'est laissé au hasard et un souffle de puissance passe sur l'ensemble.
    Une fois de plus, surtout si on le compare à celui de ses contemporains (les soeurs Brontë, Mary Shelley, Byron, etc ...), le style de Jane Austen frappe par son extraordinaire modernité. Certes, il appartient au XIXème siècle par la richesse du détail mais il est déjà du XXème par l'emploi fréquent de phrases courtes et incisives et, plus encore, par la modernité de la critique sociale.
    Il est vrai que, dans les romans d'Austen, nulle allusion n'est faite au statut des domestiques, des ouvriers ou des paysans, encore moins à celui de plus misérables qu'eux. le domaine de la romancière, c'est la bourgeoisie et la petite aristocratie. En revanche, cette célibataire volontairement ou non endurcie (la dot de Jane ne devait pas être très conséquente) s'attaque avec énergie au statut de la Femme dans la société pré-victorienne.
    Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'y va pas de main morte !
    En ce XIXème siècle qui commence avec les débordements pourtant si peu matérialistes des Romantiques, la femme qui ne dispose pas de suffisamment d'argent soit par la naissance, soit par l'héritage n'a pas d'avenir - à moins d'un miracle qui reste toujours possible, il est vrai. Dépendante en effet, elle le sera toujours : soit de son père qui, s'il ne lui garantit pas une dot adéquate, lui ferme la porte d'un bon mariage, soit de ses frères (et de ses belles-soeurs) qui, à la mort du père, auront reçu le titre éventuel et la plus grande partie de l'héritage, soit enfin de son mari qui, s'il ne se soucie pas de lui garantir un douaire, risque de faire d'elle l'une de ces "parentes pauvres" dont Balzac a donné une idée en France avec sa "Cousine Bette."
    Cette critique, tour à tour féroce et poignante, reste un leitmotiv dans l'oeuvre d'Austen mais jamais peut-être on ne le ressent autant que dans "Orgueil & Préjugés" où Jane et Elizabeth Bennett ont la plus grande peine à se faire une place au soleil par le mariage en raison : a) du peu de fortune de leur famille ; b) et du laisser-aller qui préside à la relation entre leurs parents.
    Intrépide, naturelle mais cependant toujours profondément digne, le personnage d'Elizabeth se fait ici le porte-parole de l'auteur pour dénoncer l'hypocrisie sous le sens des convenances et la mise-en-quarantaine de certain(e)s afin que soit préservé l'équilibre d'une société désespérément figée. Austen va même jusqu'à dénoncer le fait que tout (ou presque) soit autorisé aux hommes alors que les femmes doivent subir, subir et encore subir ...
    Pour le reste, si vous ne connaissez pas encore l'histoire des amours du beau et arrogant Mr Darcy avec Elizabeth ni celle de son ami, Mr Bingley, avec Jane, sa soeur aînée, l'heure est venue pour vous de vous y plonger. Vous n'y perdrez pas car, sous le vernis du roman d'amour, "Orgueil & Préjugés" constitue l'une des plus fines et des plus implacables analyses qui aient jamais été faites sur la bonne société britannique du temps. ;o)
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    Critique de qualité ? (22 votes positifs)
    • Livres 4.00/5
    Par Satine, le 15 mai 2011

