Par Jane Austen , Pierre Goubert , Valentine Leconte , Charlotte Pressoir , Virginia Woolf , Jacques Roubaud

Note moyenne : 4.45/5 (sur 199 notes)
Editions 10/18 2000
ISBN : 2264023821  
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Orgueil et préjugés est le plus connu des six romans achevés de Jane Austen. Son histoire, sa question, est en apparence celle d'un mariage: l'héroïne, la vive et ironique Elizabeth Bennett qui n'est pas riche, aimera-t-elle le héros, le riche et orgueilleux Darcy ? Si oui, en sera-t-elle aimée ? Si oui encore, l'épousera-t-elle ? Mais il apparaît clairement qu'il n'y a en fait qu'un héros qui est l'héroïne, et que c'est par elle, en elle et pour elle que tout se passe.

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Critiques et avis sur Orgueil et Préjugés


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    • Livres 5.00/5
    Par PerdreUnePlume, 2009-02-21 21:51:25

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    La famille Bennet compte 5 filles, ce qui suscite toute l'inquiétude de la mère Mrs. Bennet pour leur assurer à toute un mariage et le meilleur possible.

    L'excitation est donc à son comble quand arrive un riche célibataire dans le voisinage auquel Mrs. Bennet est bien décidé à marier l'une de ses filles.

    Les deux ainées, Jane et Elisabeth sont deux jeunes femmes romantiques, au charme incontestable bien qu'aussi différents que leurs tempéraments, soucieuses l'une de l'autre et confidentes avisées.



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    Lien : http://www.perdreuneplume.com/index.php?post/2009/02/21/248-orgueil-..
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    • Livres 5.00/5
    Par Woland, 2008-09-25 21:56:28

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    Pride & Prejudice

    Traduction : V. Leconte & Ch. Pressoir



    Pour nombre de ses lecteurs, "Orgueil & Préjugés" demeure le chef-d'oeuvre de Jane Austen. Il faut dire que tout, ici, est parfait : les pièces s'emboîtent les unes aux autres au millimètre près, rien n'est laissé au hasard et un souffle de puissance passe sur l'ensemble.



    Une fois de plus, surtout si on le compare à celui de ses contemporains (les soeurs Brontë, Mary Shelley, Byron, etc ...), le style de Jane Austen frappe par son extraordinaire modernité. Certes, il appartient au XIXème siècle par la richesse du détail mais il est déjà du XXème par l'emploi fréquent de phrases courtes et incisives et, plus encore, par la modernité de la critique sociale.



    Il est vrai que, dans les romans d'Austen, nulle allusion n'est faite au statut des domestiques, des ouvriers ou des paysans, encore moins à celui de plus misérables qu'eux. Le domaine de la romancière, c'est la bourgeoisie et la petite aristocratie. En revanche, cette célibataire volontairement ou non endurcie (la dot de Jane ne devait pas être très conséquente) s'attaque avec énergie au statut de la Femme dans la société pré-victorienne.



    Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle n'y va pas de main morte !



    En ce XIXème siècle qui commence avec les débordements pourtant si peu matérialistes des Romantiques, la femme qui ne dispose pas de suffisamment d'argent soit par la naissance, soit par l'héritage n'a pas d'avenir - à moins d'un miracle qui reste toujours possible, il est vrai. Dépendante en effet, elle le sera toujours : soit de son père qui, s'il ne lui garantit pas une dot adéquate, lui ferme la porte d'un bon mariage, soit de ses frères (et de ses belles-soeurs) qui, à la mort du père, auront reçu le titre éventuel et la plus grande partie de l'héritage, soit enfin de son mari qui, s'il ne se soucie pas de lui garantir un douaire, risque de faire d'elle l'une de ces "parentes pauvres" dont Balzac a donné une idée en France avec sa "Cousine Bette."



