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Critiques sur Eugénie Grandet (70)
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Nastasia-B
Nastasia-B05 novembre 2012
  • Livres 4.00/5
" - Dis, Maman. Raconte-moi ton premier Balzac.
- Eh bien, vois-tu, ma fille, mon premier Balzac n'avait rien de très poétique ni de très motivant.
C'était par un temps gris d'automne, de la pluie et du vent à ne plus savoir qu'en faire. de plus, comme pour bon nombre d'entre nous, c'était une lecture imposée à l'école. Si tu savais comme je détestais ces lectures imposées. Bien souvent, je m'arrangeais pour ne pas les lire, pour faire illusion. Bref, cela m'est tombé dessus.
Bien sûr, Balzac, je connaissais de nom, mais n'avais jamais rien lu de lui. On ne m'en avait dit que du mal, que c'était ennuyeux, pénible à lire, très démodé, une vraie corvée. Certains titres de ses romans m'étaient connus, mais pas celui-là. Non, ça ne me disait vraiment rien ce nom, Eugénie Grandet, je n'en avais jamais entendu parler.
Ma mère était allée me l'acheter à l'une des mauvaises librairies de la ville, car, comme tu peux te l'imaginer, il n'y avait pas beaucoup de livres chez mes parents. Quand j'ai vu le livre que me rapportait ma mère, j'eus encore plus le bourdon. La couverture était moche comme il n'y a pas.
Un samedi après-midi, il n'y avait vraiment rien à faire dehors, il pleuvait sans discontinuer. Notre chienne était sur le point de mettre bas et comme elle n'avait pas l'air très en forme, mon père m'avait demandé de la surveiller afin de pouvoir appeler le vétérinaire au bon moment si le besoin s'en faisait sentir.
Alors je pris Eugénie Grandet avec moi et commençai à lire pour tromper l'attente. Je n'ai plus une conception précise du temps à partir de ce moment-là. Je sais juste qu'assez rapidement il m'a fallu allumer la lumière, soit que le ciel était trop gris, soit que la nuit commençait à tomber.
Je sais aussi que je n'ai pas vu naître le premier petit chiot et que je me suis couchée tard ce soir-là. Il n'y avait pourtant rien à faire me semblait-il. Je ne me souviens pas avoir vraiment dîné, par contre, je me souviens parfaitement que ce jour-là, outre les six petits chiots, un grand amour pour Balzac est né... "

Voilà un bien trop long préambule mais cela s'est réellement passé comme ça. Et ce n'est pourtant pas mon Balzac préféré ni même celui que je conseillerais à un jeune désireux de découvrir cet auteur. Mais celui-ci garde pour moi une saveur assez spéciale...
Quoi vous dire que vous ne sachiez déjà sur cet ultra classique de chez classique ?
Peut-être que, comme parfois chez Honoré de Balzac, le personnage qui donne son nom au roman ne semble pas être le personnage principal, du moins le plus marquant. Ici, la figure du père Grandet, ancien tonnelier avare ayant fait fortune à Saumur, trône au coeur du roman, lui dont l'ombre et la férule continueront de planer au-dessus de la tête de sa fille même bien après son décès.
Quant au destin de sa fille Eugénie, il paraît n'être qu'un simple dommage collatéral de l'avarice maladive du vieux.
Molière nous avait peint un avare pathétique jusqu'au rire, Balzac nous en sert un pathétique tout court, qui crève avec son magot, le coeur dur comme un granit et les paupières plus sèches que le désert.
Eugénie et sa mère sont les pauvres témoins, voire, de vulgaires expédients du vieux radin. Elles n'ont nul droit à la chaleur humaine et surtout pas à l'amour. le vieux non plus d'ailleurs, mais il s'en fiche comme d'une guigne tant qu'il a de l'or.
À la mort du vieillard, Eugénie demeure richissime, mais effroyablement seule dans la froide maison de Saumur. Les oiseaux de proie tournent autour de ce jeune petit coeur naïf, petit coeur de femme qui a éclos coupée du monde et qui n'en connaît pas les dangers, petit coeur qui s'émeut et qui croit à l'éternité d'un premier amour né d'une rencontre fortuite, petit coeur qui croit en la pureté des hommes aimés et de leurs sentiments, petit coeur qui croit en l'inaltérabilité de la parole donnée, petit coeur qui croit qu'on l'aime pour ce qu'elle est non pour ce qu'elle possède... Aura-t-elle droit à sa parcelle de bonheur ? Ceux qui l'ont déjà lu le savent et pour les autres, je me dépêche de me taire et de vous laisser lire la fin...
Ce monument De Balzac vaut principalement pour la dentelle dans laquelle l'auteur cisèle la sensibilité d'Eugénie, ses frêles attentes, ses désirs accessibles, son âme neuve, éprise de romantisme et si éloignée de la cruelle réalité de son père, de la rudesse confinant à la goujaterie de son cousin qu'elle aime, la dentelle encore avec laquelle Honoré de Balzac sait si bien nous faire sentir les attentes cupides des deux clans ennemis cherchant à tout prix à faire un beau mariage rentable avec Eugénie, la considérant, elle, comme une quantité négligeable.
Sublime oeuvre psychologique et sociale, écrite tout en finesse, en sensibilité, en amertume aussi, c'est à juste titre que ce roman figure parmi les plus célèbres de son auteur. Mais ceci, bien sûr, n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Under_The_Moon
Under_The_Moon14 février 2013
  • Livres 5.00/5
C'est le premier Balzac que j'ai lu. C'était il y a .... un certains temps à dire vrai ! Mais ce livre m'a quand même marquée.