    Satine
    Même si j'aime beaucoup le film « Raison et sentiment » tiré du roman de Jane Austen, je n'avais jamais lu le moindre livre de cette auteur. Cachou a heureusement comblé cette lacune, en m'offrant lors de notre rencontre à Bruxelles, le roman « Orgueil et préjugés ». Je l'en remercie chaleureusement. Je suis retournée avec bonheur dans le XIXème siècle où le langage employé est une douce mélodie qui chante à mon oreille. Avant de vous en livrer quelques extraits en espérant vous séduire aussi, commençons par de petites informations sur la vie de Jane Austen.
    Elle est née le 16 septembre 1775 dans le comté de Hampshire, avant-dernière née d'une famille de huit enfants et seconde fille. Son père était clergyman et avait des revenus modestes mais confortables. Elle était très liée à sa sœur Cassandra avec qui elle correspondait quand elles avaient le malheur d'être séparées. C'est grâce à elle d'ailleurs qu'on connaît si peu de choses sur la vie de Jane Austen. En effet, à la mort de Jane, Cassandra brûla la plupart de leurs Lettres pour garder secrète la vie de sa sœur.
    Jane écrit sa première histoire à 15 ans pour divertir ses camarades. A 20 ans, elle achève « Raison et sentiment » puis « Orgueil et préjugés » mais ils ne sont lus que dans le cercle familial. Il faudra attendre 1811 pour que ces deux romans soient publiés sous un pseudonyme. Aussitôt édités, aussitôt épuisés, les livres se vendent comme des petits pains et commencent à faire la richesse de Jane qui vit toujours avec sa mère et sa sœur car elle est restée vieille fille. S'ensuivent ensuite « Mansfield Park » puis « Emma » respectueusement dédié au prince régent. Celui-ci lui, touché par cette dédicace, demanda alors à Jane de bien vouloir écrire un roman historique. La réplique de Jane est célèbre : « Je n'envisage pas plus d'écrire un roman historique qu'un poème épique. Je ne saurais sérieusement entreprendre une telle tâche, sauf peut-être au péril de ma vie ; et si par hasard je pouvais m'y résoudre sans me moquer de moi-même et du monde, je mériterais d'être pendue à la fin de premier chapitre. » Malgré son succès, Jane n'a jamais voulu côtoyer le monde des snobs ni changer son mode de vie.
    Virginia Woolf, critique littéraire, débute le roman par une dizaine de pages dans lesquelles elle décrit toute son admiration pour l'auteur. « Elle possède cette qualité permanente qui fait l'œuvre littéraire. Si l'on enlève l'animation superficielle, la ressemblance avec la vie, il reste, ce qui nous procure un plaisir profond, un discernement subtil des valeurs humaines. » « Jamais romancier n'a fait autant usage, et à la perfection, de son sens des valeurs humaines. » « L'équilibre de ses dons était exceptionnellement parfait. Parmi les romans achevés, il n'y a pas de romans ratés, et parmi les nombreux chapitres, il y en a peu qui soient, de façon sensible, inférieurs aux autres. Mais, après tout, elle est morte à quarante ans. Elle était encore soumise à ces changements qui donnent tant d'intérêts aux dernières années de la carrière d'un écrivain. Sans aucun doute, son entrain, sa force irrépressible, la vitalité de son imagination créatrice, lui aurait permis de continuer à écrire, si elle avait vécu, et l'on est tenté de se demander si elle n'aurait pas écrit différemment. » « L'artiste la plus parfaite parmi les femmes, l'écrivain dont les livres sont immortels, est morte « au moment même où elle commençait à croire qu'elle réussirait ». »

    Parlons maintenant du livre. Avant toute chose, un petit rappel historique ne fera de mal à personne. A cette époque, les jeunes filles se mariaient jeunes et il était mal vu de rester sans mari. Les bals étaient les principales occasions pour se rencontrer et se séduire. Bien entendu, plus l'homme était riche, plus il était convoité. La dot avait toute son importance et les unions devaient se faire au sein d'un même rang social. La demande en mariage se faisait très rapidement et tant pis si l'on n'avait pas choisi le bon partenaire, on doit le supporter toute sa vie. Il existait aussi l'entail : à défaut d'héritier mâle, le domaine passe à une autre branche de la famille, les filles et la femme du défunt ne peuvent en aucun cas hériter du domaine.
    C'est le cas pour Elisabeth Bennet, l'héroïne du roman, à travers laquelle on ne peut s'empêcher de penser à Jane Austen. Deuxième fille sur cinq de la famille, elle n'a aucun frère et sa mère ne cesse de déplorer le futur abandon de sa maison quand son époux périra. Aussi, espère-t-elle que ses filles trouveront un bon parti afin d'assurer au mieux ses vieux jours. Si Jane et Elisabeth, les aînées des filles, sont responsables et posées, les trois dernières sont frivoles et gâtées. Bien entendu, le roman évoquera les relations qu'elles échangeront avec des hommes de différents rangs. On nous mettra face à des espoirs, des préjugés, des devoirs, des sentiments ambigus, un joli méli-mélo au cœur de la vie du XIXème siècle où les relations humaines n'étaient pas si faciles car elles dépendaient un peu trop de règles sociales.

