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Critiques sur Eugénie Grandet (51)


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    • Livres 4.00/5
    Par Nastasia-B le 05/11/2012


    " - Dis, Maman. Raconte-moi ton premier Balzac.
    - Eh bien, vois-tu, ma fille, mon premier Balzac n'avait rien de très poétique ni de très motivant.
    C'était par un temps gris d'automne, de la pluie et du vent à ne plus savoir qu'en faire. de plus, comme pour bon nombre d'entre nous, c'était une lecture imposée à l'école. Si tu savais comme je détestais ces lectures imposées. Bien souvent, je m'arrangeais pour ne pas les lire, pour faire illusion. Bref, cela m'est tombé dessus.
    Bien sûr, Balzac, je connaissais de nom, mais n'avais jamais rien lu de lui. On ne m'en avait dit que du mal, que c'était ennuyeux, pénible à lire, très démodé, une vraie corvée. Certains titres de ses romans m'étaient connus, mais pas celui-là. Non, ça ne me disait vraiment rien ce nom, Eugénie Grandet, je n'en avais jamais entendu parler.
    Ma mère était allée me l'acheter à l'une des mauvaises librairies de la ville, car, comme tu peux te l'imaginer, il n'y avait pas beaucoup de livres chez mes parents. Quand j'ai vu le livre que me rapportait ma mère, j'eus encore plus le bourdon. La couverture était moche comme il n'y a pas.
    Un samedi après-midi, il n'y avait vraiment rien à faire dehors, il pleuvait sans discontinuer. Notre chienne était sur le point de mettre bas et comme elle n'avait pas l'air très en forme, mon père m'avait demandé de la surveiller afin de pouvoir appeler le vétérinaire au bon moment si le besoin s'en faisait sentir.
    Alors je pris Eugénie Grandet avec moi et commençai à lire pour tromper l'attente. Je n'ai plus une conception précise du temps à partir de ce moment-là. Je sais juste qu'assez rapidement il m'a fallu allumer la lumière, soit que le ciel était trop gris, soit que la nuit commençait à tomber.
    Je sais aussi que je n'ai pas vu naître le premier petit chiot et que je me suis couchée tard ce soir-là. Il n'y avait pourtant rien à faire me semblait-il. Je ne me souviens pas avoir vraiment dîné, par contre, je me souviens parfaitement que ce jour-là, outre les six petits chiots, un grand amour pour Balzac est né... "

    Voilà un bien trop long préambule mais cela s'est réellement passé comme ça. Et ce n'est pourtant pas mon Balzac préféré ni même celui que je conseillerais à un jeune désireux de découvrir cet auteur. Mais celui-ci garde pour moi une saveur assez spéciale...
    Quoi vous dire que vous ne sachiez déjà sur cet ultra classique de chez classique ?
    Peut-être que, comme parfois chez Honoré de Balzac, le personnage qui donne son nom au roman ne semble pas être le personnage principal, du moins le plus marquant. Ici, la figure du père Grandet, ancien tonnelier avare ayant fait fortune à Saumur, trône au cœur du roman, lui dont l'ombre et la férule continueront de planer au-dessus de la tête de sa fille même bien après son décès.
    Quant au destin de sa fille Eugénie, il paraît n'être qu'un simple dommage collatéral de l'avarice maladive du vieux.
    Molière nous avait peint un avare pathétique jusqu'au rire, Balzac nous en sert un pathétique tout court, qui crève avec son magot, le cœur dur comme un granit et les paupières plus sèches que le désert.
    Eugénie et sa mère sont les pauvres témoins, voire, de vulgaires expédients du vieux radin. Elles n'ont nul droit à la chaleur humaine et surtout pas à l'amour. le vieux non plus d'ailleurs, mais il s'en fiche comme d'une guigne tant qu'il a de l'or.
    À la mort du vieillard, Eugénie demeure richissime, mais effroyablement seule dans la froide maison de Saumur. Les oiseaux de proie tournent autour de ce jeune petit cœur naïf, petit cœur de femme qui a éclos coupée du monde et qui n'en connaît pas les dangers, petit cœur qui s'émeut et qui croit à l'éternité d'un premier amour né d'une rencontre fortuite, petit cœur qui croit en la pureté des hommes aimés et de leurs sentiments, petit cœur qui croit en l'inaltérabilité de la parole donnée, petit cœur qui croit qu'on l'aime pour ce qu'elle est non pour ce qu'elle possède... Aura-t-elle droit à sa parcelle de bonheur ? Ceux qui l'ont déjà lu le savent et pour les autres, je me dépêche de me taire et de vous laisser lire la fin...
    Ce monument De Balzac vaut principalement pour la dentelle dans laquelle l'auteur cisèle la sensibilité d'Eugénie, ses frêles attentes, ses désirs accessibles, son âme neuve, éprise de romantisme et si éloignée de la cruelle réalité de son père, de la rudesse confinant à la goujaterie de son cousin qu'elle aime, la dentelle encore avec laquelle Honoré de Balzac sait si bien nous faire sentir les attentes cupides des deux clans ennemis cherchant à tout prix à faire un beau mariage rentable avec Eugénie, la considérant, elle, comme une quantité négligeable.
    Sublime œuvre psychologique et sociale, écrite tout en finesse, en sensibilité, en amertume aussi, c'est à juste titre que ce roman figure parmi les plus célèbres de son auteur. Mais ceci, bien sûr, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.