Il m'a fallu du temps pour comprendre qu'avec cet écrivain il faut prendre sur soi car on a vite fait de bouillir d'impatience lorsque nous, pauvres lecteurs du 21ème siècle, nous retrouvons au milieu de digressions qui s'étalent sur des pages et des pages .... et encore d'autres pages !!
D'accord, en ce temps les écrivains étaient payés à la quantité, et tout flambeur qu'était le grand Honoré de Balzac, on imagine très aisément qu'il est ressenti le besoin d'étaler ses récits sur le plus de pages possibles.
C'est vrai aussi que ces descriptions nous laissent une peintures des moeurs de l'époque - dans son milieu social s'entend - des plus riches. Mais, difficile de ne pas se laisser tenter par l'abandon dans des moments pareils !

Enfin, une fois tout cela mis de côté, j'ai été touchée par Eugénie Grandet. Une jeune fille pleine de candeur, généreuse... et bien trop crédule !
Alors pourquoi ne pas m'être agacée ? Sans doute parce que je me suis un peu identifiée à cette époque (j'avais 13 ou 14ans), et découvrais que "donner" n'est pas gage de recevoir encore moins de gratitude.

C'est donc comme cela que Balzac est resté dans ma mémoire : comme un peintre des tempéraments humains. En montrant aussi que tous ne sont pas blancs ou noirs, et que les préceptes enseignées à la messe ... restent à la messe ! car la vie a d'autres obligations : celles du "soi".
Une révélation pour moi à l'époque !
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Gwen21
Gwen2128 septembre 2015
  • Livres 5.00/5
Bien qu'appréciant la littérature classique, l'oeuvre de Balzac ne m'a jamais particulièrement attirée, peut-être parce qu'elle me fait un peu peur ?

Toutefois, parmi les volumes qui composent la "Comédie Humaine", "Eugénie Grandet" est sans doute celui qui me fascinait et m'aimantait le plus et ce parti pris a sans doute compté dans le grand plaisir que j'ai eu à le découvrir enfin.

Il y a une rare audace à juxtaposer la pire avarice, celle du père Grandet, à la plus généreuse abnégation, celle de la fille Grandet, sans pour autant donner dans le manichéisme. Le charme agit, on ne sait pas trop comment d'ailleurs, étant donné le cadre sinistre que l'auteur donne à son récit. A croire qu'il fallait cette gangue de grisaille, de médiocrité et de vice pour mieux faire ressortir l'éclat et la pureté de l'âme d'Eugénie, d'un jeune cœur pur, prêt à l'abandon de l'amour et au dévouement de l'amitié.