    Jane Austen a une plume douce et aérienne. J'aime beaucoup son style. Elle privilégie les dialogues aux longs discours et descriptions. le roman se lit rapidement et il n'y a pas une page que j'aurais enlevée. Tout est important, elle va à l'essentiel. Par l'intermédiaire de la famille Bennet et de son entourage, Jane Austen nous montre le mode de vie de différentes familles plus ou moins aisées avec leurs qualités et leurs défauts. Ainsi, le mariage peut être le résultat d'un mauvais choix (son père supporte difficilement la bêtise de sa femme mais a appris avec le temps à en rire), d'un amour véritable, d'un enjeu financier (sa voisine et amie), d'une attirance de petite fille pour les militaires (ses sœurs) mais dans tous les cas, l'argent a toute sa place. Elisabeth est la seule des cinq filles a avoir du caractère et elle n'hésite pas à répondre aux attaques qu'on peut lui faire ou à refuser une demande en mariage. On voit en elle, le sursaut tant attendu de la femme, on a envie de lui souffler ses répliques pour ne pas qu'elle se laisse faire et à chacune de ses réponses, on ne peut être que fière d'elle. Sa sœur Jane est plus réservée, elle représente davantage la jeune fille du XIXème siècle qui doit être irréprochable. Les hommes qu'elles rencontrent toutes les deux vont nous mener de déception en surprises, on va les détester ou les apprécier selon le bon vouloir de la romancière et chacun des indices disséminé avec finesse par Jane Austen maintient notre attention et nous pousse à la réflexion.

    Voici maintenant quelques extraits du livre qui m'ont plu ou seulement fait sourire :
    Une demande en mariage : « Croyez, chère miss …., que votre modestie, loin de me déplaire, ne fait à mes yeux qu'ajouter à vos charmes. Vous m'auriez paru moins aimable sans ce petit mouvement de retraite, mais laissez-moi vous assurer que j'ai pour vous parler la permission de votre respectable mère. Vous vous doutez sûrement du but de cet entretien, bien que votre délicatesse vous fasse simuler le contraire. J'ai eu pour vous trop d'attentions pour que vous ne m'ayez pas deviné. A peine avais-je franchi le seuil de cette maison que je voyais en vous la compagne de mon existence ; mais avant de me laisser emporter par le flot de mes sentiments, peut-être serait-il plus convenable de vous exposer les raisons qui me font songer au mariage et le motif qui m'a conduit à Hertfordshire pour y chercher une épouse. »
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    • Livres 4.00/5
    Par Satine, le 15 mai 2011