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    • Livres 5.00/5
    Par Under_The_Moon le 14/02/2013


    C'est le premier Balzac que j'ai lu. C'était il y a .... un certains temps à dire vrai ! Mais ce livre m'a quand même marquée.

    Il m'a fallu du temps pour comprendre qu'avec cet écrivain il faut prendre sur soi car on a vite fait de bouillir d'impatience lorsque nous, pauvres lecteurs du 21ème siècle, nous retrouvons au milieu de digressions qui s'étalent sur des pages et des pages .... et encore d'autres pages !!
    D'accord, en ce temps les écrivains étaient payés à la quantité, et tout flambeur qu'était le grand Honoré de Balzac, on imagine très aisément qu'il est ressenti le besoin d'étaler ses récits sur le plus de pages possibles.
    C'est vrai aussi que ces descriptions nous laissent une peintures des moeurs de l'époque - dans son milieu social s'entend - des plus riches. Mais, difficile de ne pas se laisser tenter par l'abandon dans des moments pareils !

    Enfin, une fois tout cela mis de côté, j'ai été touchée par Eugénie grandet. Une jeune fille pleine de candeur, généreuse... et bien trop crédule !
    Alors pourquoi ne pas m'être agacée ? Sans doute parce que je me suis un peu identifiée à cette époque (j'avais 13 ou 14ans), et découvrais que "donner" n'est pas gage de recevoir encore moins de gratitude.

    C'est donc comme cela que Balzac est resté dans ma mémoire : comme un peintre des tempéraments humains. En montrant aussi que tous ne sont pas blancs ou noirs, et que les préceptes enseignées à la messe ... restent à la messe ! car la vie a d'autres obligations : celles du "soi".
    Une révélation pour moi à l'époque !

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    • Livres 4.00/5
    Par cicou45 le 15/04/2013


    J'ai lu mon premier roman d'Honoré de Balzac à l'âge de 14 ans, et pour être tout à fait franche avec vous, je n'avais pas du tout aimé, trouvant que l'auteur s'éternisait dans des descriptions d'objets ou de lieux beaucoup trop longues, et y préférant de loin, à l'époque, Emile Zola. Je m'étais un peu réconcilié avec Balzac quelques années plus tard avec sa nouvelle "Le Chef-d'oeuvre inconnu"' mais maintenant que d'autres années ont passé, je me suis décidée à me replonger dans l'univers de ce que Tous considèrent comme un grand auteur du XIXe siècle. Alors qu'à l'age de 14 ans, je ne comprenais pas pourquoi tant déloges, aujourd'hui, alors que je suis âge de 29 ans et est dons beaucoup mûri, je commence à comprendre !