Les quelques personnages croqués par Balzac et qui composent ce drame social sont extrêmement vivants et tangibles. La course aux faveurs entre les Cruchot et les des Grassins est particulièrement bien rendue et nous renvoie à l'éternel rapport de l'homme à l'argent, un rapport malsain et dévastateur qui, couplé à l'ambition, a fait, fait encore et fera toujours bien des ravages dans notre société.

J'ai d'abord cru que la personnalité d'Eugénie me taperait rapidement sur les nerfs mais il n'en fut rien ; bien au contraire, j'ai ressenti énormément d'empathie pour elle voire de l'admiration.

Un très grand classique, à la portée de tous.


Challenge ABC 2015 / 2016
Challenge 19ème siècle 2015
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cicou45
cicou4515 avril 2013
  • Livres 4.00/5
J'ai lu mon premier roman d'Honoré de Balzac à l'âge de 14 ans, et pour être tout à fait franche avec vous, je n'avais pas du tout aimé, trouvant que l'auteur s'éternisait dans des descriptions d'objets ou de lieux beaucoup trop longues, et y préférant de loin, à l'époque, Emile Zola. Je m'étais un peu réconcilié avec Balzac quelques années plus tard avec sa nouvelle "Le chef-d'oeuvre inconnu"' mais maintenant que d'autres années ont passé, je me suis décidée à me replonger dans l'univers de ce que tous considèrent comme un grand auteur du XIXe siècle. Alors qu'à l'age de 14 ans, je ne comprenais pas pourquoi tant déloges, aujourd'hui, alors que je suis âge de 29 ans et est dons beaucoup mûri, je commence à comprendre !

Je ne vais pas vous refaire un résumé complet de toute l'histoire que, la plupart d'entre vous, j'en suis certaine, connaissent déjà, ou, du moins en ont entendu parler, mais simplement vous donner mes impressions sur cette lecture. Celle-ci m'a procuré beaucoup de plaisir en y découvrant le père Grandet, riche et avare homme de Saumur, de sa femme et de leur fille Eugénie, que les gens intéressés se disputent afin de faire un beau mariage pour leur propre progéniture. Pour le plus grand malheur d'Eugénie, celle-ci vivait dans un monde, celui du début des années 1800 où les femmes, et encore plus les filles de famille, n'avaient que très peu le droit à la parole et ne devaient pas se permettre le luxe de tomber amoureuse et de choisir elles-mêmes leur mari. Aussi, est-ce une malédiction lorsque celle-ci s'éprendra de son jeune et beau cousin de Paris, Charles. Mariage qui n'est pas envisageable pour le père de la jeune demoiselle étant donné que son frère, le père de Charles, a fait faillite et est, par conséquent, déshonoré.

Quel avenir envisager alors pour ces deux âmes égarées ? La richesse, voilà le thème principal de cet ouvrage car sans fortune, pour Grandet père et, en se replaçant dans le contexte de l'époque, l'on n'est rien !
Un livre aussi sur les sentiments que l'on doit souvent enfouir pour faire plaisir à son père, qui à créer son propre malheur !

Une lecture qui m'a ravie, même si elle n 'est pas des plus joyeuses, mais qui m'aura au moins permis de me réconcilier définitivement avec l'auteur en me donnant cette fois envie de ma plonger dans l'intégralité de "La comédie humaine" afin de combler mes lacunes dans le domaine balzacien ! A lire !
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missmolko1
missmolko106 mai 2016
  • Livres 4.00/5
Encore un excellent classique que je suis contente d'avoir découvert. Balzac est définitivement un auteur que j'aime beaucoup.

Eugénie Grandet, c'est le destin tragique d'une jeune fille, d'abord sous la coupe d'une pere avare et méchant puis malheureuse en amour.

On suit son parcours sur plusieurs années, d'abord dans la maison familiale ou le père compte chaque centime dépensé. Il est difficile pour le lecteur d;avoir un sentiment : en rire car l'avarice à l'extrême est comique, s'énerver car le père Grandet est parfois très agaçant, avoir pitié pour la mère et la fille car il s'avère parfois colérique. Bref, le lecteur passe par toutes sortes d'émotions.