    Satine
    Même si j'aime beaucoup le film « Raison et sentiment » tiré du roman de Jane Austen, je n'avais jamais lu le moindre livre de cette auteur. Cachou a heureusement comblé cette lacune, en m'offrant lors de notre rencontre à Bruxelles, le roman « Orgueil et préjugés ». Je l'en remercie chaleureusement. Je suis retournée avec bonheur dans le XIXème siècle où le langage employé est une douce mélodie qui chante à mon oreille. Avant de vous en livrer quelques extraits en espérant vous séduire aussi, commençons par de petites informations sur la vie de Jane Austen.
    Elle est née le 16 septembre 1775 dans le comté de Hampshire, avant-dernière née d'une famille de huit enfants et seconde fille. Son père était clergyman et avait des revenus modestes mais confortables. Elle était très liée à sa sœur Cassandra avec qui elle correspondait quand elles avaient le malheur d'être séparées. C'est grâce à elle d'ailleurs qu'on connaît si peu de choses sur la vie de Jane Austen. En effet, à la mort de Jane, Cassandra brûla la plupart de leurs Lettres pour garder secrète la vie de sa sœur.
    Jane écrit sa première histoire à 15 ans pour divertir ses camarades. A 20 ans, elle achève « Raison et sentiment » puis « Orgueil et préjugés » mais ils ne sont lus que dans le cercle familial. Il faudra attendre 1811 pour que ces deux romans soient publiés sous un pseudonyme. Aussitôt édités, aussitôt épuisés, les livres se vendent comme des petits pains et commencent à faire la richesse de Jane qui vit toujours avec sa mère et sa sœur car elle est restée vieille fille. S'ensuivent ensuite « Mansfield Park » puis « Emma » respectueusement dédié au prince régent. Celui-ci lui, touché par cette dédicace, demanda alors à Jane de bien vouloir écrire un roman historique. La réplique de Jane est célèbre : « Je n'envisage pas plus d'écrire un roman historique qu'un poème épique. Je ne saurais sérieusement entreprendre une telle tâche, sauf peut-être au péril de ma vie ; et si par hasard je pouvais m'y résoudre sans me moquer de moi-même et du monde, je mériterais d'être pendue à la fin de premier chapitre. » Malgré son succès, Jane n'a jamais voulu côtoyer le monde des snobs ni changer son mode de vie.
    Virginia Woolf, critique littéraire, débute le roman par une dizaine de pages dans lesquelles elle décrit toute son admiration pour l'auteur. « Elle possède cette qualité permanente qui fait l'œuvre littéraire. Si l'on enlève l'animation superficielle, la ressemblance avec la vie, il reste, ce qui nous procure un plaisir profond, un discernement subtil des valeurs humaines. » « Jamais romancier n'a fait autant usage, et à la perfection, de son sens des valeurs humaines. » « L'équilibre de ses dons était exceptionnellement parfait. Parmi les romans achevés, il n'y a pas de romans ratés, et parmi les nombreux chapitres, il y en a peu qui soient, de façon sensible, inférieurs aux autres. Mais, après tout, elle est morte à quarante ans. Elle était encore soumise à ces changements qui donnent tant d'intérêts aux dernières années de la carrière d'un écrivain. Sans aucun doute, son entrain, sa force irrépressible, la vitalité de son imagination créatrice, lui aurait permis de continuer à écrire, si elle avait vécu, et l'on est tenté de se demander si elle n'aurait pas écrit différemment. » « L'artiste la plus parfaite parmi les femmes, l'écrivain dont les livres sont immortels, est morte « au moment même où elle commençait à croire qu'elle réussirait ». »

    Parlons maintenant du livre. Avant toute chose, un petit rappel historique ne fera de mal à personne. A cette époque, les jeunes filles se mariaient jeunes et il était mal vu de rester sans mari. Les bals étaient les principales occasions pour se rencontrer et se séduire. Bien entendu, plus l'homme était riche, plus il était convoité. La dot avait toute son importance et les unions devaient se faire au sein d'un même rang social. La demande en mariage se faisait très rapidement et tant pis si l'on n'avait pas choisi le bon partenaire, on doit le supporter toute sa vie. Il existait aussi l'entail : à défaut d'héritier mâle, le domaine passe à une autre branche de la famille, les filles et la femme du défunt ne peuvent en aucun cas hériter du domaine.
    C'est le cas pour Elisabeth Bennet, l'héroïne du roman, à travers laquelle on ne peut s'empêcher de penser à Jane Austen. Deuxième fille sur cinq de la famille, elle n'a aucun frère et sa mère ne cesse de déplorer le futur abandon de sa maison quand son époux périra. Aussi, espère-t-elle que ses filles trouveront un bon parti afin d'assurer au mieux ses vieux jours. Si Jane et Elisabeth, les aînées des filles, sont responsables et posées, les trois dernières sont frivoles et gâtées. Bien entendu, le roman évoquera les relations qu'elles échangeront avec des hommes de différents rangs. On nous mettra face à des espoirs, des préjugés, des devoirs, des sentiments ambigus, un joli méli-mélo au cœur de la vie du XIXème siècle où les relations humaines n'étaient pas si faciles car elles dépendaient un peu trop de règles sociales.

