
par keisha, le 2008-08-29 07:00:40
Paris, 1980. Le narrateur, écrivain, psychanalyste, né en 1913 en Belgique (le double de l'auteur ?) se rend chaque jour à l'hôpital au chevet de sa belle-fille Paule , qui se meurt d'un cancer. ...
par thaisg, le 2008-06-23 15:13:56
je rejoins tout à fait teffy dans sa critique. C'est un livre merveilleux, je dirais même bouleversant mais pas au sens larmoyant. Bouleversant dans les interrogations et dans la densité des...
par tessgeffroy, le 2008-06-21 00:33:56
j'avais entendu beaucoup de bien de ce livre, je me suis donc lancée.... a dire vrai je me suis forcée a le finir, je l'ai trouvé trop long, triste, bref je n'ai pas aimé.... désolée ! c'est...
par tilly, le 2008-06-13 19:51:00
Le drame familial vécu par le narrateur se déroule en 1980. A cette époque Bauchau avait déjà 67 ans. C'est à plus de 90 ans qu'il entame l'écriture de ce roman pour le publier en 2007. Tous les...
Paris, 1980. Alors qu'il " accompagne " sa belle-fille dans sa lutte contre un cancer, le narrateur se souvient de Stéphane, son ami de jeunesse. Au début de la guerre, cet homme l'a initié à l'escalade et au dépassement de la peur, avant d'entrer dans la Résistance puis, capturé par un officier nazi - le colonel Shadow -, de mourir dans des circonstances jamais vraiment élucidées. Mais Shadow, à la fin de la guerre, s'est fait connaître du narrateur. Son intangible présence demeure en lui, elle laisse affleurer les instants ultimes, la mort courageuse - héroïque, peut-être - de Stéphane. Et la réalité contemporaine (l'hôpital, les soignés et les soignants, les visites, l'anxiété des proches, les minuscules désastres de la vie ordinaire, tout ce que représentent les quotidiens trajets sur le boulevard périphérique) reçoit de ce passé un écho d'incertitude et pourtant d'espérance... L'ombre portée de la mort en soi, telle est sans doute l'énigme dont Henry Bauchau interroge les manifestations conscientes et inconscientes, dans ce captivant roman qui semble défier les lois de la pesanteur littéraire et affirmer, jusqu'à sa plus ultime mise à nu, l'amour de la vie mystérieusement éveillée à sa condition mortelle.