    Cette critique, tour à tour féroce et poignante, reste un leitmotiv dans l'oeuvre d'Austen mais jamais peut-être on ne le ressent autant que dans "Orgueil & Préjugés" où Jane et Elizabeth Bennett ont la plus grande peine à se faire une place au soleil par le mariage en raison : a) du peu de fortune de leur famille ; b) et du laisser-aller qui préside à la relation entre leurs parents.



    Intrépide, naturelle mais cependant toujours profondément digne, le personnage d'Elizabeth se fait ici le porte-parole de l'auteur pour dénoncer l'hypocrisie sous le sens des convenances et la mise-en-quarantaine de certain(e)s afin que soit préservé l'équilibre d'une société désespérément figée. Austen va même jusqu'à dénoncer le fait que tout (ou presque) soit autorisé aux hommes alors que les femmes doivent subir, subir et encore subir ...



    Pour le reste, si vous ne connaissez pas encore l'histoire des amours du beau et arrogant Mr Darcy avec Elizabeth ni celle de son ami, Mr Bingley, avec Jane, sa soeur aînée, l'heure est venue pour vous de vous y plonger. Vous n'y perdrez pas car, sous le vernis du roman d'amour, "Orgueil & Préjugés" constitue l'une des plus fines et des plus implacables analyses qui aient jamais été faites sur la bonne société britannique du temps. ;o)
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    • Livres 0.00/5
    Par Thalia, 2009-07-14 20:52:20

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    Orgeuil et préjugés est l'histoire de la famille Bennet : Mr Bennet, Mrs Bennet, Jane, Elisabeth (dite Lizzie), Mary, Kitty et Lydia.



    Tout commence par l'arrivée très attendue d'un riche voisin: Mr Bingley. Mrs Bennet voit en lui l'espèrance d'un futur gendre qu'elle espère marié à Jane son aînée et presse son mari d'aller à sa rencontre pour le bonheur de sa fille et la renommée de la famille.



    A un bal organisé, Jane s'attire effectivement les regards et l'attention de Mr Bingley. Il dansera avec cette Beauté de 26 ans plusieurs danses qui feront des envieuses.



    Mais Mr Bingley n'est pas venu seul à ce bal, il y a emmené son ami et controversé Mr Darcy. Controversé car si au début il s'attire les regards des Damoiselles de la région présentent au bal de par sa beauté, son charme et sa prestance, elles vont vite déchanter devant l'attitude hautaine et antipathique du jeune homme. Elisabeth va même s'attirer des paroles pas très fines ni flatteuses de la part de celu-ci concernant sa propre beauté.



    Bref, l'histoire commence bien pour une soeur et mal pour l'autre. Va s'en suivre quelques évènements dans la famille et toute leur vie jusque-là tranquille va s'en retrouver perturbée.



    Suite ...

    Lien : http://regardenfant.over-blog.com/article-33271364.html
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    • Livres 4.00/5
    Par doudoubull, 2009-05-03 21:55:53

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    Une histoire d'amour complexe et passionnée, qui nous prouve une fois de plus que les sentiments évoluent... dans le bon sens ou le mauvais d'ailleurs... Un roman assez complet, avec des personnages riches en couleurs et tous très différents les uns des autres. Malgré le peu d'attirance que j'ai pour les "vieux" romans j'ai apprécié celui-ci. Je le recommande aux personnes ayant envie d'un peu de douceur et de romantisme...
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    • Livres 5.00/5
    Par Alwenn, 2008-12-03 23:11:11

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    *soupir*… Voilà le sentiment que me laisse ce roman de Jane Austen, la dernière page tournée.



    Et puis aussi : whaaa…



    J’avais déjà lu Raison et sentiments, et beaucoup aimé ma lecture. Mais là, je suis sous le charme… Rhâââ… ce Darcy !!! Ça y est, je fais désormais partie du cercle des adoratrices patentée de Mr Darcy… Oui, j’ose le dire !