    Jane Austen a une plume douce et aérienne. J'aime beaucoup son style. Elle privilégie les dialogues aux longs discours et descriptions. le roman se lit rapidement et il n'y a pas une page que j'aurais enlevée. Tout est important, elle va à l'essentiel. Par l'intermédiaire de la famille Bennet et de son entourage, Jane Austen nous montre le mode de vie de différentes familles plus ou moins aisées avec leurs qualités et leurs défauts. Ainsi, le mariage peut être le résultat d'un mauvais choix (son père supporte difficilement la bêtise de sa femme mais a appris avec le temps à en rire), d'un amour véritable, d'un enjeu financier (sa voisine et amie), d'une attirance de petite fille pour les militaires (ses sœurs) mais dans tous les cas, l'argent a toute sa place. Elisabeth est la seule des cinq filles a avoir du caractère et elle n'hésite pas à répondre aux attaques qu'on peut lui faire ou à refuser une demande en mariage. On voit en elle, le sursaut tant attendu de la femme, on a envie de lui souffler ses répliques pour ne pas qu'elle se laisse faire et à chacune de ses réponses, on ne peut être que fière d'elle. Sa sœur Jane est plus réservée, elle représente davantage la jeune fille du XIXème siècle qui doit être irréprochable. Les hommes qu'elles rencontrent toutes les deux vont nous mener de déception en surprises, on va les détester ou les apprécier selon le bon vouloir de la romancière et chacun des indices disséminé avec finesse par Jane Austen maintient notre attention et nous pousse à la réflexion.

    Voici maintenant quelques extraits du livre qui m'ont plu ou seulement fait sourire :
    Une demande en mariage : « Croyez, chère miss …., que votre modestie, loin de me déplaire, ne fait à mes yeux qu'ajouter à vos charmes. Vous m'auriez paru moins aimable sans ce petit mouvement de retraite, mais laissez-moi vous assurer que j'ai pour vous parler la permission de votre respectable mère. Vous vous doutez sûrement du but de cet entretien, bien que votre délicatesse vous fasse simuler le contraire. J'ai eu pour vous trop d'attentions pour que vous ne m'ayez pas deviné. A peine avais-je franchi le seuil de cette maison que je voyais en vous la compagne de mon existence ; mais avant de me laisser emporter par le flot de mes sentiments, peut-être serait-il plus convenable de vous exposer les raisons qui me font songer au mariage et le motif qui m'a conduit à Hertfordshire pour y chercher une épouse. »
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    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn, le 03 décembre 2008

