*soupir*… Voilà le sentiment que me laisse ce roman de Jane Austen, la dernière page tournée.
Et puis aussi : whaaa…
J’avais déjà lu Raison et sentiments, et beaucoup aimé ma lecture. Mais là, je suis sous le charme… Rhâââ… ce Darcy !!! Ça y est, je fais désormais partie du cercle des adoratrices patentée de Mr Darcy… Oui, j’ose le dire !
Jane Austen brosse ici une chronique de l’amour et des sentiments où se dégage d’emblée les deux personnages sur lesquels reposent cette histoire : Elizabeth Bennet et Mr Darcy. Même si des amours annexes viennent enrichir l’intrigue (Jane et Mr Bingley, la jeune sœur Lydia et Wickam), le couple mythique austenien nous chavire le cœur, de revirements en rebondissements, de ravissements en interrogations.
Le roman se lit –j’oserais presque se dire se vit- comme un véritable feuilleton où la part belle est faite à l’amûûûr, aux sentiments. Ceux qui se nouent et se dénouent. Ceux qui se confrontent, et finissent par se rejoindre. J’ai lu avec avidité, poussant de hauts cris, souriant d’aise ou poussant une exclamation d’étonnement. Le paroxysme a eu lieu pour moi au chapitre 34. Celui que j’ai appelé le « fatidique chapitre 34 ». Je n’en croyais pas mes yeux ! Mais Elizabeth, malheureuse, qu’as-tu fait ? Personnellement, j’étais déjà tombée amoureuse sous le charme de Darcy et c’est à ce moment là que le titre Pride and prejudice prend tout son sens !
Jane_AustenLe style de Jane Austen est vif, enlevé et s’incarne parfaitement dans la délicieusement impertinente Lizzy Bennet. La jeune fille est sûre d’elle (trop, forcément, ce qui l’égare pendant quelques temps) et elle affirme déjà haut et fort une indépendance féminine qui ne fait que timidement débuter à cette époque. Elizabeth Bennet est finalement déjà une femme moderne, qui refuse le mariage convenu qu’on lui suggère.
D’ailleurs, cette chasse aux maris pour les jeunes sœurs Bennet épingle ironiquement le corsetage social des femmes de cette époque : il faut pouvoir s’établir honnêtement, parfois au mépris des sentiments (Charlotte Lucas et Mr Collins en sont le parfait exemple). Mais, heureusement, notre soif de romance est sauve grâce à la fermeté d’esprit de Lizzy et à l’indéfectible sentiment de Mr Darcy.
Ah, Darcy… Qu’en dire ? Je dois avouer que le personnage m’a fascinée. Cette froideur, cette apparence hautaine m’a tout de suite séduite. Je ne sais pas si certaines lectrices commencent d’abord par accorder leur sentiment d’antipathie sur celui d’Elizabeth Bennet, mais en ce qui me concerne, j’ai au contraire trouvé cette attitude mystérieuse et… so attractive ! Je me l’imaginais comme un gentleman tellement introverti qu’il en devenait irrésistiblement attirant (oui, je sais, ça doit être mon côté maso qui m’a souvent joué de nombreux tours dans mes amours…) Et puis, quand on sait ce qu’il sera capable de faire pour gagner et l’estime et l’amour de sa belle… Mama mia… que ne suis-je à la place d’Elizabeth Bennet !!!
Tout dans ce roman y est so romantic ! Et puis, cerise sur le gâteau, là où j’avais trouvé Raison et sentiments plus « sérieux », on découvre dans Orgueil et préjugés une plume incisive, où l’humour s’affiche sans vergogne dans le personnage de Mrs Bennet ou bien, dans une moindre mesure, Mr Bennet. C’est franchement appréciable. Cette petite société est passée au crible de l’ironie, et certains sarcasmes dans la critique de ce microcosme britannique résonnent intelligemment.
J’avais déjà vu l’adaptation filmique avec Keira Knigthley et Matthew Mc Fadyen. J’avais bien aimé. Mais le livre est infiniment plus profond, plus vibrant, plus… plus renversant...
J’ai désormais envie de découvrir l’adaptation de la BBC en téléfilm. Je pense que je vais la commander d’ici peu. Histoire de prolonger un peu plus longtemps la magie romantique et de continuer à nourrir mon cœur de cette histoire passionnelle et enivrante. Oui, j’ai un cœur de midinette, mais je le revendique ! J’adooore les belles histoires d’amour…
Pfiou… pas toujours évident d’expliquer pourquoi on s’est pris d’attachement pour un livre et ses personnages. Je terminerai donc par les deux meilleures expressions qui traduisent mon sentiment après cette lecture : whaaa… *soupir*…. ^^
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