    Je ne vais pas vous refaire un résumé complet de toute l'histoire que, la plupart d'entre vous, j'en suis certaine, connaissent déjà, ou, du moins en ont entendu parler, mais simplement vous donner mes impressions sur cette lecture. Celle-ci m'a procuré beaucoup de plaisir en y découvrant le père Grandet, riche et avare homme de Saumur, de sa femme et de leur fille Eugénie, que les gens intéressés se disputent afin de faire un beau mariage pour leur propre progéniture. Pour le plus grand malheur d'Eugénie, celle-ci vivait dans un monde, celui du début des années 1800 où les femmes, et encore plus les filles de famille, n'avaient que très peu le droit à la parole et ne devaient pas se permettre le luxe de tomber amoureuse et de choisir elles-mêmes leur mari. Aussi, est-ce une malédiction lorsque celle-ci s'éprendra de son jeune et beau cousin de Paris, Charles. Mariage qui n'est pas envisageable pour le père de la jeune demoiselle étant donné que son frère, le père de Charles, a fait faillite et est, par conséquent, déshonoré.

    Quel avenir envisager alors pour ces deux âmes égarées ? La richesse, voilà le thème principal de cet ouvrage car sans fortune, pour Grandet père et, en se replaçant dans le contexte de l'époque, l'on n'est rien !
    Un livre aussi sur les sentiments que l'on doit souvent enfouir pour faire plaisir à son père, qui à créer son propre malheur !

    Une lecture qui m'a ravie, même si elle n 'est pas des plus joyeuses, mais qui m'aura au moins permis de me réconcilier définitivement avec l'auteur en me donnant cette fois envie de ma plonger dans l'intégralité de "La comédie humaine" afin de combler mes lacunes dans le domaine balzacien ! A lire !

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    • Livres 5.00/5
    Par LiliGalipette le 16/08/2013


    Monsieur Grandet a fait fortune dans les tonneaux. Il a en plus des métairies, des vignes, des domaines et il a hérité plusieurs fois. Bref, il possède une fortune colossale et tout Saumur s'interroge sur l'étendue des biens de Maître Grandet. « Quelque parisien parlait-il des Rothschild ou de monsieur Laffitte, les gens de Saumur demandaient s'ils étaient aussi riches que monsieur Grandet. Si le parisien leur jetait en souriant une dédaigneuse affirmation, ils se regardaient en hochant la tête d'un air d'incrédulité. » (p. 15) Mais Grandet n'est pas que riche, il est également avare et obsédé par L'Argent et le fait de le dépenser. Il tient son ménage d'une poigne de fer, aveuglément servi par la grande Nanon et confusément craint par son épouse et sa fille. « La discrétion du bonhomme était complète. Personne ne voyait jamais un sou de cette maison pleine d'or. » (p. 149)

    Voilà justement que sa fille, Eugénie, a atteint l'âge de se marier. Désormais, presque chaque soir, les Cruchot et les de Grassins essaient de faire valoir les mérites de leur fils respectif, chaque famille rêvant de se lier avec la riche héritière. Mais demande-t-on seulement son avis à la première intéressée ? Et c'était compter sans Charles Grandet, le cousin orphelin et déshonoré d'Eugénie. Ruiné après la faillite de son père, le beau Charles inquiète le père Grandet qui est terrifié à l'idée de devoir prendre à sa charge un neveu démuni. Hélas, les jeunes cœurs de deux cousins s'accordent rapidement et la douce Eugénie s'éprend de son charmant cousin qui lui fait une promesse d'amour éternel en échange du pécule qu'elle lui offre pour lui permettre de tenter sa chance aux Indes. « Ange de pureté ! entre nous, n'est-ce pas… ? L'Argent ne sera jamais rien. le sentiment, qui en fait quelque chose, sera tout désormais. » (p. 165) Mais rien ne prouve que cette promesse sera tenue et qu'Eugénie n'attendra pas en vain le retour de celui qui a ravi son cœur en quelques jours.