    Alwenn
    *soupir*… Voilà le sentiment que me laisse ce roman de Jane Austen, la dernière page tournée.
    Et puis aussi : whaaa…
    J'avais déjà lu Raison et Sentiments, et beaucoup aimé ma lecture. Mais là, je suis sous le charme… Rhâââ… ce Darcy !!! Ça y est, je fais désormais partie du cercle des adoratrices patentée de Mr Darcy… Oui, j'ose le dire !
    Jane Austen brosse ici une chronique de l'amour et des sentiments où se dégage d'emblée les deux personnages sur lesquels reposent cette histoire : Elizabeth Bennet et Mr Darcy. Même si des amours annexes viennent enrichir l'intrigue (Jane et Mr Bingley, la jeune sœur Lydia et Wickam), le couple mythique austenien nous chavire le cœur, de revirements en rebondissements, de ravissements en interrogations.
    Le roman se lit –j'oserais presque se dire se vit- comme un véritable feuilleton où la part belle est faite à l'amûûûr, aux sentiments. Ceux qui se nouent et se dénouent. Ceux qui se confrontent, et finissent par se rejoindre. J'ai lu avec avidité, poussant de hauts cris, souriant d'aise ou poussant une exclamation d'étonnement. le paroxysme a eu lieu pour moi au chapitre 34. Celui que j'ai appelé le « fatidique chapitre 34 ». Je n'en croyais pas mes yeux ! Mais Elizabeth, malheureuse, qu'as-tu fait ? Personnellement, j'étais déjà tombée amoureuse sous le charme de Darcy et c'est à ce moment là que le titre Pride and Prejudice prend tout son sens !
    Jane_AustenLe style de Jane Austen est vif, enlevé et s'incarne parfaitement dans la délicieusement impertinente Lizzy Bennet. La jeune fille est sûre d'elle (trop, forcément, ce qui l'égare pendant quelques temps) et elle affirme déjà haut et fort une indépendance féminine qui ne fait que timidement débuter à cette époque. Elizabeth Bennet est finalement déjà une femme moderne, qui refuse le mariage convenu qu'on lui suggère.
    D'ailleurs, cette chasse aux maris pour les jeunes sœurs Bennet épingle ironiquement le corsetage social des femmes de cette époque : il faut pouvoir s'établir honnêtement, parfois au mépris des sentiments (Charlotte Lucas et Mr Collins en sont le parfait exemple). Mais, heureusement, notre soif de romance est sauve grâce à la fermeté d'esprit de Lizzy et à l'indéfectible sentiment de Mr Darcy.
    Ah, Darcy… Qu'en dire ? Je dois avouer que le personnage m'a fascinée. Cette froideur, cette apparence hautaine m'a tout de suite séduite. Je ne sais pas si certaines lectrices commencent d'abord par accorder leur sentiment d'antipathie sur celui d'Elizabeth Bennet, mais en ce qui me concerne, j'ai au contraire trouvé cette attitude mystérieuse et… so attractive ! Je me l'imaginais comme un gentleman tellement introverti qu'il en devenait irrésistiblement attirant (oui, je sais, ça doit être mon côté maso qui m'a souvent joué de nombreux tours dans mes amours…) Et puis, quand on sait ce qu'il sera capable de faire pour gagner et l'estime et l'amour de sa belle… Mama mia… que ne suis-je à la place d'Elizabeth Bennet !!!
    Tout dans ce roman y est so romantic ! Et puis, cerise sur le gâteau, là où j'avais trouvé Raison et Sentiments plus « sérieux », on découvre dans Orgueil et préjugés une plume incisive, où l'humour s'affiche sans vergogne dans le personnage de Mrs Bennet ou bien, dans une moindre mesure, Mr Bennet. C'est franchement appréciable. Cette petite société est passée au crible de l'ironie, et certains sarcasmes dans la critique de ce microcosme britannique résonnent intelligemment.
    J'avais déjà vu l'adaptation filmique avec Keira Knigthley et Matthew Mc Fadyen. J'avais bien aimé. Mais le livre est infiniment plus profond, plus vibrant, plus… plus renversant...
    J'ai désormais envie de découvrir l'adaptation de la BBC en téléfilm. Je pense que je vais la commander d'ici peu. Histoire de prolonger un peu plus longtemps la magie romantique et de continuer à nourrir mon cœur de cette histoire passionnelle et enivrante. Oui, j'ai un cœur de midinette, mais je le revendique ! J'adooore les belles histoires d'amour…
    Pfiou… pas toujours évident d'expliquer pourquoi on s'est pris d'attachement pour un livre et ses personnages. Je terminerai donc par les deux meilleures expressions qui traduisent mon sentiment après cette lecture : whaaa… *soupir*…. ^^

    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com/archives/2008/12/03/11617035.html..
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Citations et extraits

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  • Par Pixie-Flore, le 04 février 2012

    Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de mes sentiments. Si les vôtres sont les mêmes qu'au printemps dernier, dites le moi tout de suite. Les miens n'ont pas varié, non plus que le rêve que j'avais formé alors. Mais un mot de vous suffira pour m'imposer silence à jamais.
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  • Par Julitte, le 29 janvier 2012