    Jane Austen brosse ici une chronique de l’amour et des sentiments où se dégage d’emblée les deux personnages sur lesquels reposent cette histoire : Elizabeth Bennet et Mr Darcy. Même si des amours annexes viennent enrichir l’intrigue (Jane et Mr Bingley, la jeune sœur Lydia et Wickam), le couple mythique austenien nous chavire le cœur, de revirements en rebondissements, de ravissements en interrogations.



    Le roman se lit –j’oserais presque se dire se vit- comme un véritable feuilleton où la part belle est faite à l’amûûûr, aux sentiments. Ceux qui se nouent et se dénouent. Ceux qui se confrontent, et finissent par se rejoindre. J’ai lu avec avidité, poussant de hauts cris, souriant d’aise ou poussant une exclamation d’étonnement. Le paroxysme a eu lieu pour moi au chapitre 34. Celui que j’ai appelé le « fatidique chapitre 34 ». Je n’en croyais pas mes yeux ! Mais Elizabeth, malheureuse, qu’as-tu fait ? Personnellement, j’étais déjà tombée amoureuse sous le charme de Darcy et c’est à ce moment là que le titre Pride and prejudice prend tout son sens !



    Jane_AustenLe style de Jane Austen est vif, enlevé et s’incarne parfaitement dans la délicieusement impertinente Lizzy Bennet. La jeune fille est sûre d’elle (trop, forcément, ce qui l’égare pendant quelques temps) et elle affirme déjà haut et fort une indépendance féminine qui ne fait que timidement débuter à cette époque. Elizabeth Bennet est finalement déjà une femme moderne, qui refuse le mariage convenu qu’on lui suggère.



    D’ailleurs, cette chasse aux maris pour les jeunes sœurs Bennet épingle ironiquement le corsetage social des femmes de cette époque : il faut pouvoir s’établir honnêtement, parfois au mépris des sentiments (Charlotte Lucas et Mr Collins en sont le parfait exemple). Mais, heureusement, notre soif de romance est sauve grâce à la fermeté d’esprit de Lizzy et à l’indéfectible sentiment de Mr Darcy.



    Ah, Darcy… Qu’en dire ? Je dois avouer que le personnage m’a fascinée. Cette froideur, cette apparence hautaine m’a tout de suite séduite. Je ne sais pas si certaines lectrices commencent d’abord par accorder leur sentiment d’antipathie sur celui d’Elizabeth Bennet, mais en ce qui me concerne, j’ai au contraire trouvé cette attitude mystérieuse et… so attractive ! Je me l’imaginais comme un gentleman tellement introverti qu’il en devenait irrésistiblement attirant (oui, je sais, ça doit être mon côté maso qui m’a souvent joué de nombreux tours dans mes amours…) Et puis, quand on sait ce qu’il sera capable de faire pour gagner et l’estime et l’amour de sa belle… Mama mia… que ne suis-je à la place d’Elizabeth Bennet !!!



    Tout dans ce roman y est so romantic ! Et puis, cerise sur le gâteau, là où j’avais trouvé Raison et sentiments plus « sérieux », on découvre dans Orgueil et préjugés une plume incisive, où l’humour s’affiche sans vergogne dans le personnage de Mrs Bennet ou bien, dans une moindre mesure, Mr Bennet. C’est franchement appréciable. Cette petite société est passée au crible de l’ironie, et certains sarcasmes dans la critique de ce microcosme britannique résonnent intelligemment.



    J’avais déjà vu l’adaptation filmique avec Keira Knigthley et Matthew Mc Fadyen. J’avais bien aimé. Mais le livre est infiniment plus profond, plus vibrant, plus… plus renversant...