    Cette histoire est connue, tellement connue, mais tellement belle. C'est un de mes textes préférés d'Honoré de Balzac et j'ai toujours autant de plaisir à le relire. L'histoire tristement tragique d'Eugénie m'émeut à chaque fois tant le sacrifice subi et choisi par cette fille tend au sublime. Elle laisse son père la spolier de son héritage et son cousin la priver de sa liberté d'aimer, tout ça parce que sa tendresse sans fond ne voit le mal nulle part. Peut-être bien qu'après dévoré Zola, je vais m'attaquer à Balzac

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    • Livres 5.00/5
    Par DD78 le 16/10/2013


    La lecture de Balzac m'a toujours effrayée: je m'imaginais un auteur hermétique, plus attaché aux interminables descriptions qu'à la trame même de l'histoire, à la psychologie des personnages: "Eugénie Grandet" m'a démontré tout le contraire.
    Je l'ai lu d'une traite, tant ce personnage de jeune provinciale ingénue, pure et naïve m'a séduit devant l'avarice et l'injustice de son père. L'action est vive, constante, les descriptions riches mais brèves, les remarques de l'auteur ironiques et sarcastiques à souhait.

    Bref, un tabou est tombé, Balzac est accessible, et même que c'est drôlement bien !

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    • Livres 4.00/5
    Par mariech le 21/03/2012


    Mon Balzac préféré .
    Eugénie Grandet attend le grand Amour , celui qui illumine la vie , celui qui va bouleverser sa vie et elle croit le reconnaître à l'arrivée de son cousin .
    L'arrivée de son cousin est très romantique , il est ruiné et son père vient de se suicider , mais malheureusement pour Eugénie , il n'a rien d'un romantique et préfére l'argent à l'amour , Eugénie ,elle ,ne rencontrera jamais l'amour , elle finira seule en gardant les affreux réflexes d'avarice de son père , dès que le printemps arrive , elle ne chauffe plus , comme son père le faisait et tant pis si le printemps est terriblement froid .
    Il y a chez Balzac , comme dans Le Père Goriot , une description de personnages qui ne savent pas changer , ils sont figés dans un monde qui va disparaître avec eux , victimes d'une loyauté qui les fait renoncer au bonheur .
    Un tableau superbement nuancé de l'avarice poussé , à son paroxysme , ah quand le père Grandet compte les morceaux de sucre pour la semaine !

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    • Livres 5.00/5
    Par cmpf le 21/10/2014


    Glissement le long d'une rue d'une petite ville de province dont les habitations de bois témoignent de leur longue histoire jusqu'à la maison au Père Grandet. le dit père Grandet étant une figure importante de cette petite ville où simple tonnelier, il a su profiter de toutes les occasions offertes par l'histoire, comme la vente des biens nationaux. (On verra d'ailleurs que la soif d'argent n'est pas son seul motif pour duper ses concitoyens puis bientôt les parisiens, il s'y mêle le plaisir de tromper, d'être plus malin.)
    J'ai beaucoup aimé cette entrée en matière. Et je n'ai pas été déçue par la suite.
    C'est la description de l'utilisation par un père qui pourtant l'aime, de sa fille à marier afin d'agrandir encore sa fortune, (de même qu'il utilisera la mort de son propre frère). La jeune fille ayant une vie assez recluse près d'une mère qui « dormait, mangeait, buvait, marchait suivant les désirs de son mari» ignore l'enjeu qu'elle représente. Comme elle sera incapable de percevoir la personnalité réelle d'un cousin qui tombe tout à coup dans cette famille et s'éprend d'Eugénie, qui partage ses sentiments.
    La sujétion de la maisonnée au père est totale. L'épouse ne se permet pas une pensée sans l'assentiment de son mari, la bonne lui est plus fidèle qu'un chien, seule la fille se permet un jour, poussée par l'amour qu'elle porte à son cousin de s'opposer, respectueusement toutefois à son père, soutenue enfin par la mère.
    Et pourtant je n'ai pas pu détester ce bonhomme tant sa rouerie est réjouissante.
    Je n'ai guère qu'un reproche à faire à monsieur Balzac, c'est que j'aimerai citer presque tout son livre tant j'ai gouté ses portraits, ses observations, son vocabulaire...

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    • Livres 5.00/5
    Par Floliphant le 14/04/2013


    Au départ, j'ai dû m'y reprendre trois-quatre fois pour réellement me lancer dans la lecture d'Eugénie Grandet. Les longueurs m'ennuyaient. Et puis ensuite… Les mots De Balzac ont eu leurs effets. Les longueurs n'ont plus été ennuyantes mais sont devenues de la belle poésie.