Jusqu'au jour ou le cousin Eugénie, Charles, entre dans la vie de la jeune fille. Elle en tombe éperdument amoureuse, mais le père refuse leur union pour une question d'argent (bien sur !). Elle attendra patiemment son retour des Indes...... Je n'en dis pas plus pour ne pas vous gâchez la lecture si vous ne l'avez pas encore lu. En tout cas, c'est un roman que je vous recommande. Il se lit facilement et qui a très bien vieilli.
Lien : http://missmolko1.blogspot.ie/2016/05/eugenie-gr..
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cmpf
cmpf21 octobre 2014
  • Livres 5.00/5
Glissement le long d'une rue d'une petite ville de province dont les habitations de bois témoignent de leur longue histoire jusqu'à la maison au Père Grandet. le dit père Grandet étant une figure importante de cette petite ville où simple tonnelier, il a su profiter de toutes les occasions offertes par l'histoire, comme la vente des biens nationaux. (On verra d'ailleurs que la soif d'argent n'est pas son seul motif pour duper ses concitoyens puis bientôt les parisiens, il s'y mêle le plaisir de tromper, d'être plus malin.)
J'ai beaucoup aimé cette entrée en matière. Et je n'ai pas été déçue par la suite.
C'est la description de l'utilisation par un père qui pourtant l'aime, de sa fille à marier afin d'agrandir encore sa fortune, (de même qu'il utilisera la mort de son propre frère). La jeune fille ayant une vie assez recluse près d'une mère qui « dormait, mangeait, buvait, marchait suivant les désirs de son mari» ignore l'enjeu qu'elle représente. Comme elle sera incapable de percevoir la personnalité réelle d'un cousin qui tombe tout à coup dans cette famille et s'éprend d'Eugénie, qui partage ses sentiments.
La sujétion de la maisonnée au père est totale. L'épouse ne se permet pas une pensée sans l'assentiment de son mari, la bonne lui est plus fidèle qu'un chien, seule la fille se permet un jour, poussée par l'amour qu'elle porte à son cousin de s'opposer, respectueusement toutefois à son père, soutenue enfin par la mère.
Et pourtant je n'ai pas pu détester ce bonhomme tant sa rouerie est réjouissante.
Je n'ai guère qu'un reproche à faire à monsieur Balzac, c'est que j'aimerai citer presque tout son livre tant j'ai gouté ses portraits, ses observations, son vocabulaire...
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DD78
DD7816 octobre 2013
  • Livres 5.00/5
La lecture De Balzac m'a toujours effrayée: je m'imaginais un auteur hermétique, plus attaché aux interminables descriptions qu'à la trame même de l'histoire, à la psychologie des personnages: "Eugénie Grandet" m'a démontré tout le contraire.
Je l'ai lu d'une traite, tant ce personnage de jeune provinciale ingénue, pure et naïve m'a séduit devant l'avarice et l'injustice de son père. L'action est vive, constante, les descriptions riches mais brèves, les remarques de l'auteur ironiques et sarcastiques à souhait.

Bref, un tabou est tombé, Balzac est accessible, et même que c'est drôlement bien !
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LiliGalipette
LiliGalipette16 août 2013
  • Livres 5.00/5
Monsieur Grandet a fait fortune dans les tonneaux. Il a en plus des métairies, des vignes, des domaines et il a hérité plusieurs fois. Bref, il possède une fortune colossale et tout Saumur s'interroge sur l'étendue des biens de Maître Grandet. « Quelque parisien parlait-il des Rothschild ou de monsieur Laffitte, les gens de Saumur demandaient s'ils étaient aussi riches que monsieur Grandet. Si le parisien leur jetait en souriant une dédaigneuse affirmation, ils se regardaient en hochant la tête d'un air d'incrédulité. » (p. 15) Mais Grandet n'est pas que riche, il est également avare et obsédé par l'argent et le fait de le dépenser. Il tient son ménage d'une poigne de fer, aveuglément servi par la grande Nanon et confusément craint par son épouse et sa fille. « La discrétion du bonhomme était complète. Personne ne voyait jamais un sou de cette maison pleine d'or. » (p. 149)