    -Je devine le sujet de vos méditations, dit-elle.
    -En êtes-vous sure ?
    -Vous songez certainement qu'il vous serait bien désagréable de passer beaucoup de soirées dans le genre de celle-ci. C'est aussi mon avis. Dieu ! que ces gens sont insignifiants, vulgaire et prétentieux ! Je donnerais beaucoup pour vous entendre dire ce que vous pensez d'eux.
    -Vous vous trompez tout à fait ; mes réflexions étaient d'une nature beaucoup plus agréables : je songeais seulement au grand plaisir que peuvent donner deux beaux yeux dans le visage d'une jolie femme.
    Miss Bingley le regarda fixement en lui demandant quelle personne pouvait lui inspirer ce genre de réflexion;
    -Miss Élisabeth Bennet, répondit Mr. Darcy sans sourcilier.
    -Miss Élisabeth Bennet ! répéta miss Bingley. Je n'en reviens pas. Depuis combien de temps occupe-t-elle ainsi vos pensées, et quand faudra-t-il que je vous présente mes vœux de bonheur ?
    -Voilà bien la question que j'attendais. L'imagination des femmes court vite et saute en un clin d'œil de l'admiration à l'amour et de l'amour au mariage. J'étais sûr que vous alliez m'offrir vos félicitations.
    -Oh ! Si vous le prenez ainsi, je considère la chose comme faite. Vous aurez en vérité une délicieuse belle-mère et qui vous tiendra sans doute souvent compagnie à Pemberley.
    Mr. Darcy écouta ces plaisanteries avec la plus parfaite indifférence et, rassuré par son air impassible, miss Bingley donna libre cours à sa verve moqueuse.
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  • Par hootyowl, le 29 septembre 2010

    « Vous êtes trop généreuse pour vous jouer de moi ; si vos sentiments sont encore ce qu’ils étaient au mois d’avril dernier, dites-le-moi franchement ; mes désirs, mes affections n’ont point changé, mais un mot de vous les forcera pour jamais au silence. »

    Sentant tout ce qu’avait de pénible et d’embarrassant la position de Darcy, elle sut vaincre son émotion, et aussitôt, quoique avec hésitation, elle lui donna à entendre que depuis l’époque qu’il désignait, ses sentiments avaient éprouvé un changement suffisant, pour lui faire recevoir, avec reconnaissance et avec plaisir, les vœux qu’il lui adressait. Réponse délicieuse qui le combla d’une joie telle, que sans doute il n’en avait jamais éprouvé de pareille : aussi l’exprima-t-il avec une chaleur, une sensibilité qui ne sauraient être bien comprises que par celui-là seul qui a sincèrement aimé. Si Élisabeth avait pu lever ses regards sur les siens, elle aurait vu combien cette douce expression de bonheur, répandue dans tous ses traits, en tempérait agréablement la dignité ; mais si elle ne put le regarder, du moins elle savait l’écouter, et il l’entretenait de sentiments, qui, en prouvant combien elle lui était chère, rendaient à chaque instant son attachement plus précieux.
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  • Par Morgouille, le 14 juin 2009

    Il se hâta tout d’abord de s’enquérir de sa santé, expliquant sa visite par le désir qu’il avait d’apprendre qu’elle se sentait mieux. Elle lui répondit avec une politesse pleine de froideur. Il s’assit quelques instants, puis, se relevant, se mit à arpenter la pièce. Elizabeth, saisie d’étonnement, ne disait mot. Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et d’un air agité, débuta ainsi :
    — En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime.
    Elizabeth stupéfaite le regarda, rougit, se demanda si elle avait bien entendu et garda le silence. Mr. Darcy crut y voir un encouragement et il s’engagea aussitôt dans l’aveu de l’inclination passionnée que depuis longtemps il ressentait pour elle.
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  • Par Irisa, le 16 juin 2009

    - Arrivez ici, mademoiselle, lui cria son père dès qu'elle parut. Je vous ai envoyé chercher pour une affaire d'importance. Mr Collins, me dit-on, vous aurait demandée en mariage. Est-ce exact ?
    - Très exact, répondit Elizabeth.
    - Vous avez repoussé cette demande ?
    - Oui, mon père.
    - Fort bien. Votre mère insiste pour que vous l'acceptiez. C'est bien cela, Mrs Bennet ?
    - Parfaitement ; si elle s'obstine dans son refus, je ne la reverrai de ma vie.
    - Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l'un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n'épousez pas Mr Collins, et je vous défends de reparaître devant moi si vous l'épousez.
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