    S'il est un peu difficile de se plonger dans l'histoire, du fait du vocabulaire, des longues descriptions et de l'époque, on a aucun mal à s'attacher à Eugénie Grandet. Une jeune femme soumise et bienveillante, éprise de son cousin, convoité uniquement pour la grande fortune de son père : l'avare père Grandet. Ce dernier ferait presque froid dans le dos tant il regorge d'austérité (Harpagon m'a manqué). Il est prêt à tous les stratagèmes et tromperies pour s'enrichir, quitte à sacrifier sa famille. Et sa cupidité va engendrer plus d'un drame.

    J'ai pris mon temps pour lire ce roman et j'en ai apprécié encore plus le style De Balzac.

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    • Livres 5.00/5
    Par LunaZione le 19/01/2014


    On ne dirait pas comme ça, mais Eugénie Grandet est le premier livre que j'ai lu en 2014 : mais bon, comme j'avais des chroniques plus importantes à rédiger, celle-ci est un peu passée à la trappe... En fait, j'aurais bien attendu encore un peu plus longtemps pour la rédiger (flemmingite aiguë...) mais la session nom de famille du Challenge Lire sous la contrainte de Philippe touche à sa fin ;) D'ailleurs, cette lecture me permet également de participer au challenge New PAL de 2014 de Yukarie !

    J'ai particulièrement apprécié cette histoire : j'aime beaucoup les écrits De Balzac et je dois dire que celui-ci m'a particulièrement surprise. Je ne m'attendais pas à un ton si doux, si calme... même si cette histoire n'est pas toute rose, je lui ai trouvé un ton vraiment tranquille et égal. C'est assez déstabilisant de ne pas sentir l'auteur s'enflammer quand moi, je me serais emportée ! du coup, ça m'a assez freinée dans ma colère (si je peux appeler ça comme ça) en me forçant à prendre du recul et, je crois que, d'une certaine façon, ça m'a permis d'apprécier différemment et un peu plus cette histoire.
    L'histoire, justement, peut être jugée simple mais, personnellement, je l'ai surtout trouvée vraie et réelle. Elle a beau avoir plusieurs siècles derrière elle, elle a ce petit truc qui fait qu'elle reste possible et actuelle. J'aime cette histoire d'amour déchu : tout aurait pu être possible et finalement, tout tombe à l'eau... ça nous rappelle forcément quelque chose ! de même, j'ai trouvé dans le rapport des Grandet avec l'argent, un ton très juste et très actuel : certaines choses ne changent pas avec le temps et, visiblement, l'argent et l'amour en font parti !

    Le petit truc qui me plait tant dans Balzac c'est qu'il arrive à me faire rêver avec des choses du quotidien, plutôt sombre d'ailleurs. Il a une façon d'aborder les choses, de décrire des situations et des décors, qui me parle : avec lui, je ne sens pas la distance des siècles et j'apprécie ce point. Bon, je doute qu'il aurait su trouver sa place dans notre monde actuel (quoique, on ne sait jamais ! Il avait l'air assez ouvert...) mais il a une simplicité qui fait que l'on se reconnait facilement dans ses textes et que l'on les apprécie d'autant plus.
    Un roman que je vous conseille !


    Lien : http://lunazione.over-blog.com/article-eugenie-grandet-honore-de-bal..

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    • Livres 3.00/5
    Par Claudepuret le 08/05/2013


    Un des premiers Balzac que j'ai lu, Eugénie Grandet nous met tout d'abord aux prises avec son père, tonnelier terriblement sévère et avare qui règne sur sa famille.
    Arrive alors un cousin parisien dont le père, ruiné, s'est donné la mort. Eugénie croit voir en lui le grand amour et elle en sera cruellement déçue.
    L'intrigue est typique d'une époque où les familles étaient ainsi faites et où les mariages et les vies se faisaient ainsi.
    J'ai regretté les très longues descriptions et digressions, elles aussi typiques d'une époque, mais j'ai tout de même apprécié, au prix de quelques efforts.

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