    J’ai désormais envie de découvrir l’adaptation de la BBC en téléfilm. Je pense que je vais la commander d’ici peu. Histoire de prolonger un peu plus longtemps la magie romantique et de continuer à nourrir mon cœur de cette histoire passionnelle et enivrante. Oui, j’ai un cœur de midinette, mais je le revendique ! J’adooore les belles histoires d’amour…



    Pfiou… pas toujours évident d’expliquer pourquoi on s’est pris d’attachement pour un livre et ses personnages. Je terminerai donc par les deux meilleures expressions qui traduisent mon sentiment après cette lecture : whaaa… *soupir*…. ^^

    Lien : http://fabulabovarya.canalblog.com/archives/2008/12/03/11617035.html..
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Citations et extraits de Orgueil et Préjugés


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  • Par Karineetseslivres, 2008-12-05 15:44:03

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    Depuis le commencement, je pourrais dire dès le premier instant où je vous ai vu, j’ai été frappée par votre fierté, votre orgueil et votre mépris égoïste de sentiments d’autrui. Il n’y avait pas un mois que je vous connaissais et déjà je sentais que vous étiez le dernier homme du monde que je consentirais à épouser.
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  • Par Keolla, 2008-09-26 10:28:14

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    Lettre de Mr. Bennet à Mr. Collins :

    Cher Monsieur,
    Je vais vous obliger encore une fois à m'envoyer des félicitations. Elizabeth sera bientôt la femme de Mr. Darcy. Consolez de votre mieux lady Catherine ; mais, à votre place, je prendrais le parti du neveu : des deux, c'est le plus riche.
    Tout à vous.
    Bennet.
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  • Par PerdreUnePlume, 2009-02-21 20:26:55

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    Extrait du dialogue d'ouverture entre Mrs et Mr Bennet au sujet de l'arrivée d'un riche célibataire dans le voisinage :


    -Oh ! Mr. Bennet, parler ainsi de ses propres filles !... Mais vous prenez toujours plaisir à me vexer ; vous n'avez aucune pitié pour mes pauvres nerfs !
    - Vous vous trompez, ma chère ! J'ai pour vos nerfs le plus grand respect. Ce sont de vieux amis : voilà plus de vingt ans que je vous entends parler d'eux avec considération.
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  • Par Morgouille, 2009-06-14 12:46:59

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    Il se hâta tout d’abord de s’enquérir de sa santé, expliquant sa visite par le désir qu’il avait d’apprendre qu’elle se sentait mieux. Elle lui répondit avec une politesse pleine de froideur. Il s’assit quelques instants, puis, se relevant, se mit à arpenter la pièce. Elizabeth, saisie d’étonnement, ne disait mot. Après un silence de plusieurs minutes, il s’avança vers elle et d’un air agité, débuta ainsi :
    — En vain ai-je lutté. Rien n’y fait. Je ne puis réprimer mes sentiments. Laissez-moi vous dire l’ardeur avec laquelle je vous admire et je vous aime.
    Elizabeth stupéfaite le regarda, rougit, se demanda si elle avait bien entendu et garda le silence. Mr. Darcy crut y voir un encouragement et il s’engagea aussitôt dans l’aveu de l’inclination passionnée que depuis longtemps il ressentait pour elle.
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  • Par Irisa, 2009-06-16 09:38:36

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    - Arrivez ici, mademoiselle, lui cria son père dès qu'elle parut. Je vous ai envoyé chercher pour une affaire d'importance. Mr Collins, me dit-on, vous aurait demandée en mariage. Est-ce exact ?
    - Très exact, répondit Elizabeth.
    - Vous avez repoussé cette demande ?
    - Oui, mon père.
    - Fort bien. Votre mère insiste pour que vous l'acceptiez. C'est bien cela, Mrs Bennet ?
    - Parfaitement ; si elle s'obstine dans son refus, je ne la reverrai de ma vie.
    - Ma pauvre enfant, vous voilà dans une cruelle alternative. A partir de ce jour, vous allez devenir étrangère à l'un de nous deux. Votre mère refuse de vous revoir si vous n'épousez pas Mr Collins, et je vous défends de reparaître devant moi si vous l'épousez.
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