Voilà justement que sa fille, Eugénie, a atteint l'âge de se marier. Désormais, presque chaque soir, les Cruchot et les de Grassins essaient de faire valoir les mérites de leur fils respectif, chaque famille rêvant de se lier avec la riche héritière. Mais demande-t-on seulement son avis à la première intéressée ? Et c'était compter sans Charles Grandet, le cousin orphelin et déshonoré d'Eugénie. Ruiné après la faillite de son père, le beau Charles inquiète le père Grandet qui est terrifié à l'idée de devoir prendre à sa charge un neveu démuni. Hélas, les jeunes coeurs de deux cousins s'accordent rapidement et la douce Eugénie s'éprend de son charmant cousin qui lui fait une promesse d'amour éternel en échange du pécule qu'elle lui offre pour lui permettre de tenter sa chance aux Indes. « Ange de pureté ! entre nous, n'est-ce pas… ? L'argent ne sera jamais rien. le sentiment, qui en fait quelque chose, sera tout désormais. » (p. 165) Mais rien ne prouve que cette promesse sera tenue et qu'Eugénie n'attendra pas en vain le retour de celui qui a ravi son coeur en quelques jours.

Cette histoire est connue, tellement connue, mais tellement belle. C'est un de mes textes préférés d'Honoré de Balzac et j'ai toujours autant de plaisir à le relire. L'histoire tristement tragique d'Eugénie m'émeut à chaque fois tant le sacrifice subi et choisi par cette fille tend au sublime. Elle laisse son père la spolier de son héritage et son cousin la priver de sa liberté d'aimer, tout ça parce que sa tendresse sans fond ne voit le mal nulle part. Peut-être bien qu'après dévoré Zola, je vais m'attaquer à Balzac
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mariech
mariech21 mars 2012
  • Livres 4.00/5
Mon Balzac préféré .
Eugénie Grandet attend le grand Amour , celui qui illumine la vie , celui qui va bouleverser sa vie et elle croit le reconnaître à l'arrivée de son cousin .
L'arrivée de son cousin est très romantique , il est ruiné et son père vient de se suicider , mais malheureusement pour Eugénie , il n'a rien d'un romantique et préfére l'argent à l'amour , Eugénie ,elle ,ne rencontrera jamais l'amour , elle finira seule en gardant les affreux réflexes d'avarice de son père , dès que le printemps arrive , elle ne chauffe plus , comme son père le faisait et tant pis si le printemps est terriblement froid .
Il y a chez Balzac , comme dans le père Goriot , une description de personnages qui ne savent pas changer , ils sont figés dans un monde qui va disparaître avec eux , victimes d'une loyauté qui les fait renoncer au bonheur .
Un tableau superbement nuancé de l'avarice poussé , à son paroxysme , ah quand le père Grandet compte les morceaux de sucre pour la semaine !
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Oliphant
Oliphant14 avril 2013
  • Livres 5.00/5
Au départ, j'ai dû m'y reprendre trois-quatre fois pour réellement me lancer dans la lecture d'Eugénie Grandet. Les longueurs m'ennuyaient. Et puis ensuite… Les mots De Balzac ont eu leurs effets. Les longueurs n'ont plus été ennuyantes mais sont devenues de la belle poésie.

S'il est un peu difficile de se plonger dans l'histoire, du fait du vocabulaire, des longues descriptions et de l'époque, on a aucun mal à s'attacher à Eugénie Grandet. Une jeune femme soumise et bienveillante, éprise de son cousin, convoité uniquement pour la grande fortune de son père : l'avare père Grandet. Ce dernier ferait presque froid dans le dos tant il regorge d'austérité (Harpagon m'a manqué). Il est prêt à tous les stratagèmes et tromperies pour s'enrichir, quitte à sacrifier sa famille. Et sa cupidité va engendrer plus d'un drame.

J'ai pris mon temps pour lire ce roman et j'en ai apprécié encore plus le style De Balzac.
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